Dr Bigaoula FX wihaouna

Dr Bigaoula FX wihaouna

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Économiste consultant indépendant et Enseignant Chercheur.

19/06/2026

Mention spéciale à mes nouveaux fans montants ! Nestor Vandeo Bibilla, Justin Salangassou Boutna, Abderahim Rozi Allatchi, Fidel Awissou, Agass Emmanuel Ndafogo, Lissou Firmin, Adomu Adamou, Abakar Abdelkerim Abdou, Namou Prospere, Maréchal Simeony, Véronique Bandiang, Abouzia Souleymane Tchilhona

19/06/2026

LA JEUNESSE DOIT OSER

L’âge n’est pas une limite, mais un commencement.
La jeunesse n’est pas une faiblesse : elle est une énergie, une promesse et une responsabilité.

Mais pour réussir, elle doit unir trois forces : la discipline, l’audace et l’écoute des aînés.
L’audace ouvre les chemins, la discipline permet d’aller jusqu’au bout, et l’écoute des aînés aide à avancer avec sagesse.

Jeunes, osez rêver grand, apprendre, entreprendre, sortir de votre zone de confort et prendre des risques intelligents.
Ne laissez plus croire que la jeunesse est synonyme d’irresponsabilité.

Une jeunesse disciplinée, audacieuse et attentive à l’expérience peut devenir une véritable force de transformation sociale, économique et morale.

Jeunesse, osons avec intelligence, avançons avec discipline et grandissons avec humilité.

19/06/2026

Le bien rassure, mais l’excellence transforme ; celui qui se contente du bien finit souvent par renoncer au meilleur.

Photos from King-Golo's post 18/06/2026

Un geste simple, mais porteur d’un grand symbole pour encourager nos talents.

Merci, King, de me faire cet honneur. Cette marque de considération me touche profondément et m’encourage à continuer à valoriser les initiatives, les compétences et les talents qui méritent d’être reconnus.

Ensemble, soutenons ceux qui créent, inspirent et font avancer notre communauté.

17/06/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Evariste Ndignanouba, Laurent Haïndi Dadass, Fidel Deyam, Azina Sanga Ditcho, Baïdeogassou Lazard, Mahamat Abty, Bechibo Idriss Bechibo Bederio, Sekata Ramadane, Brahim Abakar May, Koumla Papson, Ali Moussa Bachar, Victor Hama, Alkhali Fadoul Oumar Kolokoss, Alhadj Ahmat Mahamat, Chris Diguimou, Djidingar Lazare, Abeye Pircolossou Gawal, Pierre Yoona, ALi Yaya Bokhit, Jean Taiwe, Ayina Zouzor Japhet, Zana Lirima Boussouna, Abbas Ousmane Assam Koreï, Sanda Chekaraou Mahaman Nassirou, Son Altesse Djimetfils Appolinaire, Hinlina Gilbert Doum, Mahamat Haki Hanana, Herman Halidou, Ahmat Hassan, Tivoundikna Augustin Bang-na, Nabag'art Mahamat Chaïbou, Mahamat Oumar Adoum, Idriss Bechir Makine Tiné, Bebey Aboubakar, Jackie Linga, Ifogo Joel Ponga, Izadine Mahamat, Tahir Saleh, Souleymane Assamoah, Djokina Dieudonné Blaise, Soussia Fang-argué Gasna Fang-argué, Jose Woumo Wanglebele, Beunota Seraphin Seraphin Beunota, Hortance Bonodji, Edouardo Patissou, Batchoum Nebo, Avoksouma Etienne, Dakmaïssou Dassidi, Mando Djaoudjonwe Emmanuel, Teolona Wadjiri Alain

16/06/2026

Certains pays doivent avoir le courage de changer leurs priorités.

