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COMMUNICATION CONSCIENTE ET SUBTILE La Conscience RelationnelleEt si nos relations devenaient un véritable chemin de con...
12/09/2026

COMMUNICATION CONSCIENTE ET SUBTILE
La Conscience Relationnelle

Et si nos relations devenaient un véritable chemin de conscience et de transformation ?

C’est dans la rencontre avec l’autre que nous découvrons souvent les parts les plus profondes de nous-mêmes.

Nos élans, nos peurs, nos attentes, nos blessures… mais aussi notre capacité à aimer, à nous ouvrir, à poser nos limites et à créer des liens authentiques.

Cette deuxième année de Communication Consciente et Subtile est une invitation à explorer autrement notre manière d’être en relation.

8 week-ends pour explorer ce qui se joue en nous dans la relation, apprendre à rester soi-même sans se couper de l’autre et construire des liens plus libres, plus profonds et plus authentiques.

Un parcours vivant, expérientiel et transformateur pour celles et ceux qui souhaitent faire de leurs relations un espace de présence, de rencontre et d’évolution.

Parce que mieux communiquer, ce n’est pas seulement trouver les bons mots.

C’est apprendre à se rencontrer autrement.

Les inscriptions pour le cursus 2026–2027 sont ouvertes.

📅 Dates

• 17 & 18 octobre 2026
• 14 & 15 novembre 2026
• 12 & 13 décembre 2026
• 9 & 10 janvier 2027
• 13 & 14 février 2027
• 17 & 18 avril 2027
• 15 & 16 mai 2027
• 19 & 20 juin 2027

🕐 De 9h30 à 18h

📍 École de l’Unité — Bruxelles

📩 Informations & inscriptions
[email protected]

Avec amour et humour, au service d’une communication plus consciente, plus subtile et profondément humaine.

Saphire Shanipriya

TEXTE OFFRANDELes deux faces de la pièceHier, je parlais avec un ami de souvenirs. Je lui racontais certains moments véc...
10/09/2026

TEXTE OFFRANDE
Les deux faces de la pièce

Hier, je parlais avec un ami de souvenirs. Je lui racontais certains moments vécus avec l’homme avec qui j’ai partagé vingt-trois ans de ma vie.

Il y a des souvenirs dont il suffit que je parle pour que les larmes arrivent. Et puis, à un moment de notre conversation, je me suis levée pour aller chercher une photo. J’avais envie de lui montrer qui nous avions été. Je suis revenue avec cette photo de nous deux et je lui ai parlé de notre beauté ensemble. De cette sensation que nous pouvions parfois être dieu et déesse. De quelque chose de puissant, de profondément vivant, qui avait réellement existé entre nous.

À la fin de notre conversation, mon ami m’a fait remarquer quelque chose. Lorsque je parlais de certains souvenirs difficiles, je pleurais. Mais lorsque j’étais partie chercher cette photo, mon visage s’était illuminé.

Il m’a expliqué que, pour lui, les deux moments étaient chargés d’émotions et que les deux étaient partenaires. Tant qu’il y avait encore de la joie liée à ce passé, il y aurait aussi son opposé, la souffrance. Je n’avais rien remarqué, mais il n’y avait pas tellement de différence entre les deux espaces de parole : dans les deux cas, le souvenir était chargé.

Cette remarque est restée avec moi. Alors je suis revenue intérieurement vers cette photo. Pas vers ce qu’elle représentait. Vers ce qui s’était passé en moi lorsque je l’avais regardée.

Et là, j’ai pu reconnaître quelque chose.
De la fierté. J’étais fière du couple que nous avions été.

Et c’est là que quelque chose est devenu vraiment intéressant pour moi.

Depuis des années, je peux regarder les souvenirs qui me font souffrir. Chercher à les comprendre, les accueillir, les apaiser. Voir ce qu’ils produisent encore dans mon corps, dans mes émotions, dans ma manière de fonctionner.

Mais pourquoi n’avais-je jamais questionné de la même manière les souvenirs qui me faisaient du bien ?
Pourquoi la charge qui me faisait pleurer devait-elle être travaillée, alors que celle qui illuminait mon visage pouvait tranquillement rester là ?
Parce qu’elle était agréable ?
Une image m’est alors venue, une pièce de monnaie.

