Université GOC

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L’Université a près de cinquante ans de service auprès de la jeunesse haïtienne dans le domaine de l’Enseignement Supérieur.

L’UGOC offre une gamme complète dans ses 42 départements et 12 facultés, une formation polyvalente, allant du certificat au bachelier (licence), conduisant vers la maîtrise et le doctorat. Créée le 7 juin 1980, GOC, Groupe Olivier et collaborateurs offre une formation complète dans plusieurs disciplines: du Certificat au Bachelier en passant par la Maitrise au Doctorat à la formation continue. Plu

16/04/2026

Haïti : crise de l’État, fragmentation politique
et absence de vision structurante

Une analyse de fond met en lumière les causes structurelles de la crise haïtienne, au-delà des événements conjoncturels. L’article examine trois dimensions clés : la fragmentation politique, la défaillance des élites et l’absence de vision stratégique. Il s’appuie sur des références classiques de la science politique et des auteurs haïtiens contemporains pour proposer les bases d’une refondation institutionnelle.

La crise haïtienne dépasse le cadre conjoncturel pour s’inscrire dans une défaillance structurelle de l’État. Selon le politologue Samuel P. Huntington, la stabilité politique repose avant tout sur le degré d’institutionnalisation. Or, en Haïti, cette institutionnalisation demeure fragile, voire inexistante.
L’historien Michel-Rolph Trouillot a démontré que l’État haïtien s’est historiquement constitué comme une « fiction institutionnelle », détachée des réalités sociales et incapable de produire une cohérence nationale.

Fragmentation politique : Haïti face au monde
La présence de plus de 300 partis politiques en Haïti n’est pas en soi exceptionnelle. Des pays comme le Brésil, l’Inde, l’Italie ou les Philippines connaissent également une fragmentation importante, mais parviennent à la canaliser grâce à des institutions solides.

L’analyse comparative révèle une constante : dans chacun de ces pays, un cadre institutionnel structuré — système électoral, coalitions gouvernementales, tradition parlementaire — permet de réguler la diversité partisane. En Haïti, à l’inverse, la prolifération des partis s’inscrit dans une logique de dispersion sans cadre collectif.

Cette dynamique correspond à une gouvernance de type « chef de tribu », caractérisée par :
• une absence de planification ;
• une gestion au jour le jour ;
• une incapacité à anticiper.
La logique du « naje pou sòti » (« nager pour s’en sortir ») illustre une culture politique dominée par l’individualisme et un déficit de capital social.

Les élites intellectuelles haïtiennes apparaissent souvent incapables de transformer le discours en action concrète. Le sociologue Laënnec Hurbon souligne une crise profonde de légitimité intellectuelle, où la pensée critique peine à s’orienter vers la transformation sociale.

Exclusion sociale et absence d’humanisme
La marginalisation des populations vulnérables constitue un trait central de la crise. L’économiste Amartya Sen définit cette situation comme une privation de capacités, empêchant les individus de participer pleinement à la société. Cette exclusion est aggravée par l’absence d’humanisme dans les politiques publiques.

L’article appelle à une rupture radicale avec le modèle actuel et identifie quatre axes prioritaires :

1. Une restructuration institutionnelle.
2. L’émergence de nouvelles élites compétentes.
3. Une vision stratégique à long terme.
4. Une intégration des technologies dans la gouvernance.

« La fragmentation politique n’est pas en soi un facteur d’échec. Ce qui distingue Haïti, c’est l’absence de structuration institutionnelle capable de canaliser cette diversité. »

Tant que la gouvernance restera dominée par une logique d’improvisation et de leadership individualisé, toute réforme demeurera superficielle. La refondation de l’État haïtien exige une vision stratégique, structurée et orientée vers le long terme.

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13/04/2026

Cher(e)s collègues,

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon nouvel ouvrage, The Evolution of Architecture II: Contemporary Approaches and Disciplinary Transformations.

Ce volume propose une analyse structurée et approfondie de la théorie architecturale, en examinant les relations entre la forme, la rationalité et les transformations contemporaines de la discipline.

Il s’adresse aux chercheurs, aux étudiants avancés ainsi qu’aux professionnels engagés dans la réflexion et la pratique architecturales.

