30/01/2024
Ecole en danger
Une bouteille à la mer
A l'heure où la-haut les choix de notre ministre de l'éducation font débat et remettent sur le tapis la question du choix de l'enseignement public ou privé, laissez nous vous raconter notre histoire.
Notre histoire c'est l'histoire d'une petite école privée, l'école du Sacré-coeur, sur la commune de Plounéour-Brignogan Plages, commune littorale devenue commune nouvelle en 2017.
Brignogan accueille l'école publique, Plounéour- Trez l'école privée.
A l'école du Sacré-cœur, il n'y a pas de parents "pro privé". Il y a des parents et des enfants qui aiment leur école parce qu'elle fait partie de la commune, qu'ils habitent à proximité, qu'ils passent devant pour se rendre au travail. Cette école a accompagné des enfants qui sont aujourd'hui parents et dont l'attachement au territoire est tel que la question de la scolarisation en ce lieu était une évidence.
Mais voilà aujourd'hui l'école est terrassée par une crise.
En septembre, 40 enfants ont fait leur rentrée. Insouciants, contents de retrouver leurs copains.
En janvier, la directrice qui gère 4 niveaux plus la direction ne revient pas. La charge de travail est trop lourde, 4 niveaux c'est 4 fois plus de travail. Elle est remplacée.
Fin janvier, c'est au tour de l'institutrice des CE CM... 4 niveaux également, 4 fois plus de travail, 4 fois plus de fatigue... repos.
Mais là pas de remplaçant, personne de disponible.
Dans ce climat d'incertitude, d'instabilité pédagogique, certains parents retirent leurs enfants de l'école. Sans juger ceux qui partent, ceux qui restent veulent des réponses.
Comment est-ce possible que personne ne soit affecté sur le poste?
Qui assura la continuité pédagogique?
Qui va enfin prendre en compte le mal être des enseignants? La sonnette d'alarme a été tirée mainte fois.
Combien de temps encore cette maltraitance institutionnelle va-t-elle durer?
Petit école pleines de ressources, c'est aujourd'hui auprès de plusieurs enseignants retraités que les parents trouvent du soutien. Un relai se met en place pour assurer l'école aux enfants.
C'est donc ça aussi l'école aujourd'hui, la débrouille, déplorent les parents, mais tellement reconnaissants de voir cette solidarité se mettre en place.
Faut-il rappeler que les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain et qu'en France, le droit à l'éducation doit être garanti?
Parents, grand-parents, amis de l'école, fans de kig ha farz, nous vous invitons à l'école samedi 3 février à 10h00 pour un café solidaire. Nous aimons tous notre école ❤️