Slam la vie

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29/08/2024

Ayez pour objectif de recevoir un jour l’appel de votre cousin riche. tout en sachant que ces gars n’ont pas le temps des cousins pauvres.

Soyez riches! A tout prix. Même au tarif de votre orgueil.


27/08/2024

Kodengui est le meilleur quartier de Yaoundé. C’est l’unité de mesure des égalités insolites. Ici on ne fait pas de différence entre la populace et la bourgeoisie. D’abord la « live » et « les hommes d’honneur » qui se partagent les mêmes clients.

Ensuite il y’a ces anciens « quelque chose de la république » avec qui l’on se passe des cuillerées de tapioca, des toilettes insalubres et avec lesquels on se dispute la potpote.

Hier j’ai coiffé à la lame un ancien DG qui me trouva plus bon que fally fashion. Et dire que les riches sont « comme des cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête… plus ça devient con », surtout lorsqu’ils sont incarcérés. Jacques Brel n’est pas un cancre.

J’en ai même vu, des ex patrons de la santé publique se disputer vulgairement des moustiquaires entre eux, comme mes oncles de Mvangan. Ils ont compris à leur dépend que les moustiques des quartiers difficiles portent le fer chez atango. Il ne se nourrissent pas au caviar comme ceux du golf.

C’est zambrota qui fait la loi dans ce quartier fantastique où la chefferie se vend avec le caveau familial. Où le chanvre indien pousse sur les trottoirs et où les enfants naissent avec le regard déjà sur la prison dont la hauteur du mur est un sujet de mathématiques dans les écoles d’en face.

Kodengui est magique avec la poésie infortunée des petits romantismes qu’on se partage à « mobile » dans les tourne-dos. Et ces filles de Frantz Fanon qu’on détourne avec une glace de chez sainte Lucie version Baham.

« La prison c’est rien. C’est juste quelques jours fériés. » Ferre

19/08/2024

Dieu veille sur les bidonvilles de makeya. Ici on a la foi qui déplace les filles vierges de la chaise vers le lit dressé. Un de ces petits garagara qui vendent la peur dans les ruelles inondées ici m‘a révélé que la lame sur la peau est plus douce que le couteau de table sur du fromage de Dijon.

Il n’avait pas tord, puisque qu’ici 18h est la limite des retours à la zone. c’est l’heure où les parlementaires du Carrefour votent les lois contre les sorties nocturnes et les rentrées tardives.

18/08/2024

Les kwat pulvérisent les rêves sur l’herbe qui peut encore être verte, avant de finir emballée dans le kaolo. Ce n’est pas que l’intelligence manque à cette jeunesse qui se raconte dans les veillées mortuaires avec la parole du ndjembè. Mais parce que depuis leur naissance, personne n’a bougé le petit doigt pour leur dire que mvog Ada était ce bastos aux temps de l’indépendance. Et que l’autre est devenu paradis parce que ses créateurs ont confisqué l’espoir après leur sortie du lycée Leclerc où ils ont tous appris le vol à l’arraché. qu’ils pratiquent tous aujourd’hui au marché mfoundi.

Serrons les ceintures.

12/08/2024

La ville est allumée. Le bruit des armes parle ses langues d’aboi. Et ça tire to to to. Comme dans nos soirées enfantines. où nous jouions sous la pénombre de la demie lune. Le vent de la montagne habillant le crâne de la terre fermentée. Le brouillard parfumant la nuitée. Et l’odeur des repas âpretés dans les cases envenimant notre humeur fortuite.

La ville gratte le palais de sa bouche sur des pierres volcaniques plantées dans nos cœurs arides. Et ça grince les dents, ça hurle, ça pleure en marmonnant des hululements lugubres et infernaux. La ville chie sur elle même. Pisse tout le sang de ses veines effilochées. Crachine la morve de ses poumons cicatrisés.

On annonce la mort de l’autre filleule, de l’autre vie, de l’autre poule, de l’autre marigot. On annonce sur des tamtam blancs bastionnés de toute force, de toute rage, de tous cris, que le bosquet a tiré ses sept baobabs au milieu de l’étoile dorée par le sans de la vierge.

Bamenda le linceul blanchâtre, fut le pavillon de notre espoir. Ce verdoyant palétuvier d’estuaire qui ne laissait traîner des plumes d’oiseaux sur son piédestal. Aujourd’hui triste jouvencelle aux seins évanouis. Au teint marginal et à l’ovaire stérile.
Ils tombent ici. De gauche à droite, au nord-ouest de nos rêves et de nos vaines humanités.

J’appelle dans le néant de son village natal. Florence ayafor ! Mais le silence froisse son âme. Et l’oubli, et l’inconscience et l’insouciance de ce royaume fait pleurer son cul, son féminin traîné dans l’inqualifiable bestialité de ces mangeurs d’hommes.

Et puis la ville s’éteignît. Petit à petit. Au chevet de la grande cours du village, où l’on se moque éperdument de qui pleure, de qui hurle, de qui grince les dents graves sur du sable. Et le NJI qui embrasse ses turiferaires. Et ils trinquent et ils boivent et ils rigolent à la santé de ceux qui n’ont plus de menstruations. Et Ils transfusent la ménopause dans les récoltes et les chasses.

Et la ville pleure, et la ville hurle et la ville ferme les yeux. Et bamenda s’endormît. Éternellement !

