27/09/2025
Un petit chien = un chien ?
Quand on pense à la maltraitance animale, on imagine souvent des gestes de violence ou des abandons. Pourtant, il existe une forme plus subtile, presque invisible, que subissent fréquemment les petits chiens : la maltraitance ordinaire. Elle naît d’idées reçues et d’un amour parfois mal exprimé, qui les empêche d’être vus pour ce qu’ils sont vraiment : des chiens, avec les mêmes besoins que les autres.
Beaucoup de personnes croient qu’un petit chien n’a pas besoin de se dépenser, qu’il peut se contenter d’un jardin et d’un coussin. C’est faux. Tous les chiens, quelle que soit leur taille, ont besoin de bouger, de marcher, de courir, d’explorer. Bien sûr, un Chihuahua n’aura pas les mêmes exigences physiques qu’un Malinois, mais lui aussi aime les promenades, les jeux et les découvertes. L’essentiel est d’adapter l’activité à ses capacités.
Par peur qu’il lui arrive quelque chose, un petit chien est souvent porté dans les bras, transporté dans un sac ou installé dans une poussette. Mais en l’empêchant de marcher, on lui retire une part essentielle de sa nature : sentir, explorer, comprendre le monde à travers son odorat. On le prive aussi de rencontres avec ses congénères, pourtant indispensables à son équilibre. Certes, l’inquiétude de l’humain est compréhensible, mais il est possible d’organiser des balades sécurisées avec des chiens sociables, afin que les petits chiens puissent s’exprimer librement.
À cela s’ajoute l’anthropomorphisme : vêtements, vernis, bijoux, accessoires… autant d’artifices qui font plaisir aux humains mais qui n’ont aucun sens pour le chien, et qui vont même parfois au détriment de son bien-être. Dans le même esprit, on tolère des comportements chez un petit chien qu’on n’accepterait jamais d’un grand. Parce qu’il paraît inoffensif, il n’est pas éduqué. Pourtant, l’éducation n’est pas une contrainte : c’est un outil qui lui permet de mieux comprendre le monde et de vivre plus sereinement.
Un autre oubli fréquent concerne leurs limites. Comme ils sont faciles à transporter, on les emmène partout : au restaurant, dans le bus, au centre commercial. Et même lorsqu’ils manifestent leur inconfort, cela passe inaperçu. Leur petite taille devient alors un prétexte pour ignorer leurs signaux et les exposer à des situations qu’ils subissent sans avoir le choix.
Heureusement, de nombreux humains savent offrir à leurs petits chiens une vie riche et respectueuse, faite de balades, de jeux et de considération. Mais il reste encore trop courant de les voir réduits à des peluches ou à des accessoires, victimes d’un amour mal ajusté. Redonner aux petits chiens leur juste place, c’est les considérer comme de véritables compagnons à quatre pattes, capables d’émotions, de besoins et de limites. Qu’il pèse deux kilos ou quarante, un chien reste un chien, et il mérite d’être respecté comme tel.
Aesop (Ésope) : « Même le plus petit des animaux peut accomplir de grandes choses. »
Source image : https://www.rover.com/fr/blog/petit-chien-grand-chien-differences-cles-en-matiere-de-dressage/
21/10/2024
Dormir avec son chien = avoir un chien dominant ?
Faux.
Il existe encore beaucoup d’idées reçues autour de la relation entre l’homme et son chien, notamment autour du concept de "domination". On entend souvent que dormir avec son chien lui ferait croire qu'il est le "chef de la meute". En réalité, cette idée est erronée. La théorie de la dominance inter-espèce, popularisée à partir de fausses interprétations de comportements de loups en captivité, a été largement réfutée par les spécialistes en comportement canin. Le chien ne cherche pas à "dominer" son propriétaire, et dormir ensemble n'a aucun impact sur une supposée hiérarchie.
Alors, faut-il laisser son chien dormir avec soi ? Cela dépend entièrement de vous et de votre situation.
Voici quelques questions à se poser avant de prendre cette décision :
• Est-ce une habitude que je pourrais garder une fois mon chien adulte ? Lorsqu’un chiot est petit, il prend moins de place. Si vous envisagez qu’à l’âge adulte, il ne pourra plus dormir avec vous, mieux vaut lui installer un panier proche de votre lit dès le départ. Les habitudes sont plus difficiles à changer une fois installées, même si ce n’est pas impossible.
