Noviciat Mariavite MFK

Noviciat Mariavite MFK Institut de Formation Pastorale des Missionnaires Mariavites Franciscains au Cameroun.

Prise d'habit religieux, le 25 Janvier 2025 par Mgr Gabriel ENDOUGOU ASSENE, omf.
06/02/2025

Prise d'habit religieux, le 25 Janvier 2025 par Mgr Gabriel ENDOUGOU ASSENE, omf.

Le Noviciat n'est pas qu'un lieu d'apprentissage intellectuel, il est aussi un socle de moulage à la pastorale active.Le...
25/01/2024

Le Noviciat n'est pas qu'un lieu d'apprentissage intellectuel, il est aussi un socle de moulage à la pastorale active.

Le Père Diacre Delphin Charly NGA baptisant, juste après son ordination diaconale.

25/01/2024

À TOUS CEUX QUI VEULENT ASPIRER À LA VIE RELIGIEUSE

Voici la composition du dossier en vue d'intégrer la Communauté des Missionnaires Mariavites Franciscains de Yaoundé, au Cameroun :

1. Une photocopie de l'Acte de Naissance

2. Un extrait n°3 du Bulletin de Casier judiciaire

3. Un Certificat Médical

4. Les photocopies des diplômes obtenus
et les relevés des notes des dernières classes

5. Une photocopie de la Carte sacramentelle (de Baptême)

6. Quatre photos d'identités de format 4x4

7. Une rame de papier de format A4

8. Une demande d'admission dans la Communauté, adressée au Supérieur Provincial (Mgr Jean de Dieu Grâce KIBENGA, B.P.: 4634 Yaoundé, Tel: 677945539).

Que Dieu vous bénisse!

18/12/2023

LE STOICIEN ET LE SOPHISTE.

Stoïcien : Mes salutations ! Je pense que la vie est meilleure quand on se concentre sur ce qui est sous notre contrôle et qu'on accepte le destin avec sérénité. Qu'en penses-tu ?

Sophiste : Je suis d'accord sur le fait que nous devons accepter le destin, mais je crois aussi que nous pouvons influencer notre vie grâce à notre raisonnement et à notre rhétorique. La vérité est subjective, et nous pouvons la façonner selon nos besoins.

Stoïcien : Hmm, je comprends ton point de vue. Cependant, pour moi, la vérité est objective et se trouve dans la nature. Nous devons vivre en accord avec la raison et la vertu pour atteindre le bonheur et la tranquillité d'esprit.

Sophiste : Je peux comprendre pourquoi tu penses cela, mais pour moi, la vérité est relative et dépend de la perspective de chaque individu. Je crois que nous devons rechercher le plaisir et l'épanouissement personnel dans la vie.

Stoïcien : Je vois où tu veux en venir, mais pour moi, la recherche du plaisir peut nous rendre esclaves de nos désirs. Je préfère me concentrer sur la maîtrise de mes émotions et la cultivation de la vertu pour trouver la paix intérieure.

Sophiste : C'est intéressant ! Pour moi, le plaisir et l'épanouissement sont des objectifs valables dans la vie. Je crois que nous devons utiliser notre intelligence et notre rhétorique pour persuader les autres de nos idées et atteindre nos objectifs personnels.

Stoïcien : Je respecte ton opinion, mais je pense que la recherche de la sagesse et de la vertu est plus importante que la persuasion et la poursuite de nos propres intérêts. La vie est éphémère, et nous devons trouver le bonheur dans la maîtrise de nous-mêmes.

Sophiste : Je comprends ton point de vue, mais pour moi, la vie est une opportunité de s'épanouir et de rechercher le plaisir. Chacun de nous a la liberté de définir sa propre vérité et de poursuivre ses aspirations individuelles.

Alors vous partagez la conception du stoïcien ou du sophiste ?

14/12/2023

La_philosophie_d'Arthur_Schopenhauer
(Un article de "PHILOSOPHIE ET ÉMERGENCE)

Philosophe allemand du 19e siècle, Arthur Schopenhauer ( 1788-1860) est connu pour son ouvrage majeur " 📖Le monde comme Volonté et Représentation", en allemand " Die Welt als Wille und Vorstellung". Sa philosophie est souvent assimilée à une sorte de pont entre le rationalisme allemand du 18e siècle et les idées existentialistes du 19e et 20e siècle.

