Ernest-Jonathan Ngako

Ernest-Jonathan Ngako

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Encouragements, Développement, Excellence, ma passion
Aider pour des soucis académique ma vi

24/06/2025

Nos vies tournent autour d’histoires.
Elles façonnent notre vision du monde, forgent notre identité et alimentent nos ambitions. Dans un monde saturé de récits, savoir raconter le sien est devenu un levier de légitimité. Masterclass, témoignages, discours… tous nous appellent à parler de nous pour convaincre, émouvoir ou simplement exister.

Mais l’histoire n’est jamais totalement vraie. Elle sacre des héros, diabolise des voix, consacre ce qu’elle choisit de montrer et tait le reste. Chaque récit est une construction, un angle, un choix. Et derrière chaque version officielle, il y a souvent une autre histoire, plus brute, plus dérangeante, plus vraie.

Ce texte n’est pas une remise en cause des récits qui nous ont forgés. C’est un appel à lucidité. Un rappel qu’une histoire n’est jamais neutre — elle porte toujours le poids du narrateur, et de ceux qui écoutent. Il est temps de se demander ce qui est tu, transformé ou volontairement effacé.
Car parfois, ce qu’on ne raconte pas est ce qu’il y a de plus essentiel à dire.
Les histoires biaisées ont souvent trouvé refuge dans des formules bien commodes : demi-vérités, presque-vérités, vérités arrondies, vérités amoindries, vérités officielles ou officieuses. Autant de fictions polies pour masquer ce qu’on écarte, ce qu’on tait ou ce qu’on travestit pour que le récit soit plus digeste, plus flatteur, plus vendable.
Mais à force d’édulcorer ce que l’on vit, on finit par créer un fossé entre sa réalité et sa narration. Et dans ce décalage, on s’éloigne de soi-même. Ce qu’on oublie de raconter, ce ne sont pas des mensonges — ce sont les zones d’ombre : les échecs, les hésitations, les douleurs, les ambitions étouffées, les rêves tués dans l’œuf par peur du jugement. On préfère s’en tenir à ce qui plaît, à ce qui rassure, à ce qui coche les bonnes cases.
Pourtant, ce sont justement ces angles morts, ces vérités en marge, ces failles et ces combats intimes qui forment les trajectoires les plus puissantes. Celles qui inspirent vraiment. Oser dire sa vérité, ce n’est pas faire acte de faiblesse. C’est faire preuve de stratégie. C’est décider de ne plus se raconter à moitié, de ne plus se laisser résumer ou réduire.
« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur », écrivait Chinua Achebe.
Se raconter, ce n’est pas flatter son ego. C’est refuser de laisser aux autres le monopole du récit. C’est prendre sa place dans l’espace symbolique, social, professionnel. Ce n’est pas la perfection qui donne le droit à la parole, mais l’audace de se dire, de s’assumer, de nommer sa trajectoire.
Le monde ne t’attendra pas. Ce que tu tais devient vulnérable. Ce que tu assumes devient actif. Ce que tu racontes devient influence.
Et parfois, il suffit d’un mot, d’un pas, d’un récit, pour ouvrir une brèche.
Il est temps de dire ce que tu n’avais encore jamais dit,
Et de montrer ce que tu n’avais pas encore osé révéler.

16/01/2025

Faire la différence aujourd’hui.
Je suis autodidacte, engagé et riche des leçons apprises de mes défis. Je dois être un tremplin pour les autres, tout comme certains l’ont été pour moi.
2025 doit compter, pour moi et tous ceux qui croient encore en leurs rêves, malgré les défis. Plus encore, pendant que je recherche une nouvelle opportunité professionnelle, je souhaite mettre gratuitement mes compétences en Business development et en Project management, mon réseau et mon expérience au service des jeunes entrepreneurs sociaux ou commerciaux dans le besoin. Je veux devenir ce canal qui redistribue ce qu’il a reçu.
Imaginez un entrepreneur qui retrouve espoir, une start-up qui redresse sa trajectoire ou un projet social qui touche plus de vies. Si je peux inspirer 1 personne à persévérer, 10 à oser ou 20 à répliquer ce modèle d’entraide, alors 2025 sera fructueuse pour nous tous.
Aussi, ce message est une invitation à oser demander. Tendre la main n’est pas honteux, mais un acte de courage.
Prenons contact et changeons les choses !

