28/02/2026
Disons " 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 " au 𝐁𝐫é𝐬𝐢𝐥 pour les 𝐌𝐢𝐨𝐧𝐝𝐨𝐬 .🇧🇷
Ceci n’est pas un mur des 𝐥𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, mais un rappel froid et objectif de quelques faits historiques.
L’année dernière, au Centre Educatif Montessori Bastos , un élève de CM2 a fêté son anniversaire. Ses parents, portés par un élan de 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 exacerbé, ont eu l’idée de remplacer le traditionnel gâteau de farine par un mets à base de 𝐭𝐚𝐩𝐢𝐨𝐜𝐚. Ils étaient pourtant loin de la réalité historique.
Le 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐨𝐜 (*𝑀𝑎𝑛𝑖ℎ𝑜𝑡 𝑒𝑠𝑐𝑢𝑙𝑒𝑛𝑡𝑎*), matière première du tapioca, est une plante originaire d’Amérique du Sud. Son nom est emprunté aux langues 𝒕𝒖𝒑𝒊-𝒈𝒖𝒂𝒓𝒂𝒏𝒊 du Brésil, inspiré de "𝐌𝐚𝐧𝐢" (une déesse) et d’"𝐎𝐜𝐚" (la maison/racine).
L’𝐢𝐠𝐧𝐚𝐦𝐞, en revanche, est une racine authentiquement africaine. Son nom dérive du terme « 𝐧𝐲𝐚𝐦 » qui signifie manger — que l’on retrouve dans le "𝒀𝒂𝒎𝒚𝒂𝒎" en Haoussa ou le "𝑵𝒚𝒂𝒎𝒂" en Zoulou.
Ainsi, avant que 𝐅𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐝𝐨 𝐏ó ne s’aventure sur les berges du Wouri, le poisson du "𝐑𝐢𝐨 𝐝𝐨𝐬 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫õ𝐞𝐬" se dégustait avec de l’igname. Ce sont les explorateurs portugais qui ont extrait le tubercule du « 𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖 𝑴𝒐𝒏𝒅𝒆 » pour le diffuser dans tous les comptoirs tropicaux sous leur influence.
Certes, les Brésiliens n’ont pas inventé le procédé consistant à écraser le manioc pour l’emballer dans des feuilles afin d'en faire des "𝒎𝒊𝒐𝒏𝒅𝒐𝒔"*. Cette prouesse technologique est le fait exclusif du génie Bantou. Il n'en demeure pas moins qu'ils nous ont fourni la matière première.
Alors, adressons un grand « 𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢 » au Brésil pour le 𝐦𝐢𝐨𝐧𝐝𝐨, le, 𝐭𝐚𝐩𝐢𝐨𝐜𝐚, le 𝐤𝐨𝐤𝐢 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐨𝐜, le 𝐛𝐨𝐛𝐨𝐥𝐨, le 𝐭𝐞𝐥𝐞𝐧𝐨𝐯𝐞𝐥𝐚, 𝐑𝐨𝐧𝐚𝐥𝐝𝐨, 𝐑𝐨𝐧𝐚𝐥𝐝𝐢𝐧𝐡𝐨 et... 𝐄𝐭𝐨o𝐝𝐢𝐧𝐡𝐨.
source : 𝑳𝒆 𝒄𝒍𝒖𝒃 " 𝑷𝒆𝒓𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆" 𝒅𝒖 Centre Educatif Montessori Bastos. https://centre-educatif.org/
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