➡️Quels sont les points clés de sa philosophie ?

1- La volonté comme Principe Fondamental

À en croire Schopenhauer, la volonté représente le principe fondamental de la réalité et il considère celle-ci comme étant une force aveugle et instable qui sous-tend toutes les formes d'existence. Cette volonté est un concept métaphysique qui va au-delà de la simple volonté consciente.

2- Le monde comme Représentation

Schopenhauer établit une division de la réalité en deux aspects distincts à savoir le monde en soi( la volonté) et le monde phénoménal ( la représentation). Le monde que nous percevons, selon lui, est une représentation subjective de la réalité et limité par nos sens et notre conscience.

3- Le Néant et la Négation de la Volonté

Schopenhauer considère que la libération ultime de la souffrance et de la douleur réside dans la négation de la volonté. C'est pourquoi, l'atteinte d'une compréhension profonde de la nature illusoire du monde phénoménal peut conduire à une résignation calme et à une libération de la souffrance.

4- L'Esthétique et la Métaphysique de l'Art

Aux yeux de Schopenhauer, l'art a une grande importance et représente le moyen idéal pour échapper à la souffrance. Il soutient en ce sens que l'art authentique permet de transcender le monde des phénomènes en capturant l'essence de la volonté.

5- Le Pessimisme

Considéré à juste titre comme un penseur pessimiste en raison de sa vision sombre de la nature humaine et de la réalité, Schopenhauer croyait que la souffrance est inévitable dans la vie et que la satisfaction des désirs ne conduit qu'à des moments éphémères de bonheur.

Conclusion

L'influence de Schopenhauer s'est avérée qu'après sa mort et cela dans plusieurs domaines comme la philosophie, la littérature, la psychologie et l'existentialisme. Sa philosophie a eu un impact significatif sur des penseurs tels que Friedrich Nietzsche, Sigmund Freud et Richard Wagner.

02/12/2023

Etude d'ouvrage : "Le vieux n***e et la médaille" de Ferdinand Oyono

Introduction

Le vieux n***e et la médaille publié en 1956 est une sorte de prolongement d’Une vie de boy. Dans celui-ci le narrateur-héros est un naïf enfant africain; dans celui-là, le héros Mek est un adulte naïf aussi, victime ainsi de la duplicité des Blancs. Ce roman publié durant la décolonisation est ainsi fortement inscrit dans son contexte, ce qui lui valut son succès mérité. Il est donc intéressant d’en saisir l’intérêt qui reste très actuel au moment où on parle des tirailleurs et de leur rétribution, de réparation, de souvenir, de pardon pour tout ce que le Blanc a fait aux peuples africains. La vie d’Oyono, on le sait, a été une influence dans son œuvre. Partir d’elle pour comprendre le texte semble être une voie obligée. A la suite, après avoir explicité le titre, on résumera l’histoire, et puis voir les personnages, les thèmes, l’écriture et la signification de l’œuvre.
I. Vie et œuvre de Ferdinand Oyono

Présentation de l’auteur

Ferdinand Oyono est né à N’Goulemakong près d’Ebolowa, au Cameroun en 1929. Il entre à l’école primaire en 1939. Plus t**d il travaillera comme “boy” chez des missionnaires avec l’esprit d’aider sa mère. Il obtient son certificat d’études primaires, ce qui apporte un bonheur total à son père qui apprend la nouvelle dans le journal. Il entre ensuite au lycée d’Ebolowa avant d’aller continuer ses études en France au lycée de Provins où il obtient son baccalauréat en 1950. Il va à Paris pour y poursuivre les cours de la Faculté de Droits et de l’Ecole nationale d’administration (section diplomatique). Pendant ce temps, il utilise ses loisirs pour écrire.
Il débute en 1959 une brillante carrière de haut fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers postes (auprès des Nations unies à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en Scandinavie…). À partir de 1987, il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.

