Coach et hypnothérapeute Hilmi Bengelloun

Coach et hypnothérapeute  Hilmi Bengelloun

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Le coach guide et aide les autres à se réaliser, à se connaitre et à stimuler le changement.

27/05/2026

Notre morale n’est pas aussi rationnelle et universelle qu’on aime le croire. Très souvent, elle est influencée par l’émotion, l’apparence, le confort psychologique… et même la beauté. Le cafard provoque le dégoût. Le papillon inspire la grâce. Biologiquement et culturellement, notre cerveau ne les regarde pas de la même manière. Pourtant, dans les deux cas, il s’agit d’un être vivant qu’on écrase. Mais la réaction morale change selon l’esthétique de la victime. C’est une illusion humaine : nous prétendons juger selon des principes, alors que nous jugeons souvent selon des sensations. Nous appelons bien ce qui nous apaise, ce qui est beau, harmonieux. Et nous appelons mal ce qui nous répugne, nous dérange ou nous fait peur. Un homme élégant, charismatique,@ parlant bien , sera souvent perçu comme plus crédible, plus intelligent… même avant qu’il ait prouvé quoi que ce soit. À l’inverse, quelqu’un de maladroit, laid, pauvre ou étrange sera jugé plus sévèrement. La société pardonne plus facilement aux beaux qu’aux disgracieux. C’est brutal, mais profondément humain.
Dans les médias ,une espèce animale “mignonne” mobilise la planète entière. Un panda déclenche des campagnes mondiales. Un insecte ou un poisson hideux disparaît dans l’indifférence absolue. La compassion suit souvent le charme visuel. La question inconfortable que cela pose :
Sommes-nous réellement moraux… ou simplement sensibles à l’esthétique émotionnelle ? Derrière cette phrase, il y a la critique des “valeurs fabriquées”. Beaucoup de morales ne viennent pas d’une vérité absolue, mais de réflexes collectifs, d’habitudes culturelles, de goûts, de peurs, de rapports de force. La morale devient parfois une mise en scène émotionnelle déguisée en vérité universelle.

C’est aussi valable dans les relations humaines :
* On excuse la dureté chez quelqu’un de séduisant.
* On admire l’ambition chez un riche et on la condamne chez un pauvre.
* On appelle “franchise” ce qu’on aurait nommé “arrogance” chez une autre personne.
La phrase agit donc comme un miroir cruel : elle révèle que l’être humain juge souvent avec ses yeux avant de juger avec sa conscience.
Et c’est là le génie provocateur de Nietzsche : il ne cherche pas à nous consoler. Il veut arracher les masques. “Vous croyez aimer la justice. Mais souvent, vous aimez simplement ce qui vous plaît.”

26/05/2026
05/05/2026

cette phrase traduit une vérité que beaucoup de gens mettent des années à comprendre : une relation ne se mesure pas à l’intensité des mots échangés, mais à la qualité de la compréhension silencieuse. Cela touche directement à la notion d’alignement intérieur et de congruence relationnelle. Quand tu es obligé d’expliquer en permanence ce que tu ressens, de justifier tes réactions, de reformuler tes émotions pour qu’elles soient acceptées, tu es déjà en train de t’éloigner de toi-même. Tu ne communiques plus, tu négocies ton authenticité. Passer sa vie à “traduire son âme”, c’est vivre dans un léger décalage permanent. Ce n’est pas forcément violent, mais c’est usant. C’est cette fatigue invisible que ressentent beaucoup de personnes sans savoir l’expliquer : elles sont comprises intellectuellement, mais pas ressenties émotionnellement. Et à force, elles commencent à simplifier leur langage intérieur, à filtrer, à adapter… jusqu’à perdre une partie de leur vérité. En coaching, on appelle ça une forme d’auto-trahison douce. Trouver quelqu’un qui comprend ta langue, ce n’est pas trouver quelqu’un qui pense comme toi. C’est trouver quelqu’un qui capte ton intention derrière les mots, qui ressent ton énergie sans que tu aies besoin de la sur-expliquer, quelqu’un avec qui il y a une fluidité naturelle. Et cette fluidité, elle commence d’abord par toi. Parce que si toi-même tu n’es pas clair avec ce que tu ressens, si tu es confus intérieurement, tu attireras des relations qui te renvoient cette confusion. La qualité de compréhension que tu reçois à l’extérieur est souvent le reflet de la clarté que tu as à l’intérieur.
Le vrai travail est là : redevenir lisible pour toi-même. Oser ressentir sans traduire, oser exprimer sans suradapter, oser être sans surjouer. Et à partir de là, quelque chose change. Tu n’as plus besoin de convaincre, ni d’expliquer à outrance. Les bonnes personnes comprennent… et les autres s’éloignent naturellement. Et ce n’est plus une perte, c’est un tri.
Ce proverbe n’est pas seulement romantique, il est profondément stratégique. Il parle de ton énergie, de ton temps, de ta vie. Parce que chaque relation dans laquelle tu dois te traduire en permanence te coûte. Avec ton expérience, tu sais déjà une chose essentielle : le temps n’est pas extensible. Alors la vraie question n’est pas “qui m’aime ?”, mais “avec qui je peux être pleinement moi sans effort inutile ?” Et c’est là que la bascule se fait. Tu ne cherches plus à être compris. Tu deviens quelqu’un de clair… et tu laisses venir ceux qui parlent déjà ta langue.