• Ma situation pourrait-elle changer à l'avenir ? Si vous accueillez un nouveau partenaire, un bébé ou un autre animal, la dynamique dans la maison peut évoluer. Il est donc important de prévoir si la cohabitation avec votre chien la nuit pourra continuer dans ces circonstances.
• Mon sommeil sera-t-il affecté ? Certaines personnes trouvent que la présence de leur chien améliore leur sommeil en leur procurant une sensation de sécurité et de réconfort. D'autres, en revanche, ont besoin de calme absolu pour dormir. Assurez-vous que la présence de votre chien ne nuira pas à la qualité de votre sommeil.
• Suis-je à l’aise avec les aspects hygiéniques ? Chaque personne a ses propres critères en matière d’hygiène donc mieux vaut réfléchir à cette question en amont.
• Tout le monde est-il d'accord avec cette décision ? Si vous vivez avec d'autres personnes, il est important de s'assurer que tout le monde partage le même point de vue. Cela permettra de donner à votre chien des repères stables.
En résumé, dormir avec son chien ne le rendra ni dominant ni hyperattaché. Il s'agit d'une décision personnelle qui doit être prise en tenant compte de votre mode de vie et de vos préférences. Prenez cette décision pour les bonnes raisons, en toute sérénité.
Cicéron : "Il faut beaucoup de force de caractère pour détacher son esprit des sens et dégager sa réflexion des idées reçues."
Source image : https://www.elevage-chiot.fr/index.php/conseils-soins-education/comportement-education-a-adopter
14/10/2024
Aide replacement chien roumain
Je partage une demande de replacement pour un loulou sensible. Merci de rester bienveillant dans vos commentaires.
"Je cherche pour une de nos jeunes chiennes un placement et un accompagnement très spécifique.
Valye a 2 ans et demi ; elle est arrivée bébé au refuge et y a grandit.
Elle a été adoptée au mois de Juin 2024.
Elle s'est avérée être une grande craintive et le travail de sociabilisation a été difficile pour diverses raisons :
- une 1ere approche très maladroite de l'adoptante
- une configuration architecturale de la maison défavorable, avec un accès à l'extérieur trop compliqué pour Valye et des chambres dont l'ouverture projette l'adoptante toujours face à la chienne
- un re**rd de prise en charge par un éducateur ;
- l'intervention catastrophique de vétérinaires comportementalistes qui ont vraiment effrayé l'adoptante avec des diagnostics très péjoratifs et péremptoires, parfois sans avoir vu la chienne.
- l'adoptante a développé une anxiété face à la chienne.
Malgré les efforts réalisés par l'adoptante pour remédier à la situation, faire un travail d'approche et désensibiliser Valye à sa peur de l'homme, l'environnement défavorable et l'appréhension de l'adoptante rend les choses très difficiles et son adoptante demande un re-placement.
Valye vit actuellement avec des chiens et des chats.
Elle ne se laisse pas toucher mais essaye de venir vers son adoptante. Cependant elle ne sait pas encore gérer ses émotions et renonce, a tendance à paniquer.
Elle a été soutenue pour ses troubles anxieux par Zylkene, pheromono- thérapie, Anxitane, CBD.
Sur le conseil de la comportementaliste, elle a été mise sous gabapentine, ce qui a un petit peu améliorer son état de stress. Elle devrait prochainement bénéficier d'une incrémentation de son traitement avec de la pregabaline sur les conseils du Dc De Haas.
Pour qu'elle puisse évoluer, nous recherchons pour elle :
- une famille patiente, aguerrie à la prise en charge de chiens non sociabilisés/ grands craintifs et qui sera proactive pour l'accompagner dans un travail de sociabilisation et ré- assurance. Une famille calme, sans enfants de préférence. La présence de chiens sociables de taille miyenne ou grande serait un plus. Un accompagnement par un éducateur spécialisé et qui travaille en éducation positive sera nécessaire.
- une maison dans un environnement calme, avec un jardin complètement clôturé minimum 1m80. Le but étant que Valye puisse sortir et commencer à avoir une vraie vie de chien sans contraintes liées à l'homme.
Une pièce au calme avec un accès direct au jardin permettrait à Valye de s'adapter en douceur.