Les œuvres

À la fin des années 50, Ferdinand Oyono publie en langue française trois romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l’époque coloniale et qui, mettant en cause aussi bien l’administration que la police ou l’Église des missionnaires, feront scandale dans cette période de décolonisation.
Une vie de boy, publié en 1956, est centré sur le personnage de Joseph, boy du commandant blanc. Il y fait la critique et la démythification du des Blancs dont les traves sont mis à nu par le récit du narrateur enfant.
Le vieux n***e et la médaille, publié en 1956,
Chemin d’Europe, publié en 1960, raconte l’exploration plus ou moins du monde des Blancs dans une métropole africaine par un jeune homme qui veut se couper de ses racines et rêve d’Europe malgré les avertissements de son père.

II. La signification titre

Le titre choisi illustre bien cet esprit ironique et d’autodérision. L’auteur utilise le mot « n***e » terme péjoratif de connotation raciste ce qui peut paraître surprenant venant d’un écrivain noir en opposition avec le terme « médaille », terme positif, appréciatif. L’humour et l’ironie sont donc d’emblée présents dans le titre qui résume par là l’histoire du roman. Le nom « vieux » sans la présence du personnage dont il s’agit dans le roman montre une volonté universalisante de l’auteur pour mettre l’accent sur le contraste entre l’expérience et tout ce que des générations africaines ont fait : sa vie, la vie de ses enfants, ses biens, son cœur pour mériter non pas des médailles mais « une médaille ». Et quelle médaille : Méka sera bastonné la nuit même du jour qu’il a reçu cette médaille par ceux-là qui la lui ont donnée.

III. Résumé

Au début du roman, Meka doit visiter le commandant de son pays Doum et il pense que le commandant va le tuer. Mais en fait, Meka va recevoir une médaille en reconnaissance de son dévouement pour la France, d’être par conséquent « un ami des blancs. ». En effet, ses deux fils sont en combattant pour les français durant le seconde guerre mondiale et il a donné ses terres à la mission catholique. Durant la remise de la médaille le jour de la fête nationale française le 14 juillet, sa femme pleure ses deux fils et lui. Après le vin d’honneur, tous les noirs sont devenus ivres et M. Varini appelé aussi Gosier-d’Oiseau fait évacuer la salle du Foyer Européen. Dans la panique, on oublia et enferma le ivre Meka qui dormait à l’intérieur. L’orage éclate en ravageant la salle d’où sortit Meka titubant. Il perd sa médaille en allant chez Mami T**i. Il est arrêté dans la nuit, brutalisé et maltraité par des policiers trop zélés avant d’être conduit dans une prison o il sera encore humilié par Gosier d’Oiseau de qui il attendait une reconnaissance. Pendant le roman, Meka essaie d’aider des blancs et il suit des règles. Meka rentre chez lui et plonge toute la famille dans la stupeur causant pleurs et lamentations. Il se rend compte qu’il est un esclave des blancs, mais il n’essaie pas de combattre contre eux parce qu’il dit en bâillant : « Je ne suis plus qu’un vieil homme… »..

