06/07/2022
Institution Humanisme
Institution Humanisme est un établissement scolaire qui reçoit des enfants en préscolaire, en fondamentale et en secondaire.
Cette institution travaille pour l'amélioration de la qualité de l'éducation qu'elle offre.
06/07/2022
Avis d’appel à candidature pour le recrutement d’enseignants.
L’Institution Humanisme de Dessalines (INHUD) sollicite des candidatures pour le recrutement de sept (03) enseignants, dans les deux premiers cycles du fondamental et deux (02) jardinieres.
Fondée depuis 2004, l'INHUD est un Établissement privé qui travaille pour l'amélioration de la qualité de l'éducation à Dessalines.
I. Profil recherché
Les candidates ou candidats doivent être titulaire du bac II ou d’un diplôme de l'ENI, ou de tout autre diplôme jugé équivalent et justifié d’au moins 2 années d’expérience professionnelle.
II. Conditions générales
- être de nationalité haitienne;
- être âgé d’au moins 18 ans et 45 ans au plus ;
- justifier d’une expérience professionnelle pertinente de deux (02) ans ;
- remplir les conditions d’aptitude physique et mentale exigées pour l’exercice de l’enseignement ;
- être de bonne moralité ;
- être disponible immédiatement.
III. Composition du dossier
- un curriculum vitae détaillé à jour ;
- une lettre de motivation ;
- une photocopie des diplômes exigés ou de leurs attestations en cours de validité ;
- les copies conformes des attestations ou des certificats de travail ;
- un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif en tenant lieu ;
- une photocopie de la Carte Identification Nationale (CIN) ou du passeport ;
IV. Procédures de recrutement
Présélection sur dossier ;
Entretien avec un jury ;
V. Date et dépôt des dossiers
Les dossiers de candidature seront reçus a la direction de l'institution Humanisme le 04 au 22 juillet 2022, les jours ouvrés de 08 heures à 2 h 30 , sous pli fermé avec la mention « Recrutement d’enseignants ou jardinières ».
Aucun dossier ne sera accepté sous aucune autre forme et tout dossier non conforme sera purement et simplement rejeté. Les dossiers déposés ne peuvent être retirés.
En cas d’admission, le candidat sera invité à compléter son dossier. Le candidat ne sera déclaré définitivement admis qu’après un contrôle approfondi.
NB : Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.
Le Directeur Fondateur et Pédagogique
Maître Jérôme HELISER
Normalien, Économiste
14/07/2021
Espace à louer pour école(classique ou professionnelle) dans l'après midi à partir de 1 heure.
Marchand Dessalines
Tel: 50757733, 38678021
13/07/2021
Espace à louer pour école (classique ou professionnelle) dans l'après midi à partir de 1 heure. Les intéressés sont priés de contacter le propriétaire.
Tel: 40757733, 38678021
Etre capable de travailler en premier et deuxieme cycle Fondamental
Les Inscriptions sont en cours du lundi au vendredi de 8h a 2h a l'Institution Humanisme
Détruire la misère
Discours à l’Assemblée nationale législative
Victor Hugo
9 juillet 1849
Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.
Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli.
La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?
Il y a dans Paris…
Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette Assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?
Voici donc ces faits.
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver.
Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette Assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette Assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère !
Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs. Et, à ce sujet, un dernier mot : je terminerai par là.
Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez, avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toute les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’État ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !
Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ne peuvent plus travailler sont sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes, tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que, dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux !
Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n’est pas seulement à votre générosité que je m’adresse, c’est à votre sagesse, et je vous conjure d’y réfléchir. Messieurs, songez-y, c’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, mais c’est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites maintenant des lois contre la misère !
AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMÈDES !par Roselor François
siel 12 Mars 2011 0 AYITI ACTUALITES
L’Haïti post-séisme s’apprête à élire un nouveau président pour un mandat d’une durée de cinq ans. Après le 20 mars prochain, le président de tous les Haïtiens sera une universitaire de carrière ou un chanteur populaire à succès. Et après? Que se passera-t-il?
Qu’en sera-t-il du plan de (RE) CONSTRUCTION ? Et, qu’est ce qui changera pour les Haïtiens à la fin de ces cinq prochaines années?
À l’instar de plusieurs compatriotes, je réponds tout simplement: RIEN DE SÉRIEUX
Une fois de plus, le poids de notre histoire et des traditions vont se faire sentir. Notre traditionnel savoir-être sera encore déterminant. Et, à partir des considérations qui s’en suivront, l’un des cas de figure le plus probable à envisager pour les années à venir serait le renforcement du statu quo dans la sociopolitique haïtienne.
