La FAPEO

La FAPEO

Delen

Fédération des Parents et des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel Notre travail ?

La FAPEO, l’organisation qui agit pour défendre les intérêts des parents et des élèves des écoles du réseau officiel en Wallonie et à Bruxelles ! Vous informer sur le fonctionnement du système éducatif, vous mobiliser pour occuper les organes démocratiques dédiés, analyser les enjeux socio-éducatifs et vous représenter auprès des pouvoirs publics pour travailler ensemble à l’amélioration de notre Enseignement.

Photos from La FAPEO's post 11/06/2026

📍Ce samedi 13 juin de 15h à 17h aura lieu la 2ème rencontre entre parents pour parler de la santé mentale des jeunes ! Venez nombreux à la FAPEO pour échanger et rencontrer d'autres parents concernés.
💬 “Tout va s’arranger… ou pas »
Et quand nos enfants ne vont pas bien, on fait quoi, nous, parents ?
La santé mentale des jeunes, ça concerne aussi les parents ! Nous vous invitons à prendre un moment pour en parler.
👉 sans jugement
👉 sans pression
👉 sans culpabilité
Un espace pour dire, écouter, échanger, mis en place grâce au Collectif « Tout va s’arranger (ou pas) ».
https://www.fapeo.be/event/rencontre-entre-parents-a-la-fapeo/

10/06/2026

Ce mardi, Solayman Laqdim, Délégué général aux droits de l'enfant, était l’invité de la matinale sur La Première - RTBF pour revenir sur les mobilisations de ces derniers jours, rappeler les droits des enfants et des jeunes et souligner que les faits de dégradation ou de violence commis par certaines personnes doivent être traités de manière individualisée. ⬇️

Rencontre entre parents pour parler de la santé mentale des jeunes - FAPEO 10/06/2026

📍Ce samedi 13 juin de 15h à 17h aura lieu la 2ème rencontre entre parents pour parler de la santé mentale des jeunes ! Venez nombreux à la FAPEO pour échanger et rencontrer d'autres parents concernés.
💬 “Tout va s’arranger… ou pas »
Et quand nos enfants ne vont pas bien, on fait quoi, nous, parents ?
La santé mentale des jeunes, ça concerne aussi les parents ! Nous vous invitons à prendre un moment pour en parler.
👉 sans jugement
👉 sans pression
👉 sans culpabilité
Un espace pour dire, écouter, échanger, mis en place grâce au Collectif « Tout va s’arranger (ou pas) ».

Rencontre entre parents pour parler de la santé mentale des jeunes - FAPEO Quand nos enfants vont mal, on fait quoi, nous parents ? Venez parler "santé mentale" avec d'autres parents sans culpabilité !

Violences signalées lors des mobilisations – CEF 09/06/2026

Violences signalées lors des mobilisations : un front commun d’organisations appelle à des réponses immédiates et rappelle que les droits des jeunes ne sont pas négociables.

➡ 72 organisations et collectifs, mobilisés par le Comité des Élèves Francophones, expriment leur colère, leur indignation et leur profonde préoccupation face aux nombreux témoignages reçus ces derniers jours concernant le traitement réservé à des jeunes, souvent mineurs, lors de mobilisations organisées à Bruxelles et ailleurs en Wallonie.

Les récits qui nous sont rapportés font état de situations que nous jugeons particulièrement graves : mises en nasse, privations de liberté, impossibilité pour certains jeunes de contacter leurs parents ou une personne de confiance, pressions psychologiques, comportements humiliants et, pour certains témoignages, violences particulièrement préoccupantes.

Face à de tels signalements, le silence n’est pas une option. Nous considérons qu’il est de notre responsabilité collective de dénoncer ces situations, d’exiger que toute la lumière soit faite sur les faits rapportés et de demander des mesures rapides afin que de tels événements ne puissent se reproduire.

Nous souhaitons l’affirmer clairement : nous croyons les jeunes qui témoignent.

