22/01/2026
Nous aussi, nous avons été adolescents .
Nous avons connu les mêmes tentations, les mêmes influences, les mêmes dérives potentielles que celles auxquelles la jeunesse est confrontée aujourd’hui.
La différence ne réside pas dans les défis.
Elle réside dans l’encadrement.
Nous avons grandi avec des parents peut-être moins modernes dans leurs méthodes, mais profondément présents, disponibles et attentifs.
Des parents qui observaient, corrigeaient, recadraient.
Des parents qui considéraient l’éducation comme une responsabilité quotidienne, et non comme une option.
C’est, à mes yeux, la différence fondamentale :
la qualité de la présence parentale.
Aujourd’hui, le contexte a changé.
De nombreux parents sont absorbés par les exigences économiques, contraints de consacrer une grande partie de leur énergie à la recherche de ressources, dans un environnement où le coût de la vie ne cesse d’augmenter.
À cela s’ajoute la fatigue, la surcharge mentale, et une omniprésence des écrans qui fragmente l’attention familiale.
Là où nos parents étaient centrés sur leurs enfants,
beaucoup de parents aujourd’hui sont dispersés :
entre le travail, les réseaux sociaux, les obligations, et une pression sociale permanente.
Par ailleurs, les nouvelles normes éducatives, bien qu’animées de bonnes intentions, ont parfois contribué à fragiliser l’autorité parentale.
Par peur de mal faire, de mal être perçus, ou de transgresser certaines règles, des parents renoncent à poser des limites claires.
Nous assistons ainsi à l’émergence d’une parentalité épuisée, hésitante, parfois démunie.
Il est donc essentiel de le dire clairement :
la crise que nous observons aujourd’hui n’est pas d’abord celle des enfants.
C’est une crise de la présence, de l’autorité assumée et de la responsabilité parentale.
Voilà, selon moi, la véritable différence entre hier et aujourd’hui.