13/12/2025
Mon intervention à l'occasion de la commemoration des 10 ans de la R2250 pour les jeunes du monde
Aujourd’hui, nous Célébrons le 10ᵉ anniversaire de la Résolution 2250 (2015) sur les Jeunes, la Paix et la Sécurité (JPS) dans les locaux d’ONUWAS.
Dans un contexte ouest-africain marqué par une instabilité politique croissante au sahel, des crises sécuritaires récurrentes et un rétrécissement de l’espace civique, la jeunesse, malgré sa majorité démographique, demeure sous-représentée dans les instances décisionnelles, alors qu’elle fait face en première ligne aux défis sociopolitiques, économiques et sécuritaires. Pourtant, son engagement actif est essentiel pour une démocratie inclusive et durable.
Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD 2023), la jeunesse sénégalaise constitue environ 75 % de la population. Cet atout démographique, souvent qualifié de « dividende », devrait être un moteur de transformation, d’innovation et de gouvernance inclusive.
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies, soit le plus haut niveau décisionnel de l’humanité, par la résolution 2250 du 9 décembre 2015, reconnaît que les liens entre paix et jeunesse sont indissociables et qu’ils sont indispensables à la construction et à la durabilité de notre humanité future, une humanité qui en cultivant la paix, s’éloigne d’autant de la guerre.
Le Conseil de Sécurité appelle en conséquence toutes nos instances dirigeantes à préparer et à accorder plus de participation à la jeunesse, en vue de la construction de la paix, mais aussi afin de prévenir le terrorisme. Et pour un bon quart de notre humanité: la jeunesse. Pour les générations futures; Qu’elles soient présentes en notre jeunesse actuelle, Ou qu’elles soient encore à venir.Nous portons désormais haut la flamme de la création; Création d’une humanité assez heureuse pour se donner les moyens de sa survie et de son bonheur.
La jeunesse à cœur vaillant ! » L’influence de la jeunesse sur la marche du monde est prépondérante. De la création artistique au renouveau des idées, du renversement des dictatures aux approfondissements de la démocratie, des mouvements sociaux à la réalisation d’une écologie responsable, du refus des idéologies à l’épanouissement des mœurs et du progrès des droits fondamentaux à la construction de la paix, la jeunesse donne son nom et son mouvement à l’Histoire. La jeunesse donne aussi sa raison d’être à notre évolution. Par son dynamisme, elle nous amène ou nous propulse vers nos capacités de survie, d’adaptation et de progrès et donc – c’est souhaitable et nécessaire – vers une humanité heureuse et durable.
Sans la jeunesse et sa capacité rapide d’adaptation au changement, le digne et universel accomplissement de notre histoire, de notre humanité, paraissent inconcevables. La jeunesse porte aussi en elle – et plus que tout autre – le droit à un avenir. La conscience que l’humanité a d’elle-même – à travers ses membres et sa jeunesse –, la conscience de notre existence, du choix et de la nécessité de notre continuité s’expriment et se vivent par ce droit à un avenir.
Passée l’enfance, la jeunesse réalisera progressivement cet avenir. C’est elle qui le vivra le plus longtemps; c’est elle qui donnera à cet avenir non-seulement la possibilité de se perpétuer et de perdurer, mais aussi la possibilité – elle existe – d’y vivre serein et heureux, dans la confiance en notre continuité, pour toutes et tous. C’est la jeunesse encore qui assumera pour la durée la plus longue la responsabilité nécessaire à la garantie des droits des générations futures.
Dit autrement, pour son inventivité présente et parce ce qu’elle sera l’humanité de demain, c’est pour une large part sur la jeunesse actuelle et à venir que repose la possibilité de donner un futur à l’humanité. Si le travail nécessaire pour assurer cet avenir nous concerne toutes et tous et qu’il commence dès maintenant, c’est la jeunesse qui aura en son temps à l’assumer et à l’assurer, à continuer à le créer au mieux et à le réaliser.
Tout autant, c’est à elle qu’il sera donné de le vivre. C’est donc non-seulement un droit à un avenir dont elle dispose; mais c’est aussi un droit à un avenir de qualité. Reste que si c’est à elle que ce droit appartient, c’est à nous, générations actuelles, jeunes et moins jeunes, qu’il incombe de le lui accorder, de lui donner les moyens de le réaliser.
Cette résolution en est si ce n’est le chemin, du moins l’ébauche heureuse. Et puisqu’il s’agît d’une résolution portant sur la paix, ce droit à un avenir contient aussi la formidable possibilité de construire pour toute l’humanité un futur meilleur, moins dangereux que celui que nous connaissons actuellement, un futur nous donnant accès à une vie plus pérenne et donc plus épanouissante, pour nous-mêmes comme pour les générations futures.
Excellence, M. Lamine SOW, Directeur General du Cabinet LS CONSULTING,
Ambassadeur de la paix et la masculinité Positive.
Charge de la communication du Groupe de Travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité au sahel pour le Sénégal
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