L’ouvrage est désormais disponible sur Amazon en formats Kindle et broché.

Je vous remercie pour votre attention et votre soutien continus.

Bien cordialement,
Dr. Fritz Olivier

19/03/2026
13/03/2026

Description de l’ouvrage

Ce volume constitue le troisième volet de la série Ecclesioexegetical Theology.

L’ouvrage propose une lecture théologique et exégétique de trois passages centraux du Nouveau Testament :

Marc 6:1–13
Éphésiens 4:1–16
Jacques 1:17–25

À partir de ces textes, le livre explore trois dimensions fondamentales de l’existence chrétienne :

Le salut comme processus de transformation
La glorification comme réalité ecclésiale déjà opérante
La pureté du cœur comme cohérence entre l’écoute et la pratique de la Parole

L’étude intègre l’exégèse biblique, l’anthropologie théologique et l’écclésiologie afin de montrer que la glorification n’est pas seulement une attente eschatologique, mais une réalité dynamique déjà active dans la vie de l’Église.

06/03/2026

Quand le financement public devient un privilège

Sur quelle base peut-on accorder 150 millions de gourdes à une université parmi tant d’autres institutions qui œuvrent également à la formation intellectuelle et professionnelle du pays ? La question mérite d’être posée publiquement, car les fonds en cause ne sont pas privés : ils proviennent des ressources collectives de la nation.
Lorsque de telles décisions sont prises dans l’opacité, sans critères publics ni mécanismes transparents d’attribution, elles alimentent inévitablement le soupçon. L’éducation supérieure devrait être un espace d’équité et de mérite institutionnel, non un terrain de favoritisme politique ou de privilèges négociés dans les coulisses du pouvoir.
Une université véritablement consciente de sa responsabilité morale envers la société aurait dû exiger que l’attribution d’une somme d’une telle ampleur soit fondée sur des critères clairs et applicables à l’ensemble du système universitaire. Accepter silencieusement un avantage exceptionnel, sans cadre public et compétitif, contribue à fragiliser la confiance dans l’intégrité des institutions.
Le problème dépasse le cas particulier d’une université ou d’un gouvernement. Il révèle un mécanisme plus profond : celui d’un système où les ressources publiques peuvent être captées par des alliances circonstancielles entre pouvoir politique et bénéficiaires privilégiés, laissant de côté d’autres institutions qui, pourtant, participent elles aussi à la mission nationale de formation.
Dans un pays où les universités se battent souvent pour survivre, où les étudiants étudient dans des conditions difficiles et où les ressources éducatives sont limitées, la distribution inéquitable des fonds publics devient un facteur supplémentaire d’injustice.
Le financement de l’enseignement supérieur ne devrait jamais être un instrument d’exclusion. Il doit être régi par des principes de transparence, d’égalité et de responsabilité publique. Des appels ouverts, des critères mesurables et des mécanismes de contrôle indépendants sont indispensables pour garantir que chaque institution puisse concourir équitablement à l’obtention des ressources de l’État.
Les temps changent, et ils doivent changer aussi pour la gouvernance de l’éducation. La nation ne peut progresser si ses institutions académiques sont divisées entre privilégiées et oubliées.

L’argent public doit servir l’intérêt public — et non consolider des privilèges.

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06/03/2026

Sur quelle base peut-on justifier l’octroi de 150 millions de gourdes à une université parmi tant d’autres institutions en Haïti qui, elles aussi, contribuent à la formation intellectuelle et professionnelle du pays ?
Le caractère opaque de cette décision — négociée dans une forme d’entente discrète entre le gouvernement et l’université bénéficiaire — soulève de sérieuses interrogations quant à la transparence et à l’équité dans l’allocation des ressources publiques.
Une université véritablement attachée aux principes d’éthique et d’équité institutionnelle aurait dû refuser une somme d’une telle ampleur si celle-ci ne reposait pas sur des critères clairs, publics et accessibles à toutes les institutions comparables. L’acceptation silencieuse d’un tel avantage alimente inévitablement la perception d’une collusion partisane et d’un système de favoritisme qui, depuis longtemps, mine la confiance dans la gestion des affaires publiques.
Cette pratique rappelle un phénomène trop souvent dénoncé : l’alliance tacite entre détenteurs de pouvoir et bénéficiaires privilégiés, au détriment des institutions moins favorisées qui se voient exclues de manière arbitraire des mécanismes de soutien.
Dans ce contexte, donateur et bénéficiaire se retrouvent objectivement du même côté, formant un bloc d’intérêts qui renforce les inégalités au lieu de les corriger. Les véritables perdants demeurent les institutions et les citoyens les moins privilégiés, qui continuent d’être marginalisés par un système de distribution des ressources fondé davantage sur l’influence que sur la justice.
Si une réforme sérieuse doit voir le jour, elle devra passer par la transparence, l’égalité d’accès aux financements publics et l’établissement de critères institutionnels clairs, afin que l’appui de l’État à l’enseignement supérieur ne devienne plus un instrument d’exclusion mais un levier d’équité nationale.

