Lycée Ali MELLAH

Lycée Ali MELLAH Lycée Colonel Ali MELLAH Drâa El Mizan Né le 14 février 1924 à Taka (M´kira) dans la commune mixte de Draâ El Mizan (Tizi Ouzou). Réussite totale.

Son père, imam, lui donne une solide instruction en langue arabe inspirée de la religion. En 1945, il adhère au PPA (Parti du Peuple Algérien), qui le nommera chef de secteur de sa région une année plus t**d. C’est un 31 mars 1957 que le colonel Ali Mellah avait été lâchement assassiné. Le colonel Si Chérif de son vrai nom Ali Mellah, était d’origine modeste du douar Taka à M’kira, dans la commune

de Draâ El Mizan, en Grande-Kabylie. Né en 1924 à Taka.
..'"Si M'Hamed, en cette période cruciale des années 1957 et 1958, grâce à ses qualités de rassembleur d'hommes, à sa clairvoyance, à sa lucidité politique et à sa conscience aiguë de l'unité nationale qui l'animait toujours, fera échec aux groupes messalistes de Bellounis qui s'étaient réfugiés au sud de la Wilaya IV du côté de Boghari et Djelfa et surtout au complot fomenté par un certain Bensaïdi Chérif, un sous-officier de l'armée française, félon et ambitieux qui avait lâchement assassiné le colonel Ali Mellah, chef de la Wilaya VI, sous prétexte qu'il était kabyle, ainsi que certains de ses hommes. Accompagné des commandants Si Lakhdar et Azzedine à la tête du commando Ali Khodja et au fait de la situation qui régnait à ce moment-là en Wilaya VI, il va d'abord entamer une tournée d'explications dans les différentes dachrate de cette région pour expliquer les buts de la révolution et l'unité du combat mené par le peuple et l'ALN, ensuite dans un second temps, devant une assemblée des notables de la population du Sud, il convoque le nommé Bensaïdi Chérif, celui qui avait usurpé le titre de chef de Wilaya VI, le met en confiance et lui demande de donner les explications des événements qui ont provoqué la mort du regretté Ali Mellah. En 1947, il fait son entrée à l´OS (Organisation Spéciale, qui est une branche clandestine de combat du PPA), et prend part à son congrès de Blida les 16, 17 et 18 février 1947. Ayant la ferme conviction que l´Algérie ne pouvait se libérer que par les armes, il commença à en distribuer aux militants. Son intense activité d´explication et de sensibilisation en faveur du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) lors de la campagne électorale de 1947 le révèle à la police colonialiste qui le recherchera. Il fuit sa région et est nommé chef de Tigzirt-sur-Mer. Dans les années 1948-49, il enseigne à Aïn Bessam où, de nouveau, ses activités politiques le désignent à la vindicte coloniale. Le parti le rappelle dans la région de Dellys où il exerce la responsabilité de chef de région. En 1952, il est successivement chef des régions des Ouadhias, Sidi Naâmane, Tigzirt et Azazga où il déclenchera la révolution. Ses compagnons de lutte reconnaissent à Si Chérif son sens aigu de l´organisation. Le 1er Novembre 1954, il commande lui-même les opérations de Azazga. Le 14 novembre, ses hommes tuent 14 soldats français. Le 25 janvier 1955, il réussira à récupérer un important lot d´armes sur l´armée française après un accrochage réussi. Blessé à la jambe en juin de la même année, il se replie sur la région de Aïn El Hammam où il est soigné et d´où il continue à diriger ses troupes. En novembre 1955, Cheikh Amar, alors chef de la région, laisse à Ali Mellah l´honneur d´organiser l´assaut contre le poste militaire français de Aïn El Hammam. La même année, il assure l´intérim à Tizi Ouzou en remplaçant Amar Driss. En fin stratège et responsable politico-militaire confirmé, Si Chérif réussit à bien asseoir les structures du FLN (Front de Libération National) dans sa région et participe activement à la préparation du congrès de la Soummam. En juin 1956, il quitte la wilaya (préfecture) III à la tête de 200 djounoud de l´ALN en direction de Ouzana, à Blida, (wilaya VI) pour y rencontrer Salah Zamoum, Dhiless Slimane, Amar Ouamrane, Abane Ramdane et Amara Rachid dans le cadre des préparatifs du congrès. En route vers la Soummam, Si Chérif rebrousse chemin à cause d´une urgence signalée dans son secteur. Il rate les assises du congrès et c´est Amar Ouamrane qui lit son rapport sur le Sahara qui sera désormais érigé en wilaya IV sous son commandement. Sa sagesse, sa lucidité et son dévouement total pour la cause nationale lui valent d´être promu colonel et membre titulaire du CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne). Il entreprend dès septembre 1956 d´organiser sa wilaya commençant par dynamiser l´OPA (Organisation Politico-Administrative) et la structuration des groupes armés qui ne cesseront de harceler les troupes françaises sur le vaste territoire du Sahara. Très conscient de l´importance des relations avec les wilayas environnantes, Ali Mellah entreprend un déplacement dans la wilaya V pour étudier avec les responsables de celle-ci les questions d´armement et de coordination des actions militaires. C´est en cours de route qu´il fut assassiné par un de ses hommes à Oued Bedj, douar Haïdouria, djebel Chaoun, actuellement commune de Tarek Ben Ziad, daïra de Miliana. Certains avancent la date du 31 mars 1957 et d´autres parlent du mois de mai de la même année. Aussi tragiquement et en une journée qui aurait échappé à l´histoire, se terminait la vie de celui qui disait à ses hommes : "Prenez votre patience, la guerre ne finira pas avant cinq ans, mais ne dépassera jamais dix ans". Aux historiens de rétablir les faits.

Adresse

Rue De Boghni, Draa El Mizan
Draa El Mizan

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