Collectifs d'Éducateurs Spécialisés d'Owendo

Collectifs d'Éducateurs Spécialisés d'Owendo

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C.E.S.O est un organisme d'accompagnement scolaire de naissance récente basée dans l'Estuaire, plus particulièrement à Owendo pour le moment.

C.E.S.O présente comme caractéristique, un soutien très personnalisé des apprenants.

01/12/2021
Photos from Collectifs d'Éducateurs Spécialisés d'Owendo's post 16/10/2021

Le sport et le cerveau

Nul n’ignore les bienfaits que l’activité physique apporte au corps. Elle améliore la santé cardiovasculaire, contribue à la maintenance du poids corporel, elle renforce les os et les muscles des enfants pour ne citer que ceux-là. Pourtant, il y’a une action que l’activité physique exerce qui a longtemps été marginalisée par notre société à tel point que le système éducatif actuel n’accorde que deux heures ou trois heures au plus à l’éducation physique et sportif, c’est l’ affermissement du système neuronale. Oui, le cerveau a besoin que le corps bouge pour avoir une excellente santé et se développer pleinement mais pour que cela se produise, il faudrait de mettre de côté nos portables, éteindre la télévision et quitter nos canapés. Car l’immobilisme de notre époque est un frein pour le bien-être du cerveau.

L’hippocampe et les ganglions de la base sont les partie sont consacrés à la mémoire et à l’apprentissage. Or, chez les enfants et les adolescents qui font régulièrement du sport, l’hippocampe et les ganglions de base sont plus accrus que chez les enfants moins en activité. Car le fait d’être actif chez un enfant peut contribuer à stimuler la mémoire et donc à avoir une meilleure capacité d’attention et de concentration. Le cerveau fait partie du corps. Prendre soin de son corps par des activités physiques régulières revient à prendre soin de son cerveau. Pour bien apprendre, le sport est indispensable.
Par ailleurs, les enfants qui bougent sont plus heureux et cela n’est point étonnant. En effet, en faisant du sport, notre cerveau secrète les hormones du bonheur, des substances euphorisantes. Ce sentiment de bien-être est dû à la production par le cerveau des substances chimiques que sont la sérotonine et la dopamine. Ainsi, les enfants et les jeunes bénéficiant de cet afflux de substance chimique sont moins atteindre de dépression. Ainsi dans leurs livre intitulé keep calm et réussis tes exams, Isabelle Pailleau et Audrey Akoun écrivent :

« Parce que le cerveau libère des endorphines, ou endomorphines, produites par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress. Comme la pratique du sport stresse un peu ou beaucoup ton organisme suivant l’intensité de la pratique, ton corps va se mettre à produire ses fameuses hormones. Cette morphine naturelle, produite par l’organisme, se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang. Elle produit des effets bénéfiques contre l’angoisse, anxiété et dépression. L’endorphine est aussi appelée l’hormone du bonheur. »
Pour un cerveau en meilleur santé, nous vous recommandons vivement de laisser vos enfants faire du sport. Si vous ne voulez pas une promenade d’une heure tous les trois jours sera largement suffisante. En plus des bienfaits de la santé physique, l’activité physique améliore aussi les processus cognitifs, les fonctions cérébrales et la santé mentale.

SOHO MBENO

12/10/2021

Selon la Banque Mondial, le Gabon est le pays le plus riche d'Afrique. Pourtant ce même pays ne fait qu'importer les produits fins des matières premières qu'elle a préalablement exporté. Par conséquent, la riche du peuple gabonais n'est pas du à un effort de sa population mais simplement au don généreux de la nature. Sachant que tout se qui est produit par la nature est limité dans le temps, l'exploitation du pétrole qui octroie au gabonais tant de fierté sera d'ici 50 ans bien rare. Alors que se passera-t-il une fois que le pétrole se sera plus en abondance dans notre sous-sol? Quelles autres alternatives disposons-nous face à la pénurie avenir?
Il y a urgence pour le Gabon de commencer à former et développer la véritable matière première qui est inépuisable et en abondance au Gabon. La matière grise seule est la véritable alternative dont nous disposons actuellement. Mais pour que celle-ci atteigne son plein potentiel, il faudrait reformer le système éducatif, fixer les nouveaux objectifs.

SOHO MBENO

05/10/2021

LA BAISSE DE NIVEAU PROGRAMMÉÉ

Lorsque nous lisons les nouveaux manuels scolaire du primaire, nous sommes frappés par la carence et la pauvreté intellectuelle du contenu pédagogique. Aux élèves d'aujourd'hui, on apprend 15% de ce qu'on enseignait il y'a vingt ans. Cette baisse de niveau des élèves est voulu et soutenu par un programme éducatif de faible quantité et de mauvaise qualité. Par conséquent, il n'est pas étonnant que beaucoup de parents au prix de nombreux sacrifices préfèrent inscrire leurs progénitures dans les établissements privés. Car, l'éducation publique dans notre cher pays a trahi sa mission première qui était celle d'offrir à tous les gabonais une éducation de basse, des connaissances rudimentaires. Mais combien sont les jeunes gabonais qui quittent le banc de l'école sans savoir ni lire ni écrire? Cette baisse de niveau est voulue et entretenue étant donné qu'un peuple moins instruit est facilement manipulable.