L'adoptante est effondrée par cet échec ; elle a fait de son mieux même si elle a commis des erreurs. Mais elle est également très anxieuse et a besoin que nous "sortions" Valye de chez elle au plus vite. Je pense pour ma part que ce serait aussi indispensable pour la chienne de changer d'environnement rapidement, malheureusement, vous imaginez comme ce placement est difficile...
Nous souhaitons que Valye connaisse enfin le réconfort d'une vie apaisante, confortable, au sein d'une famille qui saura la rassurer et la mener sur le chemin du bonheur..."
Si vous êtes intéressé envoyer moi un message privé.
26/08/2024
Journée internationale du chien
En cette journée à l’honneur de nos compagnons à quatre pattes, il me tenait à cœur de parler des races souvent discriminées à cause de leurs physiques et des idées reçues.
De quelle race parle-t-on ? Les races de chiens dites "dangereuses" sont souvent au centre des débats. Parmi elles, on retrouve fréquemment les Pitbulls, les Rottweilers, les Dobermans, et les Staffordshire Terriers. Ces chiens sont souvent perçus comme agressifs, imprévisibles, et dangereux, des caractéristiques qui leur ont valu des législations spécifiques dans plusieurs pays. Mais pas que, aujourd’hui, d’autres races non considérées comme dangereuses sont stigmatisées comme le malinois. Selon la S.P.A, le malinois serait la race la plus abandonnée en refuge.
Pourquoi ces races sont-elles jugées dangereuses ? La discrimination contre certaines races de chiens trouve souvent son origine dans des événements tragiques souvent isolés impliquant ces races, mais aussi dans les stéréotypes culturels. Par exemple, les Pitbulls sont souvent représentés comme des chiens de combat, une image qui persiste malgré les efforts pour changer cette perception.
Quelles sont les conséquences pour le chien ?
- Education plus sévère : Etant donné que l’on considère qu’ils sont dangereux, beaucoup d’éducateur ou d’humain de compagnie de chien vont se tourner vers une éducation coercitive et non pas vers une éducation positive qui fonctionne tout autant sur ces races que sur des races considérées comme « plus gentille ».
- Abandon et réadoption difficile : Du fait de la méconnaissance de ces chiens, beaucoup de problème comportemental peuvent apparaître et avec un mauvais accompagnement, peuvent aggraver ces problématiques qui peuvent se solder par un abandon. Du fait des idées reçues et de la peur que peuvent avoir certaines personnes vis-à-vis de ces chiens, les adoptions sont plus difficiles.
- Socialisation difficile : Même des humains de compagnie bienveillant et voulant bien faire avec ces races seront parfois amenés a des problématiques tels que la socialisation. Beaucoup de personne refusent que leur chien croise un chien dit « dangereux » ou considéré comme tel, ce qui empêchera le chien de se sentir bien dans ses pattes avec les autres chiens.
- Instauration des lois : En France certains chiens dit « catégorisés » ne pourront pas aller dans les espaces publics ou privés. Ils devront être muselés lors des sorties. Autre exemple, en Ontario, certaines races sont interdites comme les pitbulls.
- ETC
Et pour les humains ?
- Impact Émotionnel et Psychologique : Posséder un chien d'une race stigmatisée peut être une source importante de stress et d'anxiété pour les humains de compagnie. Les jugements négatifs des voisins, des passants, et même des amis ou de la famille peuvent conduire à un sentiment d'isolement et d'injustice.
- Désavantages Sociaux et Relationnels : La discrimination canine peut créer des tensions au sein des personnes. Les humains de compagnie de chiens stigmatisés peuvent être perçus comme irresponsables ou même dangereux par leurs voisins, ce qui peut conduire à des conflits. En outre, cette discrimination peut affecter la capacité des humains de compagnie à participer à des activités sociales ou communautaires. Les chiens stigmatisés étant souvent interdits dans les parcs, les plages, et d'autres espaces publics, leurs humains se voient privés d'opportunités de socialisation pour eux-mêmes.
- ETC
Pour lutter contre la discrimination, il est crucial de promouvoir une éducation basée sur les faits et non sur la peur. Les experts en comportement canin s'accordent à dire que tout chien, quelle que soit sa race, peut être bien éduqué et socialisé pour devenir un compagnon aimant et fiable.