02/08/2024

Les seins tombent plus vite ici que les nuits. C’est l’irrécupérable destin de nos poitrines bombées d’air polluée par l’odeur des cendres du chanvre qui fait renaître une meute d’éternels phœnix. Les sphinx mangeurs de proies eperviables confisquent à la fois la jungle et les égouts citadines. Mal m’en a pris de porter la tunique qui enferme la liberté dans le labyrinthe de l’irremplaçable réajustement des consciences lavées à la souillure ammoniacale. Dans cette ville d’ombres crevées se lèvent plus vite que les jours de folles besognes, les phallus presque centenaires dont l’attirance converge vers les générations mineures. Enfants de la ruelle des hyper markets d’illusions, démarcheurs de cu.ls et de terrains fertiles, propices à des cimetières de nos restes, nous sommes ici, dans cette ville, le couronnement d’un scénario mal écrit

29/07/2024

Mille petits bonheurs comblent le vide des grands espoirs. Il y’a ce jour où l’on se découvre de nouveaux rêves et qu’on oublie les anciens, devenus terre à terre. Tout est question d’ouverture de l’âme à la chance qu’offrent certaines opportunités. Aujourd’hui le beignet haricot peut faire office de favoris dans vos saveurs culinaires parce que vous y voyez l’instant présent et la certitude d’un caviar beaucoup trop loin de votre bourse. Et demain votre regard devient éternel sur des réalités plus grandes.

Rêvez mieux!

10/07/2024

Et douala. Cette ville fatiguée, aux ruelles épuisées. Où les rigoles saturées toisent les blanchisseries de ceux du grand nord. Ici la nouvelle ville est le contrastes des historiques bona quelque chose. C’est dans ce dualisme de visage que j’ai connu Makéa et bonapriso. Douala ville saturée où les pas des habitants se touchent dans un va et vient anarchique. Ici la colère des bidonvilles inonde les cases en bois usés. Et cette sueur qui coule dans le wouri à la recherche des rêves en sable. Et cette débrouillardise interminable qui traverse le carrefour ndokoti. Et ces produits des amphithéâtres à ciel ouvert chez ange Raphaël qui exposent la friperie au marché nkoulouloun. Et ces petits commerces de rien du tout qui alimentent l’espoir collectif.
Je connais douala dans son versant supersonic. Où la raisonnance du makossa traîne la voix devant le benskin. Ville cosmopolite à la débandade des deux roues, Il y’a de douala que par l’amour des gens de la montagne. Qui quincaillient, secrétarient, achètent le maraîchage et sont les bailleurs des Decca. J’ai connu une ville étouffée. Où la chaleur presse l’épiderme. Ici la vanité du bain face à la chaleur conforte l’assertion des moto taximens sur la propreté. Douala pue la fraîcheur de l’argent à tout prix. Douala est poumon érotique du Cameroun. C’est dans ses quartiers que le coton exprime sa rareté et que la lingerie retourne toute la La descendance de Ève aux conditions vestimentaires de l’éden.

28/06/2024

Un prêtre ne peut pas conseiller un séminariste comme le ferait un boucher.

Samuel Eto'o a Une belle approche managériale. Qui peut tirer à polémique, mais pouvant aussi s’avérer très efficace dans une société évoluée. Le management par l’exemple. Des chefs d’entreprises l’utilisent beaucoup. Surtout des self-made-mans.

Dire tout le temps “Je…” n’a rien de prétentieux. C’est tout bonnement de la motivation. Après, il faut être pauvre en plus d’être aigris pour estimer que le fait de partir d’un parcours personnel pour vous amener à se surpasser et atteindre vos objectifs, c’est de la vantardise ou je ne sais quel autre vice.

26/06/2024

L’histoire ne répond pas à de simples métamorphoses du temps. Mais à de changements paradigmatiques de l’intelligence humaine, dans un espace de temps objectif.

Elle est, l’histoire, un rapprochement vraisemblable de l’homme à sa créature clonique qu’est Dieu lui même. Un cheminement ascendant dont le temps n’est que le canevas matériel.

Elle ne repose, ni sur des jours qui passent, ni en des nuits éternelles. L’histoire comme processus de mise en route de la machine humaine, vit en celui-ci, conformément à son niveau de perception et de création de valeurs nouvelles.

Ce qu’il écrit ou qu’il réalise sur les pages vierges du temps, dépend entièrement de sa volonté propre et de l’idéalisation métaphysique et non métaphorique de son être, pris dans le sens du grand ensemble de l’Homme divin. C’est à dire, de l’Homme co-créateur.

Voila pourquoi sa simple évocation renvoie non pas à une lecture des circonstances et à l’analyse théorique des changements horaires; mais bien à des mutations notables, inscrites avec minutie dans le cours de l’évolution de notre espèce. Bien plus encore, à des figures, des précurseurs, des Hommes avec le mérite d’avoir provoqué le choc de cette continuité.

Le temps, n’étant évoqué que pour mieux circonscrire l’oeuvre de ces Hommes, à la main courante des prochaines générations de précurseurs. Puisque nous en sommes tous, chacun à son niveau.

Le temps au contraire de ce que nous avons appris toute une vie, n’a jamais fait l’histoire. Elle n’en a été qu’un triste connivent, qui d’ailleurs parfois, éprouve d’énormes difficultés à suivre la course, parfois beaucoup trop accélérée et très rapide de l’intelligence humaine, qui elle, est le centre de conception de toute l’histoire.

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