25/08/2026
Avec l’âge, on dit que l’on s’assagit...
Avec le mien, avec ce voyage, j’ai surtout compris autre chose : je suis redevenue profondément attachée à ce qui m’a construite.
À mes valeurs ,mes racines.
À mon folklore.
À mes pèlerinages.
À ces chemins anciens où les pierres semblent avoir une mémoire et où le silence raconte parfois davantage que les mots.
Ici, quelque chose en moi ralentit.
La terre sous mes pieds.
Le vent dans les arbres.
L’eau qui descend des montagnes.
La lumière qui traverse une chapelle.
Une odeur de feu, de forêt, de terre humide.
Chaque élément semble me rappeler que je fais partie de quelque chose de beaucoup plus grand
Et dans cette nature, je retrouve une forme de méditation que je n’ai jamais eu besoin d’apprendre.
Et soudain, les petits miracles de la vie deviennent visibles.
Un rayon de soleil au bon moment.
Une rencontre inattendue.
Un chemin qui apparaît.
Peut-être que les miracles ne sont pas toujours extraordinaires.
Peut-être qu’ils sont simplement là, partout autour de nous, lorsque nous sommes enfin assez présents pour les voir.
Ma terre…
Ce lieu où la spiritualité ne se proclame pas.
Elle se ressent.
Dans les chapelles perdues dans les montagnes.
Dans les mains qui se joignent.
Dans les chemins parcourus depuis des générations.
Je me sens ici en perpétuelle méditation avec cette énergie.
Et je crois que c’est cela, finalement, être chez soi.
Pas forcément l'endroit où l'on vit.
Mais l'endroit où l'on se reconnaît.
Là où le monde ne cesse de courir,
ici, j’ai trouvé ma place pour ralentir.
Pour réimaginer.
Pour recréer.
Pour m’émerveiller.
Pour regarder le monde autrement.
Sans cette course permanente vers demain...
Ici, je retrouve les couleurs que la vie moderne finit parfois par nous faire oublier.
Les vraies couleurs.
Celles de la terre.
Du ciel.
Des vieilles maisons.
Des flammes dans une cheminée.
Des montagnes au loin.
Et de cette paix étrange qui descend sur nous lorsque, pour quelques instants, nous cessons de chercher quelque chose…
et que nous comprenons que nous sommes déjà exactement là où nous devions être.