Coach mohamed jemii

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20/04/2026

JE NE SUIS PAS TON FRÈRE

— Bonjour mon frère, comment vas-tu ?
— Je ne suis pas ton frère… et je vais mal.
— Pourtant, nous sommes tous frères. Nous partageons un même cœur, un même sang, peut-être même un même esprit. La Terre est notre demeure depuis notre père Adam.
— Garde tes arguments. Je n’en veux pas. J’en ai assez de ces illusions.
— Tu es difficile à convaincre…Frère
— Non. Je suis lucide. Et je ne suis toujours pas ton frère.
— Alors dis-moi, comment pourrions-nous l’être ?
— Je ne veux pas de ta fraternité. C’est définitif. Tu comprends ?
— Regarde… je te tends la main, et tu refuses de la serrer. Ce n’est pas digne.
— Parle toujours…
— Très bien. J’abandonne. Il n’y a plus de dialogue possible. Les ponts sont coupés. Tu refuses une main sincère.
— Sincère ? Ta main ?
Ta main n’a rien de tendre.
Elle a lancé des pierres et ôté des vies.
Elle a manié l’épée et tranché des têtes.
Elle a appuyé sur la gâchette et semé des génocides.
Elle a brûlé les champs, ravagé les forêts, pollué la vie et menacé l’existence même.
Ta main, gantée parfois, a répandu des pandémies, causant des carnages que même les guerres n’ont pas égalés.
Elle a compté les profits des remèdes sans pleurer les morts.
Elle s’est arrogé le nucléaire, sans jamais mesurer pleinement le danger.
Oui, j’ai mal…
J’ai mal de voir cette main se retirer devant une autre, simplement parce qu’elle est d’une autre couleur.
J’ai mal de voir qu’elle ne se tend qu’aux semblables,
qu’elle se détourne des pauvres, des vieux, des malades.
Alors ta main, garde-la.
Glisse-la dans ta poche, si c’est pour éviter encore une contamination.
Toi…oui, toi
Ne m’appelle plus jamais mon frère

14/01/2026

Je fête mes 5 ans chez Facebook. Merci pour votre soutien, cela ne ce serait jamais fait sans vous.🙏🤗🎉

