16/04/2020
La crise sanitaire et le confinement mettent en avant le désir de la campagne.
Si pour nous à Territoires en résilience, la campagne existe bel et bien encore, et qu'elle peut être le levier d'une société plus résiliente. Pour d'autres, la campagnes n'existe plus ou ne relève que de marge souvent habitées par les rejetés de la métropole.
Recueil de la vision de plusieurs architecte et urbaniste sur la différentiation ville-campagne.
Et vous, quels sont vos avis ?
Opinion | Coronavirus : tous à la campagne ?
Au-delà de l’exode des citadins en période de confinement, le coronavirus interroge la pertinence du modèle urbain. Le XXIe siècle verra-t-il un retour à la campagne ? Urbanistes et architectes, interrogés par notre contributeur Franck Gintrand, sont sceptiques.
30/03/2020
Il n'est plus nécessaire de présenter Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, spécialiste de la résilience.
La crise sanitaire du coronavirus, qui va se transformer en crise économique, sociale et politique, va voir émerger deux pôles de pensées ; "Ceux qui voudront la continuité" et "ceux qui voudront changer de civilisation".
Ici, à Territoires en résilience, nous œuvrons pour faire basculer notre civilisation par l'approche territoriale. Pour cela, nous partageons les connaissances sur des concepts tels que la résilience, la systémique ou la collapsologie.
A partir de ces connaissances, nous tentons d'imaginer les méthodes et les moyens de faire advenir une civilisation respectueuse de la Nature, de l'Humain et Solidaire dans notre façon de penser et d'organiser les territoires.
Puisse faire que chacun de vous soit une force supplémentaire dans le combat qui va arriver et saisir l'opportunité de la crise actuelle pour faire ce basculement civilisationnelle.
Aujourd'hui, les petites mains de plein de métiers livrent bataille pour que le minimum continue de fonctionner.
Pour demain, affutons nos armes pour proposer et pousser un nouveau modèle de société.
Si nous ne le faisons pas à l'issue de cette crise, nous avons bien peur que nous ne le ferons jamais.
Boris Cyrulnik : "Être résilient, c’est aller vers un nouveau développement"
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, spécialiste de la résilience, livre à We Demain sa vision de la crise mondiale du Covid-19, ses causes profondes, les façons d'affronter le confinement, et d'éviter de revivre un tel traumatisme.
28/03/2020
Dans ce texte, l'auteur nous dit que nous devons aller vers une "désurbanisation de la terre".
En effet, la thèse centrale de l'article est que la métropolisation est un facteur d'accroissement de la diffusion de la pandémie de corovanirus. Et on voit bien comment cela est possible. La globalisation de l'économie et de nos modes de vie est la cause et à la fois la conséquence d'une accentuation des flux physiques à travers le monde.
Ces flux sont captés par les métropoles qui constituent les nœuds d'un réseau mondiale d'échange.
De là, nous trouvons un terrain fertile pour toutes les sortes de choses sympathique comme une pandémie.
Pour information, les pandémies vont s'accroitre dans les années à venir en raison de la prédation humaine sur les écosystèmes naturels et du réchauffement climatique. On sait que la rarification des espaces naturels et nos pratiques de prédation tendent à mettre en contact des espèces animales porteuses de germes et virus avec les humains. Sans compte la fonte du pergélisol qui va favoriser la résurgence de microbes d'autres temps.
Pour augmenter notre résilience sanitaire mais aussi territoriale, l'auteur prône une organisation territoriale autour des petites villes et villes moyennes.
J'apprends au passage, qu'à superficie et population égale "un réseau de moyennes et petites villes, consomment 30 à 40 % moins d'énergie".
« La métropolisation du monde est une cause de la pandémie »
Le coronavirus s’est répandu extrêmement rapidement, de métropole en métropole, profitant des intenses flux mondiaux qui les relient. « L’une des causes principales de la pandémie est à trouver dans la métropolisation du monde », et dans la société coupée de la nature qu’elles ont ...
