25/06/2026
Les RPS coûtent cher. Mais à qui ?
La hausse des arrêts maladie liés aux troubles psychiques est désormais documentée, chiffrée, préoccupante.
Et pourtant, une question reste rarement posée frontalement : pourquoi est-ce la solidarité nationale qui finance les conséquences de dysfonctionnements organisationnels que les entreprises pourraient prévenir ?
Un management défaillant, des objectifs intenables, une charge de travail mal régulée, des conflits de valeurs ignorés... Ces réalités ont un coût. Arrêts de travail, invalidité, désinsertion professionnelle. Ce coût, aujourd'hui, c'est la Sécurité sociale qui l'absorbe.
Ce n'est pas un jugement. C'est un constat qui interroge notre modèle.
En tant que formatrice et consultante en QVCT, je travaille avec des organisations qui commencent à prendre la mesure de ce que coûte réellement l'inaction. Non pas par vertu, mais parce que les chiffres finissent par parler.
La prévention des RPS n'est pas une dépense. C'est un investissement — pour les salariés, pour les entreprises, et pour les finances publiques.
La question de la responsabilité organisationnelle dans la santé au travail mérite d'entrer dans les débats de fond. Elle y entre, doucement, mais elle y entre.
Et vous, dans votre organisation, comment ce sujet est-il traité ?