17/10/2022
FOLIE DE GRANDEUR OU BAISSE DE NIVEAU : REPONSE AUX CRITIQUES
Comme à l’accoutumé, les champs de Courses de Tivaouane ont accueilli le Guide des Moustarchidine, Seydi Mouhamadou Moustapha Sy pour célébrer la naissance de la meilleure des créatures Seydina Mouhamed (PSL). Autrefois, c’était son père spirituel, Mame Cheikh Ahmed Tidiane SY qui animait la nuit du prophète (psl). Tout le Sénégal reconnait sa dimension intellectuelle, spirituelle et mystique. Son savoir dépassait le monde des vivants et c’est la raison pour laquelle les gens qui ne l’ont pas compris, l’appellent le marabout intellectuel ou le plus instruit du Sénégal. Mais ils n’ont pas d’autres appellations que celle-ci. Les disciples qu’il a éduqués ont su qu’Al Maktoum était l’héritier légitime de la tarikha tidjania après son père spirituel Serigne Babacar Sy. C’est lui-même qui l’a affirmé lors d’un gamou aux champs de course de Tivaouane : « Serigne Babacar Sy ma ka togal sisène kanam si lou amoul benna wéraneté ».
Son héritier légitime, Seydi Mouhamadou Moustapha Sy, a fait une révélation sur le prophète David (A.S.) à la sortie du Mawlid qui a beaucoup animé les débats ces derniers jours. Ce qui me fait beaucoup de peine est que la plupart des sénégalais, des gens qui se disent instruits, ne lisent plus et n’ont aucune culture historique ni religieuse. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que la charia appliquée dans la religion musulmane n’a jamais été appliquée dans la vie des prophètes antérieurs. Les prophètes d’avant l’islam, ont tous respecté le pacte qui leur liait à Dieu : « celui de se consacrer entièrement à établir l’unité et l’unicité de Dieu » (Mouhamed Djarir At Tabari : 426). Depuis l’arrivée d’Adam sur terre, la tradition était que ses fils et ses filles doivent se marier entre eux. Les lois et les prescriptions religieuses n’interdisaient pas l’union d’un prophète et sa fille. Al Maktoum, en 2005, aux Champs de Courses, n’avait-il pas affirmait que Noé avait épousé sa propre fille. Tous les gens instruits sauront que ce prophète a vécu 950 ans et donc cette tradition s’est répété durant plusieurs générations.
En Egypte ancienne, les pharaons épousaient leurs sœurs pour garder la lignée maternelle. Il n’y avait aucun tabou dans cette pratique. C’est ce qui a même donné naissance au matriarcat car ce n’est pas le père qui transmet le pouvoir mais c’est la mère de par son lait.
Si nous revenons à notre sujet, Mouhamed Djarir At Tabari mentionnait dans sa chronique que le prophète David avait 99 femmes outre les concubines. Fils d’Isaï, fils d’Obed, fils de Booz, fils de Salma, fils de Nahassou, fils d’Aminadab, fils de Ram, fils de Hesrou, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils d’Azer, David était à la fois roi et prophète et jugeait donc entre les hommes. Il fut le premier représentant de Dieu sur terre qui reçut la prophétie de guider les hommes dans la religion et la loi de Moïse. Il reçoit de Dieu les Psaumes qui renfermaient ni loi ni prescription (Tabari :426).
Au cours de son règne, David avait demandé à Dieu de l’éprouver pour qu’il puisse accéder au grade des autres prophètes. Dieu dans son vouloir l’éprouva. David, voyant une belle femme, demanda des renseignements à son sujet. On lui faisait savoir qu’elle était la femme de son général d’armée Urie. Alors que le général était parti en guerre sous ses ordres, le prophète David écrivait une lettre pour qu’on place Urie devant l’archer sachant qu’à cette place il ne pourrait pas échapper à la mort. A l’annonce de la mort de son général, David demanda la main de Bethsabée, la femme du général Urie. Bethsabée est d’accord mais à une seule condition : « que le fils qu’elle aura avec David sera l’héritier légitime du pouvoir ». David étant d’accord, Bethsabée avec son union à David donna naissance à Salomon qui fut roi et prophète, le plus grand roi d’ailleurs.