10/11/2024

PARLE QUE JE TE VOIS

Lundi, 9h30 au café Zériab - La Médina
Jilani et Ferjani, amis de longue date, étaient assis à leur table habituelle, savourant un expresso sans sucre, une précaution imposée par leurs médecins respectifs. En discutant de tout et de rien, ils prêtaient une oreille distraite aux émissions de radio et aux débats enflammés qui agitaient les ondes animés par des chroniqueurs émérites du buzz . Ce moment de liberté, enfin conquis après des années de dur labeur, était précieux, même s’ils ne pouvaient s’empêcher de déplorer le laisser-aller qu’ils percevaient dans la société actuelle.
Soudain, Ferjani tira Jilani par la manche, l’air ahuri.
— Hé, Jilani, as-tu vu cette fille en face, celle aux cheveux courts et au pantalon déchiré ?
— Oui, pourquoi ?
— Tu n’as pas remarqué qu’elle utilise le même langage que les garçons ? Ses mots sont parfois indécents. C’est désolant de voir le sexe faible s’endurcir ainsi.
— Hélas, mon ami, les temps ont changé. Tout va à l’envers. Bon, je file acheter du pain et du sucre. Que Dieu me guide dans ma pénible quête !
Ils quittent le café, chacun vaquant à ses obligations.
Jeudi, 9h40 au café Zériab - La Médina
De retour au café, Jilani et Ferjani prenaient place, ayant décidé de changer leurs habitudes en commandant un café direct et un jus d’orange. Leur humeur était joyeuse, le succès de la veille en trouvant des produits essentiels ajoutait à leur satisfaction.
Alors qu’ils discutaient, des rires retentirent à proximité. Un groupe de jeunes, dont la plupart étaient des filles, semblait animé par une discussion bruyante.
Jilani observa :
— On dirait que cette fille parle aussi comme un garçon. Regarde son gestuel, les autres filles autour d’elle semblent jalouses de son aisance verbale.
À cet instant, un homme âgé, respectueux, avec une barbe soignée et des lunettes, se leva partiellement de sa chaise, visiblement mécontent.
— Quelle honte ! Que Dieu nous préserve de sa colère. Nous vivons dans un monde qui dénature tout, qui appelle à l’extravagance. Chaque sexe a son propre langage, sa propre essence. Toute déviation relève de la bizarrerie.
Un autre homme, âgé de 58 ans, intervint :
— J’ai reçu une éducation prônant l’égalité entre garçons et filles, tout en respectant leurs différences. La délicatesse et la timidité d’une fille étaient autrefois appréciées. Aujourd’hui, les discussions entre filles dépassent en obscénité celles des garçons. La mode, influencée par la mondialisation, en est la cause. Porter des vêtements déchirés était un signe de détresse, maintenant c’est recherché. Les hommes en costumes avec des sandales nous faisaient rire, mais ce n’est plus le cas face aux stars qui adoptent de tels styles.
— Si vous me permettez d’intervenir, j’aimerais partager ma vision de ce phénomène sociétal, dit un enseignant de philosophie assis à une table voisine.
— À mon humble avis, certaines femmes adoptent de tels comportements pour se rebeller contre la société patriarcale. Elles usent des moyens associés à la virilité pour forcer le respect, cherchant ainsi à briser l’image du sexe faible. L’égalité, pour elles, s’acquiert par la force, et cela se voit aussi dans les jeunes garçons qui privilégient le monde féminin.
L’enseignant se remit à corriger ses copies, tête baissée, tandis que la discussion continuait d’enflammer le café.
La discussion, animée par les diverses opinions, semblait captiver non seulement les habitués du café, mais aussi quelques passants qui avaient jeté un œil curieux à la scène. Jilani, amusé par l’ambiance, se pencha vers Ferjani.
— Regarde comme ils sont passionnés ! Qui aurait cru qu’un simple échange pourrait susciter tant d’ardeur ?
Ferjani acquiesça, un sourire aux lèvres.
— C’est vrai. Et dire qu’on parlait juste de notre café habituel…
Soudain, une jeune fille du groupe s’approcha de la table des hommes, visiblement désireuse de participer au débat.
— Excusez-moi, messieurs, puis-je dire quelque chose ?
Les regards se tournèrent vers elle, mêlant curiosité et surprise. L’enseignant de philosophie l’invita d’un geste à poursuivre.
— Je m’appelle Linda. Je comprends vos inquiétudes, mais il est essentiel de reconnaître que nous, les jeunes, tentons simplement de trouver notre place dans un monde qui évolue. Le langage, la mode… tout cela est une manière d’exprimer notre identité.
Elle marque une pause, ses yeux pétillants de conviction.
— Peut-être que notre manière de parler et de nous habiller peut sembler provocante, mais c’est aussi une revendication de liberté. Nous voulons être entendus, non pas réduits à des stéréotypes.
L’homme à la barbe blanche, d’abord sceptique, semblait réfléchir. Il ajusta ses lunettes et, après un moment, répondit avec douceur :
— Je comprends, Linda, mais n’oubliez pas que la liberté s’accompagne de responsabilité et d’un savoir- faire. Il ne s’agit pas seulement d’être entendu, mais aussi de se faire comprendre sans choquer. La beauté des mots réside dans leur douceur.
Jilani, inspiré par la dynamique, ajouta :
— Oui, et peut-être qu’il serait bon de trouver un équilibre. La modernité n’implique pas nécessairement de renier nos valeurs. On peut s’adapter tout en respectant ce qui a été transmis.
Ferjani, d’un ton plus léger, intervint :
— Et qui sait ? Peut-être que cette discussion pourrait mener à un nouveau style de café littéraire ici-même au Zériab !
Les rires fusèrent, allégeant l’atmosphère. Linda sourit, reconnaissant l’harmonie retrouvée.
— J’aimerais bien cela ! Des débats où chacun peut s’exprimer sans jugement, où les générations se rencontrent…
À ce moment, le serveur apporta un plateau de pâtisseries délicates, remplissant l’air d’un doux parfum de pistaches et d’amandes.
— Voilà le secret du café Zériab, lança le serveur en souriant. Une bonne conversation et une douce gourmandise.
Les hommes acquiescèrent, acceptant la proposition de partager ces délices.
L’enseignant, relâchant la tension de son discours, proposa :
— Pourquoi ne pas écrire ensemble un texte sur ces échanges ? Une sorte de réflexion collective sur la façon dont les valeurs se redéfinissent à travers les générations.
L’enthousiasme grandit autour de la table. Chacun y ajoutait ses idées, formant un patchwork d’opinions et de vécus. Jilani, inspiré, nota :
— Je me souviens d’un temps où l’on parlait avec poésie, où chaque mot comptait. Mais aujourd'hui, il y a une beauté dans la diversité des voix, même si elles semblent parfois discordantes.
Linda hocha la tête, comprenant le point de vue de ses aînés.
— Peut-être qu’en cherchant à comprendre les uns les autres, nous pourrions créer quelque chose de nouveau. Un mélange de tradition et de modernité.
Et ainsi, le café Zériab devint, non seulement un lieu de rencontre, mais aussi un espace de création, où chaque voix, chaque histoire, chaque éclat de rire contribue à tisser une toile complexe et vibrante de la vie moderne.