19/10/2022

Réécrire le narratif africain : les enjeux de l’excellence

Grand nombre des sorties et productions populaires estampillées «Africaniste » a concentré ses propos sur cette question : réécrire le narratif africain. En l’état actuel des choses où le continent aspire au développement, même si très souvent inter-changé avec l’occidentalisation, il faut admettre, de toutes évidences, que l’intrigue africaine laisse à désirer. D’ailleurs, Chinua Achebe l’avait anticipé il y a peu, en tirant la sonnette d’alarme sur le fait que : « jusqu’à ce que les lions aient leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ».
En attirant les regards sur le caractère décisif du référentiel ou mieux du point de vue dans la conception et l’assemblage des évènements qui constituent une histoire et la déclamation de celle-ci, Achebe fait écho sur l’urgence de réécrire l’histoire africaine, de changer de point de vue et de référentiel.
A mon avis, si nous tentions sérieusement de réécrire le narratif africain, nous serions fort intrigués de constater que l’aspiration profonde de l’Afrique n’est pas le « développement » (qui se traduit par l’occidentalisation et la mondialisation/expansion de l’occident) mais plutôt le développement de son plein potentiel et la réalisation des nombreux rêves qu’elle nourrit depuis des siècles pour ses enfants.
Au risque de paraitre excentrique et, dans une certaine mesure, rigide dans mes positions, je pense aujourd’hui qu’il est temps depuis hier de sortir des clichés, des mentalités et des discours dévalorisants sur l’Afrique, en se faisant juge de ce qu’elle n’a ou ne fait pas, au détriment de la valeur qu’elle apporte à la civilisation, comme si ailleurs était la terre promise, où coulent le lait et le miel. Voilà le danger d’une histoire biaisée, parce que racontée/vécue d’un seul point de vue et non pas de plusieurs.
Pourquoi présenter l’Afrique comme continent d’insalubrité, de pauvreté extrême, d’indigence intellectuelle, de sous-alimentation, d’instabilité politique mais négliger le fait que ce soit le continent le plus jeune du monde, ou encore qu’elle est le puit à pétrodollars et le grenier de toutes les grandes économies ? Pourquoi définir l’histoire africaine selon la perspective de l’occident, visible par sa distribution en précoloniale, coloniale, postcoloniale et néocoloniale, alors que la colonisation n’est pas un facteur décisif dans l’existence et l’essence même du continent ? Savons-nous seulement qu’avec ou sans colonisation l’Afrique existerait et vivrait, peut-être même mieux que son niveau actuel ?
L’urgence de réécrire le narratif africain se pose davantage avec acuité, lorsqu’on sait que celui qui détient l’histoire d’un peuple exerce sur lui son pouvoir. Ainsi, en faisant graviter l’histoire de l’Afrique autour des crises, de la colonisation et des guerres occidentales, on a fait croire à de nombreux africains que leur existence est inextricablement liée au bon vouloir et à la magnanimité de l’occident. Redonner le pouvoir à l’Afrique c’est réécrire son histoire.
Il s’agit là d’une histoire complète, équilibrée et ancrée dans l’intersubjectivité communautaire. Une histoire qui parle à la fois de l’esclavage et des rebellions, de la colonisation et des résistances, de la pauvreté et de l’opulence diverse, de l’instabilité politique et du sens élevé de communauté, d’humanité et de partage, de mentalités rétrogrades et de l’intelligentsia qui innove et crée sans cesse. L’histoire d’un peuple est la somme de ses gloires et de ses déboires, de ses avoirs et ses manquements, ses faiblesses et ses pouvoirs. Voilà, selon moi, les enjeux de la réécriture du narratif africain.

