24/08/2026
Trouver une solution de garde.
Préparer les repas.
Rassurer les enfants.
Parfois, c’est le coparent qui prend quelques jours avec eux.
Parfois, c’est même la première fois depuis longtemps qu’elles s’accordent quelques jours uniquement pour elles.
Et souvent, il y a cette petite voix qui s’invite.
“Est ce que je fais bien de partir?”
“Est ce que je peux vraiment m’accorder ce temps ?“
Je crois que beaucoup arrivent avec cette culpabilité. Je la connais. Je le vois. C’est le coût invisible d’une formation. Et il s’efface souvent dès les premières heures.
Car au delà des techniques que l’on apprend, il y a un autre besoin. Celui de ralentir. De souffler. De sortir du quotidien. C’est aussi pour cela que j’ai choisi de créer un lien où l’on se sent accueillie.
Les chambres d’hôtes.
Le jardin.
La forêt.
Les repas partagés.
Les discussions qui se prolongent autour d’un café.
Tout cela fait partie de la formation. Parce qu’on apprend mieux lorsque l’on se sent en sécurité. Lorsque l’on se sent écoutée. Lorsque l’on peut enfin poser nos valises.
Et puis il y a une chose que j’aime particulièrement observer. Ces femmes qui arrivent parfois en se demandant si elles ont vraiment leur place.
Et qui au fil des jours, recommencent à imaginer. Une nouvelle vie. Une reconversion. Une activité qui leur ressemble. Elles parlent de leurs projets. Elles se soutiennent. Elles s’encouragent. Et repartent souvent avec bien plus que de nouvelles compétences.
Les premiers liens d’une communauté.
Je trouve toujours cela assez beau. Nous passons nos journées à rappeler aux parents qu’ils ont le droit de prendre soin d’eux. De ralentir. De s’écouter.
Pendant quelques jours, ce sont ces professionnelles qui s’autorisent enfin à vivre cette expérience.
J’aime à penser que l’on vient chez Graine de Massage pour apprendre un métier. Et que l’on repart avec une nouvelle façon de regarder son avenir.