REFLEXIONS DE JMII MOHAMED

22/05/2024

La planète des chiens
C’est vrai, les chiens sont fascinants, leur courage, leur loyauté et leurs escapades légendaires à travers l’histoire nous captivent depuis des siècles.
De l’incroyable fidélité du chien d’Ulysse qui a su reconnaître son maître déguisé après des années d’odyssées, au flair sans faille de nos amis policiers comme Rex en passant par les aventures de Rintintin, ils ont laissé tous leur empreinte dans nos cœurs et nos mémoires.
Les chiens, nous les aimons tous, mais vous ne voyez pas que leur nombre augmente sensiblement dans nos villes .Pourtant, il ya quelque chose de comique dans cette invasion canine .Nos rues sont devenues leur domaine de joie, où ils règnent en maîtres incontestés, on dirait presque qu’ils nous observent, jugent nos actions et décident, d’un regard si nous sommes dignes de poursuivre nos chemins.
Et alors que certains se laissent séduire par leur accompagnement affectueux lors de nos balades, d'autres se retrouvent face à des regards féroces, témoins de leur méfiance envers les plus jeunes de nos congénères.
Le plus drôle dans tout çà, c’est que nous nous habituons à leur présence omniprésente .Leur absence momentanée nous donne presque l’impression d’avoir perdu un élément vital de notre quotidien comme si les chiens étaient devenus un pilier de notre existence urbaine.
Mais derrière ce tableau burlesque se cache une réalité inquiétante, les chiens semblent s’organiser, établir leurs quartiers généraux clandestins et planifier leur domination. Certains murmurent qu’ils préparent un coup d’’Etat canin mettant en péril la tranquillité des citoyens les plus paisibles.
Alors que certains fuient vers des contrées lointaines pour échapper à cette emprise grandissante, les chiens les suivent partout comme pour leur rappeler que leur règne est bien en marche .Bientôt, nous pourrions nous retrouver dans un monde où les chiens mènent la danse, où nous sommes leurs fidèles serviteurs, condamnés à leurs aboiements royaux.
Oui ,mes amis préparez-vous à la planète des chiens où la satire et l’humour se mêlent à la réalité familière .Après tout dans ce monde fou, pourquoi ne pas laisser les chiens avoir leur mo
ment de gloire alors que nous avons gâché la nôtre depuis des années ? .Qui sait peut –être que le règne des chiens apportera une dose de bienveillance pour ajuster le tire à notre vie en délire ?