Nous croyons les jeunes lorsqu’ils disent avoir eu peur. Nous croyons les jeunes lorsqu’ils décrivent des situations qu’ils ont vécues comme violentes, humiliantes ou traumatisantes. Nous croyons les jeunes lorsqu’ils nous disent s’être sentis privés de leurs droits ou intimidés dans l’exercice de leurs libertés fondamentales.

Croire les jeunes ne signifie pas renoncer à établir objectivement les faits. Cela signifie reconnaître que leur parole mérite d’être entendue, respectée et examinée avec sérieux. Trop souvent, la parole des enfants et des adolescents est minimisée ou remise en doute au seul motif qu’ils sont jeunes. Nous refusons cette logique.

C’est précisément parce que nous prenons ces témoignages au sérieux que nous demandons que toute la lumière soit faite rapidement, que les responsabilités éventuelles soient établies et que des mesures concrètes soient prises afin que de telles situations ne puissent se reproduire.

Les droits des jeunes ne s’arrêtent pas lorsqu’ils manifestent
Les jeunes disposent des mêmes libertés fondamentales que tout citoyen.

La liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et le droit de participer au débat démocratique sont garantis par la Constitution belge, la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.

Cette dernière rappelle notamment que les enfants et les jeunes ont le droit d’exprimer librement leur opinion sur les questions qui les concernent, de se réunir pacifiquement, ce que l’essentiel des mobilisation sont, et de ne pas être privés de liberté de manière arbitraire.

Nous refusons également le double discours qui consiste à encourager les jeunes à développer leur esprit critique, à participer à la citoyenneté et à s’engager dans la vie démocratique lorsqu’ils soutiennent certaines décisions, puis à remettre en cause leur légitimité lorsqu’ils expriment un désaccord avec les autorités ou les adultes.

Former des citoyens critiques implique d’accepter qu’ils puissent questionner, interpeller et parfois contester les décisions qui concernent leur avenir. L’engagement démocratique des jeunes ne peut être valorisé lorsqu’il est confortable et disqualifié lorsqu’il dérange.

Refuser les amalgames et regarder la réalité en face
Depuis plusieurs jours, une partie du débat public tend à se concentrer sur certains incidents survenus en marge des mobilisations. Nous refusons que ces épisodes servent à masquer la question centrale : celle du traitement réservé à des centaines de jeunes venus exercer pacifiquement leur droit de s’exprimer.

Oui, certains comportements individuels peuvent être condamnables.. Mais rien ne permet de justifier des interventions disproportionnées, des intimidations ou des violences à l’encontre de jeunes qui ne représentaient aucune menace particulière.

Les témoignages recueillis montrent que des élèves ont parfois été confrontés à des interventions brutales alors même qu’ils n’étaient impliqués dans aucun acte répréhensible. Cette réalité mérite d’être reconnue et examinée avec la plus grande attention.

Nous refusons que quelques incidents, largement médiatisés, servent à discréditer l’ensemble d’un mouvement ou à faire disparaître du débat les revendications portées par des milliers de jeunes. Réduire une mobilisation à ses débordements les plus visibles revient à ignorer l’immense majorité des élèves qui se sont exprimés de manière pacifique, responsable et démocratique.

Nous refusons également que la réponse apportée à la mobilisation d’une jeunesse inquiète soit d’abord et avant tout sécuritaire.

Car ces mobilisations disent quelque chose de plus profond. Elles révèlent le sentiment, partagé par de nombreux jeunes, de ne pas être suffisamment entendus lorsqu’il est question de leur avenir. Elles révèlent aussi une inquiétude grandissante face à des perspectives qui paraissent parfois se refermer : crise climatique, précarité, difficultés d’accès au logement, tensions sociales ou encore perte de confiance dans les institutions.

Lorsqu’une partie de la jeunesse estime que sa parole ne compte plus, lorsqu’elle a le sentiment que les espaces de dialogue se réduisent ou que ses préoccupations sont systématiquement minimisées, la défiance s’installe et les tensions augmentent.