IV. Les personnages

Mis à part le héros Meka et quelques personnages, tous les autres personnages sont des personnages de faire-valoir, des silhouettes qui peuplent le roman. D’ailleurs certains personnages étaient déjà présents dans Une Vie de boy. Ils sont souvent des « personnages types » qui assument les caractères ou les souffrances d’une classe sociale, les indigènes, dont leurs rôles sont définis par la colonisation.
Meka est le héros. C’est un vieillard qui a fait la seconde guerre mondiale. Maintenant il vit tranquillement avec sa famille, même s’il a perdu ses deux fils à la guerre. Il offre ses terres à la mission catholique et a une fois à la nouvelle religion. Il est aimé du village de Doum et de sa famille qui l’assiste dans les meilleurs moments comme dans les pires, ainsi qu’il en est lorsqu’il a été maltraité par les policiers blancs.
Il y a sa femme Kelara, qui souffre pour ses fils perdus, mais aussi elle est toujours inquiète lorsque les blancs appellent son mari. Engamba le frère de sa femme et son épouse Amalia, Mvondo son neveu. Ses amis Nua et Nti. Mami T**i tient quant à elle un bar à la périphérie du quartier des indigènes, elle est également âgée.
On aussi le catéchiste africain, André Obébé qui sera chassé de la maison de Meka lorsque les blancs l’ont malmené. Le boy, et l’interprète qui sont ici des intermédiaires incontournables pour le service et la l’inter compréhension. Le tailleur Ela est un personnage « grossier », « fat » et « prétentieux » qui travaille le grec Angelopoulos ; Evina est aussi un ancien cuisinier des prêtres.
Les personnages du monde européen sont souvent caricaturés à l’image du Commandant de Doum qui va annoncer à Meka qu’on va lui remettre une médaille. Et le Chef des Blancs qui viendra de Timba.
Le Haut-commissaire de police M. Varini, surnommé Gosier-d’Oiseau, certainement à cause d’un cou qui ressemble à celui d’un oiseau, l’administrateur et organisateur de la cérémonie M. Fouconi que le narrateur décrit ainsi : « un jeune aux formes arrondies, à l’abondante chevelure noire et au large bassin que les Noirs avaient surnommé « l’à-côré-presque-femme » (p.98), le père Vandermayer. Le commerce est géré par les grecs Pipiniakis, Angelopoulos et Mme de Monroti avec la « buveuse de thé ».
Des régisseurs ou gardes de prison
V. Etude de quelques thèmes
L’œuvre aborde différents thèmes tels que l’alcoolisme, le christianisme, le colonialisme, la famille, la femme, la fête, la guerre, l’inégalité ou la ségrégation, le racisme, la tradition, la vieillesse, etc. A travers les thèmes qu’on a choisis d’étudier on constatera que les autres y sont inclus.

Le christianisme
Ce roman décrit les mésaventures du vieux Meka au sein de l’appareil colonial de son pays Pour le récompenser d’avoir donné ses terres à l’Eglise et ses deux fils à «la guerre où ils ont trouvé une mort glorieuse pour la France », le Haut-commissaire décide de l’honorer de la médaille de l’amitié euro-noire à l’occasion de la fête du 14 juillet. D’où le titre du roman.
Mais, au fait, la médaille est un prétexte que se donne Oyono pour révéler, à sa manière, la nature des rapports qui existent entre colonisateurs et colonisés dans la petite localité de Doum, lieu de l’action. L’action des missionnaires n’est différente de celle de leurs congénères laïcs. Oyono insiste d’une manière particulière sur le rôle inhibiteur de la religion catholique, véritable « o***m du peuple », facteur d’assujettissement et de duperie. Sous le prétexte qu’elles «ont plu au bon Dieu», les missionnaires ont pris les terres de Meka. De plus, les ouvriers indigènes qui travaillent sur ces terres reçoivent pour tout salaire «le merci du prêtre, la communion ou la grâce et l’indulgence du bon Dieu ». Pourtant, même la confession n’est pas gratuite de l’autre côté! Oyono évoque aussi la ségrégation raciale que pratique l’Eglise à la Sainte Table et au Cimetière. Bref, cet écrivain jette un doute systématique sur les bonnes intentions de ceux qui prétendent sauver l’âme noire de la damnation. Il y est mis dans le même sac, laïcs et missionnaires blancs.
L’alcoolisme

Il joue un rôle important dans le roman. Instrument de ségrégation, l’alcool permet au narrateur de montrer que le Blanc dispose toujours pour les Noirs d’un succédané et garde le bon produit pour lui. Ainsi en est-il lors de la fête où le whisky circulait uniquement pour les Blancs. Aussi se sont-ils même retirés au Cercle Européen (p.126) chez Pipiniakis pour faire la fête. L’alcool représente également un moyen d’exploitation : on interdit la bière locale à base de banane ou de maïs pour écouler le vin importé de France. Et le prêtre se ravitaille chez les noirs en vin. (p.15) Par ailleurs, pour commettre leurs injustices, les blancs font soûler les indigènes.