SOHO MBENO

02/10/2021

La technologie au secours de l’education

Dans notre quotidien, les enfants sont en contact permanent avec la technologie que ce soit avec leurs smartphones ou ceux de leurs parents, devant des télévisions connectées ou des ordinateurs, l’univers technologique a envahi notre quotidien et l’a façonné de manière considérable. Cette omniprésence des technologie dans notre existence fait en sorte que les enfants sachent manipuler un portable avant même de savoir lire et écrire, « la génération Android » dit-on. Pourtant lorsque cette même génération se retrouve dans les établissements pour la plupart public, les appareils technologiques sont formellement interdits. Ainsi, l’école est actuellement un lieu anti-technologie, l’école vit en marge de la société technologique. Pourtant, la technologie pourrait être un atout favorable pour l’education et la faire sortir de sa longue et silencieuse agonie. Des lors, comment peut-on éduquer dans une société technologie ? Comment la technologie peut-elle se mettre au service de l’école afin de lui donner un second souffle ?

Au XV siècle, lorsque l’imprimerie voyait le jour beaucoup des pessimistes affirmaient que l’imprimerie annonçait la mort des livres. Par ricochet, cette même inquiétude se lit sur le visage de certaines personnes lorsqu’elles voient à quel point la technologie a envahi notre milieu de vie aussi bien public que privé. Malgré cela, l’utilisation de la technologie à des fins éducatives peuvent permettre de mettre fin à certaines barrières, obstacles et frontière. En effet, grâce à la technologie, l’apprenant en générale mais en particulier celui résidant au Gabon peut avoir assez à un flux d’informations, tisser des liens avec des apprenants, renforcer la collaboration et la coopération entre eux mais aussi avec des enseignants provenant de d’autres horizons. Ainsi, une personne vivant en Afrique peut qu’à même travailler sur un projet avec quelqu’un se trouvant hors de l’Afrique. Comment rejeter internet en particulier et la technologie en générale sachant qu’un pays comme le nôtre ne possède pas des bibliothèques garnie ? Comment fait lorsqu’on est apprenant dans une ville comme Mekambo si ce n’est par le recours de la technologie pour rechercher des informations utiles ? La technologie donne des opportunités à des personnes. Ces opportunités n’auraient pas pu exister sans la technologie.
La technologie est un monde sans limites, sans obstacle, sans frontières et donc ça ouvre tout un éventail de possibilités d’apprentissage et d’échange. Il faudrait que le Gabon commence à regarder vers l’avenir. Car dans cet avenir, la technologie aura une place prépondérante dans tous les secteurs d’activités et l’éducation n’y échappera pas. Ainsi, nous devons éduquer les enfants d’aujourd’hui afin de les préparer à affronter le monde de demain. Cette position fut elle aussi partagée par Emmanuel Kant, Réflexion sur l’éducation, il écrivait ceci : « On ne doit pas seulement éduquer les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après son état possible et meilleur. »

SOHO MBENO

29/09/2021

Il faudrait souffrir de cécité ou faire semblant de l’être pour ne point se rendre compte de la vitesse avec laquelle le niveau scolaire au Gabon s’effondre chaque année. Cet effondrement se trouve ses origines selon nous dès l’an 2000. En effet, avec la démocratisation des examens sur le territoire national, nous avons mis de côté la méritocratie pour rentre dans la logique de pourcentage. Ainsi, dans la logique du pourcentage, nous ne vérifions plus si les élevés ont un niveau pour passer en classe supérieure, s’ils ont les compétences requises pour réussir un examen. Ce qui nous voulons avant tout c’est cacher la vérité en octroyant le paysage en classe supérieure à un maximum d’élève de telles sorte que tout le monde soit content : les parents sont ravi que leurs enfants reprennent guère la classe, l’établissement affiche clairement son taux de réussite, le ministère de l’éducation national se félicite de son système éducatif performant. Cette logique de pourcentage n’est que l’arbre qui cache la forêt car nous sommes encore dans la caverne à fixer des ombres, à regarder dans la mauvaise direction. Pour illustrer ce constat, il n'est pas rare dans le rue de Libreville de croiser la route des collégiens étant illettré. Si nous définissons l'illettrisme comme l'incapacité à saisir le sens, à avoir une compréhension précise du texte lu. Tout autre forme de lecture n'est que du déchiffrage.
On n'instruit pas les enfants pour vivre dans le monde d'hier ni celui d'aujourd'hui'. On instruit les enfants pour le monde de demain. Or à l'heure actuelle, notre système éducatif régresse au lieu de progresser. Nous sommes restés dans l'optique qu'un pays puissant doit généralement avoir du pétrole. Cependant cette conception est archaïque et dépassée si l'on s'en tient à ce que dit Laurent Fabius dans son ouvrage intitulé Le cœur du futur : " parlons projet. Au XIX siècle, pour qu'un pays soit puissant et ses habitants prospères, il fallait le charbon. Au XX siècle, il fallait en général avoir du pétrole. Dans les années qui viennent et au XXI siècle, ce qui sera déterminant, c'est la connaissance, l'intelligence et la compétence".
Ainsi, si l'on se fie à ce que dit Laurent Fabius, le Gabon vit au XXI siècle en se comportant comme un pays du XX siècle qui base sa puissant sur le pétrole et non sur le savoir.