En sensibilisant le public, en promouvant l'éducation et en encourageant des pratiques responsables de la part des humains de compagnie, nous pouvons espérer construire une société où tous les chiens, quelle que soit leur race, sont traités avec respect et compassion. Après tout, chaque chien mérite de vivre sans être jugé par son apparence.
« L'ignorance est la mère de tous les préjugés » M. de Gournay
Source image : https://actu.fr/hauts-de-france/roubaix_59512/des-animaux-hommes-dans-coulisses-mediation-animale-lehpad-roubaix_17232659.html
04/08/2024
Vivre avec un chien = allonge notre durée de vie ?
Vrai.
Les chiens apportent une multitude de bienfaits tant sur le plan physique que mental à leurs humains de compagnie.
Effectivement, des études, notamment, celle de Mwenya Mubanga et collaborateurs en 2017 ont montré que les humains de compagnie des chiens voyaient leur risque de maladie cardiovasculaire baisser de 23 % et le risque de mortalité, toutes causes confondues, de 20 %. Le chien permet notamment de diminuer le stress et la solitude, qui sont des facteurs favorisant la survenue de différente pathologie.
Aussi, le chien nous permet de pratiquer plus d’activité physique, ce qui permettrait aux humains de compagnie d’être en meilleure santé.
Au niveau psychologique, le chien étant un facilitateur social, il permettrait de réduire la solitude et de créer du lien social avec d’autres personnes.
Aussi, vivre avec un chien permettrait une réduction significative du taux de cortisol (une hormone du stress) après seulement cinq minutes d'interaction avec un chien. Ainsi, les enfants qui grandissent avec un chien de compagnie seraient également moins exposés aux troubles anxieux.
Les chiens peuvent jouer un rôle crucial dans le soutien émotionnel, notamment pour les personnes souffrant de dépression, d'anxiété ou de troubles post-traumatiques. Leur présence apaisante et leur capacité à ressentir et à répondre aux émotions humaines font d'eux des compagnons thérapeutiques précieux. Grâce à ces découvertes, des chiens de soutien émotionnels, de la médiation animale ou encore des chiens assistants les victimes d’agression sexuelles, ont pu voir le jour.
Sur un autre plan, avoir un chien peut permettre à une personne en situation de vulnérabilité ou à un enfant de prendre confiance en soi via la responsabilisation. En effet, prendre soin d'un chien demande de la responsabilité et de la constance. Les tâches quotidiennes comme nourrir, toiletter et promener son chien inculquent un sens des responsabilités.
Les bienfaits d'avoir un chien sont nombreux et variés, allant de l'amélioration de la santé physique à l'enrichissement de la vie émotionnelle. En retour de l'amour, de la loyauté et de la joie qu'ils apportent, les chiens demandent un engagement et des soins constants. Pour ceux qui sont prêts à assumer cette responsabilité, la récompense est une vie plus heureuse, plus saine et remplie de compagnonnage fidèle.
Alors, si vous hésitez encore à adopter un chien, n'oubliez pas que ce fidèle compagnon a beaucoup à offrir, bien au-delà des simples moments de jeu et de câlins. Adopter un chien, c'est investir dans une vie de bien-être partagé.
"Le seul être au monde qui t'aime plus qu'il ne s'aime lui-même, c'est le chien." - Fritz Von Unrub
07/07/2024
Accompagner son animal en fin de vie = une épreuve à préparer ?
Si c'est possible, oui.
Être face à la fin de vie de notre animal peut être très brutale. Quand l’émotionnel prend le dessus, il est difficile de prendre des décisions éclairées.
Afin de se préparer au mieux, il faut se poser quelques questions en amont :
- Quand est ce que mon animal est considéré en fin de vie ? Pour cela, vous devez en parler avec votre vétérinaire. Observez son comportement : est-il douloureux ? A-t-il le même appétit ? Le même comportement ? En fonction votre vétérinaire vous dira s’il s’agit d’un problème de santé qui peut être soigné ou si c’est malheureusement la fin pour votre animal.
Lorsque les signes de la fin de vie sont présents, il est essentiel de discuter des options avec le vétérinaire. Ces discussions doivent inclure :
• L’évaluation de la qualité de vie : à l’aide d’échelles de qualité de vie pour évaluer la souffrance et le bien-être de l'animal.