J’avais peut-être passé beaucoup de temps à vouloir apaiser une face de la pièce tout en conservant précieusement l’autre.
Je veux bien garder : « Nous étions beaux. »
Je veux bien garder la fierté.
Je veux bien garder ce qui me fait sourire, mais je voudrais que ce qui me fait encore pleurer ne me touche plus.
Sauf qu’une pièce avec une seule face n’existe pas.

Et le mot pièce m’a fait sourire, parce qu’en français une pièce est aussi une pièce de théâtre.

Peut-être faisons-nous parfois cela avec notre histoire. Nous voulons garder la pièce, mais choisir les scènes qui ont encore le droit d’être jouées.

Et peut-être même que les deux faces se nourrissent davantage que je ne le pensais.
« Nous étions beaux. »
Cette phrase peut exister seule.
Mais elle peut aussi porter, quelque part derrière elle :
« Et nous ne le sommes plus. »
« Cela n’existe plus. »
« Comment quelque chose d’aussi beau a-t-il pu se perdre ? »
« Qu’est-ce que cela aurait pu devenir ? »

Ce qui a été.
Ce qui n’a pas été.
Et parfois, quelque chose reste suspendu entre les deux.

Alors depuis hier, je regarde les souvenirs autrement.

Je ne me demande plus seulement : Est-ce un bon souvenir ou un mauvais souvenir ?
Je regarde : Qu’est-ce que ce souvenir fait en moi aujourd’hui ?

Parce que le souvenir appartient au passé, mais sa charge émotionnelle agit dans le présent. Et je commence à distinguer trois choses.

1 - Il y a le souvenir que je peux simplement accueillir. Cela a existé. Je n’ai rien à en faire. Rien à repousser. Rien à retenir.

2 - Puis il y a le souvenir qui se réactive.
Je raconte quelque chose qui appartient à hier et, aujourd’hui, mon corps se contracte, les larmes arrivent, mon visage s’illumine, une émotion apparaît.Le passé vient de produire quelque chose dans mon présent.

3 - Et puis il y a peut-être encore autre chose.
Le souvenir qui devient prédictif. Parce que notre cerveau est fascinant, il ne se contente pas de se souvenir. À partir de ce qu’il connaît, il anticipe.
« Ça va recommencer. »
« Je vais encore souffrir. »
Et sans même nous en rendre compte, quelque chose qui appartient à hier commence à écrire une histoire sur demain.

Aujourd’hui, j’ai envie de me poser ces questions :
Comment est-ce que je vis les souvenirs dans ma vie ?
Quelles sont leurs charges émotionnelles ? Quel pouvoir est-ce que je donne à ces souvenirs dans mon présent ?
Comment participent-ils encore à créer ma réalité ?

C’est là que je retrouve une phrase que j’utilise depuis longtemps :
On est venu sur Terre pour s’occuper de ses fesses et, pour ça, il faut arrêter de magouiller avec soi-même..

Arrêter de magouiller avec soi-même, je crois que je comprends encore un peu mieux aujourd’hui ce que cela signifie pour moi.
Ce n’est pas arrêter de ressentir, ce n’est pas devenir neutre.

Ce n’est pas regarder une photo qui a compté et ne plus sourire. Ce n’est pas raconter une douleur et considérer que les larmes prouvent que quelque chose ne va pas.

C’est peut-être apprendre à regarder ce qui se passe réellement. Parce qu’une pensée peut apparaître dans ma tête sans que j’aie décidé de la penser. Une émotion peut surgir avant même que j’aie compris ce qui vient de la déclencher.

Puis mon cerveau interprète, il complète, il cherche de la cohérence et il raconte. Et parfois, quelque part au milieu de tout cela, j’oublie simplement de distinguer ce que je ressens de ce que j’en conclus.

Pourtant : Ce que je ressens est réel, mais ce que j’en conclus ne l’est pas nécessairement.
Ma tristesse est réelle, mais elle ne prouve pas nécessairement l’histoire que je construis autour d’elle.

Et peut-être qu’une partie du travail consiste simplement à pouvoir rester suffisamment présente pour voir le passage.
Voilà ce qui s’est passé.
Voilà ce dont je me souviens.
Voilà ce que je ressens aujourd’hui.
Voilà ce que mon cerveau est en train d’en conclure.
Et voilà ce que je m’apprête à faire à partir de cette conclusion.