La réponse à cette situation ne peut pas être uniquement policière. Elle doit être démocratique. Elle doit être politique. Elle doit commencer par l’écoute, la reconnaissance de la parole des jeunes et le respect de leurs droits fondamentaux.

Pour un maintien de l’ordre fondé sur la protection et le dialogue
De nombreux témoignages font état d’un sentiment d’insécurité et d’intimidation provoqué par certains dispositifs déployés lors des mobilisations.

La présence de chiens, sans muselière, l’exposition visible de matraques, le déploiement d’équipements anti-émeutes, d’agents cagoulés ou de matériels à caractère militaire ont contribué, selon de nombreux jeunes, à créer un climat anxiogène.

Pour des élèves, souvent mineurs, venus exercer un droit démocratique fondamental, ces dispositifs revêtent un caractère répressif, en plus d’alimenter un sentiment de peur et de menace. Ils ne peuvent être perçus comme un cadre de protection.

Sans préjuger de la légalité ou de la nécessité de certains dispositifs dans des contextes particuliers, nous estimons que les interventions impliquant un nombre important de mineurs doivent privilégier une logique de dialogue, d’écoute, de médiation et de désescalade.

Les jeunes doivent pouvoir se sentir protégés lorsqu’ils exercent leurs droits, et non dissuadés de les exercer.

Nous appelons dès lors les autorités policières locales et fédérales à développer une approche davantage orientée vers l’accompagnement des mobilisations, le contact avec les jeunes et la prévention des tensions plutôt que vers des démonstrations de force susceptibles d’alimenter l’escalade.

Nos demandes
Les organisations signataires demandent :

l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les incidents signalés ;
une communication transparente des autorités sur les interventions ayant impliqué des mineurs ;
le respect strict du cadre légal applicable aux mineurs lors de tout contrôle, retenue ou privation de liberté ;
la garantie effective pour tout mineur privé de liberté de toujours pouvoir contacter rapidement ses parents, une personne de confiance ou un avocat ;
une formation renforcée des forces de l’ordre aux droits de l’enfant ;
la mise en place d’un mécanisme de signalement accessible aux jeunes qui estiment avoir subi une atteinte à leurs droits ;
la publication de données relatives aux interventions impliquant des mineurs lors de manifestations ;
la désignation d’une instance indépendante chargée d’évaluer le respect des droits des mineurs lors des mobilisations récentes et de formuler des recommandations publiques ;
la mise en place de protocoles spécifiques pour l’encadrement des manifestations impliquant un nombre important de mineurs et des jeunes, privilégiant la médiation, le dialogue et la prévention.
Nous appelons également l’ensemble des partis démocratiques à condamner sans ambiguïté toute violence illégitime commise à l’encontre de jeunes manifestants et à s’engager publiquement à garantir le respect effectif des libertés fondamentales des jeunes.

Défendre les droits des jeunes, c’est défendre la démocratie
La manière dont une société traite ses jeunes lorsqu’ils s’expriment, débattent ou contestent des décisions qui concernent leur avenir est un indicateur de la vitalité de sa démocratie.

Nous refusons que la peur, l’intimidation ou les amalgames deviennent la réponse apportée à une génération qui demande simplement à être entendue.

Les élèves ont le droit de participer au débat public. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir que cette participation puisse s’exercer dans le respect de leur sécurité, de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.

Aujourd’hui, nous choisissons d’écouter les jeunes, de prendre leur parole au sérieux et de porter leurs témoignages dans l’espace public. Nous appelons l’ensemble des institutions démocratiques à faire preuve de la même exigence : entendre les jeunes, reconnaître les éventuels manquements qui ont pu être commis, réparer lorsque cela est nécessaire et prendre toutes les mesures utiles pour que de telles situations ne puissent plus se reproduire.