Au Tchad, l’agriculture n’est pas un secteur secondaire. Elle est l’un des piliers de la survie nationale. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentent environ 37,7 % du PIB tchadien en 2024. Le secteur agricole emploie aussi une très grande partie de la population active : la Banque mondiale estime l’emploi agricole à environ 72 % de l’emploi total en 2025, tandis que le FIDA rappelle que près de 80 % de la population active dépend de l’agriculture.

Pourtant, malgré ce potentiel, le Tchad reste confronté à une forte insécurité alimentaire. Le Programme alimentaire mondial estime qu’environ 3 millions de personnes, soit presque une personne sur six, pourraient faire face à une insécurité alimentaire sévère pendant la période de soudure de juin à août 2026.

Ces chiffres doivent nous faire réfléchir.

Investir beaucoup d’argent dans des projets qui ne produisent pas de résultats concrets n’aide ni l’économie ni les populations. En revanche, investir dans l’agriculture, c’est investir dans la nourriture, l’emploi, les revenus ruraux, la transformation locale et la souveraineté alimentaire.

Le Tchad dispose de terres, d’eau, de bétail, de jeunes, de soleil et de marchés. Ce qui manque souvent, ce n’est pas le potentiel, mais l’organisation, l’irrigation, la mécanisation adaptée, la conservation, les pistes rurales, la transformation agroalimentaire et l’accès au financement productif.

Quand on investit dans la terre, elle produit chaque année.

Certaines choses font rêver, mais l’agriculture fait vivre.

Pour un pays comme le Tchad, l’agriculture n’est pas seulement une activité rurale : c’est une stratégie économique, sociale et nationale.

Soyons inspirés par l’agriculture.

14/06/2026

Un conflit intercommunautaire meurtrier doit être abordé avec un sens élevé de responsabilité républicaine. Lorsqu’il y a perte de vies humaines, blessures profondes et déchirure du tissu social, l’État, les autorités publiques, les leaders communautaires et les citoyens doivent faire prévaloir la sagesse, la retenue, la justice et l’impartialité.

Dans une République, aucune communauté ne doit être stigmatisée, aucune douleur ne doit être minimisée et aucune responsabilité ne doit être établie en dehors des voies légales. La parole publique doit apaiser, rassembler et protéger la cohésion nationale.

Face à de tels drames, l’exigence républicaine impose une réponse fondée sur la vérité, la justice, le dialogue et la réparation. C’est à ce prix que la paix peut être restaurée, que la confiance peut renaître et que la Nation peut demeurer unie au-dessus des appartenances communautaires.

13/06/2026

On peut naître dans une famille modeste, grandir dans le manque et traverser des chemins difficiles, sans jamais être condamné à une petite destinée.

La grandeur d’un leader ne se mesure pas à la richesse de son berceau, mais à la noblesse de sa vision, à la discipline de son esprit, à la force de son caractère et à sa capacité à transformer l’épreuve en puissance d’élévation.

L’origine peut expliquer le point de départ, mais elle ne doit jamais décider du point d’arrivée.

11/06/2026

Foncier, transhumance et conflits communautaires au Tchad : quand la crise rurale menace la paix sociale et l’économie nationale.

Au Tchad, les conflits liés au foncier, à la transhumance et à l’accès aux ressources naturelles ne sauraient désormais être réduits à de simples différends locaux entre agriculteurs et éleveurs. Ils constituent, par leur ampleur et leurs conséquences, une problématique nationale majeure, à la croisée des enjeux sociaux, économiques, sécuritaires, environnementaux et institutionnels.

La terre, l’eau, les pâturages et les couloirs de transhumance occupent une place centrale dans l’organisation de la vie rurale. Pour l’agriculteur, la terre incarne à la fois la sécurité alimentaire, le revenu familial, la dignité sociale et l’avenir des enfants. Pour l’éleveur, l’accès aux pâturages, aux points d’eau et à la mobilité du troupeau représente le socle même de son activité économique et de sa survie. Lorsque ces ressources deviennent rares, mal réparties, insuffisamment protégées ou disputées, les tensions s’installent. Et lorsque l’État, les autorités locales ou les mécanismes traditionnels de médiation tardent à intervenir, ces tensions peuvent rapidement dégénérer en violences meurtrières.

