Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège

Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège

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Bienvenue sur la page du Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile du Département de Géographie de l'Université de Liège.

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 27/05/2026

Du 12 au 14 mai, les étudiants de BAC 3 ont parcouru la Wallonie dans le cadre du cours de géographie et géomorphologie régionales. L'objectif était de comprendre les diversités régionales grâce à des transects qui ont fait ressortir les différences d'affectation du sol, d'habitat et de contraintes du milieu physique mais également les trames surimposées liées aux faits humains 🌍

Malgré quelques averses, le voyage s'est passé dans la bonne humeur générale et la découverte de spécialités locales pour certains 👀

Programme des trois jours :
- Jour 1 : le Pays de Dalhem, le Pays de Herve, les Fourons, le glissement de terrain de Manaihant, terril de Retinne, la Fenêtre de Theux.
- Jour 2 : les lacs de Butgenbach et de Robertville, Massif de Stavelot, orpaillage dans la région de Vielsalm, Baraque de Fraiture, Libramont et Bouillon.
- Jour 3 : vallée de la Semois, Massif de Rocroi, Lac des Vieilles Forges, Fondry des Chiens et terril du Bois du Cazier.

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 12/05/2026

Le GrenzEcho (8 mai 2026) consacre un article aux recherches menées par Thomas Hennuy et le LHGF sur les tertres d'orpaillage (« Goldseifenhügel ») des vallées de l'Amblève et du Rechterbach, vestiges silencieux d'une exploitation aurifère antique entre Eifel et Ardenne.

Image 1 : Recherche : Des scientifiques de l'Université de Liège étudient l'âge de vestiges antiques. Mettre les tertres aurifères sous protection.

Les tertres d'orpaillage dans les vallées de l'Amblève et du Rechterbach sont les témoins muets de l'exploitation aurifère antique entre Eifel et Ardenne.
Des scientifiques de l'Université de Liège s'efforcent d'en déterminer l'âge : l'orpaillage remonte-t-il aux Celtes ou aux Romains ? Le doctorant Thomas Hennuy, originaire de Gouvy, a consacré son mémoire de master en géographie aux gisements aurifères du bassin versant du Schinderbach près d'Iveldingen.
Le bourgmestre d'Amel Erik Wiesemes plaide pour que les haldes aurifères soient mises sous protection. Légende photo : Des scientifiques étudient les traces de l'exploitation aurifère antique dans les communes d'Amel et de Saint-Vith, ici au Schinderbach près d'Iveldingen. Photo : Arno Colaris

Image 3 : Recherche : Des scientifiques s'efforcent de dater les tertres aurifères du Schinderbach et du Rechterbach

L'orpaillage antique en Eifel et en Ardennes
Les tertres aurifères dans les vallées de l'Amblève et du Rechterbach sont les signes visibles de l'extraction aurifère antique dans la région située entre Eifel et Ardenne. Quel âge ont ces « témoins muets », personne ne peut encore le dire avec certitude. Des scientifiques de l'Université de Liège veulent lever le voile sur ce mystère. (Amel/Recht — Par Arno Colaris)

Le doctorant Thomas Hennuy, originaire de Gouvy, a consacré son mémoire de master en géographie aux gisements aurifères du bassin versant du Schinderbach, dans le Rurbusch entre Schoppen et Iveldingen. Il est encadré par Geoffrey Houbrechts, professeur et géomorphologue à la Faculté des Sciences de l'Université de Liège.
L'équipe est soutenue par le géologue et paléontologue Thomas Servais, originaire de Halenfeld, directeur de recherche à l'Université de Lille, et par Hermann Josef Giesen, qui travaille depuis des décennies sur les gisements aurifères de l'Eifel et de l'Ardenne et qui a consacré dès 2007 à ce sujet un ouvrage de référence aujourd'hui épuisé. Le travail est par ailleurs accompagné scientifiquement par la renommée archéologue belge Christelle Draily, de l'Agence wallonne du Patrimoine.

