18/09/2026
Au début de l'Internationale communiste, qui coïncidait aussi avec les débuts de nombreux mouvements nationalistes bourgeois dans les pays dominés, l'Internationale a définit une ligne de front uni anti-impérialiste pour ces pays.
La quasi totalité de ces mouvements nationalistes bourgeois avaient un discours radical, démocratique (contre les dirigeants plus ou moins féodaux de leurs pays) et socialisant. Les communistes devaient faire front avec ces forces tant qu'elles se comportaient de façon progressiste, tout en gardant leur indépendance, et en avertissant les masses de ne pas se laisser bluffer par des discours socialisant qui masquent un programme de développement national capitaliste.
Alors de voir qu'un siècle plus t**d, des pseudo-communistes, face à des forces au pouvoir, dans des pays dont certains sont passés de dominés à impérialistes, qui ont depuis longtemps abandonné tout démocratisme (bourgeois et a fortiori prolétarien), appellent ces forces "communistes" parce que c'est leur affichage idéologique, c'est du même niveau que les débiles profonds qui disent qu'il y a socialisme dans national-socialisme donc c'est socialiste.
Source de la citation (rédaction par Lénine ) : Première ébauche des thèses sur les questions nationale et coloniale (pour le IIe congrès de l'Internationale communiste). Extrait des "Thèses et additions sur les questions nationales et coloniales" adoptées par le congrès :
« Il est nécessaire de combattre énergiquement les tentatives faites par des mouvements émancipateurs qui ne sont en réalité ni communistes, ni révolutionnaires, pour arborer les couleurs communistes (...) L'Internationale Communiste doit entrer en relations temporaires et former aussi des unions avec les mouvements révolutionnaires dans les colonies et les pays dominés, sans toutefois jamais fusionner avec eux »
Rappel : aujourd'hui, il n'est même plus question de mouvement de libération nationale à propos des "PC" de ces pays, et cela bien longtemps qu'ils sont avant tout des forces d'oppression nationale, de leurs propres minorités et d'ailleurs.