Parce qu’ensuite, il y a mes actions et mes actions ont des conséquences. Je ne suis peut-être pas responsable de la première pensée qui traverse mon esprit. Je ne suis peut-être même pas responsable de la première émotion qui traverse mon corps. Mais lorsque je commence à voir mon fonctionnement, quelque chose devient possible.

Je peux regarder ce que je vais en faire et me demander : Est-ce que l’action que je m’apprête à poser nourrit réellement ce dont j’ai besoin ?

Ou est-ce qu’elle risque de créer exactement la conséquence qui me permettra ensuite de dire : « Tu vois, je le savais. »

Et voilà comment une pensée devient parfois une prophétie que nous aidons nous-mêmes à réaliser.

Alors je reviens à ma photo, à mon sourire, à mes larmes. Je n’ai plus envie de décider que l’un témoigne d’un beau souvenir et que l’autre est quelque chose dont je devrais me débarrasser.

Je veux regarder les deux, pas pour les effacer. Pour voir ce qu’ils font encore en moi. Peut-être que l’observation commence simplement là, non pas dans un endroit où l’humain ne ressentirait plus rien, mais dans cet instant où quelque chose en moi peut dire :
Je vois.
Je vois le souvenir.
Je vois l’émotion.
Je vois l’histoire que je commence à raconter.
Je vois la stratégie qui arrive.

Et peut-être que, juste avant d’agir, je peux encore choisir. La pièce entière appartient à mon histoire. Les deux faces et toutes les scènes.

Mais ce n’est pas parce qu’elle appartient à mon histoire qu’elle doit continuer à écrire mon présent et mon avenir.

Peut-être que la conscience, c’est aussi cela : ne plus demander au passé de disparaître, mais être suffisamment présente pour pouvoir l’aimer sans lui demander quoi que ce soit.

Aimer mes sourires. Aimer mes larmes. Et m’incliner devant tout ce qui a participé à faire de moi la femme que je suis.

Avec amour et humanité,

Saphire Shanipriya

08/09/2026

Atelier de Saphire Shanipriya : LA CONSCIENCE CRÉATRICE

Il existe en chacun de nous une œuvre qui attend de naître.
Une vision. Une parole. Un projet. Une manière d'aimer. Une façon d'être au monde.

Et pourtant, combien de fois avons-nous laissé la peur prendre la place de notre élan ?

Aujourd'hui, le ciel nous offre une opportunité rare.

Jupiter en Lion ouvre un portail d'expansion et nous invite à une seule question :

Qui serais-je si je n'avais plus peur de rayonner ?

Mais avant de créer une nouvelle réalité, il est essentiel de rencontrer ce qui, en nous, résiste encore à la Vie.

Les gardiens intérieurs… Ces voix silencieuses qui murmurent :
« Tu n'es pas prêt. Tu n'es pas assez. Tu risques d'échouer. »

Au cours de cette journée initiatique, nous irons à leur rencontre avec douceur et conscience afin de libérer l'énergie créatrice qui sommeille en chacun.

À travers la sagesse de l'astrologie, la profondeur du CCS, les quatre piliers de l'estime de soi et la puissance transformatrice de la PNL, nous ouvrirons un chemin vers une création plus libre, plus alignée et plus vivante.

Car la véritable création ne naît pas de l'effort.
Elle naît lorsque la conscience cesse de lutter contre elle-même.

Lorsque le cœur retrouve sa juste place.
Lorsque l'âme se souvient de ce qu'elle est venue offrir.

Le Feu du Lion ne cherche pas à briller pour être vu.
Il éclaire pour révéler la lumière qui existe déjà en chacun.

Et si cette journée était le moment où tu cessais de retenir ta lumière…
…pour commencer à créer à partir de ton être profond ?

LA CONSCIENCE CRÉATRICE
Quand le Feu du Lion rencontre le Maître intérieur.
📍La ferme towanda Nivelles
📅 3 octobre 2026
✨ 105 € la journée

Infos et inscriptions : [email protected]

Atelier de Saphire Shanipriya : LA CONSCIENCE CRÉATRICEIl existe en chacun de nous une œuvre qui attend de naître.Une vi...
08/09/2026

Atelier de Saphire Shanipriya : LA CONSCIENCE CRÉATRICE

Il existe en chacun de nous une œuvre qui attend de naître.
Une vision. Une parole. Un projet. Une manière d'aimer. Une façon d'être au monde.

