23/06/2025
Les mangroves gabonaises : entre cadre juridique et pressions urbaines
Le Gabon dispose aujourdâhui dâun cadre lĂ©gal clair pour encadrer les amĂ©nagements en zones de mangroves, Ă©cosystĂšmes vitaux pour la biodiversitĂ©, la rĂ©silience cĂŽtiĂšre et la rĂ©gulation du climat.
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Depuis 2020, un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel impose une Ă©tude dâimpact obligatoire pour tout projet en milieu de mangrove.
đ Ce texte sâajoute au Code forestier, au Code de lâurbanisme et au Code du dĂ©veloppement durable, qui intĂšgrent la prĂ©servation des zones sensibles dans leur champ dâapplication.
đ€ En 2023, un partenariat Ătatâsecteur privĂ© a permis de lancer des efforts de restauration (MindoubĂ©) et de compensation environnementale.
đš Pourtant, sur le terrain, les atteintes persistent : urbanisation incontrĂŽlĂ©e, destructions illĂ©gales, rĂ©gularisations a posteriori⊠En quelques annĂ©es, prĂšs de 70 hectares de mangroves ont disparu Ă Libreville.
đ En conclusion :
Le Gabon possĂšde les outils juridiques nĂ©cessaires pour protĂ©ger ses mangroves. Lâenjeu nâest donc plus seulement lĂ©gislatif, mais avant tout politique, institutionnel et citoyen.
La protection réelle de ces milieux passe par :
â lâapplication rigoureuse des textes,
â la transparence dans lâattribution des permis,
â et une vigilance accrue de la sociĂ©tĂ© civile.
đ Les mangroves ne sont pas des terrains Ă conquĂ©rir, mais des zones Ă respecter. Leur destruction nâest pas un progrĂšs : câest un appauvrissement durable de notre patrimoine commun.