06/09/2026
La créatine, c’est surcoté ?
Petit complément d’informations vis-à-vis de la vidéo : le principal problème des sciences du sport quand elles sont jugées par quelqu’un qui n’est pas très habitué à ce champ disciplinaire, c’est ce qu’on appelle la taille d’effet. Il s’agit simplement d’une mesure de la magnitude d’un effet qu’on trouverait (ici la créatine, mais ça pourrait être celle d’un protocole d’entrainement).
Je ne vais pas vous détailler le calcul, mais il s’agit de la différence entre deux moyennes exprimée en nombre d’écarts-types.
Pour vous la faire très simple, on en ressort un nombre. Qui est difficilement interprétable « comme ça » à la volée.
Afin de lui donner un sens concret, on utilise très généralement dans les sciences biomédicales une échelle qui s’appelle le « D de Cohen » (en vrai c’est aussi le nom du calcul, mais je simplifie). Elle permet de donner des catégories, qui sont « trivial, petit, moyen, grand » etc, à partir de la valeur chiffrée. Sauf que cette interprétation provient au départ des sciences cognitives, ou les interventions peuvent provoquer de très larges différences. Ainsi, un effet catégorisé comme « trivial » par le D de Cohen ne veut pas dire que la différence est négligeable pour tous les domaines scientifiques. En ce qui concerne les sciences du sport, c’est même généralement quelque chose de très intéressant.
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Ghaïs Guelaïa | éducateur sportif et vulgarisateur scientifique
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