30/11/2024
Le bonheur au travail…
Humain x plaisir = meilleure efficacité ! Des clés magiques et pourtant simples. Des clés efficaces et pourtant à la portée de tout le monde. Bonne lecture.
Mes trente années d'expérience en management et en communication m'ont permis de découvrir avec énormément de bonheur de nombreuses clés pour booster les équipes. Des clés qui améliorent les entreprises et organisations, mais aussi garantissent l'épanouissement de chacun. Quel beau challenge ! Des indices ?
- Ca doit être simple. Si vous compliquez, tout devient ... compliqué.
- Il faut valoriser
30/11/2024
Le bonheur au travail…
Ah Layla de la Stib !
Tomber sur elle au volant de son bus, c’est comme tirer le ticket gagnant à la loterie ou avoir la fève à la galette des rois. Un pur hasard qui fait bien les choses.
Je crois que la direction de la Stib la fait tourner exprès sur toutes ses lignes, histoire de ne pas générer de jalousies. Tout le monde l’aura et c’est tant mieux !
Layla c’est un accueil, une présence, un sourire. Un bonjour résonnant, des rires, un au revoir systématique et bienveillant. En retour, c’est tout le monde qui la remercie, avec son prénom. C’est qu’elle est connue. Et reconnue tant elle est unique.
Tous les chauffeurs de bus, de tram ou de train de par le monde devraient en prendre de la graine.
Au revoir et merci, Layla ! Malgré la grisaille, ma journée est belle.
25/10/2024
Les bons à-côtés d’un boulot passionnant : avoir un rendez-vous professionnel avec la directrice générale d’un superbe hôtel. Les conditions de travail sont plus qu’agréables.
C’est au Waves Acqua Hôtel de Kenitra au Maroc.
19/10/2024
L'avantage collatéral de ces participations à des forums à l'étranger c'est les rencontres. J'étais au Tchad, mais j'ai pu rencontrer des Burkinabés, des Camerounais, des Guinéens, des Ivoiriens, des Maliens, des Marocains, des Nigériens, des Sud-Africains. Et bien sûr des Tchadiens.
Carnet d'adresses bien rempli ! Et nouvelles destinations alléchantes.
Mais surtout de belles discussions.
Sur l'identité forte des Africains.
Sur les religions, islam, christianisme, animisme. L'athéisme ? Beaucoup respectent, même s'ils ont du mal à comprendre. Dès lors, "ils prient pour moi le dieu des athées", comme le dirait une amie qui se reconnaîtra.
Discussions aussi sur l'habillement. Quelle pauvreté de choix avons-nous, nous les hommes européens ! Pantalon ou pantalon, chemise ou t-shirt, veste ou pas veste. Ce n'est pas tant le goût qui nous guide mais la météo et les conventions. En Afrique ? Oh là là... Ils passent du costume cintré au boubou ou à la tunique. Et ce avec des couleurs audacieuses - le vert pomme, l'orange, le rouge vif, le jaune. Des couleurs qui leur vont si bien. Je m'habillerais comme eux à Bruxelles, on me pointerait du doigt. Je serais aussi ridicule que les Dupond-Dupont en Chine ou en Arabie.
Mais bon, moi le petit toubab en chemise ou en t-shirt, ça va, je me suis fait beaucoup d'amis là-bas.
17/10/2024
Une belle salle. De belles interpellations aussi.
Que faut-il faire pour solutionner la crise de l'emploi des jeunes au Tchad ? Oh là là, beaucoup de choses. C'est cela qui est chouette : oui, oui bien sûr, il y a des solutions. La première chose à faire c'est d'en parler, avec franchise. C'est ce qu'on a fait pendant trois jours à N'Djamena.
Et maintenant ? Faut bo**er !
16/10/2024
À voir la photo, j’ai l’impression de jouer à « Trouvez l’intrus ». Me voilà avec tous ces pontes du Tchad - dont le président de la République - pour l’inauguration du Forum national sur l’Emploi.