04/05/2026

Tu ne peux pas enseigner la paix à quelqu’un qui n’a connu que le chaos.
Pas parce qu’il s’y oppose… mais parce que, pour lui, le chaos est devenu une norme silencieuse. Un terrain familier, presque rassurant. La paix, elle, n’a pas de repères. Elle semble étrange, parfois même menaçante. Alors quand tout se calme, une tension apparaît… comme si quelque chose devait forcément se dérégler.
La paix n’est pas un concept qu’on transmet avec des mots. C’est une expérience que le corps doit découvrir. Tant qu’elle n’a pas été ressentie, elle reste abstraite. Dire “lâche prise” ou “calme-toi” ne suffit pas. Ce qui transforme réellement, c’est de vivre, ne serait-ce qu’un instant, un espace sans pression, sans jugement, sans menace. Là, quelque chose s’ouvre.
Dans cette dynamique, le rôle du coach n’est pas d’expliquer la paix, mais de l’incarner. Par sa présence, par son rythme, par sa capacité à ne pas réagir dans l’urgence. Il devient un point d’ancrage différent. Le client ne comprend pas la paix… il la ressent à travers la relation.
Il ne s’agit pas de supprimer le chaos. Il fait partie du vécu, parfois même de l’identité. Le travail consiste à élargir le champ. À permettre à la personne de découvrir qu’elle n’est pas uniquement définie par ce qu’elle a traversé. Qu’il existe d’autres états possibles, d’autres manières d’être au monde.
Et il faut comprendre une chose essentielle : la paix peut faire peur. Parce qu’elle enlève la lutte. Parce qu’elle retire les repères habituels. Pour quelqu’un qui a toujours dû se battre, ne plus se battre peut ressembler à une perte de contrôle. Alors il résiste… non pas par choix, mais par réflexe de survie.
Le coaching, ici, devient un processus fin, progressif, presque invisible. On ne cherche pas à imposer la paix. On la rend accessible. Tolérable. Puis, avec le temps, désirable.
On ne peut pas enseigner la paix à quelqu’un qui n’a connu que le chaos… mais on peut lui offrir des espaces où, pour la première fois, il ne se sent pas en guerre. Et c’est là que le véritable changement commence.