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24/02/2026

🎓 AVIS OFFICIEL – OUVERTURE DES INSCRIPTIONS

Session du Printemps 2026

L’Université GOC informe le public que les inscriptions pour la session du Printemps 2026 sont actuellement ouvertes.

La nouvelle session académique débutera le 18 mars 2026.

Les postulants désireux d’intégrer l’un de nos programmes de :

Certificat

Licence (Bachelier)

Maîtrise

Doctorat

peuvent soumettre leur demande d’admission en ligne à l’adresse suivante :
👉 https://ugoc.ht/admission-en-ligne/

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le Service des admissions :
📞 +509 3401-3066

Un assistant numérique est également accessible 24/7 sur notre site officiel https://ugoc.ht
(icône en bas à droite) afin de répondre aux questions d’ordre général.

L’Université GOC poursuit son engagement envers l’excellence académique, l’innovation pédagogique et la formation de professionnels compétents dans un environnement moderne et structuré.

Préparez votre avenir académique dès aujourd’hui.

04/02/2026

HAITI: Sécuriser la Constitution pour que la Constitution gouverne à nouveau

COMMUNIQUÉ

Haïti traverse une paralysie institutionnelle grave qui exige un retour immédiat à l’ordre constitutionnel. Dans un tel contexte, il peut incomber à l’armée et à la police d’assurer, pour une durée strictement limitée, la protection temporaire de l’ordre constitutionnel — non pour gouverner, mais pour empêcher le vide institutionnel — jusqu’à ce que l’autorité civile désignée par la Constitution, notamment le juge le plus ancien de la Cour de cassation, reprenne officiellement sa place comme président provisoire, conformément aux prescriptions du droit.

Cette prise en charge n’est ni une substitution au pouvoir civil, ni une ambition politique. Elle constitue une mesure conservatoire de sécurité institutionnelle, visant à garantir que la Constitution puisse à nouveau s’appliquer pleinement et normalement.
Des précédents internationaux démontrent que cette logique peut permettre un retour rapide à la légalité :

Au Portugal (1974), les forces armées ont servi de pont vers le rétablissement d’un cadre civil, sans s’installer au pouvoir.

Au Burkina Faso (2014), l’armée a brièvement sécurisé les institutions avant l’installation d’une autorité civile intérimaire.

En Tunisia (2011), les forces de sécurité ont protégé les institutions pendant que l’intérim était assuré selon la Constitution.

Dans chacun de ces cas, la réussite reposait sur un principe clair : sécuriser la Constitution pour que la Constitution gouverne à nouveau.

Toute intervention sécuritaire ne trouve donc sa légitimité que dans sa brièveté, sa neutralité politique et son objectif unique : permettre au pouvoir civil légalement désigné de reprendre ses fonctions dans le respect strict de l’ordre constitutionnel.

12/01/2026

Haiti: Note de presse
NOTE DE PRESSE

La situation politique actuelle impose une remise en question profonde et courageuse du système partisan en Haïti. Les partis politiques, tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui, ont failli à leur mission républicaine et doivent être considérés comme caducs et dépourvus de légitimité réelle. L’État ne peut ni ne doit continuer à financer, directement ou indirectement, des structures qui ont démontré leur incapacité à servir l’intérêt général et dont l’action se limite trop souvent à la recherche d’avantages personnels au détriment de la nation.

