25/08/2021
Qu’est-ce que la légitime défense ?
On parle de légitime défense lorsque quelqu’un commet un acte de défense interdit par la loi en cas d’agression. Cette notion est prévue à l’article 122-5 du Code Pénal.
Alt="Légitime défense - Définition"
Lorsqu’elle est reconnue par la justice, la légitime défense permet d’éviter la condamnation pour la riposte qui est initialement punie par la loi. Concrètement, il s’agit d’un fait justificatif qui empêche que soit engagée la responsabilité pénale de l’auteur.
La différence entre légitime défense et état de nécessité
Bien qu’ils peuvent paraître similaires, l’état de nécessité et la légitime défense ne sont pas exactement la même chose. L’état de nécessité – parfois appelé « état de détresse » – est une situation dans laquelle l’auteur des faits a commis une infraction par nécessité. Le caractère délictueux est alors ignoré.
Par exemple : un automobiliste est contraint de se déporter sur le bas côté pour éviter de renverser un piéton et détruit une clôture avec sa voiture. L’état de nécessité peut être invoqué.
Quelles sont les conditions de la légitime défense ?
Le simple fait de déclarer avoir agi dans le cadre de la légitime défense ne suffit pas. Seule la justice a la possibilité de confirmer si un acte relève ou non de la légitime défense.
Pour cela, des conditions précises et cumulatives doivent être réunies, à la fois concernant l’agression en elle-même, mais également la riposte effectuée.
Les conditions relatives à l’agression
Afin que la légitime défense puisse être invoquée, il est indispensable d’avoir agi face à une agression contre soi-même ou autrui. Trois critères doivent être remplis : que l’attaque soit réelle, actuelle et injuste.
Réelle, c’est-à-dire que le danger qu’elle présente doit être réel et préalable.
Contre-exemple : frapper un agresseur maîtrisé et maintenu fermement par une tierce personne.