Devant moi, mon nouvel ami, le « patron des patrons », et à ma gauche, le ministre de la Fonction publique. Dans la salle, de très nombreux jeunes sans emploi qui n’ont pas peur d’exprimer leur colère et leur désillusion. Avec audace et talent.
Les autorités ne semblent pas reculer face à cette fronde. C’est bien. Au moins on en parle. En espérant que des changements vont intervenir.
07/10/2024
Délire capricieux d’un chef sur le rail
Un chef de train vexé bloque son train en plein trajet, prenant ses centaines de clients en otage.
Que s’est-il passé ? Dimanche soir, le train de 20h pour Liège est bondé, avec des gens debout parmi les rangées. Il a déjà un quart d’heure de re**rd lorsque les contrôleurs contrôlent la foultitude de voyageurs. Le chef de bord n’est pas sympa. Avec un look d’ayatollah à la longue barbe grise, il vocifère pour signifier que tous les gens qui occupent la première classe sans titre adéquat seront pénalisés. Wouf, pas sympa du tout, ce gars. Hargneux et agressif. La SNCB nous a habitués à plus de flexibilité, surtout lorsqu’elle fait face à un tel afflux de clients. D’autant que ce chef totalement antipathique n’a pas pris soin dans les gares bruxelloises de gérer cette situation.
A ce moment-là, on entend une voix au micro. Un gars qui annonce qu’on arrive bientôt à Liège. A Liège, bientôt ? Mais on vient à peine de passer Leuven avec un re**rd inacceptable. Et puis le mec rigole. Un fou rire qui étonne tout le monde. Qui fait sourire tout le monde, d’autant qu’il continue de plus belle. Rires et annonces qui ne ressemblent plus à rien.
On commence à comprendre. Quelqu’un a ouvert le local avec le micro, s’en est emparé. Et a improvisé, sans doute passablement bo**ré, un discours sans queue ni tête. Chouette, au moins un peu d’animation et d’humour. Ça fait du bien dans ce train bondé déjà en re**rd.
Tout le monde rigole ? Oui, sauf une personne : le chef de bord. Ouh là là, le regard furieux chez ce mec dont la longue barbe empêche sans doute la moindre esquisse de soupçon de sourire depuis 150 ans. D’un coup, me revoilà plongé une cinquantaine d’années plus tôt, au collège, lorsqu’un potache audacieux faisait une blague au pion. Celui-ci était alors deux fois ridicule. Première fois parce qu’il avait été berné, seconde fois par son côté furax dénué de tout pet d’humour. Le voilà qui passe près de nous, comme un général en guerre stratégique et vaine avec ses petits soldats de plomb qu’un sale gamin aurait dérangés. Vraiment, autour de moi, tout le monde rigole de l’exploit du gars bo**ré. Franchement, il n’y a rien de grave.
Peu après le train s’arrête. Et l’amer contrôleur dépressif, prix Nobel de la tristesse neurasthénique invétérée, prend la parole, fâché, ridicule pour la troisième fois en quatre minutes : « J’ai bloqué le train, fait-il martial. Il n’avancera plus d’un mètre tant que l’auteur de ce fait inqualifiable ne se dénonce pas. J’ai appelé la police. Elle va arriver. » Quoi ? Mais cet imbécile prend des centaines de personnes en otage ! Mais de quel droit ? Tout simplement parce qu’il est vexé, le con.