24/02/2024

L’effet soulageant de dire non

Oser dire non est un phénomène souvent sous- estimé dans notre société où le désir de plaire et la peur du rejet dominent nos interactions.
Dire non, en effet , est loin d’être un acte anodin .Il requiert une force intérieure et une détermination que beaucoup comparent à la résilience d’un soldat en plein conflit .Pourtant , loin d’être une simple marque d’entêtement ou de défiance , le fait de dire non est une affirmation de soi , un geste de respect envers ses propres limites et convictions .
Chaque fois que vous réussissez à dire un non positif est une affirmation , vous forgez votre confiance en vous .Cela bâtit en vous une réputation de personne fiable et brave , quelqu’un dont les choix et les paroles sont en harmonie avec ses actions .Dire non vous évite de vous retrouver dans des situations embarrassantes où le regret , la frustration et même l’autocritique vous guette .Ce petit mot a le pouvoir et même la magie de vous sauvegarder des conséquences souvent lourdes d’un OUI prononcé à contre cœur .
Prenez l’exemple d’une invitation à un événement familial qui tombe mal .Vous êtes épuisé et vous souffrez d’une indigestion .Dire oui pour faire plaisir ou par peur du jugement des autres peut , vous semble t- il , vous épargner des dégâts inutiles . Pourtant , en acceptant , vous risquez d’aggraver votre cas .En disant non , vous faites preuve d’un choix conscient et raisonnable en faveur de votre bienêtre et de votre santé même si cela peut sembler difficile sur le moment .
Dire non , c’est aussi créer des relations plus saines et équilibrées .Cela permet d’établir des limites claires , essentielles à toute relation durable et respectueuse .En refusant ce qui ne vous convient pas , vous invitez les autres à comprendre et à respecter votre zone personnelle , vos besoins et vos désirs .. Cette attitude vous ouvre la porte à des interactions où chacun se sent entendu et valorisé , favorisant ainsi des relations authentiques et solides .
Pour parvenir à dire non de manière constructive , il est crucial de combiner réalisme , écoute active , empathie et fermeté .Par exemple si un ami vous demande un service que vous ne pouvez raisonnablement pas rendre , expliquez -lui votre situation de manière sincère et empathique , faites lui comprendre que votre refus n’est pas un rejet de sa personne mais plutôt une question de circonstances défavorables à sa demande .Le tout est de pouvoir communiquer votre non d’une façon qui permet de préserver votre relation mutuelle tout en restant fidèle à vos propres limites et convections .
En conclusion , dire un non raisonnable n’est pas seulement un acte de refus , c’est une affirmation puissante de qui vous êtes et de ce qui compte pour vous .
En apprenant à le dire de manière réfléchie et respectueuse , vous renforcez non seulement vos propres frontières mais également vos relations avec les autres .