Et pourtant, combien de fois avons-nous laissé la peur prendre la place de notre élan ?

Aujourd'hui, le ciel nous offre une opportunité rare.

Jupiter en Lion ouvre un portail d'expansion et nous invite à une seule question :

Qui serais-je si je n'avais plus peur de rayonner ?

Mais avant de créer une nouvelle réalité, il est essentiel de rencontrer ce qui, en nous, résiste encore à la Vie.

Les gardiens intérieurs… Ces voix silencieuses qui murmurent :
« Tu n'es pas prêt. Tu n'es pas assez. Tu risques d'échouer. »

Au cours de cette journée initiatique, nous irons à leur rencontre avec douceur et conscience afin de libérer l'énergie créatrice qui sommeille en chacun.

À travers la sagesse de l'astrologie, la profondeur du CCS, les quatre piliers de l'estime de soi et la puissance transformatrice de la PNL, nous ouvrirons un chemin vers une création plus libre, plus alignée et plus vivante.

Car la véritable création ne naît pas de l'effort.
Elle naît lorsque la conscience cesse de lutter contre elle-même.

Lorsque le cœur retrouve sa juste place.
Lorsque l'âme se souvient de ce qu'elle est venue offrir.

Le Feu du Lion ne cherche pas à briller pour être vu.
Il éclaire pour révéler la lumière qui existe déjà en chacun.

Et si cette journée était le moment où tu cessais de retenir ta lumière…
…pour commencer à créer à partir de ton être profond ?

✨ LA CONSCIENCE CRÉATRICE
Quand le Feu du Lion rencontre le Maître intérieur.

📅 3 octobre 2026
📍 Nivelles - La ferme Towanda
✨ 105 € la journée

Infos et inscriptions : [email protected]

LUNDI ÉMOTIONNELLe paysage de l’autreIl y a quelques jours, j’écrivais :Life is a joke. A big joke.Aujourd’hui, je réali...
07/09/2026

LUNDI ÉMOTIONNEL
Le paysage de l’autre

Il y a quelques jours, j’écrivais :
Life is a joke. A big joke.

Aujourd’hui, je réalise que si cette phrase me parle autant, c’est aussi parce que je la reçois depuis mon propre paysage. Depuis un autre paysage, elle pourrait prendre une couleur complètement différente.

Mais imaginez maintenant une personne qui vient de vivre un traumatisme, quelque chose qui a profondément bouleversé son corps et son existence. Elle pourrait lire ma phrase et la trouver insupportable. Peut-être même irresponsable.

Life is a joke ?
Quelle blague ?

Et pourtant, cette phrase qui pourrait être violente depuis son paysage reste profondément douce depuis le mien. Alors quelque chose m’est apparu. Je rencontre le monde à partir de qui je suis et vous aussi.

Nous avons probablement plus de huit milliards de paysages différents sur cette terre. Nous pouvons avoir des similitudes. Partager des croyances, des valeurs, une culture, une histoire.

Nous pouvons regarder la même situation et penser presque la même chose. Mais je doute que deux êtres humains possèdent exactement le même paysage. Et peut-être même que mon propre paysage ne sera déjà plus tout à fait le même demain.

Alors que se passe-t-il lorsque nous nous rencontrons ?

Cette question me ramène forcément à l’accompagnement. Lorsque j’accompagne quelqu’un, je l’accompagne à partir de qui je suis. Je peux connaître la CNV, l’écoute empathique, la méthode Gordon et d’autres approches. Ce sont des possibilités. Elles appartiennent aussi à mon paysage.

Je peux essayer de rencontrer profondément celui de l’autre, mais mon paysage ne disparaît pas.

Je me souviens d’une femme que j’accompagnais par Zoom.
À un moment, je lui dis :
« Ferme les yeux. Sens ton cœur. Sens l’énergie qui circule. »
Elle se met à pleurer.
« Je ne sens rien du tout. »

Je voulais qu’elle reste les yeux fermés. Encore une fois, c’était mon contexte, ma manière d’accompagner.
Alors je lui propose autre chose :
« Pendant cette respiration, compte jusqu’à cent. »
Elle pleure encore.
« C’est long. »

Et à cet instant, je vois bien que quelque chose ne se rencontre pas. Je pourrais continuer à chercher à l’amener dans mon paysage. Sentir. Respirer. Fermer les yeux. Descendre dans le corps.