Ni une ni deux, je vais le trouver. C’est que je suis en re**rd à mon rendez-vous, moi ! Il est en pleine conversation téléphonique avec la police, son chef ou son psychiatre, je ne sais pas. Mais sa collègue est là. Je lui dis qu’ils n’ont pas le droit de prendre tout un train en otage. Monsieur, laissez-nous faire, me dit-elle énervée. M***e alors, elle a beau ne pas avoir de longue barbe grise, elle est comme son collègue, à se complaire dans le ridicule. Mais c’est quoi ce genre de pratique digne du 19ème siècle dans les cours de récréation. Que le coupable se dénonce ou tout le monde est puni ! C’est autorisé par la Cour européenne des droits de l’Homme, ce genre de pratique médiévale ? Mais elle en rajoute, la dame : « C’est très grave ce qui s’est passé. Il a mis en danger tous les voyageurs, laissez-nous faire notre travail… » Danger de quoi ? De fou rire, d’humour de potache, de ridicule d’un chef. Danger de subir les foudres idiotes de ce chef vexé, oui !
J’ai encore tenté de le raisonner. C’était à celui de nous deux qui criait le plus fort. Mais il ne s’est pas arrêté. Il avait plus urgent à faire : trouver l’infâme coupable du délit ignominieux du siècle qui a osé faire rire tout un train de voyageurs lassés de tels re**rds dans un train si bondé.
Après une vingtaine de minutes, le train est reparti. Le gars avait été trouvé. S’était-il dénoncé lui-même ou avait-il été victime de délation ? On ne le saura jamais. Sur le quai de la gare des Guillemins, je l’ai vu. Un jeune gars qui ne rigolait plus. Les flics lui disaient de lever les mains en l’air, de se tourner, de s’appuyer contre la colonne. Le rigolo était maintenant humilié devant tout le monde, honteux et confus, jurant sans doute mais un peu t**d qu’on ne l’y prendrait plus à faire rire ses concitoyens.
06/10/2024
Un cadeau inestimable...
Il y a quelques mois, je passais à Tournai, chez une de mes soeurs. Là, tout à fait par hasard, je croise une Algérienne que je ne connais pas. Sonia. Je discute un peu avec elle. Hé ! il fut un temps où l'on m'avait affublé à Alger du titre de Belgérien. Alors, oui, lorsque je rencontre des Algériens, c'est presque des compatriotes, je dois faire connaissance.
Après quelques minutes, nous nous rendons compte que nous avons un grand ami en commun. Un grand ami ? Que dis-je : "un frère". Il m'appelait comme ça, et avec Sonia, le lien familial était en outre bien réel. Un frère que nous aimions profondément et qui, pour notre plus grande tristesse, venait de décéder. Améziane. J'avais consacré mon premier billet de l'année à son sujet. Je le reproduis ci-dessous.
Aujourd'hui, de passage à Lyon où elle habite, j'ai bu un café avec Sonia. Elle m'a offert deux recueils de nouvelles d'Améziane. Oh ! Et mon frère qui ne m'en avait même pas parlé !
Nous parlions pourtant souvent d'écriture, lui et moi. Et nous avions fait le constat que nos styles étaient proches. Dès lors, Améziane, en me délectant de tes mots si savoureux et de tes phrases si joliment construites, j'aurai ton sourire en filigrane. ce sourire que j'avais systématiquement lorsque j'avais le plaisir de te retrouver.
Merci Sonia.
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Ameziane, mon frère
Hier soir, un message de mon ami Mohammed, d’Alger. Je crois qu’il s’agit de ses vœux. Mais non, c’est pour une bien triste nouvelle : notre grand ami Ameziane Ferhani est décédé. Ameziane, c’était quelqu’un. Une voix, des verbes et des mots truculents, un sourire. Il me manque déjà.
D’Alger, je détestais par-dessus tout les embouteillages. L’enfer urbain, concert de klaxons, frôlements permanents des pare-chocs, échanges de regards hargneux. Mais ces mêmes embouteillages avec Ameziane au volant, c’était tout autre chose. De la poésie. Un dictionnaire d’insultes qui auraient pu inspirer le Capitaine Haddock. Des tirades cyranesques soufflées d’une traite qui se terminaient par un inévitable sourire ponctué d’un regard enjoué et même gentil à l’attention de ses victimes. C’était finalement le rire qui s’emparait des pédales, du volant et de l’impressionnante carcasse de mon ami.