1. considérant que chez nous comme presque partout, la corruption est un jeu qui se joue entre quatre mûrs, c'est-à-dire dans les coulisses;
2. considérant le profil des têtes de pont qui sont dans l’entourage de nos deux candidats ;
3. considérant qui finance qui;
4. considérant l’ambiance quasi chaotique qui règne dans la classe politique actuelle, et
5. considérant d’autres déterminants internes et externes, en particulier l’attitude de nos dirigeants face à l’internationale,
Nous pouvons d’ores et déjà prédire des résultats très maigres pour ces cinq prochaines années.
On peut donc pronostiquer pour 2016 un taux de satisfaction se situant entre 0 à 10 %. Ce sera toujours l’affaire d’une faible minorité. Il n’y aura rien de nouveau sous le soleil d’Haïti. Déjà, la lecture et l’observation des textes et des mouvements du cyberspace nous enseignent qu’il y a eu des deals et des compromis. La table est mise pour un autre régime corrompu. Rien d’étonnant, car « la caque sent toujours le hareng ». Nous sommes bel et bien partis pour cinq nouvelles années d’enrichissement illicite, de tumultes et de déchirements internes. Nous avons devant nous cinq nouvelles années qui seront marquées par des luttes de clans et d’intérêts. Cinq années de plus qui seront gaspillées dans les luttes intestines et les querelles de chapelle.
Pauvre Haïti!
Certains diraient que j’exagère ou que je ne nage en plein négativisme. D’autres pourraient aller jusqu’à m’étiqueter d’extrémiste. Je les comprendrais. Mais, en guise de réponse, je leur demanderais d’être patients et de suivre, et je leur inviterais à faire comme Maurice Sixto, c'est-à-dire, d’acheter leur carte de pelouse pour le spectacle.
En effet, compatriotes Haïtiens,
Que peut-on espérer d’un président ou d’une présidente qui ne pourra pas compter sur une majorité parlementaire et qui est appelé (e) à diriger une Haïti aussi ruinée, déchirée, divisée, brisée, minée, et occupée par qui nous savons? Une fois de plus, les nombreuses tentations et vieilles pratiques engendrées par la tradition du présidentialisme vont se heurter à la nouvelle réalité du pouvoir parlementaire instaurée par la constitution de 1987. Ce sera le renforcement du chaos politique et social.
En outre, si on essaie d’élargir le cadre de l’analyse, on comprendra mieux pourquoi le prochain gouvernement devra inévitablement échouer comme tous les précédents.
Le prochain gouvernement comme tous les précédents, échouera parce que les deux candidats et leur entourage ne sont pas conscients de la grandeur, de la profondeur et de la complexité du problème du pays aux 207 années mouvementées. Ils ne sont pas non plus bien conscients de la vraie nature du problème haïtien qui est : l’Homme Haïtien, lui-même. Ils ne sont pas conscients qu’ils sont partie prenante du problème.
Amis lecteurs,
Notre pays est mourant. Il court le risque de disparaitre comme certaines sociétés passées (exemple : les Incas, les Vikings du Groenland, etc.). Pourtant, en dépit de ce risque imprenable, les Haïtiens ne se rendent pas compte qu’il est impérative d’appliquer la formule : AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMÈDES ! Nous ne nous rendons pas compte que pour notre survie, nous avons besoin d’une RÉVOLUTION TRANQUILLE. Et en tant que tel, dans cette Haïti post-séisme, les élections de 2011 se devraient de revêtir un caractère spécial pour tous les Haïtiens.
En effet, en se déroulant dans un contexte post-désastre aussi grave, ces élections offrent aux principales élites et organisations de la société civile un décor exceptionnel pour la sensibilisation et la promotion de l’urgence de cette RÉVOLUTION TRANQUILLE en Haïti. Ces élections se déroulent dans une période où le momentum est plus qu’idéal pour le monde réfléchi et sensé haïtien de poser la pierre inaugurale d’une nouvelle Haïti. Dans cette optique, ces hommes et femmes, en éclaireurs, se devraient d’orienter le ton et le contenu de la campagne électorale. L’influence, l’autorité et le leadership de nos élites devraient placer ces élections sous le signe et l’espoir d’un contrat social. Et pour un tel contrat, ils pourraient, par exemple, faire la promotion de la philosophie politique de John Rawls.
Les élections de 2011 devraient être aussi l’occasion d’annoncer et de discuter les grandes lignes de la (RE) CONSTRUCTION NATIONALE. Elles sont une occasion en or pour promouvoir le nouvel Homme Haïtien. Car, le problème haïtien se trouve avant tout dans l’Haïtien lui-même. Le nouvel Homme Haïtien devrait donc être au centre de la (RE) CONSTRUCTION NATIONALE. Cette question devrait être la colonne vertébrale de cette (RE) CONSTRUCTION. D’ailleurs, ce devrait être l’une des grandes questions à débattre dans une conférence nationale ou dialogue inter haïtien. Et, c’est une question qui devrait être étudiée avec minutie et calme mais aussi avec imagination, intelligence et esprit critique.