Étaient-ce les Celtes ou les Romains ?
Le long de l'un des deux bras des sources du Schinderbach, les accumulations sédimentaires sont encore nettement reconnaissables. « On trouve ces tertres aurifères à plusieurs endroits du bassin versant de l'Amblève. Mais la plupart des promeneurs les prennent pour des formes naturelles du paysage », expliquent les spécialistes lors d'une visite de terrain.
Elles datent d'une époque où les chercheurs d'or, avec des moyens simples, ont remodelé des vallées entières. Au flanc sud du Massif de Stavelot, l'une des plus anciennes structures géologiques de Belgique, on a lavé l'or pendant des siècles. « L'or provient à l'origine des filons de quartz dans les roches », explique Thomas Hennuy. « Par l'érosion, il a été transporté pendant des millions d'années dans les vallées — c'est précisément là que les hommes l'ont ensuite recueilli. »
Sa recherche se concentre sur deux sites : le ruisseau de la Rougerie dans la commune de Vielsalm et le Schinderbach dans la commune d'Amel. Grâce à des technologies modernes comme les scans LiDAR, l'équipe a pu établir des cartes détaillées du paysage. On y reconnaît clairement les dépressions allongées et les tertres aurifères artificiellement édifiées.
Mais quand exactement l'or a-t-il été exploité ici ? Étaient-ce les Celtes ou les Romains ? Cette question préoccupe particulièrement les chercheurs. Pour y répondre, ils recourent à une combinaison de méthodes. L'une d'elles est la datation radiocarbone (C14) de particules de charbon découvertes sous les tertres. « Dans la vallée du Schinderbach, nous n'avons trouvé que de minuscules restes de charbon, à quelques centimètres seulement sous la base des tertres », rapporte Thomas Hennuy. « La datation a donné des valeurs comprises entre 196 et 41 avant J.-C. Cela signifie que les dépôts sédimentaires qui les recouvrent sont plus jeunes — probablement de l'époque celtique tardive ou du début de l'époque romaine. » Une étape suivante serait d'établir un profil de tranchée sur le terrain. Sur le site de la Rougerie, les données indiquent clairement une activité romaine. Une plus grande quantité de charbon de bois y a été découverte dans un profil de tranchée. « La datation radiocarbone a donné un âge d'environ 1.750 ans, avec une marge d'environ 25 ans, ce qui permet de conclure à une exploitation aurifère dans cette région entre environ 230 et 380 après J.-C. », précise le chercheur.
Une approche innovante est l'utilisation de la luminescence stimulée optiquement, en abrégé OSL. Cette méthode exploite la propriété des grains de quartz à libérer l'énergie de rayonnement accumulée lorsqu'ils sont exposés à la lumière. « On peut se représenter les grains comme de petites batteries », explique Thomas. « Elles se chargent dans le sol et se déchargent à la lumière du soleil. » L'idée : lors du lavage de l'or, les sédiments étaient amenés à la lumière et donc « remis à zéro ». Après leur dépôt dans les tertres, ils ont recommencé à accumuler de l'énergie. « Malheureusement, il est apparu que ce reset n'était pas toujours complet », reconnaît Thomas. « Cela conduit à des surestimations d'âge. Mais les résultats sont néanmoins prometteurs — nous n'en sommes qu'au début. »
Outre la datation, les forages livrent eux aussi des informations importantes. Des carottes sédimentaires ont été prélevées jusqu'à quatre mètres de profondeur dans les tertres aurifères de la vallée du Schinderbach. « Les 1,5 m supérieurs sont clairement constitués de matériau remanié — issu donc des processus de lavage », explique Thomas Hennuy. « En-dessous, nous trouvons des couches naturelles non perturbées. Cela montre clairement que les tertres ont été édifiées artificiellement. »
Les conséquences de ces activités sont encore visibles aujourd'hui. Des cours d'eau ont été modifiés, des sédiments remaniés, des sections entières de vallée transformées. « Nous voyons ici de nettes modifications du paysage », souligne-il.
« Les tertres aurifères doivent être mises sous protection. »
Mais alors que les traces historiques sont de mieux en mieux comprises scientifiquement, elles sont en même temps menacées. « De nombreux tertres aurifères ont été nivelés pour rendre les surfaces utilisables agricolement », indique Thomas Servais. Les travaux forestiers eux aussi mettent les structures à mal. « Il est d'autant plus important que les buttes restantes soient mises sous protection, afin de les conserver pour la postérité », a souligné le bourgmestre d'Amel Erik Wiesemes lors de la visite de terrain.
Un autre échange a eu lieu à Schlommefurth (Recht). Les scientifiques y ont rencontré l'échevin de Saint-Vith Leo Kreins et le bourgmestre honoraire Christian Krings pour examiner des sites particulièrement intéressants au Rechterbach. « Certaines structures y sont exceptionnellement bien conservées. Elles sont aussi nettement plus grandes qu'au Schinderbach », précise Thomas Hennuy. « Dans un cas, le ruisseau s'écoule tout autrement que l'ancienne dépression du terrain — cela pourrait indiquer que la rivière a été détournée à l'époque. »
Il ne s'agit pas, dans ce travail de recherche, d'orpaillage au sens classique. « Il n'y a plus rien à récolter ici », précisent les chercheurs. « Et la prospection est en outre strictement interdite », ajoute Erik Wiesemes. « Une autorisation n'est délivrée qu'à des fins scientifiques. »
À long terme, les chercheurs espèrent obtenir la mise sous protection des sites de découverte chargés d'histoire. « La plupart des gens ne savent même pas ce qu'il en est de ces haldes aurifères », dit Thomas Servais. « Si nous diffusons ce savoir, nous pourrons peut-être éviter qu'un morceau d'histoire ne disparaisse. »

