21/09/2026
😰 « Je vais mourir… »
« Je vais m’évanouir… »
« Quelque chose de grave est en train de m’arriver… »
Pour une personne qui traverse une crise de panique, ces sensations sont bien réelles.
Le cœur s’accélère.
La respiration se modifie.
Les mains tremblent.
La tête tourne.
La poitrine se serre.
Des nausées, des fourmillements ou une sensation d’irréalité peuvent également apparaître.
Et plus la personne a peur de ce qui se passe dans son corps, plus les sensations risquent de s’intensifier.
🧠 QUE SE PASSE-T-IL ?
Notre système nerveux possède un véritable système d’alarme destiné à nous protéger face au danger.
Lors d’une crise de panique, cette alarme se déclenche brutalement, alors qu’il n’existe pas nécessairement de danger immédiat.
Le corps se prépare à agir :
➡️ le cœur accélère ;
➡️ la respiration se modifie ;
➡️ les muscles se contractent ;
➡️ l’adrénaline augmente ;
➡️ l’attention se focalise sur le danger.
Un véritable cercle peut alors s’installer :
Sensation physique
↓
« Il m’arrive quelque chose de grave »
↓
Peur
↓
Encore plus d’adrénaline
↓
Sensations plus fortes
↓
Encore plus de peur.
🩺 QUE FAIRE PENDANT LA CRISE ?
Tout d’abord, ne cherchez pas à prendre de grandes inspirations.
Une respiration trop profonde ou trop rapide peut accentuer l’hyperventilation et renforcer certains symptômes.
Essayez plutôt de respirer doucement, sans forcer, en laissant l’expiration devenir légèrement plus longue.
Par exemple, si ce rythme vous convient :
🌬️ inspiration douce : 3 à 4 secondes
🌬️ expiration lente : 5 à 6 secondes
Pendant quelques minutes.
Si compter augmente votre tension, contentez-vous de ralentir légèrement votre respiration, sans chercher à la contrôler parfaitement.
Vous pouvez également ramener votre attention vers l’extérieur :
➡️ sentir vos pieds en contact avec le sol ;
➡️ regarder les objets qui vous entourent ;
➡️ écouter les sons présents ;
➡️ toucher un objet et observer sa texture.
L’objectif est de ramener progressivement le cerveau vers le moment présent et de lui transmettre un message de sécurité.
✋ ET LE SUJOK ?
Nos mains peuvent également nous offrir des outils simples et facilement accessibles.
Dans les systèmes de correspondance de la main, recherchez doucement les points les plus sensibles au niveau des zones correspondant :
❤️ au cœur ;
🧠 à la tête et au cerveau ;
🫁 au système respiratoire ;
🌿 au diaphragme.
À l’aide d’un bâtonnet diagnostique ou avec les doigts, recherchez les points qui réagissent le plus précisément à la pression.
👉 Stimulez chaque point sélectionné pendant environ 1 à 3 minutes.
La pression doit être sensible, mais rester supportable. Elle ne doit jamais être brutale.
Il est également possible de prolonger la stimulation avec des graines, sur une peau saine et sans irritation.
🖐️ ET LES MÉRIDIENS ?
Dans la lecture énergétique du Sujok — qui ne constitue pas un diagnostic médical — certains méridiens peuvent également être pris en compte selon les manifestations dominantes.
❤️ CŒUR
Lorsque les palpitations, l’agitation et une forte excitation intérieure sont au premier plan.
💧 REINS
Lorsque la peur domine : sensation de danger imminent, insécurité, peur intense ou impression de profonde vulnérabilité.
🌿 FOIE
Lorsque l’on retrouve beaucoup de tension intérieure, d’irritabilité, de contractions musculaires ou une sensation de pression qui s’accumule.
Selon le bilan énergétique, ces méridiens pourront être harmonisés, tonifiés ou dispersés.
Il n’est pas nécessaire de tout traiter en même temps.
Nous recherchons ce qui domine chez cette personne, à ce moment précis.
🧩 UN REGARD PSYCHOSOMATIQUE
Une crise de panique n’est ni « seulement psychologique », ni uniquement physique.
Il s’agit d’un phénomène psychocorporel : le système nerveux provoque de véritables sensations physiques, tandis que la peur et l’interprétation de ces sensations renforcent à leur tour l’activation du corps.
Le travail consiste donc à agir sur les deux dimensions : apaiser le corps, mais aussi comprendre ce qui maintient le système nerveux en état d’alerte.
Stress prolongé, anxiété, épuisement, expériences difficiles ou traumatiques peuvent faire partie des éléments à explorer.
💭 ET APRÈS LA CRISE ?
Une crise de panique ne se résume pas aux quelques minutes pendant lesquelles elle atteint son maximum.
Lorsqu’elle se répète, une autre peur peut progressivement apparaître :
« Et si cela recommençait ? »
La personne commence parfois à surveiller son cœur, sa respiration ou ses sensations corporelles.
Elle peut ensuite éviter certains lieux, certains transports ou certaines situations.
Cette hypervigilance et ces conduites d’évitement peuvent entretenir le cercle de l’anxiété.
C’est pourquoi il est important de travailler non seulement sur la crise, mais également sur ce qui la prépare et la maintient.
Lorsqu’elles se répètent, les crises de panique nécessitent une évaluation médicale et peuvent bénéficier d’un accompagnement psychothérapeutique, notamment en TCC.
⚠️ POINT DE VIGILANCE
Lors d’une première crise, en présence de symptômes inhabituels, d’une douleur thoracique intense ou persistante, d’une perte de connaissance, d’une difficulté respiratoire qui ne diminue pas ou simplement en cas de doute, il est nécessaire de demander rapidement un avis médical ou d’appeler le 15 ou le 112.
💚 L’objectif n’est pas de lutter contre son corps.
Il s’agit de lui apprendre progressivement qu’il peut sortir de l’état d’alerte et retrouver un sentiment de sécurité.
✋ Respiration, ancrage, zones de correspondance, points sensibles, graines et approche énergétique…
Le Sujok peut offrir différents outils complémentaires lorsque notre système nerveux s’emballe, sans remplacer une évaluation médicale ou un accompagnement psychothérapeutique lorsque ceux-ci sont nécessaires.
Et c’est aussi ce que nous explorons lors des ateliers et des formations Sujok Sud.