03/05/2026

« C'est étrange de savoir qu'on va mourir jeune.
À 26 ans, je pensais avoir le temps...
De tomber amoureuse.
Fonder une famille.
Vieillir.
Mais le cancer ne se soucie pas des projets.
Aujourd'hui, je comprends à quel point la vie est fragile. Chaque jour est un cadeau, pas une promesse.
Je n'écris pas ça pour vous faire peur. J'écris pour vous rappeler : vivez vraiment.
Arrêtez de vous stresser pour des choses insignifiantes. Prenez soin de votre corps : bougez-le, nourrissez-le, arrêtez de le critiquer. Un jour, vous regretterez de ne pas l'avoir apprécié.
Sortez.
Regardez le ciel.
Sentez le soleil.
Juste... soyez là.
Passez moins de temps à courir après des "choses" et plus de temps à créer des souvenirs. Ne ratez pas les moments avec ceux que vous aimez.riez plus. Écrivez un mot.
Dites à quelqu'un que vous l'aimez.
Plaignez-vous moins.
Donnez plus.
Aider les autres apporte plus de joie que tout ce que vous pouvez acheter.
Soyez présent.
Posez votre téléphone.
Soyez là, vraiment là.
Vous n'avez pas besoin d'avoir tout compris. Vous n'avez pas besoin d'un corps parfait, ni d'une vie parfaite.
uivez simplement ce qui vous fait du bien. Dites non à ce qui vous épuise.
•aites des changements quand vous en ressentez le besoin.
Et s'il vous plaît, donnez votre sang. Je n'aurais pas eu cette année de plus sans ça. Et cette année m'a offert des souvenirs que je garderai... pour toujours.
Merci de m'avoir lue.
Vivez pleinement votre vie.
Et peut-être... que nous nous retrouverons un jour. »