Bref, ces élections présidentielles et législatives haïtiennes de 2011 devraient se dérouler autour de l’engagement formel des principaux acteurs de convoquer une méga conférence ou un méga dialogue national pour la (RE) CONSTRUCTION NATIONALE. Car, en vérité, cette (RE) CONSTRUCTION NATIONALE ne se fera pas sans une prise de conscience nationale, sans une réflexion collective, sans un dialogue national formel et publique réunissant toutes les forces vives de la nation haïtienne.
Toute construction est d’abord idéaliste avant d’être réaliste. Un meuble avant d’être construit est à priori conçu mentalement. De même aussi, un mouvement réussi est un mouvement bien conçu, vice versa. Il nous faut une vaste gamme d’idées pour bâtir cette nouvelle Haïti. Et, dans cet ordre d’idée, on devrait apprendre de l’histoire de nos sœurs et frères Afro-Américains. En effet, que serait le mouvement des droits civiques des Noirs aux USA sans le cercle de réflexion du « Niagara Movement » de W.E.B. Dubois? Que serait la lutte des Noirs sans la création de « The National Association for the Advancement of Colored People » (NAACP)? Sans ces grands mouvements et espaces de réflexions collectives, il n’y aurait pas eu le résultat que l’on sait. Certes, Martin Luther King était un leader exceptionnel, mais bien avant lui, il y a eu la théorie de la double conscience de W.E.B. Dubois qui a favorisé la libération mentale du Noir Américain. Pourquoi ne pas étudier à fond leur belle expérience de libération ?
Parce que nous ne sommes pas conscients de la nécessité de dialoguer ou de réfléchir ensemble dans un cadre formel et publique, nous allons une nouvelle fois passer à côté du démarrage tant attendu. Et, l’équation sera : Manigat ou Martelly + le statu quo idéologique = cinq nouvelles années d’échec pour Haïti. Et, notre descente aux enfers continuera.
Elites de mon pays,
A ce stade difficile de la vie nationale, notre histoire devrait nous servir de pédagogue. Elle devrait nous pousser à la réflexion quand on se rappelle que pendant ses 207 ans d’existence, Haïti a toujours connu des grands hommes, de grands orateurs et penseurs, qui ont exposé leur art et leur science sur les plans national et international. Nous devrions nous rappeler que nous sommes un peuple riche en génies individuels, et que nous avons dans notre histoire une quantité impressionnante de brillants intellectuels, de supers cadres, de technocrates, spécialistes et experts. Si nous faisons un tour dans les archives des institutions nationales et internationales, nous constaterons que dans l’histoire lointaine ou proche de ce pays, il y a eu toujours de brillantes idées, de grands plans, de grands projets et de bons programmes. L’histoire de ce pays nous a enseigné qu’il y a eu beaucoup d’hommes et de femmes qui ont été dépositaires de grandes connaissances scientifiques et techniques.
Jean Price Mars dans son livre intitulé: « Une étape de l’évolution Haïtienne : Etude de socio-Psychologie »,publié en 1929 nous offre un tableau auréolé de grandes individualités haïtiennes.
Il a cité en autres:
· « les hommes de 1843 ;
· La génération de Massillon Coicou,…
· La pléiade libérale et le redressement financier Boyer Bazelais, Edmond Paul, Thoby,…
· La génération de Firmin, Léger Cauvin, Justin Dévot, Solon Ménos, Nemours Auguste, Louis Joseph Janvier, Frédérique Marcelin, Jérémie,...
· La génération de Georges Sylvain, de Louis Borno,…
· Les moins de 60 ans : Hibbert, Vincent, H.P. Sannon, Dr. Dorsainvil,…Les plus jeunes : Léon Laleau, Courtois, Colonel Nemours, Dominique Hippolyte, etc
Price-Mars nous interpelle en ces termes : « Venez, vous qui avez écouté dans les sanctuaires la sentence des dieux et qui êtes les dépositaires des prophéties des Mages, venez vous tous, Etzer Vilaire, Charles Moravia, Damoclès Vieux, Constantin Mayard, Seymour Pradel, Probus Blot, Léon Laleau, Dominique Hippolyte, Jean Joseph Vilaire, Nerva Lataillade, Ida Faubert, Justinien Ricot, Georges Lescouflair, Étienne Bourand, Christian Werleigh, Luc Grimard, Ernest Douyon, Edgard Numa, Venez tous, les plus jeunes comme les plus vieux, et vous, Ombre légère et mélancolique d'Edmond Laforest ; et vous, Occide Jeanty, Justin Elie, Ludovic Lamothe, Franck, Lassègue, … » (p.62)
Chers compatriotes,
Dans les plus hautes marches de l’État haïtien comme dans les coulisses du pouvoir nous avons eu des noms de brillants Haïtiens. Il y a eu de grands ténors dans presque tous les domaines du savoir. Mais, ils n’ont jamais pu ou su réussir à provoquer le changement tant souhaité. La plupart de ces beaux esprits ont tour à tour brisé leurs armes sur le roc de la réalité socio politique haïtienne.