Dans ce contexte, il est impératif d’ouvrir largement l’espace politique à tous les citoyens haïtiens compétents désireux de briguer la magistrature suprême, à leurs propres frais, sans dépendance partisane ni tutelle financière. La responsabilité politique doit être individuelle, transparente et pleinement assumée devant le peuple.

Par ailleurs, la Constitution se trouve fragilisée par la réalité d’un pouvoir de fait issu des mécanismes actuels de transition (CPT), générant un déséquilibre institutionnel majeur et une rupture manifeste avec l’ordre constitutionnel normal. Une telle situation exceptionnelle appelle des réponses exceptionnelles, responsables et inclusives.

À ce titre, il devient indispensable d’intégrer pleinement les Haïtiens à double citoyenneté, dont plusieurs des esprits les plus brillants continuent de servir et d’exceller en terre étrangère. La nationalité haïtienne est un droit naturel et imprescriptible, tandis que la citoyenneté étrangère constitue un acte juridique acquis dans un autre État, sans que cela ne puisse, de près ou de loin, constituer un obstacle pour des natifs haïtiens désireux de servir leur pays d’origine.

Exclure ces compétences sous prétexte de double citoyenneté reviendrait à priver la nation de ressources humaines stratégiques, d’expériences internationales et de savoir-faire indispensables à la reconstruction et au développement durable du pays. L’engagement envers Haïti ne se mesure pas au lieu de résidence, mais à la volonté sincère de servir, à l’intégrité morale et à la capacité de produire des résultats concrets au bénéfice de la collectivité nationale.

Il est dès lors souhaitable, voire nécessaire, que des forces civiques et morales crédibles prennent en main la supervision du processus électoral transitoire, afin de restaurer la confiance nationale et d’ouvrir la voie à une nouvelle génération de dirigeants, issus aussi bien du territoire national que de la diaspora. Ces femmes et ces hommes devront avoir fait la preuve de leur compétence, de leur probité et de l’impact réel de leurs réalisations au service du pays.

Haïti ne manque ni de talents ni de patriotes. Elle manque d’un cadre politique assaini, équitable et inclusif permettant à ses forces vives, où qu’elles se trouvent, de contribuer pleinement à l’édification d’un État moderne, juste et souverain.

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12/11/2025

UNIVERSITÉ GOC (UGOC)
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Port-au-Prince, Haïti — 12 novembre 2025
Contact : Direction des Communications — www.ugoc.ht — Tél. : +509 3401-3066

Le Parc Universitaire de GOC : entre espoir et désolation

Le Parc Universitaire de l’Université GOC demeure dans une impasse douloureuse. Situé à Source Matelas, dans un environnement jadis propice à l’apprentissage et à la recherche, ce haut lieu du savoir reste aujourd’hui occupé par des civils armés.

Privé de ses infrastructures essentielles — chaises, génératrices, panneaux solaires, bureaux, fenêtres, portes, installations sanitaires, câblages électriques, ainsi que deux laboratoires complets d’électromécanique et de géotechnique — le site a subi un saccage d’une ampleur inqualifiable. Dix autobus de transport universitaire, destinés aux étudiants, ont également été détruits ou emportés.

Le spectacle, dans ce lieu qui devait célébrer deux siècles d’indépendance nationale, se transforme désormais en un symbole amer pour la jeunesse haïtienne. Ironie du sort : tous les jeunes de la zone bénéficiaient d’une demi-bourse pour poursuivre leurs études dans la dignité et l’espoir d’un avenir meilleur.

Pourtant, à ce jour, aucune autorité n’a pris les mesures nécessaires pour restaurer ce patrimoine académique et humain. Le silence et l’inaction des instances concernées ne font qu’accentuer la blessure d’une génération déjà meurtrie.

L’Université GOC, fidèle à sa mission d’éducation et de service à la nation, ne cherche ni faveur ni compassion, mais un minimum de justice et de reconnaissance pour l’œuvre qu’elle accomplit depuis plus de quatre décennies. Faudrait-il donc, contre toute espérance, envisager de fermer les portes de ce temple du savoir ? Ou choisir, une fois encore, de croire qu’Haïti mérite mieux que le sort qu’elle inflige à ses propres bâtisseurs ?

Direction des Communications
Université GOC (UGOC)

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