24/04/2026

Le jour où ma fille de huit ans m’a dit que son amie « sentait bizarre », j’ai pensé que je devais lui apprendre le respect. Au final, c’est elle qui me l’a appris à moi.
C’était un mardi, vers cinq heures.
Lucía est rentrée de l’école comme d’habitude, elle a laissé son sac dans l’entrée et a enlevé ses baskets à moitié, sans les délacer complètement.
Puis elle a dit, comme ça, sans méchanceté :
— Maman, parfois Martina sent bizarre.
Je me suis retournée si vite qu’elle en a été surprise.
— Ça ne se dit jamais — je lui ai répondu immédiatement —. Jamais. Tu m’entends ? Jamais.
Je l’ai dit sèchement. Trop sèchement.
À ce moment-là, j’étais convaincue de faire ce qu’il fallait. Ce qu’une mère est censée faire. Enseigner la politesse. Enseigner le respect. Apprendre à ne pas blesser avec les mots.
Je lui ai dit qu’on ne commente pas l’odeur de quelqu’un. Ni ses vêtements. Ni son apparence. Je lui ai dit qu’on ne sait jamais ce qui se passe chez les autres et qu’il y a des phrases qui font plus de mal qu’on ne le pense.
Lucía m’a regardée en silence.
Elle n’a pas pleuré. Elle n’a pas protesté.
Elle a juste dit doucement :
— Mais je ne lui ai rien dit à elle.
Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire.
Les jours suivants, j’ai commencé à remarquer de petites choses.
Les jus disparaissaient plus vite que d’habitude.
Les biscuits du placard s’envolaient.
Deux élastiques à cheveux avaient disparu de la salle de bain.
Et un sweat gris de Lucía, son préféré, restait introuvable depuis une semaine.
Je lui ai demandé.
Elle a haussé les épaules.
— Je ne sais pas.
J’ai pensé qu’elle l’avait oublié en classe ou chez une amie. À huit ans, ça arrive tout le temps.
Un matin, elle m’a même demandé de lui préparer un peu plus à manger pour la récréation.
— C’est juste que j’ai plus faim en ce moment — m’a-t-elle dit.
Et je l’ai crue.
Ces jours-là, il faisait ce froid humide qui s’infiltre par les manches du manteau et ne s’en va pas. Ce froid qui reste dans le hall, dans les escaliers, dans les pantalons mouillés en rentrant de l’école. Il n’avait pas besoin de geler pour qu’on sente l’hiver.
Un soir, alors qu’il faisait déjà nuit, la sonnette a retenti.
Lucía dessinait à la table du salon. Moi, je rangeais la cuisine.
J’ai ouvert la porte et je suis tombée sur la mère de Martina.
Je la connaissais de vue. Quelques salutations à l’entrée de l’école, pas plus.
Ce soir-là, elle avait le visage fatigué, les yeux rouges et les cheveux légèrement humides, comme si elle avait passé du temps dehors. Elle tenait son sac contre elle avec une force qui m’a serré le cœur avant même qu’elle parle.
Elle m’a dit :
— Désolée de venir comme ça, sans prévenir, mais je pense que tu devrais le savoir.
Je l’ai laissée entrer sur le palier, en refermant la porte à moitié.
Elle a baissé les yeux et a lâché la phrase d’un coup, comme quelqu’un qui sait que s’il ne la dit pas vite, il n’y arrivera pas :
— Ma fille et moi, ça fait plusieurs jours qu’on dort dans la voiture. On a perdu notre appartement.
Je me souviens du silence qui a suivi.
Il y a des phrases qui ne tiennent pas dans un après-midi normal. Elles tombent au milieu de la maison et arrêtent tout.
Elle a continué, la voix brisée :
— Je ne voulais pas que ça se sache. Encore moins à l’école. Je ne voulais pas que Martina se sente montrée du doigt. Mais ta fille s’en est rendu compte.
À ce moment-là, Lucía était déjà derrière moi, un crayon encore à la main.
La mère de Martina s’est essuyé les yeux et a poursuivi :
— Elle lui a donné à manger. Elle lui a apporté des élastiques. Elle lui a donné un de ses sweats parce qu’il fait froid la nuit dans la voiture. Et elle lui a dit de ne rien rendre, pour qu’elle ne se sente pas mal.
Je me suis tournée vers ma fille.
Elle n’avait pas l’air d’une enfant fière.
Elle ne semblait pas attendre une récompense.
Elle avait plutôt l’air inquiète.
Comme si elle craignait que les adultes gâchent quelque chose qu’elle avait essayé de protéger.
Je lui ai demandé :
— Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
Elle a baissé les yeux et a répondu avec un calme qui m’a figée :
— Parce que tu aurais fait toute une histoire.
Et elle avait raison.
Les enfants disent parfois de petites choses qui te remettent à ta place mieux que n’importe quel discours.
Je les ai fait entrer.
Pas avec de grands mots. Pas avec ce ton étrange que nous prenons parfois, nous les adultes, quand nous voulons aider et que, sans le vouloir, nous faisons sentir à l’autre qu’il est en dessous.
J’ai simplement dit :
— Entrez. Il fait froid dehors.
Au début, ça devait être pour une nuit.
Puis une nuit est devenue presque deux mois.
Elles ont dormi dans la petite chambre.
Nous avons pris le petit-déjeuner ensemble.
Je laissais des serviettes propres sans rien dire.
Je posais des vêtements pliés sur une chaise, comme si c’était la chose la plus normale du monde.
Je servais quatre assiettes au lieu de deux.
Je ne veux pas embellir cette période. Ce n’était pas parfait. Ce n’était pas confortable tout le temps.
Il a fallu s’organiser. Partager l’espace. Faire attention aux silences. Ne pas envahir. Ne pas poser trop de questions. Ne pas transformer l’aide en spectacle.
Mais pendant ces deux mois, j’ai compris quelque chose.
Moi, je pensais encore en termes d’aide.
Lucía, non.
Lucía n’« aidait » pas Martina.
Elle partageait ce qu’elle avait.
Pour elle, ce n’était pas une enfant à plaindre.
C’était son amie. C’est tout.
Après quelques semaines, la mère de Martina a trouvé un petit appartement.
Rien d’extraordinaire. Mais c’était le sien. Il y avait un toit, une do**he et une porte à fermer la nuit. Et ça suffisait.
Le jour du déménagement, elle est revenue à la maison avec un grand sac.
À l’intérieur, il y avait le sweat gris, deux t-shirts, une écharpe et les élastiques.
Elle m’a dit :
— Tout est lavé. Je ne peux pas les garder. Vous avez déjà fait tellement.
J’allais répondre quand Lucía s’est mise à côté de moi et a dit, avec la simplicité la plus désarmante que j’aie jamais vue :
— Ce sont des cadeaux. Les cadeaux, ça ne se rend pas.
La mère de Martina s’est mise à pleurer.
Et moi aussi.
Pas seulement à cause de l’émotion.
Mais parce qu’à cet instant, j’ai compris quelque chose que, même adulte, je n’avais jamais vraiment compris.
La dignité, ce n’est pas seulement bien parler.
Ni seulement être polie.
Ni seulement ouvrir la porte de sa maison.
La dignité, c’est donner sans faire sentir à l’autre qu’il te doit quelque chose.
C’est être présent sans rapetisser personne.
C’est comprendre quand quelqu’un n’a pas besoin de pitié, mais de normalité.
Ma fille avait huit ans.
Huit.
Et ce jour-là, j’ai compris qu’elle savait protéger la dignité des autres bien mieux que moi.