Dès lors, la question au million de dollars qui se pose est celle de savoir quelle partition à jouer par chacun pour que la réécriture de notre histoire soit effective et viable.

D’emblée, il me semble décisif de souligner le caractère anthropocentriste du processus de réécriture du narratif africain, en indiquant que les personnes (qu’ils agissent à titre individuel ou comme entité) sont les moteurs de ce changement. Ainsi, chaque africain devrait s’interroger sur son histoire et sur son ressenti y relatif : « Que dit-on sur mon continent/pays et comment est-ce que je me positionne à ce sujet ? »

Deuxièmement, il est à s’interroger sur le sentiment d’appartenance de chaque africain à son continent. Comment nous sentons-nous ? Sommes-nous africains, citoyens de nos pays, citoyens du monde (occident) ou alors sommes-nous juste des individus isolés et donc fragiles, qui se laissent aller avec le premier vent arrivé, dans un monde exclusivement codifié autour de la question d’appartenance et de contrat social ?
Il faudrait certainement se situer quant à son appartenance et s’identifier comme tel. En outre, un autre grand challenge de notre temps est de ramener à la bergerie les brebis égarées du continent, impuissantes victimes de la traite négrière, de la mondialisation et du rapport de force économico-culturel disproportionné entre l’occident et le continent. Rapport de force qui est l’ancêtre de l’acculturation. Marquons un temps d’arrêt pour se dédouaner, dès à présent, des répliques de contradicteurs qui taxeront cette vision de prosélyte, orgueilleuse et d’égocentriste. Le droit d’appartenance à une lignée est octroyé soit par l’héritage d’ascendants à descendants ou alors par la souscription aux valeurs et principes directeurs de cette lignée en apposant son approbation et son alignement au contrat social proposé. Ainsi, puisqu’un héritage ne peut qu’être légué et toujours dans la communauté, l’heure est à retrouver les héritiers et héritières qui ont perdus de vue, oubliés ou même qui sont ignorants de leurs parts d’héritage, afin qu’ils prennent possession de ce qui leur revient de plein droit, quitte à le léguer à leur tour, s’ils n’en veulent pas. C’est dire en de mots plus simples et plus accessibles que nous sommes dans une dynamique de proposer sans jamais imposer mais toujours soucieux de notre pérennité.

Ensuite, faudrait-il s’accorder sur la qualité de société que nous voulons et la qualité d’hommes et de femmes avec qui nous voulons vivre. Cette approche présidera à la canonisation de standards de qualité mais aussi de l’éthique pour garantir la réalisation de notre idéal communautaire. Cette excellence sera le gage de l’équilibrage du rapport avec l’occident et du développement d’une communauté juste, qui mutualise ses avoirs, ses savoirs, ses pouvoirs mais aussi ses déboires au profit de la cause commune.

Enfin, il faudra réclamer notre identité au vu et au su de tous, se démarquer comme africain et octroyer enfin au continent les droits de propriétés sur les nombreuses solutions et innovations que ses nombreux héritiers et héritières proposent partout dans le monde.

Décider d’être excellent en tant qu’africain, c’est choisir de réécrire un narratif africain équilibré et viable. C’est choisir d’avoir le pouvoir sur soi-même et non plus d’être sous le joug de la domination étrangère. Opter pour l’excellence africaine c’est choisir de développer un label africain de qualité, de standard élevé et de haute facture.

29/08/2022

et jeunes et féminins de qualité : inspirer la vie et le pour l’

L’ Agenda 2063 vise à concrétiser un ensemble d’aspirations. Celles-ci reflètent le désir du continent de prospérité et de bien-être partagés, d’unité et d’intégration, d’un continent de citoyens libres et d’horizons élargis, où le potentiel des femmes et des jeunes est pleinement exploité, et libéré de la peur, de la maladie et du désir.