Le silence, le déni ou la minimisation ne permettront pas de restaurer la confiance. Seule une réponse fondée sur la vérité, la responsabilité et le respect des droits fondamentaux pourra y parvenir.

Signataires :
Académie Citoyenne Bao-Jeunesse
Action Médias Jeunes
Ambassadeurs d’expression citoyenne
Amnesty International Belgique francophone
AMO Color’Ados
AMO Droit des jeunes (Liège)
AMO AtMOsphères
AMO Mikado
Centre d’Action Laïque (CAL)
Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active (CEMÉA)
Centre d’Organisation et d’Animation de Loisirs Actifs (COALA)
Centre de Jeunesse Liège (CJLg)
Collectif Recherche et Expression (CREE)
Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM)
Confédération des Organisations de Jeunesse (COJ)
Comme un Lundi
Compagnons Bâtisseurs asbl (CB)
CGSP Admi
CGSP-Enseignement
CGSP Ministères
IRW-CGSP-Culture
Centre d’Informations et de Documentation pour Jeunes (CIDJ)
CNE Non Marchand
CSC-Enseignement
CSC Culture
CSC Services Publics
Défense des Enfants International – Belgique (DEI)
DéFI Jeunes
Délégué Général aux Droits de l’Enfant (DGDE)
Dynamo International
Excepté Jeunes
Indications
JAVVA
Jeunes CSC
Jeune Et Citoyen
Fédération ARCHIPEL
Fédération des Etudiants Francophones (FEF)
Fédération Infor Jeunes Wallonie Bruxelles (FIJWB)
C-PAJE
Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (FAPEO)
Fédération des équipes SOS Enfants
Fédération Francophones des Écoles des Devoirs (FFEDD)
Fédération des Initiatives Locales pour l’Enfance (FILE)
Fédération des Maisons de Jeunes (FMJ)
Forum des Jeunes
Infor Jeunes Bruxelles
IRW-CGSP-CULTURE
Jeunes FGTB
Kaleo
Les ateliers populaires
Les Scouts – Fédération des Scouts Baden-Powell de Belgique
Ligue des droits humains (LDH)
Ligue des familles
Latitude Jeunes
Loupiote asbl
Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS)
Nature et Loisirs ASBL
Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse (OEJAJ)
Ocarina
OXYJeunes
Philocité
ProJeuneS
PromoJeunes
Promo Jeunes AMO
QuinoaRelie-F
Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP)
Service Droit des Jeunes – Bruxelles (SDJ)
Service d’Initiatives et d’Actions des Jeunes (SIAJ)
SETCA-Sel
SETCa Non Marchand
Vacances Vivantes
Union francophone des associations de parents de l’enseignement catholique (UFAPEC)

Violences signalées lors des mobilisations – CEF 72 organisations et collectifs, mobilisés par le Comité des Élèves Francophones, expriment leur colère, leur indignation et leur profonde préoccupation face aux nombreux témoignages reçus ces derniers jours concernant le traitement réservé à des jeunes, souvent mineurs, lors de mobilisati...

08/06/2026

CARTE BLANCHE.
Les événements survenus les 4 et 5 juin à Bruxelles, en marge des mobilisations contre le décret-programme relatif à l’enseignement, appellent une réaction claire, ferme et collective.

Des enseignants, des élèves, des jeunes, des familles et des acteurs associatifs se sont mobilisés pour exprimer leur inquiétude face à une réforme qui concerne directement l’école, les conditions d’apprentissage et l’avenir des enfants. Cette mobilisation relève d’un cadre démocratique fondamental : le droit de manifester, d’exprimer une opinion, de faire entendre une colère sociale, et le droit des jeunes à participer aux décisions qui les concernent.

Or, les images diffusées, les témoignages recueillis et les récits de personnes présentes sur le terrain suscitent une profonde inquiétude. Ils font état de jeunes manifestants, dont de nombreux mineurs ne troublant pas l’ordre public, exposés à des gaz lacrymogènes, repoussés, frappés, immobilisés au sol, colsonnés ou interpellés dans des conditions qui interrogent gravement le respect de leurs droits fondamentaux. Plusieurs témoignages évoquent aussi des interpellations visant plus particulièrement des jeunes racisés, ce qui impose un examen sérieux de possibles pratiques de profilage ethnique.