• Les options de traitement palliatifs : Les médicaments pour soulager la douleur et l'inconfort.
• L’euthanasie : Lorsque l'euthanasie est recommandée, comprendre le processus et son timing est crucial pour minimiser la souffrance de l'animal.
Si vous décidez de garder votre animal auprès de vous encore quelque temps, il est important d’adapter votre environnement afin d’apporter un confort de vie à votre animal en utilisant des lits moelleux, des couvertures chaudes un accès facile à l'eau et à la nourriture, en restant proche de votre animal, et en le rassurant dès que cela est nécessaire. Enfin, dans l’idéal il faut minimiser les bruits forts et les mouvements brusques, et maintenir une routine stable.
Pendant ce temps où votre animal est encore avec vous, vous pouvez préparer le moment où il partira : souhaitez-vous une euthanasie à domicile ? Souhaitez-vous enterrer ou incinérer votre animal ? Souhaitez vous conservez des poils de votre animal, une empreinte ? Etc. Cela vous permettra le moment venu d’être plus serein et de laisser plus de place à vos émotions puisque toutes vos décisions auront été prises en amont.
Et après ? Une fois que votre animal sera parti, vous pouvez ressentir beaucoup de tristesse, de colère, de culpabilité. Il est important de vivre ses émotions. Entourez vous de personnes qui comprennent votre peine et qui peuvent vous soutenir, prenez du temps pour vous, pour vous ressourcer, pour prendre soin de vous. La perte d’un animal peut être très douloureuse, laissez vous le temps nécessaire afin de faire votre deuil et n’hésitez pas à faire appel a des professionnels pour vous aider à faire face à cette épreuve.
"Ceux que nous aimons ne nous quittent jamais vraiment. Ils vivent dans nos cœurs pour toujours." - Helen Keller
Source Image : https://www.cliniquelariou.com/Accompagnement-Fin-de-Vie.php
21/06/2024
Adopter un animal = se poser les bonnes questions ?
Oui.
Nous avons malheureusement en France le titre du pays ayant le plus d’abandon. Alors comment faire pour éviter cela ? Il faut se poser les bonnes questions avant l’adoption pour être prêt à toutes les situations ou amener nos proches à avoir ces questionnements.
Voici quelques questions primordiales à se poser au préalable d’une adoption :
• Quelle espèce choisir ? Avant d’adopter un animal, il faut se renseigner sur cette dernière. Chaque espèce a des besoins et des caractéristiques spécifiques : il faut donc les connaître et voir si on est apte à y répondre.
• Où adopter mon animal ? Je vous déconseille fortement d’adopter votre animal en animalerie car ils ne connaissent généralement pas leurs animaux et ils proviennent souvent d’élevage peut scrupuleux. Je vous conseille en revanche d’adopter votre animal en association ou en élevage en vous assurant qu’ils sont éthiques.
• Suis-je prêt à modifier mes habitudes de vie ? Un animal demande du temps et de l’énergie. Notre quotidien est forcément bouleversé par une nouvelle arrivée. Il faut donc adapter nos habitudes afin d’intégrer notre animal. Il faudra aussi prévoir de modifier votre environnement afin que votre animal dispose de plusieurs espaces pour lui.
• Ai-je les moyens financiers ? Un animal demande des coûts que ce soit pour l’alimentation, la stimulation, les soins,… Il faut donc prévoir un budget mensuel pour l’animal.
• Suis-je prêt à m’investir sur des années ? En fonction de l’animal, l’espérance de vie va fortement changer. Si vous ne vous voyez pas avec un animal pendant 20 ans, il vaut mieux penser à une adoption d’un rongeur qui aura une longévité plus courte.
• Est-ce que ma situation peut correspondre à l’adoption d’un nouvel animal ? Est-ce que j’ai le temps de l’accueillir, ? Est-ce que tous les membres de ma famille sont d’accord pour cette adoption ? Est-ce qu’avec mes autres animaux, cela peut bien se passer ?
• Suis prêt à affronter les potentielles problématiques ? Un animal peut avoir différentes problématiques : des craintes, de l’agressivité, de l’anxiété, … Il faut être prêt à y faire face et a faire appel à un professionnel.