Mais elle est ailleurs, alors je lui dis simplement :
« Tu ne ressens rien. Tu n’as pas envie de compter. Mais tu entends ma voix. Est-ce que tu peux rester avec ma voix ? »

Et quelque chose change. Nous venions peut-être de trouver un chemin. Un endroit où son paysage et le mien pouvaient se rencontrer.

Je crois que c’est cela qui devient de plus en plus important pour moi dans l’accompagnement : me rappeler que ce que je suis en train de dire n’est qu’une proposition, ma perception de sa réalité.

Alors je l’offre avec un grand point d’interrogation.
Comment tu te sens avec ce que je dis ?
Comment ça résonne en toi ?

Je peux proposer. Je peux questionner. Je peux parfois voir quelque chose que l’autre ne voit pas encore. Mais je regarde toujours depuis quelque part. Et cela ne concerne évidemment pas seulement les thérapeutes.

Nous faisons cela toute la journée.
Avec nos enfants.
Nos amoureux.
Nos amis.
Nos parents.
Nos élèves.

Nous regardons l’autre depuis notre montagne et, parfois, nous oublions simplement l’endroit où nous nous tenons. Nous croyons regarder la réalité, alors que nous regardons aussi notre paysage.

Cela me rappelle l’allégorie de la caverne.
Imaginez quelqu’un qui est sorti de la caverne et qui a vu l’extérieur. Il revient et dit à l’autre : « Tu sais, il y a du soleil. Viens. Tu peux prendre ma main et on peut sortir. »

Peut-être a-t-il réellement vu quelque chose que l’autre ne voit pas encore. Mais il y a une différence immense entre dire :
« J’ai vu du soleil. Si tu veux, je peux te montrer le chemin. »
et : « Puisque j’ai vu le soleil, tu dois sortir de ta caverne. »

Le danger ne commence pas lorsque j’ai un paysage. J’en aurai toujours un, il commence lorsque j’oublie que j’en ai un. Lorsque ce que je vois n’est plus, à mes yeux, une perception de la réalité, mais la réalité elle-même.

Lorsque je ne dis plus :
« Voilà ce que je vois depuis l’endroit où je me tiens. »
Mais :
« Voilà ce qui est. »

Et peut-être que c’est précisément là que, même avec les meilleures intentions du monde, je peux commencer à coloniser le paysage de l’autre. Et peut-être que c’est là que quelque chose a profondément bougé en moi après mon voyage en Inde.

J’ai le sentiment d’avoir encore un peu plus ouvert mon cœur. Pas pour mieux extirper les gens de leurs contractions. Au contraire, pour accepter davantage leurs contractions sans chercher nécessairement à les en sortir.

Parce que leur réalité, depuis l’endroit où ils se tiennent, peut être différente de la mienne et je peux respecter cela. Je peux aimer quelqu’un sans chercher à le sortir de sa colère, de sa peur, de sa fermeture ou de sa manière de regarder le monde.

Et si j’ai suffisamment d’amour pour moi, je peux aussi m’extirper, moi, d’une situation ou d’une relation qui crée trop de contrariété pour cet humain que je suis et qui habite cette terre.

Je peux dire non, je peux refuser certaines choses et je peux partir. Non pas parce que la réalité de l’autre serait mauvaise et la mienne meilleure. Mais simplement parce que je ne suis pas obligée d’habiter tous les paysages que je suis capable de respecter.

Aujourd’hui, je choisis la légèreté, la joie et l’amour. Et cela ne fait pas de moi une mauvaise personne. Cela fait de moi une personne qui se choisit.

Peut-être que si nous nous souvenions un peu plus souvent de cela, il y aurait moins de jugement, moins de comparaison, moins de rejet, moins de supériorité et moins d’infériorité. Parce que je n’aurais plus autant besoin de faire de mon paysage la mesure du tien.

Et c’est peut-être là que je comprends encore autrement cette phrase : Tout appartient à l’expérience humaine, mais tout n’a pas les mêmes conséquences.

Ce qui est doux depuis ma montagne peut être violent depuis la sienne.
Ce qui me libère peut l’enfermer.
Ce qui me fait rire peut le faire pleurer.
Ce qui me semble évident peut ne rien vouloir dire pour lui.

Alors peut-être que rencontrer l’autre ne consiste pas à abandonner sa montagne.

