16/06/2025
Mame Maodo
Ce visage au pinceau poli par l’espérance
Qui resplendit de l’éclat de la confiance,
Ce regard rayonnant d’une raie de repentance
Qui fascine par sa candide innocence,
C’est Mawdo, cœur charitable de clémence.
C’est Mawdo, doyen distingué par les anges.
Des cités tordues, il érigea des références,
Transforma les impudiques en saints et en vierges,
Les aveugles passions en éclair, comme des cierges,
Et leurs odes d’insouciance devinrent des louanges.
C’est Mawdo, Homme de foi aux mille exploits.
Par la larme de sa plume, sa seule arme,
Il perça les cœurs affectés par tant de drames,
Les guérit de leurs maux par ses mots, sans les lames,
Délivrant de leurs peurs les mortels aux abois.
C’est Mawdo, le plongeur à la pêche des coraux
Revenu sur ses terres aux odeurs de brûlis,
Où les hommes, pour le mal, au Malin sont unis,
Et les bois incendiés, un désert infini,
Transforma cette terre, et ses hommes et ses eaux.
C’est Mawdo, ce fin peintre du héro des batailles.
De l’histoire d’une brebis, il raconte le modèle,
Des lumières primordiales aux flancs de la stèle,
Et des bains de vertus à la purge du fiel,
Il alerte l’assoupi aux épreuves de la paille.
C’est Mawdo, de Gaya, la vigie de nos âmes
Qui nous guide en prière entre terre et les cieux,
Nous abreuve au cours d’eau du Zamzam, pour nos vœux.
Il s’en va puis revient le regard mystérieux,
Nous conjure, ô bonheur, les malices de l’infâme.
C’est Mawdo, vigile des nuits quand tout est sombre,
Quand l’orgueil des puissants surplombe les misérables,
Le vertige des gloires leur voile leurs semblables
Qui quémandent le pain, le regard lamentable,
Il dessille nos cœurs, les déleste de leurs ombres.
C’est Mawdo, l’endurant à la foi exemplaire
Quand la haine aveugla le cœur d’un batailleur,
Du sommet de sa vertu, il resta serviteur,
Acceptant son statut, pardonnant avec pudeur,
Offrant sa charité à l’adversaire, sans colère.
C’est Mawdo, digne héritier de Fûtiyyu.
Des océans aux écumes bavant de rage
Aux sommets des falaises, repos d’El Hadj,
Il répandit les pétales de son message
Aux quatre vents, nous bénissant dessus, dessous.
Ce visage de candeur qui évoque l’ange
Reflète la splendeur d’une âme en paix.
Ce regard qui ne voit rien qu’Allah en beauté,
Dans les signes et les lignes, que Sa divinité,
C’est Mawdo mon sauveur des macules de la fange.
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Jarama Cheikh seydil hadji Malick Sy RTA ❤️