La vieillesse
Cet âge est aussi important dans cette histoire. Le héros Méka en est un. Et beaucoup de personnages aussi comme ses amis naturellement. Ils sont tellement vieux qu’on ne connaît leur date de naissance, comme « Nua qui était comme lui sans âge. Il était sec comme une viande boucanée et avait la mâchoire continuellement en mouvement ». Il y avait aussi Nti qui était atteint d’Eléphantiasis. (p.24) Pour se convaincre on verra même que dès trente ans, Mvondô qui était le fils de sa sœur ressemblait à un vieux car n’ayant plus de cheveux, il était « comme un vieux lézard » (24)
Aussi le manque de respect et les brimades que lui font subir les policiers sont condamnables, et en Afrique le vieux est respecté. Cela témoigne de la cruauté et de la méchanceté des Blancs.
VI. L’écriture

L’humour et l’ironie dans le vieux n***e et la médaille
L’humour concerne tous les personnages, alors que l’ironie est faite plus souvent envers les Blancs. Dans l’ironie on voit l’implication du narrateur, alors que l’humour est entièrement prise en charge dans l’œuvre par les personnages.
On tourne en dérision notamment l’imposture, l’hypocrisie et le mensonge de l’entreprise coloniale dont sont victimes les indigènes du village de Doum, particulièrement Meka. Ainsi sont mises à nu la duplicité et la méchanceté de l’homme blanc, à travers ses représentants : le commissaire Gosier-d’Oiseau, le Révérend Père et le Commandant.
Le lecteur a plaisir à voir, par endroits, la façon dont certains personnages traitent les choses importantes tel cet interprète noir qui traduit le long discours du haut commissaire : « le grand chef blanc dit qu’il est très content de se trouver parmi vous, qu’il dit merci pour le bon accueil que vous lui avez fait. Puis il a parlé de la guerre que vous avez faite ensemble contre les autres Blancs de chez lui… et il a terminé en disant que nous sommes plus que ses amis, nous sommes ses frères, quelque chose comme ça… ». L’auteur utilise l’ironie pour faire une critique implicite de la colonisation. Même quand Meka parle on ne peut s’empêcher de sourire : «Ils ont de la chance de ne pas souffrir dans leurs chaussures » (p.100), façon de montrer qu’il ne se sent pas bien dans la culture adoptée.
Les sacrifices de Meka pour la nouvelle religion sont salués par son peuple dans un humour g*i : « Pour les chrétiens de Doum, Meka était un grand favori dans la course au paradis » (p.17)
L’écriture mascarade
La fête nationale de la France du 14 juillet n’est rien d’autre qu’une mascarade pour encore une fois rappeler la domination de la puissance coloniale. La caricature de Meka dans son habillement européen, dans lequel il se sent mal à l’aise et en souffre au niveau des souliers montre que cette culture que ces noirs essaient d’arborer ne leur va pas.
Les proverbes dans le récit donnent une couleur locale à l’histoire. Le peuple africain dilue sa sagesse dans les proverbes : « Si ton cœur se met à battre en arrivant au terme de ton voyage, rebrousse chemin » (p.176) dit Engamba qui cherchait Meka au quartier des Blancs.
« La bouche qui a tété n’oublie pas la saveur du lait » (p.17)

Le merci du Blanc
L’hypocrisie du Blanc se comprend par le mot merci quand on considère le verbe « remercier » qui est polysémique. Il s’agit au-delà du fait qu’il signifie la bénédiction d’une action, d’une action de chasser quelqu’un poliment souvent. Ainsi en est-il de Meka qui reçoit de la part du Blanc suite à ce qu’il a fait pour eux, une médaille en fait de remerciement dans le sens de « on n’a plus besoin de toi car tu es vieux et tu n’as rien a donné ». Cela se confirme avec les visites du père de la mission catholique