Al Maktoum avait dit au sujet de Salomon qu’il avait 300 concubines et des femmes qui dépassent le nombre des concubines. Il dit que ses femmes étaient des nobles et Salomon était le seul à pouvoir les épouser parce qu’il gèrait tout le capital du pays (Tabari : 426-427). Après son forfait, deux anges apparurent à David et lui demanda de juger leur différend. David demanda l’exposé des faits. Les anges lui dirent que « nous sommes deux adversaires ; l’un de nous deux a agi iniquement envers l’autre. Juge entre nous avec équité et ne montre pas de partialité, et dirige-nous dans la droite voie. David leur dit : racontez-moi votre différend. L’un d’eux dit : « voici mon frère qui possède quatre-vingt-dix-neuf brebis, et moi j’an possède une seule. Il m’a dit : confie-la-moi, et il me l’a disputée ».
David dit : « il a agi injustement à ton égard, en demandant ta brebis pour l’ajouter aux siennes. Beaucoup de ceux qui sont associés agissent injustement l’un à l’égard de l’autre, excepté ceux qui croient et qui pratiquent le bien, mais c’est un petit nombre ». David s’aperçut que Dieu l’avait éprouvé pour le péché qu’il avait fait à l’égard de son général d’armée Urie en l’envoyant à la mort pour pouvoir épouser sa femme. Il implora le pardon de son Seigneur, se prosterna et se repentit durant 40 jours et 40 nuits (Ibid., p.428-429). (Vous pouvez aussi vous référez aux sourates # # , Versets 20, 21, 22 et 23).
Ceci pour montrer que ce que nous considérons comme dérives chez certains prophètes n’étaient pas des péchés mais des épreuves de leur Seigneur. Aujourd’hui ces épreuves sont pour nous des péchés. Le fait d’épouser sa sœur ou sa fille était une épreuve légale qui ne créait aucun déséquilibre social. Mais depuis l’arrivée de la religion musulmane ces pratiques d’incestes sont interdites et deviennent des péchés pour ceux qui le font. La charia du Prophète Mouhamed devient catégorique sur ces genres de pratiques. Si nous lisions avant de critiquer ce serait un avantage pour l’érudition scientifique ; les sénégalais ne lisent plus et ont la facilité de critiquer les savants sans source. Si des gens qui se réclament de la religion islamique ne poussent plus leur réflexion, où va le monde. Nous sommes dans un monde qui a ses réalités et ses bouleversements où le Coran doit être au chevet de l’humanité. Nous avons besoin des penseurs à l’instar de Seydi Mouhamadou Moustapha SY Maktoum qui interprète le coran selon les réalités de notre existence. Je demande à tous les détracteurs d’aller lire la Chronique d’Imam Tabari pour en savoir de plus amples détails sur la vie des prophètes et des rois qui sont passés sur terre depuis Adam (paix à son âme) jusqu’à Mouhamed (PSL).
Le guide des Moustarchidines a dépassé de loin les gens qui le critiquent. Ils ne pourront jamais le comprendre parce que les échos et les ondes qu’il fréquente nous dépassent. Les longueurs d’ondes ne sont pas les mêmes. Soit on se connecte aux ondes célestes ou on se connecte aux ondes terrestres. Celui qui est sur terre ne peut comprendre celui qui communique avec le ciel : il y’aura toujours une longueur d’onde donc d’incompréhensions et de doutes.
Il faut retenir que c’est à travers le nombre de critiques qu’on saura la dimension d’un homme. Seydi Cheikh Ahmed Tidjane Chérif n’avait-il pas dit que mon héritier est celui qui dépasse de loin les autres savants en science et en savoir. Il sera le plus instruit et le plus savant de son temps.
Diarama Serigne Moustapha Sy Maktoum, vous êtes une fierté du savoir. Vous avez éduqué des milliers de fidèles qui ne fument pas, qui ne disent pas de mensonges, des fidèles qui respectent la prière et tous les autres obligations religieuses. Le Mawlid de 2021, la police nationale avait déclaré qu’elle n’a vu aucun délinquant, aucun voleur, aucun trafiquant ce qui justifie le degré de responsabilité et de spiritualité des Moustarchids. Sans se vanter, ils sont modestes et savants. Ils sont indestructibles, incorruptibles et fidèles à leur guide. Les critiques ne peuvent nous déstabiliser car la voie des gens pures a toujours été comme ça.
Je vais pousser mes recherches dans ce domaine pour plus de réponses aux critiques insensées.
Vous m’excuserez des fautes car je me suis empressé de répondre à ces incultes.
Mr. NIANG, Historien.