15/02/2022

A vos marques ,le Covid arrive
J’ai eu, en ce jour , la visite indésirable du virus COVID 19 à travers son dernier né communément baptisé OMICRON .Ce virus sans localité connue et dont la création reste encore un mystère , est apparu , tambour battant, aux peuples de la terre sous une forme ronde ponctuée de petites cornes ,personnellement , j’aurai préféré une meilleure présentation « celle d’une tête de mort » puisqu’avec son avènement l’espèce humaine a été mise en danger : il a provoqué des dégâts deux fois plus nombreux que les deux grandes guerres réunies.
Les experts en la matière toute race confondue, ont multiplié leurs apparitions médiatiques depuis l’annonce de la pandémie pour donner des explications différentes voire contradictoires ce qui a encouragé Arbi Weld Bled, monsieur sait tout du quartier, à avancer sa propre version des choses. « Il n’Ya rien à craindre dans notre pays, le remède est simple : un bol de Hargma ou un bol de Lablabi avec beaucoup d’ails hachés et suffisamment d’harissa et le mal est chassé ; croyez-moi, je vous jure sur la tête de ma mère que ce remède a été confirmé par nos ancêtres ».
Le célèbre OMICRON connu par sa rapide propagation digne des champions recordmen des cent mètres, m’a piégé alors que je pensais l’avoir échappé belle pendant les deux années et demi qui ont suivi l’apparition de sa mère d’origine le COVID 19.
L’enfant le plus indulgent de sa génération, ainsi décrit par la majorité des médecins spécialistes, m’a fait voir les étoiles en plein jour ; moi qui pensais que vacciné à trois reprises, j’étais devenu immunisé contre toute attaque de ce traitre invisible, hélas, en quelques secondes, il a pu prendre contrôle de mes défenses.
J’ignore, en toute franchise, celui qui m’a fait cet inoubliable cadeau, mais toujours est – il, il s’est bien vengé sur moi. Tout d’abord, j’ai ressenti des picotements à la gorge puis des frissons parcourant tout mon corps mais « Rien de bien grave me suis -je dis, une tisane bien chaude et deux cachets de Dolipranes et tout rentrera dans l’ordre. »
Pourtant, cette fois -ci c’est à un os dur que je me suis heurté. Les douleurs sont devenues persistantes et ma gorge me faisait terriblement mal, ma respiration était devenue saccadée et parfois pénible. De nuit, la situation s’est aggravée, je n’avais pas fermé l’œil tant j’avais mal à la gorge et je commençais sérieusement à craindre le pire.
Le lendemain matin, j’ai pris la décision irrévocable d’aller consulter mon médecin. Après une heure et demi d’attente aussi pesante que le supplice du journal du 20 h à la nationale 1, mon tour est arrivé. Visiblement mon médecin était très content de me voir après une absence de plusieurs années. A vrai -dire, j’étais l’ami de feu son père, un ancien vétéran de l’école bourguibienne qui n’a pas lâché prise avec l’avènement de l’ère du changement de Benali : toujours indomptable.
Le test pris, le médecin excessivement enthousiaste s’est adonné à une auscultation de très près en prenant tout son temps pour ensuite me déclarer, satisfait de mes résultats, qu’apriori je souffrais d’une bronchite aigue. Sauf qu’en revenant à son bureau pour vérifier le test, il s’est exclamé à haute voix mais avec peu d’inquiétude que j’étais testé légèrement positif et que grâce à mes trois vaccins je n’avais rien à craindre « ce sera vite oublié, a-t-il fini par ajouter. »
Rien de tout cela , une fois rentré chez moi , les mains chargées de boites de médicaments, les choses sérieuses vont commencer .Mis en quarantaine dans une chambre reculée avec un tas de bavettes, je recevais ma nourriture avec une annonce préalable sous forme d’appel , tout ce que je touchais devait être lavé plusieurs fois avec les nettoyants les plus forts et moi pendant tout ce temps , j’en bavais , le mal de gorge ne m’a pas quitté une seconde , ma vie est devenue impossible même le p.c. portable à ma gauche et le smart phone à ma droite ne m’étaient guère d’aucune aide.
Durant ma période de convalescence, mon portable n’a pas cessé de sonner, des amis qui ont eu vent de mon état de santé s’inquiétaient pour mon bien -être et me souhaitaient un prompt rétablissement. Toute ma famille était en appel permanent avec moi ; ma mère, notamment m’appelait trois fois par jour pour me réconforter et m’exhorter à recourir aux vertus des soins traditionnels, elle a même oublié que je l’avais visitée deux jours avant ma consultation médicale.
Seul dans ma chambre, je passais mes journées entières à récupérer le sommeil perdu ou à pratiquer l’ancrage cet outil anti-stress anti-COVID , parfois j’établissais la liste des travaux domestiques nécessaires en me fixant des priorités ou encore méditer sur quelques versets coraniques jusqu’au jour où j’ai décidé de mémoriser par écrit ce malheureux évènement pour le garder en souvenir et transmettre ce vécu à tout lecteur éventuel, notamment celui qui témoigne peu de respect au protocole sanitaire.

