12/09/2017
La revendication des enseignants--chercheurs, Assistants et attachés de recherche
Les Assistants et attachés de recherche des Institutions des Institutions d’enseignement Supérieur en République de Guinée ont animé un point de presse à Gamal Abdel Nasser de Conakry ce samedi 9 septembre 2017au tour d’une plateforme de revendication.
Ils étaient plus d’une cinquantaine dans la salle 112 à Gamal à honorer leur présence pour animer ce point de presse. Ces professionnels de l’enseignement supérieur représentant 90% du collectif des enseignants-chercheurs, travaillant dur parfois sous pression sont laissés pour compte par un arrêté ministériel. Ils ne bénéficient pas un salaire équivalent d’ailleurs laisse à désirer comparativement à celui ivoirien et, ou sénégalais. Le 04 Aout dernier, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mr Abdoylaye Yéro BALDE a annoncé le rehaussement des primes des enseignants-chercheurs notamment les professeurs, maître de conférences, et Maître assistants en occultant les assistants qui constituent les 90% du collectif des enseignants-chercheurs.
A partir de 12h00, devant un parterre de fonctionnaires, y compris les hommes de médias, Mr. TOURE, porte parole du collectif fit le contexte de leur plateforme de revendication.
Prenant la parole Mr. Mohamed Dinah BANGOURA, président du collectif des Assistants et Attachés de Recherche est conférencier « je remercie les chers collègues ont fait le déplacement pour suivre ce point de presse. Si nous sommes réunis, c’est au tour de l’arrêté conjoint rendu public par le Ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et celui des Finances. Nous avons trouvé que cet arrêté n’est pas équitable. Au 1er arrêté on parle des emplois à l’enseignement supérieur et si tel est le cas, ces emplois se catégorisent, la 1ère est celle des professeurs, la 2ème les maîtres de conférences, la 3ème est les maitres assistants et la 4ème les assistants qui ont été occultés. Cela suppose que la fonction des assistants n’est pas reconnue par le département. Mais pire que cela dans l’article 3, quand un assistant donne un cours à titre de vacation ou supplémentaire, il est payé à 75.000 gnf/heure et les autres à 125.000 gnf. Je crois que c’est une contradiction flagrante. vu cette situation, nous ne nous retrouvé pour faire ce point de presse car nous connaissons ce que nous représentons comme ossature dans l’enseignement supérieur même si nous ne sommes pas maître de conférences ou maitre assistants, non mais le travail que nous faisons, nous confère ce titre indirectement »a-t-il justifier son indignation.
Plusieurs questions relatives aux démarches et aux possibilités d’amorcer cette future crise lui ont été posées par les journalistes. En réponse il répertoria tous les points de la plate-forme de revendication et situe ceux non négociables, à propos, il cite : « la facilitation de la formation des formateurs ; l’avancement au grade de maitres-assistants/ chargés de recherche de tous les assistants et attachés de recherche ayant une ancienneté d’au moins quatre ans à leurs grade ; cet avancement et celui au grade de maitre de conférences relèvent des disposition internes ; que l’exercice du droit à la retraite des cadres en exercice dans le système soif effectif selon les règles administratives ; que l’accès au grade de professeur des universités relève uniquement du CAMES ; le relèvement du montant des primes mensuelles accordées aux Assistants/Attachés de recherche à hauteur de cinq millions GNF.de ces points, trois restent non négociables à savoir : ceux qui doivent aller à la retraite doivent partir, ensuite tous les Assistants qui ont totalisé au moins quatre ans passent directement Maitres Assistants et que la prime de 5.000.000 GNF soit accordée aux Assistants qui vont être reconnus par l’enseignement Supérieur ».
Pour l’instant, ces professionnels se contentent du Mémo et de la poursuite des négociations. En cas de non satisfaction à leur requête, tous ceux qui sont Assistants resteront à la maison à l’ouverture prochaine pour une grève pacifique.
A propos de l’auteur :
Tamba KAMANO 620 712 457