Bonne chance les futurs bacheliers :)
Lycée Ibn Abbad
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Le 29 Juin 1961, Monsieur Henri ROSSARD, à cette époque directeur du lycée Ibn Abbad, a prononcé ce discours ci-dessous. Avant de fermer ce magnifique chapitre de ma vie, et faire mes derniers adieux à ce lycée, je voulais partager avec vous l'histoire de ce lieu qui m'est sacré.
« Puisque les circonstances ont voulu que je sois le dernier Proviseur de la Mission Universitaire et Culturelle Française à parler en ces murs, je ne puis clore cette année scolaire comme une année ordinaire. Et si j'avais hésité sur le thème de mon discours, les servitudes mêmes de déménagement me l'auraient indiqué. En effet, j'ai été amené à accomplir un geste que bien peu de Chefs d'Etablissement ont l'habitude de faire : me plonger dans la poussière des archives! Ce soir donc, tout simplement je vais évoquer devant vous un peu du passé de notre lycée.
Sa naissance, si curieux que cela paraisse, est difficile à situer. Une école primaire, un cours complémentaire, une section classique annexée, voilà les éléments qu'à la rentrée d'octobre 1931 M. CLAIR – qui fut véritablement le premier directeur du collège de Marrakech – reçut mission d' amalgamer dans un moule secondaire alors que ses effectifs – 114 élèves – étaient en majorité des élèves de « primaire supérieur ».
Il s' attela au travail avec courage en dépit du manque de locaux (il n'y avait que 4 classes), du personnel très réduit et disparate, auquel il confiait des effectifs parfois bien lourd – il y eut jusqu'à 54 élèves aux cours communs de 6e – en dépit aussi du flottement entraîné par la formation différente qu'avaient reçue les élèves, Mais tout le monde y allait de bon coeur, et cela n'est pas étonnant si nous jugeons l'équipe d'alors d'après les deux sympathiques collègues qui sont toujours des nôtres et dont l'une (Mme THIERRY) cumulait outre sa spécialité – les mathématiques – l'enseignement des sciences naturelles, du dessin et même de la musique et l'autre (M. MARAL) maintenant angliciste émérite, prenait au pied levé une suppléance de lettres avec un tel brio que - je cite le directeur – l'absence du professeur titulaire ne fut nullement préjudiciable aux élèves.
Ces efforts furent récompensés par l'accroissement du Lycée. Doublé dès octobre 1934, l'effectif au moment de la guerre avait plus que quadruplé et atteignait 517 élèves, Le successeur de M. CLAIR, M. MICHEL avait pu ouvrir une classe de seconde en octobre 1936 et une première l'année suivante
Malheureusement les crédits et les constructions étaient toujours en re**rd sur le rythme d'accroissement et à lire ces pages que l'un de mes prédécesseurs avait dédaigneusement classées sous le nom « d'années périmées », on a l'impression de vivre un peu une époque héroïque. Le collège dut être un chantier perpétuel alors que la cour elle-même tenait beaucoup du terrain vague avec les surprises des ghetaras qui provoquaient tantôt des inondations, tantôt des failles inquiétantes. Heureusement le dynamisme des maîtres d'éducation physique sut inspirer aux élèves une vive passion pour le terrassement : ce qui permit d'aménager correctement la cour !
La guerre 39-45 freina un peu l'expansion. Elle eut aussi pour effet comme le notait M. DEVERDUN qui ne prit lui-même l'établissement en main que quelques mois (ce fut aussi le sort de son successeur, M. TAILLEFER) de briser l'action des administrateurs par une cascade de nominations : l'établissement changea 8 fois de Directeur en 6 ans. Pourtant la classe de mathématiques élémentaires fut ouverte en octobre 1941, ce qui valut au collège de devenir Lycée – le Lycée Mangin - , D' autre part, les circonstances permirent de prendre un nouvel essor dans certains domaines, et en particulier sur le plan sportif : c'est de cette époque que datent le stade dont l'aménagement demandera d'ailleurs de longues années et ne sera jamais définitivement réalisé, et l'Association sportive qui, avec des hauts et des bas, est toujours bien vivante.