23/07/2021

j'ai écrit d'autres publications que je pense publier sous une autre forme

05/04/2021

Les domaines de vie
Un exercice simple portant sur la connaissance de soi m’a été proposé une fois. En m’y appliquant pour le finaliser comme il se doit, sans tricher il va de soi, je me suis rendu compte qu’il suffit de s’accorder un moment d’intérêt durant lequel notre cerveau se détachera du reste du monde, pour découvrir des vérités qui rédigées sur un bout de papier vont paraître révélatrices.
L’exercice consiste à répartir dans un cercle cinq domaines de vie, qui à mon humble avis englobe les composants de la vie de tout être social, avec les représentations du temps imparti à chacun.
Les domaines de vie dont il est question sont les suivants :
-La vie personnelle
-La vie professionnelle
-La vie familiale
-La vie sociale
-La vie en couple
L’exercice terminé, vous allez vous apercevoir que, selon vos présentations exprimées dans l’état actuel de votre vie, vous avez donné satisfaction, en termes de temps, à des domaines plus que d’autres ou bien au détriment d’autres ou à égalité, bref toutes les combinaisons possibles. L’essentiel c’est qu’il s’agit bien de votre diagnostic réalisé par vos soins au moment de l'exercice
Maintenant, vous êtes priés de prendre une autre feuille afin de représenter votre schéma désiré si toutefois le premier ne vous convient pas ou pour acquérir plus de cohérence dans votre vie.
La finalité recherchée à travers cet exercice est de réveiller la conscience de l’individu qui, face aux lourdes charges de la vie ou parce que pris dans la tourmente des préoccupations quotidiennes, il risque de s’oublier un certain temps donc, réaliser ce genre de constat lui permettra, ainsi dire, d’envisager des améliorations à sa vie pour concrétiser ses attentes ou rectifier le tir, si besoin est.
Personnellement, mon schéma n’était pas vraiment fameux mais, il m’a permis, et c’est le plus important, de réfléchir sur les orientations à prendre à l’avenir pour atteindre mon bien- être ou l’état de congruence souhaité.
m.j-

01/04/2021

L’ancrage un outil antistress
Il était lundi sept heures quinze du matin, j’étais pris dans un bouchon de la circulation, exactement au niveau du tronçon KHAZNADAR- LE BARDO en direction de la capitale via la Route X ; je me rendais à mon travail comme chaque jour à la même heure en empruntant la même route
Toutes les voitures étaient au pas mort depuis une dizaine de minutes, elles collaient l’une à l’autre en files interminables. Les conducteurs fulminants au début de cet empêchement contraignant, puis résignés priaient de toutes leurs âmes pour une intervention providentielle donnant lieu à un déblocage rapide. Les moteurs de voitures chauffaient à plein gaz laissant échapper par les trous béants des échappements (chaquements pour certains) des colonnes de fumée blanche dont la brise matinale de ce jour accélérait la propagation. L’air est devenu irrespirable , les conducteurs suffoquaient perceptiblement , ils ne pouvaient tenir longtemps les fenêtres fermées .Certains sont sortis de leurs voitures vérifier, sans grand espoir ,une avancée salvatrice .Un conducteur distrait a lâché le frein et sa voiture a percuté celle de devant et bien qu’il n’ait eu aucun dégât visible , la dispute était inévitable mais, combien divertissante pour la plupart des présents ,certains accouraient déjà espérant assister à une vraie bagarre .Une vieille dame au volant d’une voiture bleue endommagée à l’aile gauche et dont la marque m’est inconnue ,s’agitait dans tous les sens puis prise d’une certaine frénésie s’est baissée pour prendre son téléphone portable de son sac à main , a composé un numéro et s’est mise à parler à perdre haleine. . En me voyant la regarder, elle m’a fait signe de la main qu’elle n’en pouvait plus de cette situation.
Excédé par cette longue attente et pour tromper mon énervement, j’ai allumé la radio de ma voiture pour écouter une musique apaisante mais, à ma surprise, la chaîne a interrompu son programme matinal pour annoncer en urgence le dérapage d’un camion-citerne à proximité de l’aéroport TUNIS -CARTHAGE provocant la paralysie de la circulation dans un rayon de dix kilomètres.
Gagné par un sentiment d’impuissance, j’ai arrêté le moteur de la voiture en décidant de prendre mon mal en patience ; d’ailleurs que pouvais -je faire d’autre en pareille situation ? Il fallait me préparer psychologiquement pour affronter tant bien que mal cette malencontreuse fatalité.
En fermant les yeux, une idée merveilleuse m’est venue à l’esprit !!!
« Je vais essayer la technique de l’ancrage pour rendre mon attente moins pénible ».En effet j’ai assisté la semaine dernière à une formation portant sur les bienfaits de l’ancrage qui est une des techniques de programmation neuro- linguistique ( PNL) qui permet à l’individu de passer d’un sentiment négatif à un sentiment positif, de se situer concrètement dans un état émotionnel désiré par le biais d’une phrase affirmative car le cerveau de l’être humain n’identifie pas la négation donc , je devais commencer par me dire : « Je vais rester calme , le temps que cet imprévu passe » et pour ce faire , il m’est recommandé de vivre un événement heureux qui a marqué ma vie. Ma première pensée s’est dirigée instantanément vers une soirée mémorable que j’ai vécue alors que j’étais encore enfant âgé de six ans : Le soir où je suis allé voir un film au cinéma pour la première fois.
D’abord ; je me suis rappelé les circonstances qui ont joué un rôle prépondérant dans la réalisation de ce rêve. Ma mère qui est allée ce soir assister à une cérémonie de mariage accompagnée de ma petite sœur, m’a prié de rester bien sage à la maison le temps que mon frère aîné retourne.
C’était l’été mais, il ne faisait pas vraiment chaud, la nuit s’est déjà imposée et une odeur du jasmin a envahi le petit jardin où je me trouvais atténuant en quelque sorte mon chagrin. Je me voyais encore en tenue estivale : un pull bleu avec des motifs blancs et des sandales noires un model que chaussaient tous les enfants de mon âge à cette époque.
Au retour de mon frère, et vu mon état de tristesse, il m’a proposé de l’accompagner au cinéma voir un film. Il était à ce moment près de vingt heures et la soirée commençait à vingt une heure, attendre encore une heure m’est paru une éternité.
Une fois au cinéma, et c’est la première que j’y entrais et en me dirigeant vers ma place réservée guidé par une dame circulant à l'aide d'une torche , je découvrais enfin ce monde magique : une grande salle avec des escaliers, au milieu des rangées de chaises fixées au sol, en face un écran géant mais, surtout ce noir absolu et le silence admiratif des spectateurs qui restaient malgré tout concentrés sur les images projetées et puis ce délicieux Gervais servi des mains de la placeuse à l'entracte et dégusté avec joie .
Avant le film, il y a eu la projection d’un documentaire sur la fabrication des allumettes puis l’annonce des films à voir prochainement.
Au retour, mon frère m’a demandé de faire avec lui le trajet jusqu’à la maison en marche de canard et nous avons rigolé longtemps avant de nous essouffler.
ça klaxonnait en discontinu, j’entendais des cris, des hurlements et les insultes fusaient de partout. Quelqu’un est venu frapper à la fenêtre de ma voiture, un grand gaillard aux cheveux sel et poivre, les traits déformés par la rage je l’entendais à peine dire « Réveillez -vous si Salah , vous nous bloquer ,ça y est , la route est dégagée !!!"