30/04/2019
Découverte de cette nouvelle chaine Youtube sur l'ère post-effondrement.
Quels avantages/inconvénients des espaces urbains et ruraux dans la ré-organisation territoriale qu'entrainera l'effondrement de la civilisation thermo-industrielle.
Très belle vidéo.
Après l'Effondrement EP1 : Urbain ou Rural ?
EP1 : Mode de vie urbain et rural après l’effondrement. Si vous avez aimé la vidéo, n’hésitez pas à la partager ! ___________________________________________...
31/01/2019
MARSEILLE : RECIT D'UNE VILLE QUI S'EFFONDRE
Ce dernier clip de Keny Arkana, rapeuse marseillaise au textes pleins de vérités, nous invite à une marche le 2 février prochain pour le droit au logement et à la ville.
Cette marche arrive à la suite de l'effondrement de deux immeubles survenus à Marseille le 5 novembre dernier provoquant la mort de 8 personnes.
Ce texte vaut bien une analyse de la manière dont nous faisons la ville et le logement aujourd'hui en France.
L'artiste vient ici nous proposer une comparaison qui illustre bien l'écart de traitement dans la fabrique de la ville. D'un côté, un quartier central et populaire de Marseille, Noailles où 80% des habitants sont éligibles au logement très social, et de l'autre, l'artiste fait référence au projet de requalification de la Place Jean Jaurès, surnommée la Plaine à deux pas du premier quartier.
Le texte met en lumière le glissement qui s'est opéré dans la fabrique de la ville de l'intérêt général vers l'intérêt d'une petite catégorie et l'abandon des classes populaires.
Il nous montre comment aujourd'hui, les politiques publiques d'aménagement des grandes villes, qui se fondent toutes sur le même modèle, n'ont plus seulement abandonné les populations les plus fragiles ; mais provoquent directement la chasse à ces dernières pour l'attraction d'une autre population, celle-là plus aisée, plus urbaine et plus moderne, bref plus en adéquation avec l'idéal libéral qu'est devenu l'espace urbain. Aujourd'hui, la ville doit être le reflet de la réussite sociale des classes dominantes qui investissent leurs centres et en change les modes de vie, de consommation, de déplacement etc.
Les populations qui ne se retrouvent pas dans ces valeurs culturelles, matérielles et philosophiques de la ville moderne et consumériste n'ont plus leur place et alors qu'elles étaient jusqu'à présent laissées à elles-mêmes, elles sont de plus en plus contraintes de quitter ces espace comme l'illustrer l'effondrement de ces immeubles à Marseille.
Keny Arkana - Tous les enfants de Marseille (Vidéo)
Marseille NOVEMBRE 2018 : Récit d'une ville qui s'effondre : https://www.youtube.com/watch?v=nWGoCc7AiWQ Le 5 novembre 2018, Marseille et Noailles ont connu ...
15/01/2019
Bonjour à tous,
Des nouvelles en ce début d'année 2019. Tout d'abord, meilleurs vœux à tous bien que le sujet que je vais aborder rend cette phrase réflexe de début d'année un peu hors propos.
Depuis quelque temps, je m'intéresse à la notion de collapsologie avancée par Pablo Servigne et Raphael Stevens dans leur ouvrage "Comment tout peut s'effondrer" (2015). Si vous ne connaissez pas encore ce domaine, je vous invite à vous y intéresser.
Cette prise de conscience à changer ma vision du monde et surtout ma vision de l'avenir, du moins mes croyances.
Cela a aussi bousculé la façon dont je conçois l'urbanisme et l'aménagement du territoire, notamment en espace rural. Et c'est le cœur de notre propos sur cette page.
Au regard de ce que nous disent les collapsologues, je suis forcé d'inclure la notion d'effondrement dans l'analyse territoriale. L'organisation de nos territoires et la manière dont nous concevons l'aménagement et le développement rend nos sociétés très vulnérables car nos territoires sont construits sur la base d'une énergie abondante, efficiente et abordable : le pétrole. Or, la collapsologie nous dit, qu'entre autres, la fin de l'accès au pétrole en masse sera un des facteurs déclenchant ou aggravants de l'effondrement à venir.
