26/09/2026
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
🔴 Quelle étonnante attitude de la part de certains jeunes !❗❗❗❗❗
Jusqu’à présent, certains jeunes n’ont toujours pas compris la véritable position du frère Abdoul Madjid Kasogbia, malgré les efforts considérables fournis par le cheikh Hamid Elenga — qu’Allah le préserve — pour expliquer sa position et clarifier ce qu’il soutient concernant la question de Jésus (`Îsâ), عليه السلام.
Je le dis clairement, et je le répète : “ce qu’affirme Abdoul Madjid sur cette question n’est pas la position connue des pieux prédécesseurs, ni celle adoptée par les savants des gens de la Sunna et du consensus.”
Je ne connais aucun savant sunnite salafi qui affirme que Jésus, عليه السلام, est mort d’une mort naturelle, qu’il a été enterré sur terre, puis qu’il sera ressuscité à la fin des temps depuis sa tombe avant de descendre du ciel.
De même, affirmer que l’élévation mentionnée dans la parole d’Allah :
﴿بَلْ رَفَعَهُ اللَّهُ إِلَيْهِ﴾
« Mais Allah l’a élevé vers Lui. »
(Sourate An-Nisâ’, 4:158)
ne serait qu’une élévation de l’âme, une élévation en rang ou quelque chose de similaire, n’est pas la position des gens de la Sunna concernant l’élévation de Jésus, عليه السلام.
La position connue des gens de la Sunna et du consensus est que Jésus, عليه السلام, a été élevé au ciel, qu’il est vivant et qu’il descendra à la fin des temps. Cela est établi par de nombreux hadiths authentiques, et les savants ont affirmé la réalité de sa descente.
Le désaccord qui existe entre certains savants concerne plutôt le sens du terme tawaffî (التوفي) et la manière de le concilier avec l’élévation de Jésus : certains ont interprété tawaffî comme le fait de prendre complètement, certains comme le sommeil, tandis que d’autres ont parlé de la mort avant de mentionner l’élévation, comme Ibn Hazm — qu’Allah lui fasse miséricorde — dans son explication de cette question.
Mais il est important de distinguer ce désaccord scientifique de l’affirmation selon laquelle Jésus, عليه السلام, serait mort naturellement, aurait été enterré sur terre, puis serait ressuscité de sa tombe avant de descendre du ciel. Il s’agit là d’une autre affirmation qui nécessite une preuve indépendante. Il n’est donc pas correct de l’attribuer aux savants simplement parce qu’il existe entre eux un désaccord concernant le sens du terme tawaffî.
Quant à l’affirmation selon laquelle Jésus, عليه السلام, serait mort, aurait été enterré sur terre et ne reviendrait pas, c’est une position connue chez les Ahmadis/Qadianis. Abdoul Madjid les rejoint sur le premier point, à savoir la mort de Jésus et son enterrement sur terre, selon ce qu’il a lui-même déclaré, mais il les contredit sur le deuxième point, à savoir le retour de Jésus et sa descente du ciel, en invoquant que Allah est capable de toute chose.
Or, la question n’est pas celle de la capacité d’Allah. Il s’agit d’une affaire relevant de l’invisible (ghayb), et on ne peut pas l’affirmer sur la base d’une opinion dépourvue de preuve. Si cette affirmation était fondée, le Messager d’Allah ﷺ nous l’aurait expliquée.
Le frère Ibrahim Lekaka — qui est encore aujourd’hui l’une des personnes les plus proches de lui et qui connaît sa position antérieure — nous a informés qu’Abdoul Madjid avait changé de position concernant la descente de Jésus, عليه السلام. Il nous a indiqué qu’auparavant, Abdoul Madjid ne soutenait pas la descente et le retour de Jésus à la fin des temps, et qu’il disait que l’affirmation de son retour devait être comprise de manière métaphorique et non littérale.
C’est pourquoi je dis à ces jeunes qui abordent cette question sans connaissance : il est préférable et plus prudent pour vous de vérifier les informations, de revenir aux paroles des savants et de ne pas vous engager dans une question doctrinale aussi délicate sans connaissance ni preuve.
Puis je leur dis :
Qui vous a dit que nous sommes encore en train de discuter avec Abdoul Madjid sur cette question ?!❓❗
Nous avons discuté avec lui, nous l’avons écouté, nous lui avons demandé de fournir ses preuves et nous lui avons expliqué où se trouvait le problème dans sa position. Pour notre part, le débat est terminé.
Il est maintenant libre de persister dans ce que nous considérons comme sa position erronée ou de revenir à la vérité.
J’ai entendu certains jeunes dire que cette question dépassait nos capacités et qu’il s’agissait d’une question obscure !!!!!❗❗❗❗❗
Je dis à ces jeunes inexpérimentés : Par Allah, cette question est claire pour nous. Il n’y a ni obscurité ni difficulté à son sujet, et la louange et la grâce appartiennent à Allah. C’est une question qui a été largement étudiée et qui ne nécessite pas de grands efforts pour en trouver l’exposé dans les ouvrages des savants.
Parmi les ouvrages les plus utiles sur cette question figure le livre « Fasl al-maqâl fî raf‘i `Îsâ ibn Maryam hayyan » (La parole décisive concernant l’élévation de Jésus fils de Marie vivant), du cheikh Al-Harrâs — qu’Allah lui fasse miséricorde.
J’avais moi-même expliqué ce livre lorsque nous étions à l’Université islamique de Médine, avec certains frères, durant les séances d’été, dans la chambre du cheikh Ibrahim Lekaka, au sein de l’université, dans l’espoir que le frère concerné transmette à notre frère Abdoul Madjid Kasogbia ce que nous avions étudié dans ce livre béni.
Enfin, notre cheikh Hamid Ilenga a expliqué ce livre en langue française, dans l’espoir que cela parvienne également au frère Abdoul Madjid. Le cheikh Hamid m’a informé qu’il envoyait les cours au frère Abdoul Madjid, mais que celui-ci, comme à son habitude, n’écoute pas les conseils. Et c’est Allah dont nous implorons l’aide.
Que ces jeunes qui penchent en faveur d’Abdoul Madjid Kasogbia sachent également que le Groupe pour l’Appel à l’Islam du Congo l’a confronté à cette question après qu’il eut lui-même déclaré devant nous tous, au Mali, que Jésus, عليه السلام, était mort et avait été enterré sur terre.
Ce n’était pas une conversation secrète avec une seule personne, que celle-ci aurait ensuite rapportée.
Nous lui avons alors demandé d’apporter sa preuve et de nous montrer où se trouve la tombe de Jésus, عليه السلام, sur terre, puisque l’affirmation de sa mort et de son enterrement sur terre implique nécessairement l’existence d’une tombe.
Jusqu’à ce jour, il ne nous a fourni aucune preuve établissant cela et ne nous a pas indiqué l’emplacement de la tombe de Jésus, عليه السلام.
La question n’est donc pas simplement une divergence de formulation ou une divergence juridique secondaire. Il s’agit d’une question de croyance qui nécessite une preuve explicite, une transmission authentique et une compréhension précise des paroles des savants.
Nous demandons à Allah de nous montrer la vérité comme étant vérité et de nous accorder de la suivre ; de nous montrer le faux comme étant faux et de nous accorder de nous en éloigner ; et de guider tout le monde vers la vérité par la preuve et l’argumentation.
Et c’est Allah dont nous implorons l’aide.
✒️ Écrit par le frère Salih ibn Yahya Okaba