29/04/2026
Fusion, fusion simplifiée, TUP : trois mécanismes, un même résultat, des procédures très différentes. ⚖️
Lorsqu'une restructuration est envisagée, le premier réflexe est souvent de parler de "fusion". Pourtant, selon la configuration capitalistique en présence, d'autres outils peuvent — et doivent — être privilégiés.
La règle de base : le choix de l'opération dépend d'abord du lien capitalistique entre les sociétés.
👉 Si les deux sociétés n'ont aucun lien en capital, la fusion classique est la seule voie possible. Elle implique un traité de fusion, un commissaire à la fusion, des assemblées générales dans chaque entité, et l'ensemble des formalités légales associées.
👉 Si une société détient au moins 90 % d'une filiale, le régime de la fusion simplifiée s'applique : pas d'assemblée générale d'approbation, pas de commissaire à la fusion, pas de rapport des dirigeants. La procédure est considérablement allégée.
👉 Si la détention est totale (100 %), la TUP devient l'option la plus efficace. Par une simple décision de l'associé unique, l'intégralité de l'actif et du passif est transmise, sans liquidation ni commissaire aux apports. Un délai d'opposition de 30 jours reste ouvert aux créanciers. 🔄
Ce que ces trois opérations ont en commun : la transmission universelle du patrimoine. Ce qui les distingue : leurs conditions d'accès, leurs formalités, et leurs implications fiscales.
Le bon réflexe en pratique ? Ne pas se précipiter sur la fusion classique. Vérifier d'abord le niveau de détention, la présence de valeurs mobilières donnant accès au capital, et l'existence de créanciers susceptibles de s'opposer à l'opération.
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