29/03/2021

Dernière partie
Les clins d’œil du futur
Réveillé, je me suis levé sans hâte, la gorge sèche et quelque peu étourdi ; dehors, il faisait nuit et le salon était plongé dans le noir. J’ai allumé la pièce et regardé ma montre, elle indiquait dix-huit heures vingt-cinq minutes, j’ai dormi presque deux heures. Il pleuvait encore très fort et un vent violent et glacial s’est levé faisant vibrer les fenêtres de la maison. L’hiver s’annonce rude cette année. En me dirigeant vers la cuisine pour me désaltérer, j’ai heurté quelque chose de mou, vérification faite, c’était Minouche somnolant sur un petit tapis sandlier : J’ai oublié de le faire sortir !!
En sentant un creux à l’estomac, j’ai ouvert le réfrigérateur, hélas, il n’y avait rien à manger. Il fallait attendre l’arrivée de l’équipe de secours parce que seul j’arrivais mal à me débrouiller. Pourtant, j’ai essayé une fois de me préparer à manger mais, ma tentative s’est vouée à l’échec et depuis, j’ai pris connaissance de mes limites dans le domaine de l’art culinaire.
Contrarié, j’ai fermé le réfrigérateur réalisant que l’attente serait pénible. Alors que je regagnais le salon avec l’intention de reprendre les mots croisés que j’ai commencés la veille, je me suis rappelé mes visions de l’après- midi : La fable de la cigale et la fourmi, la dame future, ma mère et mon père qui se souciaient pour mon avenir. En réfléchissant aux raisons derrière les énigmatiques apparitions qui ont peuplé ma tête durant mon sommeil, il était aisé d’en faire rapidement le lien :
Toutes se rapportaient aux temps futurs. Le futur, d’après mes connaissances, est toujours le fruit d’un labeur, l’espace idéal pour les rêves chers de nos vies, l’attente d’un changement motivant, l’amélioration souhaité du présent, l’amour galvaniseur recherché sans cesse, le bonheur tant désiré pour nos progénitures, l’amélioration des conditions de vie des peuples et l’instauration de la paix dans le monde. En d’autres termes , le futur est extrêmement reconnaissant envers les mérites des uns et porteur d’espoir pour d’autres .En ce sens ,la cigale , ce fameux protagoniste de la célèbre fable de la FONTAINE est rayé à jamais de la liste des abonnés futur puisque son existence se résume à l’instant présent et à une éphémère joie, après quoi ,s’installe la souffrance ; alors que la fourmi a su gagner l’éternel estime de tout un chacun et a charmé l’histoire humaine grâce à sa clairvoyance, sa volonté indéfectible et sa vie de labeur.
M.J