Peut-être pouvons-nous simplement apprendre, de temps en temps, à aller regarder depuis la sienne, tout en sachant que nous y allons encore avec nos propres yeux.
Puis revenir.
Son paysage.
Mon paysage.
Et parfois, un espace suffisamment grand pour que les deux puissent exister sans que l’un ait besoin de devenir celui de l’autre.

Plus de huit milliards d’êtres humains. Et probablement autant de façons de regarder la vie. Peut-être que l’un des gestes les plus profondément humains consiste simplement à se souvenir, lorsque nous regardons l’autre : Je te vois depuis quelque part.

Avec amour et humanité,

Saphire Shanipriya

LUNDI ÉMOTIONNEL IVLife is a joke. A big joke.Hier, je vous ai laissés avec ce sourire qui apparaît lorsque, soudain, no...
04/09/2026

LUNDI ÉMOTIONNEL IV
Life is a joke. A big joke.

Hier, je vous ai laissés avec ce sourire qui apparaît lorsque, soudain, nous nous surprenons nous-mêmes en train de nous prendre terriblement au sérieux.

Alors peut-être que ce dernier mouvement devait commencer exactement là.

Life is a joke. A big joke. Cette phrase est venue jusqu’à moi en Inde, et quelque chose en moi l’a profondément reconnue.

Et si toute cette histoire d’éveil était aussi un immense jeu dans lequel nous pouvons nous attacher, aimer, désirer, espérer, projeter, nous raconter des histoires… parfois même oublier complètement que nous jouons, puis soudain nous voir en train de nous prendre terriblement au sérieux. Et rire.

Pour moi, cette phrase parle de l’éveil. Pour quelqu’un d’autre, peut-être pas du tout. Et c’est très bien ainsi. Parce que dès que je la transforme en vérité universelle, je recommence exactement ce que je suis en train de questionner. Je viens de créer une nouvelle définition. Un nouveau niveau. Une nouvelle manière de réussir son éveil.

Et la blague recommence.
Alors peut-être que l’enjeu n’est même plus de séparer ce qui, en nous, serait spirituel de ce qui ne le serait pas. Et c’est là qu’une autre phrase que nous répétons beaucoup dans les milieux spirituels commence elle aussi à me questionner.

Nous disons souvent :
« Notre vraie nature est l’amour. »
Et aujourd’hui, j’ai envie de rester attentive devant cette phrase. Parce que l’amour appartient à l’expérience humaine. Mais la peur, la haine, le doute et la colère en font partie aussi.

Depuis que l’humanité existe, tout cela nous traverse. Alors pourquoi faudrait-il découper l’humain en disant : Ceci appartient à ta vraie nature. Cela n’y appartient pas.

Et peut-être que ma vraie nature est justement cette capacité extraordinaire à goûter pleinement l’expérience. À traverser et à ne pas traverser. À comprendre et à ne pas comprendre. À aimer et à avoir peur.

À vouloir accomplir quelque chose et à découvrir, derrière cet accomplissement, qu’un autre désir vient déjà de naître. Chaque fois que je crois avoir trouvé une réponse, elle semble contenir une nouvelle question. Chaque fois que je pose une finalité, une autre peut apparaître.

Et on n’en finit pas.
Et peut-être que c’est cela, l’expérience. Mais si tout appartient à l’expérience, cela ne veut pas dire que tout se vaut. Parce que tout n’a pas les mêmes conséquences.

L’amour fait partie de l’expérience. La haine aussi. Mais ils ne produisent pas la même chose dans nos relations. La peur fait partie de l’expérience. La douceur aussi. Mais elles ne produisent pas les mêmes mouvements dans nos corps ni dans ceux que nous rencontrons.

Parce que si nous n’avons plus besoin de déterminer quel mouvement fait de nous des êtres spirituellement réussis, nous pouvons commencer à nous poser une question beaucoup plus simple : Qu’est-ce que nous avons envie de vivre avec l’autre ? »

Nous ne sommes pas des êtres isolés. Nous sommes des êtres de relation.
Alors plutôt que de me demander constamment :
Est-ce que je suis éveillée ?
Est-ce que j’ai atteint le bon niveau ?
Est-ce que mon expérience était réellement un samādhi ?

