21/07/2026
L’ENDROIT OU JE ME RENCONTRE ENFIN
Que reste-t-il lorsque les rôles tombent, lorsque plus personne ne nous regarde, ne nous attend ?
Il est des chemins que l’on n’emprunte pas, ils s’imposent. Parce qu’ils sont douloureux, nous les croyons stériles. Et pourtant…
La rencontre amoureuse…
Est-ce que tout se joue vraiment là ?
J’ai vécu chacune de mes ruptures comme un dépouillement, une collision brutale avec le vide, une parenthèse dont il fallait sortir au plus vite.
J’ai longtemps mis la solitude et le célibat du côté du vide.
Je croyais souffrir de l’absence. Je souffrais surtout de la disparition du regard dans lequel j’existais. Le silence d’un regard aimé avait défait pierre après pierre le socle sur lequel reposait un équilibre fragile.
La vie suivait son cours. Seule, je continuais d’habiter les jours. Les gestes revenaient à l’heure dite avec cette fidélité silencieuse des choses étrangères à nos bouleversements intérieurs. Je faisais ce qu’il fallait, pourtant rien n’avait plus le poids du réel.
J’avançais, engluée dans le doute qui me collait à la peau. Il s’était glissé entre le monde et moi, anesthésiant peu à peu ma manière d’habiter le vivant. L’image de cette femme indépendante que je croyais être s’était effritée. Je pouvais bien ne jamais me l’avouer mais j’avais peur, tout le temps.
J’ai traversé ces périodes de « ça va le faire » à des moments de « et si jamais je ne retrouvais plus personne ».
Comme si le doute et la crainte n’étaient pas suffisants, je ressentais souvent une honte crasse de dépendre encore d’un regard extérieur, alors qu’intellectuellement je savais déjà tout.
Plus d’une fois j’ai cru que j’avais avancé, voire réglé et dépassé le problème. Je croyais avoir compris, pourtant au fin fond, quelque chose de moi restait suspendu à son fil invisible au-dessus du néant. J’étais cette élève appliquée qui a rendu toutes ses copies et qui attend.
Et puis…, sans éclat, sans épiphanie, sans qu’aucun curseur ne vienne attester d’un quelconque progrès, j’ai vu.
J’attendais encore, mais autrement.
Il est des traversées brutales et des avancées discrètes, sans témoin, qui nous ouvrent des dimensions de nous-mêmes jusque-là insoupçonnées.
Peu à peu, sans même que je m’en aperçoive, cette progression anxieuse était devenue un terrain de jeu.
Je me suis surprise à ne plus attendre que quelqu’un m’accompagne.
Ces temps où personne n’était témoin de ma vie n’apparaissaient plus comme de la solitude ni une parenthèse interminable, ils était devenue une chambre d’écho où ma voix, jusque-là dispersée cessait enfin d’être couverte par la rumeur du monde et le regard des autres.
Ce vide n’a rien supprimé, il m’a déshabillée des rôles, des attentes, du besoin d’être vue, d’être toujours accompagnée, validée, de prouver ; de me prouver.
Rien ne manque plus.
Je trace ma route et je vous accompagne pour tracer la VOTRE