Des mineurs disent avoir été traités comme des fauteurs de troubles alors qu’ils étaient venus manifester, aux côtés de leur école et de leurs professeurs. Par ailleurs, des journalistes, dans l’exercice de leur mission d’information, ainsi qu’une députée, ont aussi été malmenés. Quand des mineurs, des professionnels de l’école, des journalistes et des mandataires publics rapportent avoir été exposés à des usages excessifs de la force, il ne s’agit plus d’un simple incident mais d’une action policière complètement disproportionnée et donc illégale.

Ces faits doivent être examinés avec sérieux, transparence et indépendance. Mais une chose doit être rappelée avec force : un enfant n’est pas un adulte. Même dans une manifestation, même dans une situation de tension, même lorsque l’ordre public doit être garanti, l’usage de la force à l’égard de mineurs doit rester strictement nécessaire, proportionné, individualisé et adapté. Les policiers ne peuvent en aucun cas recourir à un usage disproportionné de la force à l’égard de qui que ce soit, adulte comme enfant ; et lorsqu’il s’agit de mineurs, ils doivent en outre faire preuve d’une obligation particulière de protection.
Les policiers peuvent être confrontés à des situations complexes, parfois violentes. Ils doivent être outillés pour y faire face mais cette complexité ne peut jamais justifier une réponse indistincte ou disproportionnée, surtout lorsque des mineurs sont présents. La police détient le monopole de la force légale. Cela lui impose de faire preuve d’exemplarité.

Depuis ces événements, un argument revient avec insistance : « Des enfants n’ont rien à faire dans une manifestation ». Cette affirmation est fausse, dangereuse et contraire aux droits fondamentaux. Les enfants ont le droit d’avoir une opinion, de l’exprimer, d’être entendus et de se réunir pacifiquement. Leur participation à une mobilisation, surtout lorsqu’elle concerne leur école, leurs professeurs, leurs conditions d’apprentissage et leur avenir, n’est pas une anomalie démocratique. C’est l’expression concrète de leur citoyenneté en construction. Dire que les enfants n’auraient rien à faire dans une manifestation revient à leur dire qu’ils doivent subir les décisions politiques en silence. C’est oublier que les réformes de l’enseignement ne sont pas des débats abstraits entre adultes. Elles touchent directement les élèves, véritables sujets de droits.

À l’inverse, reconnaître ce droit ne signifie pas nier que des faits de violence, des dégradations ou des mises en danger ont pu avoir lieu. Ces faits pouvaient donner lieu à des arrestations ciblées et à des poursuites. Les réponses doivent toutefois rester individualisées, encadrées par le droit, proportionnées, éducatives lorsqu’il s’agit de mineurs, et fondées sur des faits établis. La responsabilité individuelle ne peut jamais devenir une punition collective.

C’est précisément dans les moments de tension que l’État de droit se mesure. Il ne se mesure pas à la capacité d’exercer la force. Il se mesure à sa capacité de la limiter et de protéger les citoyens.

Les droits de l’enfant ne sont pas une récompense réservée aux « enfants sages ». Ils valent pour tous les enfants, y compris ceux qui dérangent, ceux qui se trompent, ceux qui transgressent ou ceux qui sont suspectés d’avoir commis des faits répréhensibles. Les propos de responsables politiques évoquant des « camps de redressement » ou des dispositifs de type militaire pour des jeunes qualifiés de « casseurs » nous inquiètent profondément. Un État démocratique ne « redresse » pas sa jeunesse. Il l’écoute, il la protège, il la responsabilise et il lui garantit un avenir.