Les données récentes sont particulièrement préoccupantes. Selon OCHA, au premier semestre 2025, le Tchad a enregistré 25 conflits intercommunautaires et intracommunautaires, ayant causé 136 morts et 166 blessés. Le second semestre 2024 avait déjà enregistré 71 morts et 61 blessés. De son côté, International Crisis Group estime que les violences agropastorales ont provoqué plus de 1 000 morts et plus de 2 000 blessés entre 2021 et 2024 dans plusieurs provinces du centre et du sud du pays. Ces chiffres témoignent d’une réalité alarmante : le phénomène n’est plus marginal, ni conjoncturel. Il s’inscrit désormais dans une dynamique structurelle de fragilisation du monde rural.

Les conséquences sont considérables. Sur le plan humain, ces conflits entraînent des pertes en vies humaines, des blessés, des traumatismes durables, des déplacements de populations et une profonde rupture de confiance entre communautés. Sur le plan économique, ils provoquent la destruction des champs, la perte du bétail, la baisse de la production agricole, la perturbation des marchés ruraux, la hausse des prix locaux et l’aggravation de l’insécurité alimentaire. Sur le plan social, ils affaiblissent le vivre-ensemble, nourrissent les ressentiments et installent une méfiance persistante entre des groupes pourtant historiquement complémentaires.

Il convient de le rappeler avec force : l’agriculture et l’élevage ne sont pas deux activités antagonistes. Elles sont, au contraire, profondément interdépendantes. L’agriculteur a besoin de l’éleveur, tout comme l’éleveur a besoin de l’agriculteur. Le bétail fournit la viande, le lait, la fumure organique, la traction animale et des revenus essentiels. L’agriculture fournit les céréales, les résidus de récolte, les marchés, les échanges et les bases alimentaires nécessaires à la vie rurale. Opposer durablement ces deux univers revient à fragiliser l’ensemble de l’économie rurale tchadienne.

Le véritable problème réside moins dans l’existence simultanée de l’agriculture et de l’élevage que dans la mauvaise organisation de l’espace rural, l’absence ou le non-respect des couloirs de transhumance, la pression démographique, les effets du changement climatique, l’affaiblissement des mécanismes locaux de médiation, l’ambiguïté des droits fonciers et, parfois, l’intervention tardive ou partiale de certaines autorités. Lorsque les règles sont imprécises, lorsque les décisions ne sont pas respectées et lorsque la justice paraît lointaine ou inefficace, chacun finit par être tenté de se faire justice lui-même. C’est ainsi que naissent les représailles, les violences collectives et les cycles dangereux de vengeance.

Face à cette situation, le Tchad doit impérativement changer d’approche. Il ne suffit plus de dépêcher des missions administratives après les morts, les incendies et les destructions. Il faut prévenir avant que le conflit n’éclate. Cette exigence suppose une cartographie claire des couloirs de transhumance, une sécurisation effective des points d’eau, une clarification des droits d’usage, la mise en place de comités locaux permanents de prévention, ainsi que l’implication active des autorités traditionnelles, des femmes, des jeunes, des agriculteurs, des éleveurs et des services techniques de l’État.

Il est également indispensable de renforcer la justice. Les auteurs de meurtres, d’incendies, de vols de bétail, de destructions de champs ou de représailles collectives doivent répondre de leurs actes. Sans justice, la vengeance privée finit par s’ériger en règle sociale, avec toutes les dérives que cela comporte. Lorsqu’une communauté estime que l’État ne la protège pas, elle tend à organiser elle-même sa propre défense. C’est précisément cette logique qu’il faut éviter, car el

11/06/2026

RAB 89 : « La véritable richesse ne s'amasse pas avec de l'or, mais avec des actes de bonté. Celui qui console les affligés et protège les faibles bâtit une solide fondation qui ne s'effondrera jamais. »

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