L’Afrique Que Nous Voulons, au-delà d’être un hashtag, bien plus qu’un concept mis en relief dans les textes et les stratégies d’actions nationales sectorielles, beaucoup plus qu’un simple idéal, représente l’aspiration et le besoin profond du continent Africain pour chaque fille et fils qui s’identifie à cette terre patrie. Même si on y remarque de nombreuses limites, on peut tout de même percevoir l’expression pudique sublimée du mal-être du continent, mais aussi sa résolution de s’inscrire dorénavant dans une dynamique durable pacifique, progressiste et de bénéfice mutuel partagé.
Dans les dernières productions de cette série, j’ai tenté de faire une observation froide et superficielle de l’état d’implémentation de cette vision et c’est avec beaucoup d’inquiétudes que les réalités du terrain constituent un contre-témoignage de l’écosystème du renouveau que le continent souhaite bâtir. Mais alors, que faire ? Que dire ? Comment réagir à l’émasculation des structures et plateformes désignées garantes de l’implémentation des résolutions et initiatives pour l’Afrique Que Nous Voulons dans un monde dynamique, en constante mutation, évolutif, sélectif et exclusif ? Comment se positionner lorsqu’on se retrouve face au constat de l’insolvabilité de plusieurs gouvernements dans les engagements y relatifs pris, d’une part et d’autre part, la multiplication des cessions sous conditions de capitaux du Nord sous diverses formes ? Autrement dit, l’Afrique Que Nous Voulons peut-elle encore se matérialiser avec les gouvernements comme principaux acteurs de « conception » et d’implémentation ? Quel rôle les femmes, les filles et les jeunes en général peuvent ou mieux, doivent-ils jouer dans l’assemblage de ce grand puzzle ?

Il est difficile à ce jour de proposer des schémas de réponses pertinents, objectifs et qui ne soient pas biaisés par notre ressentie et nos sensibilités. Une tache pareille s’avère herculéenne et manifestement multipolaire. Je crois humblement que les gouvernements, les organisations de la société civile et toutes les autres parties prenantes devraient rentrer en conclave afin de concevoir et implémenter, le cas échéant, une stratégie locale inclusive appropriée.
Nonobstant la spécificité qu’on reconnait au processus de codification d’une stratégie d’action locale, on reconnait en outre la nécessité d’orienter les efforts consentis sur des pivots essentiels et décisifs de la croissance et de la pérennité du continent. Mon challenge est donc de proposer une orientation y relative.

Il n’est plus un secret pour personne que le continent Africain est le plus jeune du monde et évolue en rajeunissant. Il n’est pas non plus à négliger le fait que les femmes apportent une valeur imposante aux PIB des pays du continent. En plus d’être le puits et le grenier du monde, l’Afrique est la destination privilégiée des grands bailleurs de fonds et fournit au monde de la ressource humaine. Bientôt, l’Afrique pourra être pleinement industrialisée, urbanisée et rendue smart, mais à quel prix ? Que sert-il de bitumer une route si celle-ci sera le tapis doré menant à notre perte par les surexploitations irrespectueusement des normes en vigueur ? Pour dire que l’Afrique a besoin de croissance et de développement certes, mais une croissance et un développement qui soient durables, inclusifs et bénéfiques à la communauté. Pour ce faire, on a besoin de maximiser sur nos atouts, ce qu’il conviendrait d’appeler nos points forts.

Aujourd’hui, les jeunes et les femmes sont des maillons forts sur lesquels la concrétisation de l’Afrique Que Nous Voulons devrait s’appuyer. Il s’agit, de ce fait, de capitaliser ce potentiel véritable en orientant prioritairement les efforts et les ressources dans la préparation de ces maillons à réagir aux défis de l’heure et produire des richesses, des emplois, des opportunités et de la valeur pour le continent. Il s’agira, entre autres, de préparer ces jeunes et ces femmes à être des leaders et des followers de qualités, qui comprennent les enjeux et les besoins exprimés et qui travaillent à servir, révéler le potentiel des personnes autour d’eux et concrétiser l’Afrique Que Nous Voulons.
Les guerres devraient dorénavant faire horreur au continent, car ses habitants sont beaucoup trop jeunes pour mourir mais aussi, parce que c’est un luxe qu’on ne peut plus s’offrir. L’analphabétisme, l’illettrisme et les crises de l’éducation devraient constituer des maux à éradiquer en priorité, parce que cette jeune génération a besoin d’être formée et préparée pour prendre la relève. La faim, la famine, les discriminations sous toutes leurs formes, la corruption et les détournements de deniers publics devraient être réprimés avec la dernière énergie.
On n’a pas besoin d’être un membre du gouvernement pour impulser ces changements ou poursuivre fermement ce plaidoyer dans nos communautés respectives. Être jeune ou une femme est suffisant pour agir et mener les autres vers la réalisation de notre glorieux destin.