Le retour à la vie normale se fit sous l'égide de M. PASQUINE nommé en octobre 1945 et qui dirigea le Lycée durant 9 années favorables et fructueuses. Aussi voyons-nous reprendre la montée en flèche des effectifs. Partis de 650 à la rentrée de 1945, ils approchaient du millier en 1954, en dépit de la suppression de la section technique qui existait préalablement. M. PASQUINE obtint le départ des internes primaires (ce qui permit d'accroître les secondaires), des aménagements sur le stade qui n'allèrent cependant pas jusqu'à la piscine qu'il avait espéré obtenir; surtout, il mit en chantier la dernière grosse tranche de travaux qui devait donner au Lycée son aspect actuel par la construction du pavillon scientifique et l'extension de l'internat.
C'est donc sous les augures les plus favorables que mon prédécesseur, M. ROUSSEAU, prit pour 6 ans en octobre 1954 la direction de l'établissement. Bien qu'à l'abri des fluctuations politiques, le Lycée se ressentit cependant des événements. Si 1055 élèves étaient inscrits en octobre 1955, il n'y en avait plus que 845 un an plus t**d, et la rentrée de 1957 fut aussi, avec le départ de 30 professeurs, le reflet du trouble des esprits. Ces dernières années bénéficièrent de la tranquillité retrouvée : si la structure de l'établissement fut un peu modifiée, en particulier par l'adjonction de la section marocaine de jeunes filles que nous récompensons ce soir en même temps que nos propres élèves, le corps professoral retrouva sa stabilité et une centaine de nouveaux élèves compensaient en partie les départs de 1957.
Telle fut pendant une trentaine d'années la vie du Lycée Mangin. Il portait un nom glorieux : celui d'un chef et d'un administrateur qui fut aussi un diplomate, auquel je consacrerai mes derniers propos. Car au moment où les transferts des écoles amènent à placer les nouveaux établissements sous le parrainage de poètes ou d'artistes, nous nous devons de conserver le souvenir de notre premier parrain, le Général Mangin. Il fut, dans cette région de Marrakech le fidèle disciple, sur tous les plans, du Maréchal Lyautey. Aussi ne saurais-je mieux faire, pour terminer mon discours que de citer de jugement que portait récemment sur celui qui fut le « patron » de Mangin le Chef de l'Etat français. Ce jugement définit en fait l'esprit qui anima tous ceux grâce auxquels tant d'écoles et d'hôpitaux, tant d'usines, de routes ou de ports surgirent en si peu de temps en ce pays, grâce auxquels aussi nous pouvons en ce dernier soir retracer avec fierté l'oeuvre passée et avec confiance envisager l'avenir. « Pour réaliser son grand but, dit le Général de Gaulle, il sut appliquer à la fois la fermeté du gouvernement – rien en effet ne se crée que dans l'ordre – l'influence de la culture - car tout procède de l'esprit, - l'essor de l'économie – car il savait bien qu'il n'y a pas d'avenir ailleurs – enfin la force et la gloire des armes parce que jamais ne fut frayée la route aux réformes et au progrès sinon par l'effort, les peines et le sang des soldats. »
Lycée Ibn Abbad gagne au concours organisé par l'Association Marocaine des Enseignants d'Anglais. Un grand merci aux organisateurs.
ستتم قراءة الفاتحة على روح المرحومة أميمة جدار يوم الاثنين بعد النشيد الوطني. لا تبخلوا عليها بدعائكم. إن لله و إن إليه راجعون
Joyeuse fête chères femmes :)
Félicitations à l'équipe de BasketBall du lycée Ibn Abbad qui remporte la coupe inter-lycées de Marrakech.
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l3otla salaaat. Bon retour en classes.
Le compte à rebours a commencé. Bientôt le retour en classe, soyez prêts :)
Bonnes vacances. Pensez à visiter vos livres de temps à autre :p
22/01/2012
بطولة كرة السلة : إبن عباد يواجه أبو العباس السبتي
بطولة كرة السلة : إبن عباد يواجه أبو العباس السبتي « Lycée Ibn Abbad-Marrakech Home / Vie de l’étudiant / بطولة كرة السلة : إبن عباد يواجه أبو العباس السبتي
Demain un article avec plus de détails sur le match de BasketBall d'aujourd'hui.
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