Si toutes ses questions ont une réponse adaptée pour l’animal alors vous pouvez foncer. N’oubliez pas que chaque problème à une solution et que chaque animal mérite qu’on se batte pour lui.
« Une partie de votre âme restera endormie tant que vous n’aurez pas aimé un animale ». A. France.
Source Image : https://www.pinterest.fr/pin/712202128555444206/
12/05/2024
Maltraité son chien = le frapper ?
Oui mais pas seulement. En réalité la maltraitance peut commencer avant qu’un animal subisse des violences physiques.
Selon l’article L214-1 du code rural et de la pêche maritime les conditions dans lesquelles vit l’animal doivent correspondre aux « impératifs biologiques de son espèce ». Ces impératifs se fondent directement sur les Cinq Libertés fondamentales du bien-être animal (définition de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale – OIE), à savoir :
• Ne pas souffrir de faim et de soif
• Ne pas souffrir de contraintes physiques
• Ne pas être sujet à la douleur, aux blessures et aux maladies
• Avoir la liberté d’exprimer des comportements normaux propres à son espèce
• Être protégé de la peur et de la détresse
Il peut donc être déduit que la maltraitance commence dès que l’une de ces règles est bafouée.
Voici quelques exemples de maltraitance que l’on peut malheureusement voir dans notre quotidien :
- L’utilisation de collier coercitif : Ce dernier entraîne une contrainte physique pouvant amener des lésions au niveau de la peau, des vertèbres, de la trachée ou encore du larynx. Au niveau psychologique, l’utilisation de ces colliers peut causer un traumatisme et du stress chez le chien.
- Priver d’eau un animal pour lui apprendre la propreté : Malheureusement c’est un conseil encore bien trop donné notamment pour les chiots en apprentissage. Néanmoins, un chien doit avoir accès a de l’eau en continu. Sans cela, il peut développer des troubles tels que se jeter sur l’eau lorsqu’elle est présente.
- Ne pas sortir son chien hors du jardin : concernant cette notion, je vous invite à aller lire l’article que j’ai écrit sur ce sujet.
- Utiliser la peur comme moyen d’éducation : Cela va simplement briser le lien de confiance que vous aviez avec votre animal. Votre animal ne vous fera plus confiance et ne vous écoutera que parce qu’il a peur de vous.
- ETC
Ces maltraitances sont souvent dues à un manque de connaissance, ou sont encore utilisées par tradition. Si vous connaissez des personnes qui n’ont pas les bons outils pour prendre en considération l’état émotionnel de leur chien, je vous invite à discuter avec eux pour leur expliquer les conséquences que cela peut entraîner. Je vous invite aussi à leur proposer d’autres types de méthodes, des alternatives afin de les accompagner au mieux.
Nous ne sommes pas parfaits mais nous pouvons essayer de toujours actualiser nos connaissances afin de respecter au mieux notre animal.
« N’ayez jamais peur de faire ce qui est juste, surtout si le bien-être d’une personne ou d’un animal est en jeu. » Marthin Luther King.
Source Image : https://www.quatre-pattes.ch/nos-recits/guide-conseils/non-au-collier-etrangleur
19/04/2024
Mon chien fait de l’anxiété de séparation = un problème d’éducation ?
Non.
Aucun chien n’aime être seul puisque c’est un animal social. Sauf que certains chiens vont développer une très grande angoisse lorsqu’ils sont seuls et vont manifester des comportements d’inconforts : destruction, vocalise, malpropreté, … Et c’est là que cela devient problématique pour l’humain de compagnie mais surtout pour le chien.
L’anxiété de séparation peut effectivement survenir à la suite d’un non-apprentissage de la solitude mais dans la majorité des cas, on ne sait pas pourquoi elle apparaît car les facteurs de déclenchement sont souvent multifactoriels.
Avant de continuer sur le sujet, je tiens à préciser que je ne suis pas spécialiste concernant cette problématique, je vous partage aujourd’hui mes apprentissages en tant qu’humain de compagnie de ma chienne faisant de l’anxiété de séparation.
Alors qu’est ce que l’anxiété de séparation ?
Selon Anais Dethout « L’anxiété de séparation chez le chien : concerne les chiens qui sont en détresse émotionnelle dès que le ou les gardiens/ un être d’attachement sortent du champ de vision et/ou quittent la maison, peu importe si un autre humain reste avec eux ».