Je crois au potentiel de chaque jeune, je crois aux aptitudes de chaque femme et surtout, je crois que nous pouvons construire l’Afrique Que Nous Voulons de nos propres mains, de la terre de nos champs et de la sueur de notre front, auxquels sont associés le zèle et la hargne que nous inspire l’espoir que nous portons.

Ernest-Jonathan Ngako

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22/08/2022

Développer un résilient pour impulser un

La fédération des personnes et des ressources pour un intérêt spécifique, constitue l’un des principaux accomplissements du leadership de l’Homme. Aujourd’hui encore, nous vivons cette réalisation et planifions nos perspectives en partant de ce que ce leadership a pu produire jusqu’ici. Ce leadership à la fois pérenne et durablement déployé au fil des générations, se présente comme l’aspiration majeure de l’humanité, pour le développement et la croissance que nous appelons de tous nos vœux.
Ainsi, parler de leadership durable, c’est parler d’un leadership dont la résonnance et l’impact transcendent les temps et les saisons. Ceci non pas suivant la logique d’incidence naturelle des événements sur les autres, mais plutôt un impact consenti, voulu, moyennant des efforts, célébré, consolidé et sauvegardé. Il s’agit là d’un patrimoine de leadership à proposer à la société. Jésus-Christ, Rosa Parks, Martin Luther King Jr., Mahatma Gandhi, Confucius, Nkwame Nkrumah, Mère Thérésa, Nelson Mandela, Aliko Dangoté entre autres, ont écrit leurs noms en lettres d’or, de manière indélébile, au panthéon des grands leaders que l’humanité ait connu et ils ont marqué au fer l’histoire de leurs empreintes. La lecture que je fais de l’histoire de chacun de ces héros et celui d’autres au même titre, oriente mes compréhensions et mes résolutions à converger vers un aspect particulier : le followership.

S’il a souvent été donné de suivre, dans les communautés, des discours sur le leadership qui n’abordent pas la question de followership, aujourd’hui on est mieux éclairé sur les enjeux réels de cette notion. En effet, leadership rime avec followership et vice-versa : l’un carbure à l’autre. Cette étroite interdépendance est une découverte, pour moi, qui impulse le développement de compréhensions et perspectives nouvelles au sujet de la avec des personnes pour l’atteinte d’un but.
Comme mentionné dans les précédentes publications, le leadership a pour fonction l’ , l’ , la , le . Le travaille à faciliter le développement du plein potentiel des personnes qu’il/elle conduit afin de susciter pour la toute entière les acteurs qui contribueront, chacun pour sa part, à la réalisation des idéaux partagés et pour lesquels la communauté travaille. Partant de ce constat, le rôle du follower se clarifie davantage et on sait dorénavant qu’il n’est pas l’éternel suiveur.
Le followership est un processus d’ et de , au terme duquel l’individu est appelé à débloquer un peu plus son potentiel chaque jour, contribue à atteindre les objectifs visés, prend la résolution de migrer vers de plus hauts standards et surtout devient à son tour un leader pour les autres. En d’autres termes, le leader a d’abord été un follower et demeure un . Bien que la conception populaire place très souvent sur les seules épaules du leader la responsabilité de la réalisation des aspirations portées, il importe aujourd’hui de clarifier le fait que la qualité du leader est proportionnelle en tout point, sinon presque, à la qualité de followers qui le/la suivent. Dès lors, le followership de qualité impulse un leadership qui soit de qualité, au même titre qu’un piètre followership ne saurait produire un leadership différent.