25/03/2021

Suite de : Enfance quand tu nous tiens
D’un autre côté ,une voix intérieure insistante me poussait à admettre par le moyen d’arguments solides et convaincants que le présent est un temps à vivre , à savourer pleinement car le monde appartient à celui qui respire ,qui vit , qui se lève tôt ,qui profite de sa journée , de tout son temps , qui travaille , qui bâtit ,qui pense réaliste ,qui crée , qui génère …tous ces actes se réalisent sur l’axe du présent : l’axe de la vie ; donc passer outre n’est que chimère car le passé nous l’avons vécu , et hier ne peut de toute façon revenir ni se transformer en refuge pour les rescapés .
En rentrant chez- moi, devancé par mon chat Minouche La Paresse, que j’ai récupéré à la rue depuis quelques années et qui à chaque clic de la porte d’entrée (à imaginer le nombre de fois par jour) passait en trombe en direction de la cuisine exigeant la ration lui revenant et qu’il fallait s’armer de toute la patience du monde pour s’en débarrasser ;je me suis enfin soulagé de mes souliers et chaussettes et me suis allongé sur le divan du salon aux fins d’une récupération méritée .En ce faisant j’étais pris par une autre pensée venue éclairer mon esprit encore en ébullition :En définitif , notre vie se mesure sur un axe de temps composé du passé , du présent et du futur .Si nous sautions un composant ou loupions un autre ; nous perdions l’équilibre régulateur au risque de sombrer dans l'abîme béant que nous avons creusé pour fuir les aléas de la vie en se jetant tête baissée dans le monde de l’enfance.
Toujours allongé sur le divan, j’ai allumé la télévision pour rompre le silence des lieux. En zappant machinalement pendant quelques secondes, je me suis arrêté finalement à la chaîne National Geographic, un choix propice qui m’assurait chaque fois un petit somme relaxant. Il m’a fallu moins d’un quart d’heure par la suite pour plonger dans un profond sommeil.
Des images défilaient devant moi ; je voyais ma mère debout souriante me conseillant de prendre soin de mes études pour bien réussir dans la vie et garantir un bel avenir. Mon père qui a sauté de joie lorsque je lui ai annoncé ma réussite aux épreuves du Baccalauréat et qui m’a prié de faire le bon choix pour ma carrière. Mais aussi cette image de files de fourmis poussant toujours vers l’avant et sans relâche des grains, des miettes de pain ou d’autres aliments que je n’arrivais pas à identifier vers des trous minutieusement creusés : Se sont leurs provisions pour l’hiver. En face d’eux, la cigale, l’air moqueur, dansant au rythme d’une musique gaie composée par ses soins. Il y avait également une forme ronde et colorée ressemblant à un visage avec des yeux innocents qui me fixait d'un air amical et plaisant, avec des hochements de tête successifs, elle m’invitait à s’approcher d’elle. Et comme j’hésitais à acquiescer, cette forme de visage s’est approchée de moi et m’a soufflé à l’oreille « N’aie pas peur, je suis la dame future, la convoitise de l’Homme. »
A cet instant, il y a eu un vacarme énorme, j’ai ouvert les yeux, la télévision passait une annonce publicitaire promouvant une destination touristique en vogue.

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