Dans le temps, nous avons vu tellement d’experts, spécialistes et hauts cadres nationaux briser leurs dents contre le rocher de la réalité haïtienne. C’étaient pourtant des experts qui avaient su ou auraient pu brillamment réussi dans les milieux internationaux. N’avaient-ils pas la volonté de pratiquer ou de développer cette « culture d’exécution » dont on parle tant? Beaucoup d’entre eux, oui. Mais, de par l’ignorance ou de la négligence du particularisme haïtien, ils se sont révélé inefficace et se sont faits même taxés d’incompétents.
Certains grands esprits (à l’intérieur et à l’extérieur du pays) de nos fora virtuels aiment analyser, définir et poser le problème haïtien à partir de leur vision et expérience nord américaines et européennes, oubliant ou minimisant le poids de la sociale construction haïtienne. Ils oublient que ce pays a une histoire unique. Ils ne réalisent pas qu’un plan de développement pour Haïti ne peut et ne doit pas être conçu et exécuté à l’aide d’approche et méthode exclusivement conventionnelle et universaliste.
Imaginons tous ces intellectuels nouvellement débarqués de l’Europe ou de l’Amérique « civilisatrice ». Imaginons-les fraichement arrivés des grands centres universitaires occidentaux avec leur grand esprit universaliste. Sachant qu’ils ont le monopole du savoir, ils ont ignoré comme Thalès de Milet le puits de la réalité haïtienne dans lequel ils vont inévitablement tomber. Et, dans beaucoup de cas, cette expertise frise plutôt le ridicule et nous rappelle cette servante assise au bord du puits se moquant de l’astrologue.
D’un autre côté, dans la diaspora, il a existé et il existe encore aujourd’hui de fiers et bels exemples d’Haïtiens qui ont réussi sur les plans personnel et professionnel. Mais, quelle œuvre collective considérable ont-ils laissé pour la postérité ? On ne les voit pas. Jusqu’ici, on attend toujours des modèles de réalisations collectives de longue vie. En attendant, animés de leur traditionnel esprit individualiste, ils vivent et réussissent pour eux-mêmes, pour leurs poches et leurs proches.
Dans un environnement aussi complexe que celui d’Haïti on peut posséder toutes les connaissances scientifiques, toute la « culture d’exécution » des grandes corporations, toutes les notions en finances et autres connaissances sans jamais réussir à les appliquer voire les implanter dans les institutions haïtiennes.
Nous devons donc prendre le temps pour demander : Pourquoi tous ces échecs ? Et, cela devrait nous faire comprendre que notre mal est de loin beaucoup plus grand et beaucoup plus complexe.
Pour finir, je le répète : en vérité, la (RE) CONSTRUCTION NATIONALE ne se fera pas sans une prise de conscience nationale, sans une réflexion collective, sans un dialogue national formel et publique réunissant toutes les forces vives de la nation. Rappelons-nous bien que la seule et unique fois où nous avions fait valoir ces valeurs, nous avions pu réaliser l’impossible. La seule et unique fois dans notre histoire où nous nous sommes mis ensemble, nous avons offert au monde entier 1804 : l’une des plus grandes et plus belles épopées de tous les temps. Et, il est temps pour de le comprendre. Notre pays est mourant. Par conséquent, AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMÈDES !
Patriotiquement,
Roselor François
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Avis d’appel à candidature pour le recrutement d’enseignants permanents.
L’Institution Humanisme de Dessalines (INHUD) sollicite des candidatures pour le recrutement de sept (07) enseignants permanents, dans les deux premiers cycles du fondamental et deux (02) monitrices en prescolaire.
Fondée depuis 2004, l'INHUD est un Etablissement privé qui travaille pour l'amélioration de la qualité de l'éducation à Dessalines.
I. Profil recherché
Les candidates ou candidats doivent être titulaire du bac II ou d’un diplôme de l'ENI, ou de tout autre diplôme jugé équivalent et justifié d’au moins 2 années d’expérience professionnelle.
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- être âgé d’au moins 18 ans et 45 ans au plus ;
- justifier d’une expérience professionnelle pertinente de deux (02) ans ;
- remplir les conditions d’aptitude physique et mentale exigées pour l’exercice de l’enseignement ;
- être de bonne moralité ;
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III. Composition du dossier
- un curriculum vitae détaillé à jour ;
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- les copies conformes des attestations ou des certificats de travail ;
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IV. Procédures de recrutement
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V. Date et dépôt des dossiers
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