SOHO MBENO

24/09/2021

Après les cours : les parents.
Voici la rentrée qui se profile à l’horizon, les parents accourent dans les magasins de la place pour l’achat des fournitures scolaires. Ils iront inscrire leurs enfants dans quelques jours dans divers établissement de la capitale aussi bien public que privé si ce n’est pas déjà fait. Pourtant, cette motivation, cette volonté affichée par les parents d’élevés n’est en réalité qu’un feu de paille qui disparaîtra une fois les cours commencés, pour laisser place au désinvestissement parentale. En effet, en regardant l’attitude de certains parents après le début effectif des cours, le rôle parentale pour l’instruction de leurs enfants ne se limitent qu’à l’achat du trousseau scolaire, l’uniforme et les frais de scolarité ensuite plus rien, désertion totale. Dans le meilleur des cas, ils réapparaîtront pour la signature du bulletin en fin de trimestre au pire l’année prochaine pour les inscriptions laissant ainsi au système éducatif l’entière responsabilité de leurs enfants. C’est à ces parents « fantômes » que nous écrivons aujourd’hui.

Chers parents d’élevés, l’enseignant assume volontiers son rôle d’instructeur qui lui a été confié par la nation. Mais sachez que ce rôle n’est pas suffisant pour la formation idoine d'un individu. Il vous incombe de soutenir le travail des enseignants. En effet, après les cours, il est de votre devoir de suivre vos enfants en veillant à ce qu’ils fassent convenablement leurs exercices de maison, qu’ils révisent les leçons vu en cours et préparent ceux de demain. Offrir un hébergement et à manger ne sont pas suffisant pour assurer une réussite scolaire. Le succès scolaire ne s’acquiert que par une certaine discipline et cette discipline commence par l’application régulière des exercices. L’education scolaire vient compléter l’education familiale et non la remplacer. Mais comment peut-on compléter ce qui n’existe pas ? Si n’y a pas de suivi parental, c’est l’échec scolaire garanti. Il faudrait que chacun de nous, enseignant et parents d’élèves assumions pleinement nos rôles respectifs.

La famille et l’école comme les deux faces d’une même pièce ont pour rôle chacun avec des moyens singuliers non transférables à l'autre de rendre l’enfant meilleur. La famille porte la charge d’éducation quand l’école porte celle d’instruire. C’est dans ce respect de rôle de tout un chacun que pourra naître une relation de confiance mutuelle et de partenariat pour l’épanouissement intellectuelle de vos enfants, de nos élèves. Ce partenariat famille-école ne pourra fonctionner que s’il existe un réel engagement des parents durant toute la scolarité de leurs enfants. Ainsi, l’environnement familial est un facteur important dans la réussite scolaire de votre enfant. Contrairement à l’opinion populaire, le rôle éducatif des parents ne se mesure point à leur niveau de connaissance scolaire. N’avoir pas suffisamment fréquenté le milieu scolaire n’empêche pas aux parents de remplir leur rôle d’éducateur et de suivre comme il se doit leurs enfants dans leurs scolarités. Rien n’a plus d’importance pour un enfant à l’intérêt que porte ses parents à sa réussite scolaire, à son progrès et partager à eux ses inquiétudes, ses peurs et son incompréhension.

Instruire vos enfants est notre droit, les éduquer est votre devoir. Aidez-nous à rendre vos enfants meilleurs.

Collectifs des Educateurs Spécialisées d’Owendo (C.E.S.O)
SOHO MBENO

21/09/2021

L'éducation et l'apprentissage ne se résument pas à une simple accumulation de connaissances. Eduquer un enfant, c'est avant tout lui transmettre le savoir, le savoir faire mais aussi le savoir vivre. Pourtant, en regardant notre société, le savoir vivre a depuis fort longtemps quitté le milieu éducationnel gabonais.
Fort de ce constant, le C.E.S.O propose un retour aux fondamentaux éducationnels. Car une éducation de bonne qualité est la garantie d'un individu épanoui et d'une société plus sure.

08/09/2021

La réussite ou l'échec de nos élèves vient nous atteindre au plus profond de notre confiance dans notre capacités à faire ressortir le meilleur de nos apprenants.

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