20/04/2026

"Le monde ne va pas mal.
Il se défait de ce qui n’est plus vrai.
Et pendant qu’il crie, certains — en silence — le construisent à nouveau.

Beaucoup se lamentent, à juste titre, de la noirceur du monde.
Ils voient les injustices, les mensonges, les guerres, les manipulations... et crient que tout va mal.
Mais ils oublient parfois qu’ils sont faits de la même matière que ce monde.
Ils oublient que leur regard crée.
Que leur parole pèse.
Que leur silence soutient ou affaiblit la lumière selon l’endroit d’où il émane.

Ils oublient que le monde n’est pas “là-bas” — il est dans leurs gestes, dans leurs choix, dans leurs mots du matin.
Chaque fois qu’ils jugent, ils renforcent la séparation.
Chaque fois qu’ils nourrissent la peur, ils épaississent le voile.
Et pendant qu’ils cherchent des coupables, le sacré s’éteint lentement dans leurs mains distraites.

Mais au milieu du vacarme, il y a les autres.
Les silencieux.
Ceux qu’on ne voit pas, mais dont on sent la présence.
Ceux qui ont compris qu’on ne guérit pas un monde malade avec plus de bruit, mais avec de la conscience.
Ils avancent sans bannière ni slogan,
ils guérissent sans tambour ni projecteur, ils reconstruisent le tissu du vivant par la qualité invisible de leur vibration.

Ils sont les gardiennes et gardiens du Souffle.
Ceux qui prient en marchant,
qui bénissent en respirant,
qui transmutent en aimant.

Ils savent que la Terre n’a pas besoin de plus de peur, mais de cœurs cohérents.
Ils savent que chaque mot d’amour prononcé dans le silence pèse plus lourd dans la balance cosmique que mille cris de colère lancés dans le vent.

Ce sont eux qui tiennent le monde.
Pas les puissants, pas les élus, pas les systèmes.
Ceux-là n’agissent qu’à la surface.
Mais les vrais piliers sont ceux qui ont choisi la justesse plutôt que la vengeance, la présence plutôt que la distraction, la foi plutôt que le désespoir.

Ils ont compris que le monde se soigne de l’intérieur, que la révolution n’est pas un cri, mais un retour à la vérité la plus simple :
nous sommes la source de ce que nous percevons.
Ils savent que l’énergie qu’ils nourrissent aujourd’hui deviendra la réalité de demain.

À celles et ceux-là —
les veilleuses, les passeurs, les âmes lucides, qui continuent d’aimer malgré la laideur apparente, qui continuent d’espérer sans naïveté, qui continuent d’incarner la lumière sans la brandir — je veux dire : merci.

Votre œuvre est invisible, mais essentielle.
Votre douceur est politique.
Votre constance est prophétique.
Votre cohérence est un acte de guérison planétaire.

Ne doutez pas de votre impact parce qu’il est silencieux.
Le monde se transforme par contagion de conscience, et votre seule présence consciente élève la vibration collective plus sûrement que mille discours.

Le monde ne s’effondre pas : il mue.
Et votre ancrage, vos choix, vos prières en sont les nouvelles fondations.
Ne sous-estimez pas le poids de vos pas, car à chaque respiration, vous aidez la Terre à se souvenir d’elle-même.

Alors, quand tu entends dire “le monde va mal”, ne tombe pas dans le piège de l’impuissance.

Souviens-toi : le monde n’est pas une entité lointaine.
Le monde, c’est ton prochain souffle.
C’est la façon dont tu parles, dont tu regardes, dont tu pardonnes.
C’est ton feu intérieur qui, même minuscule, éclaire la trame entière.

Continue.
Même si tu doutes, même si tu trembles, même si tu ne vois pas encore le fruit de tes semences.
Tu participes à quelque chose de plus vaste que toi.
Tu es l’un des battements de cœur de cette renaissance."

Corinne De Leenheer

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