Les rues d’Alger n’avaient aucun secret pour lui. Les rues comme ses habitants. Il connaissait tout le monde. Hé, Ameziane, quand viens-tu boire un café à la maison ? Hé, Ameziane, dis bien bonjour à ta tante ! Parfois, je me demandais s’il n’avait pas payé des figurants sur son trajet pour le saluer de la sorte. Mais non, c’était un gars du pays, de la rue, des quartiers. J’adorais quand il s’adressait à un ado. Hé ! Jeune ! faisait-il. Et le jeune en question se précipitait pour savoir comment il pouvait l’aider. Oui, Tonton ?...
Il doit fameusement manquer quelqu’un dans les rues d’Alger depuis hier.
Je ne peux pas m’empêcher de repêcher dans mes mémoires algériennes ce petit texte qui raconte ma première rencontre avec Ameziane. J'y relatais la réunion officielle qui inaugurait ma mission. Une réunion pour le moins désarçonnante, avec peu de personnages intéressants. Un formalisme d’une tristesse sans pareille m’accueillait. Dans le texte que j'ai retrouvé, je passais en r***e la dizaine de participants dans des termes peu élogieux. Et puis, j’arrivais à Ameziane :
"A la gauche du précédent (son boss), une gu**le ! Il y a du Michel Simon et du Raymond Devos chez ce personnage haut en couleurs qui deviendra vite l’un de mes meilleurs amis algériens. Ameziane Ferhani. A lui tout seul, ce gars-là vaut le voyage. Sa moustache est aussi succulente et frémissante que les histoires qu’il adore raconter. Heureusement qu’il est là ! En plus, pour ne rien gâcher, c’est quelqu’un de la com. Il sait de quoi il parle. Mais qu’est-il allé se fourvoyer dans cette administration ? Il doit se poser la question tous les matins. C’est l’antithèse de son boss. Aussi généreux que l’autre n’est pervers. Aussi attentionné et humain que son voisin n’est méprisant et méprisable. Il a autant l’art du bougonnement que son boss, mais chez lui c’est avec talent et humour. Son injure préférée est « co***rd de chez co***rd » mais ça fait rire tout le monde. Je perçois vite qu’il partage la manie de son patron : lui aussi dessine pendant que les autres parlent. Je le vois encore, avec sa langue qui se promène sur sa moustache et qui effleure le sourire qu’il se prépare. Parce qu’il a toujours une anecdote à placer.
"Je vous en livre une : quand il était gamin, un de ses amis était le fils du Gouverneur de la Banque nationale. On a beau être bien né, ce n’est pas pour autant que l’on réussit bien à l’école. Un jour, son pote a une sale interro. Il doit la faire signer par son père, mais il n’ose pas. Il va le tuer ! Alors il va voir son copain. Ameziane, tu dois m’aider ! Comme déjà à l’école, ses dessins dans les marges étaient connus, Ferhani était le complice tout trouvé pour imiter la signature paternelle. Et cette signature était plus que connue vu qu’elle figurait sur tous les billets de banque que l’Algérie dépensait. Voilà notre ami le petit Ameziane, la langue sur ses lèvres imberbes, qui s’applique consciencieusement. Et qui réussit un magnifique autographe sur le contrôle raté. Voilà, c’est joué. Le prix payé ? Le billet de banque qui a servi au délit. Le fils de l’autre remet sa feuille au prof, lequel devine immédiatement le pot au rose. La signature était en arabe ! Alors que pour l’école, le Gouverneur signait en français…
"Je ne sais plus quelle punition mon ami s’est tapée, mais pour nous, ses auditeurs, ce ne sera jamais une sanction que de l’écouter raconter ses histoires.
Ce sera mon interlocuteur privilégié. Chaque fois que j’ai eu affaire à lui, ça aura été pour avancer, pour trouver des solutions, pour avoir un vrai feedback.
