12/12/2025
Être une sale c***e n’est pas un honneur hélas réservé à toutes les femmes.
Il y a quelques années, alors que je n’étais qu’une très jeune enfant, j’ai été violée pendant environ 5 ans sous Théralène par une personne de mon entourage proche, dont personne n’osait discuter l’autorité, avec sa femme qui a laissé faire, parce que ça l’arrangeait bien. Il semble que personne n’ait rien vu. Il semble. Aujourd’hui il ne me semble pas.
Il y a des femmes complices sur les agressions de leurs propres enfants, de leurs petits-enfants, de leurs nièces ou neveux, sur des enfants qu’elles côtoient régulièrement, des femmes qui choisissent de fermer les yeux, des femmes qui font comme si de rien n’était, des femmes qui se moquent des victimes, des femmes qui agressent sexuellement aussi.
Il y a aussi 343 salopes se sont unies pour que je puisse être un jour plus libre dans ma vie de femme. Et tant de femmes inspirantes comme Gisèle Halimi, Rosa Parks et tant d'autres.
Aujourd’hui il y a des femmes extraordinaires et qui résistent : il y a notamment, et il y a Christine, il y a Sonia, Ramla, il y clementinelefort, il y a Nathalie, la fondatrice de , il y a Christelle, B., K., P., il y a toutes ces femmes pour qui j’ai une profonde admiration qui continuent d’être des sales c***es qui chaque jour par leurs actions contribuent à faire bouger les lignes.
On peut choisir le type de femme qu’on veut être et qu’on veut incarner.
Aujourd’hui, je suis fière moi aussi d’être une sale c***e.
Ma part de sale c***e, c’est d’accompagner des femmes à renaître après des viols, de l’inceste, des violences conjugales un temps, à être libre, indépendante et heureuse, comme je le suis aujourd’hui, malgré tout, amoureuse, maman, à mon compte depuis 22 ans.
De mon mieux, j’essaie chaque jour d’être une meilleure sale c***e.
***e ***es