Quelles sont les idées reçues concernant cette problématique ?
- N’importe quel professionnel peut nous aider à travailler cette problématique.
Faux. C’est une problématique qui demande une connaissance poussée sur ce sujet. Le travail de désensibilisation est particulièrement strict et régulier. La méthode d’apprentissage se base sur des études précises impliquant un protocole particulier.
Il faut donc se tourner vers des professionnels spécialisés pour gérer cette problématique comme Animal Académie ou Anais Dethout.
- Utiliser une cage pourra aider mon chien.
Faux. Cela pourra seulement enlever les comportements jugés indésirables. Le déclenchement du comportement ne sera pas travaillé, cela ne ferait que cacher le problème.
- Adopter un second chien pourra aider mon chien a se sentir moins seul.
Faux. Le chien peut très mal vivre l’arrivé d’un nouveau compagnon. Deux risques supplémentaires s’ajoutent à l’arrivé d’un nouvel animal lorsqu’un des chiens a de l’anxiété de séparation. Premièrement, il se peut que l’autre chien déclenche par mimétisme lui aussi la problématique. Secondement, avec le stress engendré par les absences, des bagarres pourraient être déclenchées.
- Faire des faux départs va aider mon chien à rester seul.
Faux. Faire des faux départs pourrait déclencher une anxiété généralisée chez votre chien qui sera constamment en hypervigilance pour analyser et comprendre vos départs. Lors du travail en anxiété de séparation, une désensibilisation très progressive a chaque signal de sortie sera réalisé de sorte qu’aucun stress ne soit associé au départ.
En résumé, l’anxiété de séparation est un sujet bien plus complexe qu’on ne peut l’imaginer et pour les humains qui vivent cette problématique, cela bouscule tout le quotidien.
Lorsqu’on travaille cela, il est important de prendre soin de nos chiens en enlevant toutes les absences et en se faisant suivre par un professionnel spécialisé mais aussi de prendre soin de nous car le travail est long est difficile.
« Quand on prend soin de son corps, on prend soin de son esprit, on peut alors prendre soin des autres ». D. Loreau.
24/03/2024
Un animal en surpoids = un problème pas si grave ?
Non.
Le surpoids d’un animal peut entraîner des conséquences au niveau de sa santé physique mais aussi au niveau comportemental et malheureusement cela reste trop souvent banalisé.
Tout d’abord à partir de quand parle-t-on d’obésité ou de surpoids ?
L’animal est considéré en surpoids lorsqu’il pèse 15% de plus que son poids idéal mais cela reste à définir avec votre vétérinaire. De votre côté, pour observer le poids de votre animal, vous pouvez passer vos mains sur ses côtes. On considère qu’un chien est trop gros quand on ne sent plus les côtes au toucher et qu’on ne distingue plus sa taille.
Quelles sont les conséquences au niveau de sa santé physique ?
Selon SantéVet : « Cela entraîne des maladies comme le diabète, une insuffisance cardiaque ou encore des pathologies du pancréas, mais aussi des douleurs articulaires ».
Et au niveau comportemental ?
- Votre chien sera plus fatigué et aura donc plus de mal à réaliser certaines activités qu’il aimait faire avant. Cela peut entraîner de la frustration qui peut à son tour déclencher des troubles du comportement : destruction par exemple.
- Sa joie de vivre pourra aussi diminuer. En effet, votre chien se fatiguant plus vite, il ne pourra pas mettre autant d’énergie dans l’activité s’il avait quelques kilos en moins.
- Aussi, ses interactions avec les autres chiens pourraient être entravées. En effet, votre chien en surpoids pourra avoir du mal à suivre les autres chiens dans une bonne partie de jeu et pourra là aussi ressentir de la frustration.
- ETC
En conclusion, le surpoids et/ou l’obésité lui enlèveront certains de ses plaisirs ou les rendront plus difficile.
Mais alors que faire ?
En discuter avec votre vétérinaire pour comprendre la cause. En fonction de la cause, adaptez son alimentation, son rythme de vie, son traitement (si la cause de l’obésité est médicamenteuse…),…
« Je sais que je devrais perdre du poids mais je n’aime pas perdre ». Confidentielles.com
Source Image : https://canizen.fr/chien-obese-et-regime-alimentaire/