Nous demandons donc que les autorités judiciaires, policières et politiques prennent sans délai toutes les mesures nécessaires pour garantir un examen sérieux, indépendant et transparent des faits rapportés. Cet examen doit porter sur les comportements individuels, mais aussi sur la chaîne de commandement, les consignes données, les moyens utilisés, les conditions d’interpellation, l’usage des gaz lacrymogènes, des autopompes, des matraques, des colsons et de toute technique de dispersion, d’encerclement ou de nasse ayant pu affecter des mineurs.

Il convient donc que les mineurs concernés puissent être identifiés, protégés, informés de leurs droits et accompagnés dans leurs démarches éventuelles. Leur parole doit être prise au sérieux.

Enfin, au-delà de la situation particulière des derniers jours, nous appelons à la mise en place d’un plan d’action clair, opérationnel et évalué pour que de tels faits ne se reproduisent plus : formation renforcée des policiers aux droits de l’enfant, protocoles spécifiques pour toute intervention impliquant des mineurs, meilleure traçabilité de l’usage de la force, mécanismes de contrôle indépendants et indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés.

Défendre les droits des enfants et des jeunes, ce n’est pas nier la difficulté du travail policier. Ce n’est pas refuser toute intervention de maintien de l’ordre. C’est rappeler une exigence démocratique fondamentale : la force publique doit protéger, pas traumatiser.

Signataires :
La FAPEO
Délégué général aux droits de l'enfant
Ligue des droits humains
Service Droit des Jeunes de Bruxelles
CEF - Comité des Élèves francophones
Infor Jeunes - Réseau

Photos from Délégué général aux droits de l'enfant's post 08/06/2026

⚠️Chers parents, si votre/vos enfant(s) a/ont fait face à des violences policières, vous pouvez contacter le Délégué général aux droits de l'enfant.
🔺Envoyez vos témoignages à l'adresse ➡ [email protected]
🔺Objet du mail : Violences policières
Les mineurs ont aussi le droit de faire entendre leur voix, y compris dans l’espace public. Un enfant n'est pas un adulte ! L'usage de la force à l’égard de mineurs doit rester strictement nécessaire, proportionné et adapté.

La Ligue des familles CEF - Comité des Élèves francophones Infor Jeunes - Réseau Ligue des Droits de L'Enfant Service Droit des Jeunes de Bruxelles Ligue des droits humains

03/06/2026

📣 Le 1er juin, c’est la Journée mondiale des parents.

Être parent, c’est accompagner, encourager, écouter, rassurer, soutenir… et parfois aussi s’inquiéter, se questionner ou faire face à des situations complexes.

En cette fin d’année scolaire particulièrement mouvementée, nous tenons à vous dire une chose : votre voix compte. Répondez à notre enquête et partagez votre avis ⬇️

📋 Parent ou élève, comment vivez-vous cette année scolaire ? 📍https://forms.gle/XgB5Zi4kDjmZERFY8

Pour continuer à représenter au mieux les parents auprès des acteurs de l’enseignement, nous avons besoin de connaître votre réalité de terrain !

La FAPEO Fédération des Parents et des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel

02/06/2026

Un important mouvement de protestation est en cours dans les écoles. La FAPEO, l’UFAPEC et le CEF - Comité des Élèves francophones interrogent les parents et élèves : 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗶𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗳𝗶𝗻 𝗱’𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 ?

Répondez à ce sondage (anonyme, 5 minutes) pour les aider à mieux comprendre les réalités et le vécu des parents et élèves ! 👉🏼 https://forms.gle/csXpzaBmrvKWZTUK6

Wilt u dat uw scholen hét hoogst genoteerde School in Brussels wordt?

Klik hier om uitgelicht te worden.

Plaats

Telefoon

Adres


Rue De Bourgogne 48
Brussels
1190

Openingstijden

Maandag 09:00 - 16:30
Dinsdag 09:00 - 16:30
Woensdag 09:00 - 16:30
Donderdag 09:00 - 16:30
Vrijdag 09:00 - 16:30