S’il nous est arrivé de nous plaindre d’un leader, nous devrions au même moment nous remettre en question. Non pas ici pour dédouaner les leaders de leurs et des standards de qu’ils sont appelés à développer, mais plutôt équilibrer les charges.
Développer un followership challengeant c’est impulser un leadership qui soit à la hauteur des défis à relever. En effet, le besoin en leadership se pose au constat de la nécessité pour les personnes de s’associer pour travailler à la réalisation d’un but commun. Il est question de concevoir et de réaliser la croissance et le développement escomptés. Ainsi, le followership bat la mesure en termes de standards de performances, d’indicateurs de progrès et d’outils d’évaluation de la qualité de tout leadership. C’est alors que le discours tenu par le leader sera fonction du niveau de compréhension et des ambitions des followers. C’est ainsi que les efforts et les réalisations d’un leader seront appréciés, célébrés, répandus et pérennisés par les followers et non pas par le leader lui-même ou sa volonté. C’est ainsi que des millénaires après, l’offre proposée par Jésus-Christ reste pertinente et d’actualité. C’est ainsi que le refus de Rosa Parks de se lever contribue à ce que de nombreux noirs puissent avoir droit à une place, le rêve porté par Martin Luther King Jr. enchante les nuits de nombreux noirs et leur donne de rêver davantage. C’est à partir de Gandhi que tout un peuple a pu se lever et impulser des changements conséquents dans le cours de l’histoire du monde. C’est par la contribution de Nkwame Nkrumah que l’Afrique a pu amorcer le premier grand virage de son histoire depuis de longues lunes. Mère Thérésa, Confucius, Aliko Dangoté, Nelson Mandela ont réagi aux besoins exprimés par leurs communautés respectives et ont déployé des actions suivant le contexte dans lequel leurs followers étaient.

A ce jour, l’un des grands défis de la croissance et du développement de toute entité se situe au niveau du développement d’un followership résilient, inspirant, challengeant et qui a la capacité de motiver, stimuler, réaliser et d’accomplir. Pour un leadership efficace et productif dans nos entreprises, nos communautés, nos pays ou nos continents respectifs, il faudrait que chaque follower donne du sien pour construire le leader qu’il/elle veut, un leader dont il/elle sera fier, un leader qui travaillera pour le bien de chaque follower qui le/la bâtit et l’élève au quotidien.






Ernest-Jonathan Ngako

15/08/2022

L' a besoin de plus de leaders et moins de politiciens

La conjugaison des efforts, des savoirs, des avoirs et des pouvoirs a toujours eu le mérite d’être la solution la plus pragmatique et efficace pour la croissance des sociétés. En effet, à partir de la prise de conscience des hommes et des femmes de l’inextricable liaison de leurs destins et de leurs futurs ; depuis le moment où ils ont enfin été lucides sur l’interdépendance, à la fois en abscisse et en ordonnée, de leurs bonheurs, ceux-ci (les Hommes) ont résolu de s’accorder sur les termes de référence de l’existence partagée et entremêlée qu’ils mènent.

Illuminée sur les enjeux majeurs et réels de la communauté de destin et de biens qui caractérise le continent, l’Union Africaine a développé des plans directeurs multisectoriels pour présider à la productivité, la croissance et l’économie multiforme parfaite des ressources pour chaque Africain, par le canal de l’ . Combien en sont même informés ? Combien en sont conscients et agissent en conséquence ?

Bien que conscients de ce que le sujet traité est dit sensible et fait polémique, il nous semble décisif d’essayer de proposer un éclairage sur cette situation en espérant contribuer à la pleine réalisation de cette .

Les statistiques, les états des lieux et les observations sur le continent, d’un point de vu socioéconomique, politique, éducatif et assimilés, laissent bruyamment transparaitre le malaise de notre société mais aussi l’indigence presque parfaite et complète de nos compatriotes respectifs sur le continent. On ne pourrait pas feindre d’ignorer la pseudo virilité de l’organisation et son impuissance quant aux besoins majeurs de l’heure. A la question de savoir pourquoi, nous nous sommes dit que les raisons pourraient être mises en évidence si nous nous rapprochions un peu plus du concept de L' .

