04/05/2020
Education : Les professeurs délogés au complexe administratif de Jérémie
Indignés, frustrés, les enseignants quittent le complexe administratif de Jérémie avec des larmes aux yeux.
Ce dimanche 3 mai 2020 sous les ordres du délégué départemental, Jean Claude Bontemps, plusieurs unités de la police nationale et le juge Steeve Cadet, juge de paix au tribunal de paix de Jérémie sont allés délogés les professeurs au complexe. Lire la suite...
Education : Les professeurs délogés au complexe administratif de Jérémie
Indignés, frustrés, les enseignants quittent le complexe administratif de Jérémie avec des larmes aux yeux.
Ce dimanche 3 mai 2020 sous les ordres du délégué départemental, Jean Claude Bontemps, plusieurs unités de la police nationale et le juge Steeve Cadet, juge de paix au tribunal de paix de Jérémie sont allés délogés les professeurs au complexe. Coups de coude, bousculades sont des moyens utilisés par les forces de l’ordre pour exiger aux enseignants de vider les lieux.
Depuis plus de deux semaines les professeurs non budgétisés mènent un mouvement de revendication exigeant le paiement de plusieurs années d’arriéré de salaire. Ils occupaient le complexe administratif, paralysant ainsi le fonctionnement des différents bureaux qui y logent pendant environ une semaine. Pour eux, c’était un moyen pour forcer le ministre Pierre Josué Agénor Cadet, ministre de l’éducation nationale, à répondre à leurs revendications. Cependant le ministre a préféré de cracher sur leurs compétences en valorisant les six mois de formation des policiers sur leur cycle de formation qui dure entre 3 et 4 ans dans un interview accordé à la radio Mega. Prouvant ainsi que les professeurs protestataires ne méritent pas leur salaire. Ils se disent indignés face aux agissements des forces de l’ordre, et qu’ils n’ont pas travaillé pour un traitement pareil, au lieu d'être payés ils reçoivent des coups de coude, des bousculades et avant ce dimanche du gaz lacrymogène à la place de leurs chèques. Pendant l’opération deux professeurs ont été frappés par les policiers.
A la suite de cet événement certains d’entre eux entendent laisser le système éducatif, car ils se sentent humiliés par les autorités grand’anselaises, ils scandent que ces autorités ne sont pas des hommes et ne sont que des incompétents. C’est avec des larmes aux yeux qu’ils quittent le complexe administratif.
Cependant, le secrétaire de la délégation César Louissaint qui assiste à l’opération a fait savoir que les revendications des professeurs sont justes mais les institutions étatiques doivent fonctionner. De ce fait, la délégation doit agir. Elle avait accordé un délai de 24 heures aux professeurs pour laisser le complexe, le secrétaire a avancé que c’est sur la base de ce délai que la délégation a agi. Il ajoute que le délégué départemental a acheminé les doléances des professeurs auprès des responsables au plus haut niveau afin qu’ils soient payés. La délégation va prendre des mesures sécuritaires pour sécuriser le bâtiment afin que les enseignants ne puissent pas occuper à nouveau le complexe administratif.
Toutefois certains professeurs n’entendent pas laisser tomber, ils vont continuer à exiger aux responsables du ministère de l’éducation nationale de leur payer leurs arriérés de salaire. Une réunion est prévue entre les autorités et les professeurs le lundi 4 mai à 11 heures du matin.
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