VII. Portée de l’œuvre

Ce que Meka a fait est une sorte d’échange. En effet, du moins tel semble être le sens que lui donne la voix qui avait parlé dans le public : « Moi, je dis qu’on aurait mieux fait de l’habiller de médailles ! (…) Ce qu’a compris la femme de Meka Kelara. Le narrateur semble accuser alors la complicité des africains qui ont favorisé l’implantation des européens à travers les personnages de Meka. Aussi le sort de ce dernier est de souffrir l’ingratitude de la France, comme ce fut le cas pour Meka.
Il est alors compréhensif de noter la contradiction entre les valeurs que le haut commissaire défend dans son discours à savoir l’égalité et la fraternité entre tous les hommes et la réalité vécue par Meka qui croyait à l’amitié des Blancs jusqu’à les inviter prendre un repas chez lui. Parce que le haut commissaire Gosier d’Oiseau l’a humilié, celui-là même qui dans Une vie de boy avait battu jusqu’au sang le boy Toundi. Sans oublier la ségrégation lors du service du vin d’honneur : ils eurent du vin rouge alors que les Blancs buvaient du whisky. Les quartiers étaient séparés, et on malmenait un indigène qui osait franchir la frontière qui les séparait sans demander la permission. Le beau-frère de Meka failli en subir les conséquences en allant chercher celui-ci chez le commandant.

Conclusion

A travers Le vieux n***e et la médaille, c’est une sorte d’opposition classique chez Oyono qu’on vient de voir : la traditionnelle opposition d’un Noir naïf qui croit à l’amitié des Blancs hypocrites et sournois. C’est surtout l’ironie et l’humour caractéristiques de l’écriture de Oyono qu’on lit dans ce texte simple mais très dense. Ce livre de moins de deux cent pages résume les spécificités culturelles africaines et occidentales mais aussi les caractères et comportements de ces deux peuples à travers des thématiques variées à la fois traditionnelles et modernes. Cette médaille de Meka n’est-elle pas le symbole des visites de chefs d’Etats Européens ? Des aides répétées qui n’ont aucunes valeurs comparées au mal qu’ils ont fait subir aux africains ?
Lexique :
Autodérision : faire une plaisanterie, une moquerie, une raillerie visant sa propre personne.
Mascarade : fête de carnaval avec déguisement.

02/12/2023

BIENVENUE À LA NOUVELLE ANNÉE LITURGIQUE "B"

L’Année Liturgique A s’achève aujourd’hui samedi 2 décembre 2023 (la solennité du Christ Roi de l’Univers était le dernier dimanche de l’année A) et l’année liturgique B débute avec les premiers vêpres du premier dimanche du temps de l’Avent à savoir ce même samedi mais le soir. Pour se faire et pour mieux vivre notre année liturgique, il est important de mieux la connaître.

1/ QU’EST CE QU’UNE ANNÉE LITURGIQUE ?

L’année, pour les chrétiens catholiques, est structurée par les grandes fêtes religieuses qui reprennent des moments particuliers de la vie de Jésus. Ainsi, l’année liturgique propose aux chrétiens de revivre l’ensemble de l’histoire du salut et de la vie du Christ, au cours d’une année. Elle reprend les événements principaux de la vie du Christ : Les moments avant sa naissance (Avent), sa naissance (Noël), La préparation au mystère Pascal (Le Carême), La célébration du Mystère Pascal : sa passion, sa mort et sa résurrection (Pâques), Le don de l’Esprit (Pentecôte).

Elle invite les chrétiens à accueillir Dieu dans leur vie et à rester tendus vers la venue du Royaume. Elle déploie sur une année, ce que nous affirmons à chaque messe : “Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire”.

2/ IL EXISTE COMBIEN D’ANNÉE LITURGIQUE ?

On distingue trois “années liturgiques” appelées A, B et C. Cela est dû au fait que l’Eglise souhaite que les chrétiens entendent le plus possible de passage de la Parole de Dieu. La foi nait de l’écoute de la Parole.
Les lectures de l’Evangile du dimanche sont centrées ainsi sur :

la lecture de l’Evangile de St Matthieu : année A
la lecture de l’Evangile de St Marc : année B
la lecture de l’Evangile de St Luc : année C
Quant à l’Evangile de St Jean nous l’écoutons pendant le temps pascal et aussi durant l’année B car l’évangile selon Saint Marc est plus court

3/ L’ANNÉE LITURGIQUE COMPRENDS COMBIEN DE TEMPS LITURGIQUE ?

