26/08/2026
« MIROIR » n’a malheureusement rien perdu de son actualité.
Lorsque cette œuvre a été créée, l’actualité autour des violences faites aux femmes devenait de plus en plus préoccupante. À travers le corps et le mouvement, nous voulions questionner la violence, ses conséquences, mais aussi le regard que notre société porte sur celles qui la subissent.
Aujourd’hui, force est de constater que le phénomène a pris des proportions qui donnent le vertige.
Mais ce qui nous choque peut-être encore davantage, c’est de voir les victimes elles-mêmes culpabilisées : leur tenue, leurs choix, leur comportement, leur vie… comme si quelque chose pouvait justifier la violence.
Rien ne justifie la violence. Rien ne donne raison à la barbarie.
C’est précisément pour cela que MIROIR a été créée : sensibiliser, provoquer une prise de conscience et rappeler, par l’art et le corps, que derrière chaque statistique, chaque fait divers et chaque témoignage, il y a une vie.
Mais aujourd’hui, nous devons aller plus loin.
La sensibilisation seule ne suffit plus.
Au stade où nous en sommes, il est urgent que les pouvoirs publics passent à une autre échelle : une sensibilisation massive, continue et structurée, mais surtout accompagnée d’actions fortes et concrètes : prévention, éducation, protection des victimes, accompagnement psychologique et juridique, lutte contre l’impunité et application effective des mécanismes de protection.
L’art peut éveiller les consciences.
Mais lorsque les consciences sont éveillées, il faut que l’action suive.
MIROIR est notre manière de prendre part à ce combat.
Parce qu’un miroir ne sert pas seulement à regarder ce que nous sommes.
Il nous oblige aussi à regarder ce que nous acceptons de devenir.
AS-CREA — Tous les corps peuvent danser.
Tous les corps doivent aussi pouvoir vivre en sécurité
“MIROIR” has unfortunately lost none of its relevance.
When this piece was created, the growing public attention surrounding violence against women was becoming increasingly alarming. Through the body and movement, we wanted to question violence, its consequences, but also the way society looks at those who experience it.
Today, it is clear that the situation has reached deeply concerning proportions.
But perhaps what shocks us even more is seeing victims themselves being blamed: for what they wore, their choices, their behaviour, their lives… as if anything could ever justify violence.
Nothing justifies violence. Nothing gives legitimacy to brutality.
This is precisely why MIROIR was created: to raise awareness, provoke reflection and remind us, through art and the body, that behind every statistic, every news story and every testimony, there is a human life.
But today, we must go further.
Awareness alone is no longer enough.
At this point, governments and public institutions must step up and act on a much larger scale: massive, continuous and structured prevention and awareness campaigns, combined with strong and concrete action — education, victim protection, psychological and legal support, fighting impunity, and ensuring that protection mechanisms are effectively implemented.
Art can awaken consciences.
But once consciences are awakened, action must follow.
MIROIR is our way of taking part in this fight.
Because a mirror is not only meant to show us who we are.
It also forces us to look at what we are willing to become.
AS-CREA — Every body can dance.
Every body should also be able to live in safety.