Ce slogan révèle la mutualisation des perspectives et des actions au profit commun, inspiré des besoins réels et aspirations profondes de chaque individu ou entité qui accepte de s’associer au « Nous ». Ceci en mettant, par ricochet, ses ressources et ses moyens en commun avec les autres, dans l’espoir que cela contribuera au bonheur de tous et de chacun. Cette dynamique du « tous pour un et un pour tous » traduirait en de mots justes le crédo et l’essence même de la communauté. Seulement, toute communauté évolue sur des compromis et des arrangements, impliquant des concessions et le relâchement de l’accélérateur sur les exigences et aspirations égocentrées. Ce relâchement que l’on pourrait s’essayer de taxer de « compromis social » carbure à la clairvoyance, la libre et franche communication et la proactivité individuelles amenées à fédération par une personne ou une entité. En outre, la globalisation a éconduit il y a longtemps les propagandes sur la perfidie et la perversion des unions ou alors de l’unité : tous les indicateurs aujourd’hui montrent que l’union fait la force et plus nombreux on est dans une union, plus fort on est devant les désunions ou « moindre unions ».

Eu égard, entre autres, au fait que les perspectives arrivées à échéances de l’agenda, ne sont toujours pas réalisées, ne serait-ce que de moitié, plusieurs années après, on a envie de se demander quelle est la difficulté réelle de l’union, ses plans directeurs et surtout des ouvriers qui travaillent à leur réalisation.

Humblement, nous pensons que la politisation contribue à travestir et infantiliser les structures mises en place, leurs perspectives et leurs procédés. Aussi, la politisation générale des sociétés a pollué les valeurs qui soudent l’unité et la cohésion sociale au profit des intérêts individualistes, pour produire aujourd’hui des guerres sous toutes ses formes, les crises économiques, l’inflation et la diminution des pouvoirs d’achat, la détérioration de l’environnement et par-dessus tout la non préparation de l’avenir. Autant que le concept de politique est controversé, autant toutes les notions qui s’y frottent sont frappées d’anathème et deviennent à leur tour sujet à controverses. Peut-on se construire et évoluer dans un monde ou la compréhension des besoins les plus basiques nécessitent des sciences et des théorisations particulières ? A partir du moment où les mots famine, éducation, dérèglement climatique, développement durable, etc. sont manipulés par la politique ou un politicien, ils deviennent des concepts, dont la compréhension nécessite des colloques internationaux et des conclaves au « saint siège ».

Le leadership (étroitement lié au followership) est une discipline qui mérite un intérêt conséquent en société, dans le but de reconstruire et de consolider l’unité dont nous avons tant besoin pour la croissance et le développement. Aussi, au niveau de chaque individu, leader (follow) est un impératif qui encapacite les personnes à développer le plein potentiel des autres mais aussi le leur, au grand bonheur de tous et de chacun.
Aucune unité ne peut se construire et survivre dans un environnement pollué de politique sans leadership.

L' n’est atteignable que dans le vécu réel de volonté, l’unité et du partage, fédérés par un leadership sain, qui porte les mêmes desseins. A ce jour, il serait erroné pour nous de continuer d’associer le développement, la subsistance humaine, le bien-être et l’avenir des personnes à la politique. Aux politiciens la politique, aux leaders le développement.

Ernest-Jonathan Ngako

08/08/2022

Leader c’est développer : on a besoin de leaders.