Peut-être puis-je me demander :
Comment est-ce que je relationne avec les êtres que j’aime ?
- À quoi me servent mes expériences de samādhi, d’unité ou de conscience si elles ne m’aident pas à rencontrer ce qui est précieux pour l’autre ?
- Est-ce que je peux aller quelques instants sur sa montagne et regarder le paysage depuis l’endroit où il se tient ?

Pas pour abandonner ma montagne. Pas pour décider que son paysage est plus vrai que le mien. Simplement pour voir, puis revenir sur ma montagne. Son paysage, mon paysage, ses besoins, mes besoins. Et apprendre à danser entre les deux.

Peut-être que s’éveiller pourrait aussi vouloir dire cela : s’éveiller au paysage de l’autre.

Et que toute cette conscience pourrait alors servir à quelque chose d’extrêmement concret : devenir un peu plus doux. Non parce que la douceur serait la preuve ultime de notre éveil. Ce serait encore fabriquer un examen. Mais parce que nous avons un corps et que notre corps traverse chacune de nos expériences.

Nos contractions ont une réalité dans la matière. Notre peur traverse notre système, notre agitation le traverse et notre paix aussi. Et ce corps est notre véhicule pour faire l’expérience de la matière.

- Alors peut-être que l’éveil peut aussi servir simplement à regarder comment nous entrons en relation avec nous-mêmes, avec l’autre et avec la vie. Et lorsque j’arrive là, quelque chose en moi n’a presque plus envie de parler d’éveil. Parce que tout devient terriblement simple.

Aujourd’hui, mon rêve est que nous cessions de transformer chaque mouvement de l’existence en examen spirituel. Il n’y a peut-être pas une vie ordinaire et, quelque part au-dessus, une vie extraordinaire. Il y a la vie.

Et si demain nous supprimions complètement les mots :
Éveil. Samādhi. Maître. Niveau. Initiation…

Qu’est-ce qu’il resterait ?
Une journée humaine.

Une incarnation humaine à traverser. Et une extraordinaire simplicité. Je sens combien cet espace est doux. Tellement doux que des larmes roulent sur mes joues, des larmes sucrées. Parce qu’à cet endroit, je peux enfin me reposer. Je suis à la fois l’observateur et l’humaine.

Et comme c’est bon de se rencontrer là, sans avoir besoin d’être arrivée, sans avoir besoin de rester définitivement sur une quelconque plateforme de conscience.

Je peux m’ouvrir, me contracter, voir, oublier, me souvenir, rire, aimer, avoir peur et recommencer. Et même cette conscience-là n’a pas besoin de devenir une nouvelle prison.

Je ne peux pas me dire :
« Voilà. Maintenant, je suis installée sur la plateforme de la conscience. J’y suis. Je ne bouge plus. »
Quelle illusion, finalement.

Je pense que cela fait du bien, parfois, au personnage que l’on croit être de croire qu’il est arrivé quelque part. De croire qu’il s’est éveillé. Et croire pendant quelque temps que « ça y est, je suis arrivée » fait aussi partie de l’expérience.

Puis la vie bouge.
Quelque chose se contracte. Quelque chose s’ouvre.

Life is a joke. A big joke.
Et peut-être que l’un des plus beaux éclats de rire de la conscience arrive précisément lorsqu’elle se surprend elle-même en train de vouloir devenir éveillée.

Alors aujourd’hui, je n’ai plus tellement envie de vous demander où vous en êtes sur votre chemin spirituel.
J’ai plutôt envie de vous demander :
Si vous n’aviez plus rien à atteindre spirituellement, comment habiteriez vous cette journée humaine ?

Et si personne ne pouvait valider votre éveil à votre place,
qu’est-ce que vous cesseriez enfin d’essayer de prouver ?

Avec amour et humanité,

Saphire Shanipriya

02/09/2026

LUNDI ÉMOTIONNEL III
À qui appartient réellement ce que nous ressentons ?

Hier, je vous ai laissés avec cette question :
À qui appartient réellement ce que nous ressentons ?

Et voilà que Krishnamurti revient encore aujourd’hui. Non pas parce qu’il serait le seul autour duquel ces histoires pourraient être racontées. Nous pourrions probablement en raconter des milliers à propos de ceux que nous avons appelés sages, maîtres ou êtres éveillés.