Ferhani et moi sommes des frères. Ma fille, une fois, m’a expliqué qu’elle et sa copine étaient tellement amies qu’elles ne devaient même pas se parler pour se comprendre. Eh bien, c’est comme ça avec Ameziane. Très souvent, il me coupe. Ça va, j’ai compris, me dit-il. Et effectivement il a compris. Notre accord n’est pas que sur les faits, mais aussi sur les valeurs, sur la politique, sur la vie. Et sur les autres."
Voilà, c’était ça, Ameziane Ferhani. Puits de culture, amoureux des mots, une faconde bonhomme. Une truculence. Ameziane, mon frère, certes certes tu me manqueras. Mais sache que tes exclamations et tes histoires illumineront définitivement tous les coins du dédale de ma mémoire.
20/09/2024
Y a des messages qui sont toujours chouettes à recevoir… Comme par exemple celui-ci aujourd’hui sur LinkedIn. De Kinshasa.
Message pour vous aussi Didier Colart, Denis Mayeur, Luca Venanzi et Christine Donjean.
19/09/2024
Tous les jeudis, c’est un rituel, je compare les couvertures du Point et du Nouvel Obs pour savoir quel magazine je vais acheter. Cette semaine-ci, celle du Point m’a donné un haut-le-cœur et j’ai choisi, sans même le regarder, le Nouvel Obs.
« J’ai une histoire à écrire avec les Français »… Mais quel manque de modestie ! On n’en veut plus de cette politique hyper égocentrée et narcissique. On dit souvent que la France, alternativement, a la gauche la plus bête du monde et la droite la plus bête du monde. J’en viens à penser qu'elle a la plus bête démocratie du monde. Il y a des élections, sans vrai vainqueur mais avec plein de vrais perdants. Qu’en font-ils ? Se hâtent-ils dare-dare à malgré tout composer une majorité parlementaire vaille que vaille, à même de redresser la situation budgétaire catastrophique que les caprices du roi actuel ont générée ? Que nenni, ils ne pensent qu’à une chose : la présidentielle de 27 !
En France, il y a tant d’hommes qui voudraient être roi. Mais ils ont oublié qu’ils ont décapité le dernier ou quoi ?
Attal a une histoire à écrire avec les Français… Fort bien, ça va sauver le monde. Vite, ton histoire, Gabriel !
Lorsque j’étais gosse – une période que le petit Attal n’a évidemment pas connue –, j’adorais les Belles Histoires de l’Oncle Paul. Dans Spirou, je crois. J’ai appris beaucoup de choses, fondamentales comme anecdotiques, sur le monde. Nettement plus que par mes cours d’histoire d’école primaire, avec les Gaulois et Charlemagne. Hâte donc d’écouter les Belles Histoires de l’Oncle Gabriel. Au coin du feu et devant les 68 millions de Français, il nous parlera passionnément de… lui. On se régale à l’avance.
Allez, maintenant, j’ouvre mon Nouvel Obs.
11/09/2024
Merci pour vos réactions à mon billet d’hier sur cette femme qui imposait à tous les clients du tram le son tonitruant de son film.
Je vous rassure : je vais bien, je ne suis pas désespéré et ne veux pas, Catherine, en arriver à regretter mon choix des transports en commun à cause de ces personnes qui n’en ont pas compris les règles élémentaires (musique, communication téléphoniques interminables ou… frites, quelle horreur).
Les transports en commun… ah qu’est-ce que ce serait chouette s’ils pouvaient s’avérer la meilleure alternative aux déplacements individuels. Bien pour la planète, mais aussi pour tout le monde. Pas de souci de stationnement, de carburant, d’assurance, de contrôle technique. Vous avez à votre disposition des milliers de chauffeurs, que vous ne devez même pas manager. Vous pouvez faire autre chose que tenir un volant et regarder la route. Tout en vous déplaçant, vous pouvez lire, somnoler, travailler, regarder le paysage. Même picoler !
