A contre-pied

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Nous proposons également des formations, des ateliers et du matériel pour les professionnels de la rééducation. Plus d'infos sur www.acontrepied.be

Une petite formation en 'Logopédie explicite' avant la rentrée ? Il reste quelques places ! 🧠Toutes les infos sur www.ex...
11/08/2026

Une petite formation en 'Logopédie explicite' avant la rentrée ? Il reste quelques places ! 🧠

Toutes les infos sur www.expertise-formations.be !

"Il savait la semaine dernière! Je ne comprends pas pourquoi il a tout oublié."Ce phénomène est familier et souvent mal ...
28/07/2026

"Il savait la semaine dernière! Je ne comprends pas pourquoi il a tout oublié."
Ce phénomène est familier et souvent mal interprété.
Dans la plupart des cas, le patient n'a pas oublié. Il n'a jamais vraiment ancré. Il a compris dans l'instant avec les aides, dans le contexte de la séance, avec nous pour guider mais l'information n'a pas été suffisamment réactivée, variée et consolidée pour s'installer dans la mémoire à long terme.

L'oubli n'est pas un problème de mémoire. C'est un signal que la consolidation n'a pas encore eu lieu. Et ça, ça se travaille avec un travail de consolidation en proposant des révisions distribuées, cumulatives et variées.

24/07/2026

Bientôt chez Expertise Formations - Logopédie & Orthophonie ! 🧠

Tout ce qui reste implicite dans notre tête de thérapeute (les étapes qu'on enchaîne sans y penser, les décisions qu'on ...
23/07/2026

Tout ce qui reste implicite dans notre tête de thérapeute (les étapes qu'on enchaîne sans y penser, les décisions qu'on prend sans les formuler, les raisonnements qu'on a automatisés depuis des années) reste inaccessible pour le patient.
Il ne peut pas apprendre ce qu'il ne voit pas.

Rendre explicite, ce n'est pas surexpliquer. C'est choisir de rendre visible ce qui est utile, les étapes, la démarche, le raisonnement, au moment où c'est nécessaire, dans un format que le patient peut suivre et réutiliser seul.
C'est ça, le cœur de la logopédie explicite.

On attend souvent que le patient montre des signes de maîtrise avant de commencer à retirer les aides mais l'autonomie n...
21/07/2026

On attend souvent que le patient montre des signes de maîtrise avant de commencer à retirer les aides mais l'autonomie ne s'installe pas toute seule. Elle se prépare en variant les contextes dès la pratique guidée, en posant des questions qui entraînent la récupération autonome, en planifiant le retrait progressif des étayages bien avant qu'ils ne semblent inutiles.
Un patient qui réussit avec nos aides n'est pas encore autonome. Il est en chemin et c'est nous qui balisons la route vers l'autonomie, pas lui qui la trouve seul.

Quand un patient accroche, le réflexe est souvent de réduire: moins de mots dans le texte, moins d'étapes dans la tâche,...
16/07/2026

Quand un patient accroche, le réflexe est souvent de réduire: moins de mots dans le texte, moins d'étapes dans la tâche, moins d'exigences...
Mais réduire les exigences n'est pas la même chose qu'augmenter le soutien.
Différencier dans une logique explicite, c'est maintenir le niveau d'exigence tout en ajustant le soutien: adapter la présentation, réduire la charge cognitive, étayer davantage là où ça accroche. Pas demander moins mais donner plus.
La nuance est fondamentale et elle change complètement la trajectoire du patient.

On investit du temps à créer des tableaux d'ancrage soignés, bien pensés et bien conçus. Mais parfois, on les remet et r...
14/07/2026

On investit du temps à créer des tableaux d'ancrage soignés, bien pensés et bien conçus. Mais parfois, on les remet et rien ne se passe.
Ce n'est pas l'outil qui est en cause, c'est ce qu'on en a fait avant de le remettre. Un tableau d'ancrage ne devient un outil qu'à partir du moment où son utilisation a été anticipée et modélisée étape par étape, à voix haute, avec le patient.
La qualité de l'outil ne compense pas l'absence de l'enseignement qui devrait le précéder.

En séance, le patient acquiesce, il répond correctement et semble avoir saisi.Mais la semaine suivante, tout est à refai...
09/07/2026

En séance, le patient acquiesce, il répond correctement et semble avoir saisi.
Mais la semaine suivante, tout est à refaire.
Ce n'est pas de la mauvaise volonté. Ce n'est pas un manque de motivation. C'est la différence entre comprendre dans l'instant et avoir réellement appris; c'est-à-dire avoir ancré la démarche suffisamment pour pouvoir la récupérer et la mobiliser seul, plus t**d, dans un autre contexte.
La compréhension est une étape. L'apprentissage, c'est ce qui reste quand la séance est terminée.

La réussite en séance est une étape, pas une destination.Ce qu'on vise vraiment et ce qu'on oublie parfois de construire...
07/07/2026

La réussite en séance est une étape, pas une destination.

Ce qu'on vise vraiment et ce qu'on oublie parfois de construire explicitement, c'est la réussite sans nous: en classe, à la maison ou face à une tâche nouvelle.
Ces deux compétences ne se construisent pas de la même manière. La première se développe en séance, avec un étayage, un guidage et un soutien. La seconde se prépare en planifiant le désétayage, en variant les contextes et en enseignant le transfert plutôt qu'en l'espérant.
Si votre patient réussit uniquement avec vous, le travail n'est pas terminé. C'est le signal que la phase suivante commence.

Il y a une forme de réussite qui peut tromper. Le patient suit son tableau d'ancrage, il coche les étapes dans l'ordre e...
01/07/2026

Il y a une forme de réussite qui peut tromper. Le patient suit son tableau d'ancrage, il coche les étapes dans l'ordre et il arrive à la bonne réponse. Et pourtant, quelque chose cloche, il ne pourrait pas expliquer pourquoi il a fait ce qu'il a fait. Il ne pourrait pas adapter sa démarche si le contexte changeait légèrement. Il applique mais il ne comprend pas.

C'est ce qu'on appelle l'application mécanique de la procédure. Et c'est l'un des signaux les plus subtils à repérer, parce qu'en surface, tout semble aller bien.
Un tableau d'ancrage bien enseigné ne produit pas un patient qui coche des cases dans l'ordre. Il produit un raisonnement que le patient comprend, peut verbaliser et peut mobiliser même sans le tableau devant lui. Il ne doit donc pas être trop figé. Il doit comprendre un mécanisme de pensée et pas juste une démarche dans une situation unique.

Pour éviter ce glissement, le choix du tableau d'ancrage doit être judicieux et ses étapes flexibles. Aussi des questions d'objectivation peuvent être posées en séance : "Pourquoi tu fais cette étape ?" ou "Qu'est-ce que cette étape te dit de vérifier ?". Ces questions ne ralentissent pas l'apprentissage elles le consolident. La compréhension de la démarche est la condition du transfert. Sans elle, le patient sait faire mais seulement dans les conditions exactes d'une situation figée. Dès que le contexte change pour la même compétence, la procédure mécanique s'effondre.

Est-ce que votre patient saurait expliquer chaque étape de son tableau d'ancrage ?

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