Mais peut-être parce que mon voyage en Inde, et particulièrement mon passage à Varanasi, est encore très présent en moi, c’est lui qui me revient spontanément. Cette fois, l’histoire raconte presque le mouvement inverse de celle de la cravate.

Un homme avait lu que lorsque Krishnamurti entrait dans une pièce, les gens ressentaient immédiatement quelque chose. L’énergie aurait changé et certains auraient eu la chair de poule.

Puis il rencontra un homme âgé de quatre-vingt-huit ans, qui avait connu cet univers, et lui demanda si cela était vraiment ainsi. Le vieux monsieur rit. Pour lui, Krishnamurti était aussi un être humain comme les autres. Il avait une présence, une prestance certainement.

Et cette histoire me renvoie aussi à quelque chose que je connais. La première fois que j’ai entendu Christiane Singer parler, je me souviens avoir pensé : Mais c’est un ange.

Plus t**d, j’ai connu une femme qui avait été très proche d’elle. Et dans les récits qu’elle pouvait partager, je découvrais aussi une femme profondément humaine.

Cela n’enlevait rien à ce que j’avais ressenti. Et c’est peut-être justement là que quelque chose devient intéressant. Le ressenti appartient aussi à celui qui ressent.

Nous aimons tellement rencontrer le divin dans la matière. Nous aimons tellement voir Dieu prendre forme devant nous.

Et parfois, nous rencontrons réellement quelque chose d’immense à travers un être. Ce que nous ressentons peut être profondément vrai. Mais parce que cette expérience est vraie en nous, nous pouvons en conclure que cet être est en permanence ce que nous avons ressenti à travers lui.

Et peut-être est-ce là que nous confondons parfois deux choses : la vérité de notre expérience et la vérité définitive de l’autre.
Je peux avoir rencontré quelque chose d’angélique à travers Christiane Singer sans que Christiane Singer ait à devenir un ange.

Je peux avoir ressenti quelque chose d’immense au contact d’un être sans que cet être ait à demeurer, à chaque instant de son existence, à la hauteur de ce que j’ai ressenti.

Le sacré était vrai. L’être était humain. Et les deux peuvent être vrais en même temps. Mais alors, si l’humain reste humain après avoir touché ces espaces, une autre question apparaît : Pourquoi avons-nous fait de la persistance de son ego la preuve qu’il ne serait pas suffisamment éveillé ?

L’ego n’est peut-être pas l’ennemi. Peut-être que l’éveil n’est pas la disparition de l’ego. Tant que ce corps existe, il faut bien quelqu’un pour conduire la voiture. Le mental est peut-être simplement ce conducteur. On peut s’asseoir dans une voiture, même sur le siège passager, et espérer très fort qu’elle avance… il faudra bien un conducteur.

Alors la question n’est peut-être plus de réussir à s’en débarrasser.
Elle devient :
Est-il mature ou immature ?

Est-ce que je peux entendre mon propre mental raconter son histoire ?

Entendre mes croyances, ma culture, mes peurs, mes doutes et mes concepts sortir de ma bouche et, parfois, avoir ce sourire intérieur : Ah… regarde-moi encore.

Regarde comme je suis en train de fabriquer quelque chose.
Regarde comme je crois à mon histoire.
Regarde comme, pendant quelques instants, je me prends terriblement au sérieux.

Et rire doucement de cette extraordinaire humanité.

Parce qu’à cet endroit, quelque chose change. Je n’ai plus nécessairement besoin de supprimer ce qui apparaît. Je peux être l’humaine qui traverse l’expérience et, en même temps, quelque chose peut la regarder traverser.

Je suis cela. Et en même temps : je suis cela qui observe. Et c’est peut-être là que notre rapport à l’illusion peut lui aussi changer. Parce que si je peux voir l’illusion, pourquoi faudrait-il nécessairement que je la bannisse ?

Peut-être puis-je même me surprendre en train d’y croire, de m’y attacher, de me prendre terriblement au sérieux… et soudain me voir.

Et sourire.

Parce qu’à cet endroit, quelque chose en moi commence à soupçonner que toute cette histoire d’éveil est peut-être beaucoup moins sérieuse que nous ne l’avons imaginé.

Et c’est précisément là que je vous retrouverai demain pour le dernier mouvement ou pas…

Avec amour et humanité,
Saphire Shanipriya

Coach

Adresse

Route De Lennik 278A Boite 3
Anderlecht
1070

Téléphone

+32486735257

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