Et quelle économie !
Où suis-je en ce moment en train de vous écrire ? Dans le tram !
Mes livres, je les écris, je crois, à 90 % dans les transports en commun. Je rentabilise donc tous mes déplacements, nombreux et pourtant peu consommateurs de CO2. Quel conducteur peut prétendre cela ?
(Et donc, non, non, Thierry Williaume, je ne voudrais jamais troquer ce mode de déplacement pour une limousine avec chauffeur. Jamais !)
Le problème, l’énorme problème, c’est que là où devrait régner le bien vivre ensemble – « en commun », ça veut quand même dire quelque chose, non ? – celui-ci est de plus en plus mis à mal. Par des attitudes égoïstes, irrespectueuses, voire agressives.
Ces phénomènes sont quotidiens. Oui oui, Pierre.
Ne croyez pas pour autant que j’interviens à chaque fois. Je devrais passer tout mon temps à me disputer et je n’écrirais plus ! Mais parfois, oui, c’est intenable, et je ne veux pas me résigner à me dire que ben oui, c’est dommage mais c’est comme ça. Comme cette dame insupportable d'hier, honte à elle.
Alors oui, il y a un problème d’éducation, Kamel et Yves. Certainement. Chevènement avait parlé il y a longtemps déjà d’une forme d’ensauvagement de la société. Le terme est fort. Qui peut pour autant ne pas reconnaitre un fond de vérité dans ce constat. Et certainement à Bruxelles, avec les fusillades, la crasse, les incivilités. Et ce manque de respect dans les transports en commun.
C’est triste, infiniment triste. Et inquiétant, bien inquiétant, oui oui, Cathy.
Alors, oui, l’éducation doit se ressaisir. Se renforcer. Mais des règles doivent aussi être édictées. Quand le bon sens ne saute plus aux yeux, il faut l’écrire, le rendre obligatoire. Non pas seulement le formuler, mais en sanctionner le non-respect.
Des décennies après les autres, la SNCB a créé des wagons « Silence ». Et elle présente cela comme un test. Pourquoi un test ? Qu’elle écoute les émois. Et notamment tous ceux qui se sont exprimés ici. Y en a marre ! Que les gens qui par faute d’éducation, manque d’intelligence ou de bon sens, ne sont pas à même de partager un mode de transport avec d’autres ne les prennent plus ! (Tant du moins qu’ils n’ont pas compris le B.A.-Ba du respect.) Donc, oui, je supplie la STIB et les responsables bruxellois d’être plus incisifs à ce sujet : soyons sympas et respectueux dans les transports en commun, c’est finalement très simple et agréable.
Je vais tenter quelque chose. Créer un faux journal, dont je pourrai mettre la une en évidence. Avec ce titre en grand : Une enquête le prouve : les personnes qui parlent au téléphone dans les transports en commun ont un QI nettement moins développé que la moyenne. (Je suis prêt à le croire.)
Faut bien essayer quelque chose, non ? Et si c'est dans le journal c'est que c'est vrai.
Dans le métro surbondé. A mes côté, une femme regarde un film sur son smartphone. Sans écouteurs et avec le son au maximum. Je lui demande si elle n'a pas d'écouteurs. Son "Non" est brutal. Elle le complète par une explication pour le moins pertinente : les gens, ils n'arrêtent pas de parler, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas regarder un film !
Je tente de lui faire valoir que si tout le monde s'y prenait comme elle, ça deviendrait vite infernal. Mais en vain : Eh bien, tant mieux ! me fait-elle.
Ca c'est ma chance. C'est encore à moi de tomber sur la médaille d'or olympique de la misanthropie triple saut périlleux dans la déprime et la haine du monde en solitaire.
Quand donc la STIB instaurera-t-elle le principe que pour bien vivre ensemble il faut un tant soit peu chercher à respecter les autres ?