Nous aspirons tous à évoluer, à croitre, à avancer. Le challenge est de partir d’une étape n à une autre n+x. Cette croissance souhaitée correspond de manière étroite à la nécessité de s’adapter au dynamisme de l’existence et de la société. Ainsi, de même que nous grandissons, de même que nous prenons de l’âge, de même que nous prenons des rides sur le visage, de même nous sommes appelés ou mieux, nous ressentons le besoin de croitre proportionnellement de manière holistique, c’est-à-dire dans tous et chaque aspect de notre vie.
Ainsi, au-delà d’être de simples slogans, les questions de croissance et de développement constituent des besoins vitaux pour les communautés et les individus. D’ailleurs, les théories de besoins développées jusqu’ici le démontrent fort bien : on a tous des besoins et plus on évolue, plus nos besoins évoluent simultanément jusqu’au pic à partir duquel la courbe perd sa régularité.
Marquons un temps d’arrêt pour relever le fait que la croissance et le développement sont des notions qui n’obéissent pas toujours à une formule mathématique spécifique, dans la mesure où elles s’évaluent au cas par cas et par rapport aux réalités vécues à un temps t et les attentes et aspirations des personnes/communautés. De ce fait, partir de 1 pour 1.5 est une évolution au même titre que partir de 2 pour 3. Dans tous les cas, croissance rime avec évolution.

Aussi, leader n’est pas seulement diriger, mais aussi conduire, orienter, accompagner, guider. Le leadership indique donc une notion de prise de devant au profit des personnes qui nous suivent, dans le but de les soutenir dans le parcours qu’ils ont à faire. A un moment donné, leader devient une constante indispensable dans la vie de l’individu. La grande question est celle de savoir vers où les personnes qui suivent le leader (followers) sont orientées ?
La vérité c’est que jouer le rôle de leader, fut-il de position ou spontané, n’est pas toujours signe de (parfaite) maitrise ou d’expérience. Le leadership exprime plutôt le désir de partager, d’offrir et aussi de recevoir. Sur un chemin que l’on pourrait peut-être maitriser, le rôle de leader permet de s’améliorer, essayer d’autres procédés, développer son capital émotionnel et relationnel, dépasser ses convictions et travailler son ouverture d’esprit. Il n’y a qu’en étant leader qu’on parvient à débloquer son plein potentiel. Le leadership est le moyen qui préside à la construction des mouvements, des sociétés, communautés et de courants de pensée ; tout simplement parce que c’est un facteur de croissance et de progrès.
Si l’évolution et la croissance (développement pour les communautés) sont des besoins réels que nous exprimons et que le leadership est un facteur avéré de croissance, de progrès et d’évolution, alors nous avons tous besoin de développer, d’exprimer et d’affirmer notre potentiel de leader.

Les grandes préoccupations à l’ordre du jour pour plusieurs pays africains se résument en la question de savoir comment avoir des leaders pour l’Afrique que nous voulons. Certes, l’on reconnait le rôle crucial du leadership dans la réalisation des grands projets (re-)structurant sur le continent, mais alors comment lever cette génération de leaders dont nous avons besoin, si nous avons un passé incompréhensible, un présent qui prête à confusion et un futur incertain, en lequel on n’a pas confiance ?

Le leadership dans sa dimension visionnaire, transformative et transformatrice peut, dans ce cas, nous amener à détourner les regards sur le fait qu’il nous manque cruellement de facilités afin de se focaliser sur le fait que nous avons des opportunités en abondance.

Dit-on souvent : « dans la course à l’or, le premier millionnaire est le vendeur de pelles ». Il s’agit pour chacun de mettre son potentiel à contribution pour accompagner, orienter, conseiller les personnes autour de soit pour qu’ils atteignent leur plein potentiel, condition sine qua non pour le déblocage de notre plein potentiel à nous aussi et le développement communautaire que nous appelons de tous nos vœux.

Je crois en le développement à pleine puissance en Afrique par une génération nouvelle de leaders, qui comprennent les enjeux de la croissance personnelle et communautaire et prennent à bras le corps les challenges auxquels nous sommes confrontés. Je crois en une jeunesse africaine qui développe et exprime son potentiel de leadership avec la vision de construire un monde, un continent et des communautés plus sures et plus fertiles pour les prochaines générations.

Pour l’Afrique que nous voulons, soyons les leaders dont le continent a besoin.





Ernest-Jonathan Ngako

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