Légendes photos :
Visite de terrain dans la vallée du Schinderbach entre Schoppen et Iveldingen : de gauche à droite, on reconnaît le professeur Geoffrey Houbrechts, le doctorant Thomas Hennuy (tous deux de l'Université de Liège) et l'auteur Hermann Josef Giesen, expert de l'histoire de l'exploitation aurifère en Eifel et en Ardenne. Photo : Arno Colaris
Dans la vallée du Rechterbach également, près de Schlommefurth, Hermann Josef Giesen et Thomas Hennuy ont confronté leurs conclusions sur l'exploitation aurifère historique dans cette région. Photo : privée.

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 28/04/2026

La semaine passée, les étudiants de BAC 2 ont parcouru la Wallonie lors de trois journées de terrain du cours de Géomorphologie fluviatile et hydrographie. Comme pour les BAC 1, le soleil était au rendez-vous ☀️

Jour 1 (20/04/2026) : Vallées de la Rulles et de la Rouge Eau.

Jour 2 (21/04/2026) : Vallées de l'Amblève, de la Lienne, de la Chavanne et de l'Aisne.

Jour 3 (22/04/2026) : Vallées du Hoyoux, du Leignon, du Bocq et de la Lesse.

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 17/04/2026

Ce mercredi 15 avril, dans le cadre de leur deuxième journée de terrain en géomorphologie, les étudiants de 1er bachelier ont traversé une partie du Condroz, avant de parcourir la Calestienne, la Famenne et l'Ardenne afin d'identifier les caractéristiques de ces régions et de leur limites 🪨🔍

Le lendemain, jeudi 16 avril, les étudiants ont parcouru et analysé en semi-autonomie la région autour du point de vue de la Roche-aux-Faucons, après avoir préparé leur sortie de terrain le matin grâce aux stéréoscopes et aux données du Géoportail de Wallonie.
https://geoportail.wallonie.be/walonmap

Après les sorties sous la pluie l'année passée, place au beau temps cette année ☀️

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 13/04/2026

Ce jeudi 9 avril, les étudiants de BAC 1 ont eu leur première journée de terrain de géomorphologie. Au menu : la sablière du Larbois et le mur géologique de Comblain, les grottes de Remouchamps, puis le vallon des Chantoirs.

Nous remercions vivement Camille Ek et Sebastien Doutreloup pour leur présence et leurs présentations du mur géologique et des grottes de Remouchamps.

Photos from Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile - ULiège's post 01/04/2026

**Ceci était bien sûr un POISSON D'AVRIL, merci d'avoir joué le jeu**

📢 Communication du LHGF – Gestion des étiages

Face aux prévisions météorologiques alarmantes pour l'été 2026, le Laboratoire d'Hydrographie et de Géomorphologie Fluviale lance aujourd'hui son plan d'urgence : Le Remplissage Participatif Inter-Bassin.

Puisque les nappes phréatiques boudent, c’est à nous de prendre le relais ! Notre étude indique qu’une participation coordonnée à l’échelle d’un bassin versant pourrait engendrer une augmentation mesurable des débits d’étiage

💧 Principe : apport d’eau exogène en milieu naturel

Cette méthode repose sur une mobilisation volontaire des citoyens afin de contribuer directement au maintien des débits des cours d’eau durant les périodes critiques d'étiage.

Concrètement, il est recommandé à chaque participant de verser 1,5L d’eau (température ambiante pour éviter le choc thermique aux vairons) chaque matin à un point précis du cours d'eau. Par mesure de précaution, il est conseillé d’utiliser de l’eau non gazeuse afin de limiter les perturbations physico-chimiques du milieu. Le LHGF fournira sa propre marque d'eau via des distributeurs placés dans chaque bassin versant (voir carte ci-dessous).

Le LHGF remercie l’ensemble des citoyens pour leur engagement en faveur de la préservation des ressources hydriques.

"L'hydrographie ne se regarde pas, elle se transporte !" – Dr. Poisson, Chercheur au LHGF.

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