J'en conclu donc qu'il est impératif de changer radicalement nos concepts et notre manière d'organiser les territoires pour leur bons fonctionnements.
Dans les préconisations qu'il convient de faire pour proposer un autre aménagement du territoire, nous devons mettre au centre un nouvel objectif qui est celui de préparer les territoires à l'effondrement. Et la seule chose qui puisse préparer à l'effondrement, c'est la résilience. Nous devons aller vers des territoires résilients sur tous les aspects (alimentation, santé, énergie, habitat, gouvernance, etc...) et cela doit nous demander un changement complet de croyance et de méthode sur ce que doit être l'aménagement du territoire. En clair, nous devons passer de la notion de développement à la notion de résilience.
C'est pourquoi je souhaite, dorénavant, partager sur cette page les informations et les réflexions qui tendent à rendre nos territoires plus résilients. Partout, en France et ailleurs, des citoyens expérimentent d'autres organisations à l'échelle de territoire comme des villages, des communes. Souvent, ces expérimentations sont balbutiantes et rencontrent tout un tas de résistance parce qu'elles ont le mérite de bousculer les croyances établies et remettre en cause le dogme de la croissance matérielle infinie. Car là est le cœur du problème, le toujours plus de la croissance qui se manifeste en aménagement du territoire par toujours plus d'industries, d'habitants, de commerces etc.
Aussi, je resterai concentré sur les espaces ruraux et les petites villes car, à mon avis, il me semble que ces territoires, par leur petite taille et leur organisation moins complexes que les métropoles, sont mieux à même d'entrer en transition et s'adapter au plus vite.
Il est évident que le temps nous presse et que les mastodontes métropolitains avec leur millions d'habitants et du béton sur des centaines d'Ha sont dans une posture plus délicate.
Cette page a aussi pour vocation de transmettre au plus grand nombre les bonnes idées que chacun pourra mettre en œuvre là où il/elle est.
Au plaisir d'échanger avec vous.
Cordialement,
Collapsologie : la tendance de l'année fait flipper et c'est une bonne nouvelle
La collapsologie, élue tendance de l'année 2019 ? Oui. Et c'est loin d'être une mauvaise nouvelle. Petit cours de rattrapage sur la révolution bleue, celle qui peut changer le monde et être le moteur d'un progrès qui profite à tous.
23/12/2018
Une décision anachronique en inadéquation avec l'impératif de changer notre modèle de développement territorial
Europacity: l'aménagement du Triangle de Gonesse déclaré d’utilité publique
Par arrêté, le préfet du Val-d'Oise a déclaré d'utilité publique le projet d'aménagement du Triangle de Gonesse qui comprend notamment la création d'Europacity, un méga-complexe de loisirs controversé.
20/09/2017
Les tiers lieux ou espace de co-working, un nouveau levier à l'usage des campagnes pour amener de l'activité économique et revaloriser le bâti ancien. Deux actions pour maintenir la vitalité des territoires.
La régénération des territoires ruraux par les Tiers Lieux. Le cas des Tiers Lieux Creusois
Dans le cadre d’une étude conduite avec l'Atelier Plan de Vol, MRT Conseil et Cultures Créatives pour la Communauté de communes du Pays de Boussac (Creuse), Raphaël Besson, directeur de Villes…
23/07/2017
Exemple d'un habitat contemporain s'inspirant de l'habitat traditionnel dans le vivarais (Vernoux en Vivarais, Ardèche).
Résultat, il a fallu s'approcher de près pour voir qu'il s'affaissait de constructions récentes.
03/01/2017
Des jeunes ruraux qui se mobilisent pour dynamiser leurs campagnes. Ça se passe dans le Département des Deux-Sèvres et c'est d'autant plus motivant que c'est par chez moi.
Une très belle initiative collective.
Entreprendre dans le rural: le collectif avant tout | Say Yess