18/06/2026
Une personne m’a dit récemment :
“Je ne pensais pas qu’on pouvait parler de vulnérabilité dans un COMEX.”
Et pourtant...
Ce qui me fascine, c’est qu’au début… ce n’est jamais direct.
On commence par rester dans les zones confortables, attendues :
Leadership
Transformation
Performance collective
Marque employeur
Ces mots codifiés qui protègent la façade
Et puis, doucement, quelque chose se fissure
Une respiration moins régulière
Des traits qui se crispent légèrement
Un regard qui se détourne
Une phrase ambivalente
Alors apparaissent d’autres vérités :
La fatigue de devoir toujours paraître solide
La peur de perdre la face
La solitude des postes qui exigent tellement et ne pardonnent rien
Le décalage entre la carrière qu’on mène et la personne qu’on est
Soyons honnêtes
Dans un COMEX, personne ne lève la main pour dire :
« Bonjour, je porte une armure depuis 20 ans et elle commence à peser vraiment »
Mais généralement, après la conférence "et si la vulnérabilité était le levier le plus puissant de votre leadership",
les organisateurs me disent :
« Merci d’avoir mis des mots sur ce que personne ne dit ici »
Et je crois que c’est exactement ça, mon métier de conférencière :
Transmettre des idées, oui
Mais surtout créer un espace où certaines vérités peuvent enfin respirer
Où l’on peut déposer un morceau d’armure sans perdre sa crédibilité
Où le leadership redevient un acte humain et authentique
Parce qu’au fond, la vulnérabilité n’est pas l’opposé du leadership
C’est peut-être l’endroit exact où il commence