L’année liturgique comprends 5 temps dissocié par la couleur utilisé. Ce sont :

- TEMPS DE L’AVENT : Violet
- TEMPS DE NOËL : Blanc
-TEMPS DE CARÊME : Violet
- TEMPS PASCAL (DE PÂQUES) : Blanc
- TEMPS ORDINAIRE : Vert

NB : Il existe d’autres couleurs telles que le rouge, le rose qui sont portées à des occasions spéciales. Le rouge est porté le jour de la Pentecôte tandis que le rose est porté le 3e dimanche de l’Avent et le 4e dimanche de Carême qui sont tous deux les dimanches de la Joie.

4/ QUEL ENGAGEMENT PRENDRE PENDANT CETTE NOUVELLE ANNÉE ?

Il ne s’agit pas de se donner des directives impossibles à réaliser mais c’est simplement rechercher à faire mieux que l’année précédente surtout au niveau de notre amour pour Dieu et pour nos frères. Et tout cela se résume en ce passage de l’évangile selon Saint Mathieu :
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. « Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » Mt 22, 37-40.

29/11/2023

LES PHILOSOPHES :

Emmanuel _Mounier_ et_le_Personnalisme.

Conquérir et vivre le statut de "personne", c'est s'engager, lutter à chaque instant contre les tentations de l'isolement individualiste, les risques de chosification et de fétichisation forcenée des identités comprises comme des clôtures, des "monades" et non comme ouverture, aventure, libération, émancipation de toute forme de servitude temporelle et idéologique.

Conquérir et vivre le statut de personne oblige chacun à se dresser et s'insurger en permanence contre le régime du mercantilisme universel que nous impose la société consumériste néolibérale, donc contre les violences qui dépersonnalisent notre identité d'êtres communautaires.

Mounier par sa pensée vivante et soucieuse de faire de l'homme une personne, un être de relations, un être en relation, interroge le devenir historique de la civilisation humaine sans cesse ballotée entre l'agressivité et l'indifférence. "L'événement est notre maître intérieur", rappelait Mounier, comme pour insister sur l'intimité indissoluble entre l'être humain et l'histoire. C'est dans ce milieu (l'espace et le temps, mais aussi la société, la famille, le monde) que se joue la conquête communautaire et déterminée du sens. Il faut refaire de notre vocation à la transcendance une affaire sérieuse en plus de notre enracinement originel compris comme "incarnation".

Philosopher, ce n'est pas faire de l'angélisme, se complaire dans des postures purement spéculatives, mais comporte une responsabilité fondamentale qui est d'assumer et de transfigurer l'enracinement de l'homme dans le monde et dans l'histoire. L'incarnation de l'homme n'est point une incarcération dans l'Etre comme l'engagement n'est point un embrigadement. L'engagement n'est pas un appendice du personnalisme mais son cœur même.

Les jeunes (scolaires ou non) doivent à leur tour affronter la tragédie qui se trame sous nos yeux au 21° siècle avec toute la lucidité intellectuelle qu'il faut mais aussi avec courage et vertu pour que rien ne remplace dans la hiérarchie des valeurs, la considération, le respect de la personne menacée de réduction et/ou d'anéantissement par des formes d'oppression brutales mais aussi plus subtiles, plus insidieuses.

1) «Nous appelons personnaliste toute doctrine, toute civilisation affirmant le primat de la personne humaine sur les nécessités matérielles et sur les appareils collectifs qui soutiennent son développement » Emmanuel MOUNIER, Manifeste au service du personnalisme, op. cit., p. 5.
2) «La personne est indivisiblement chair et esprit. (…). Elle ne peut pas être réduite seulement à la chair ou seulement à l’esprit » J.-F. PETIT, La personne au secours de l’humain, op. cit., p. 338.
3) «Contrairement à ce que des siècles de tradition cartésienne nous ont appris, elle ne se réalise pas que dans le cogito, ou pire dans un « Je » monologique. Elle est toujours dialogique, c’est-à-dire exposée, ouverte et se réalisant plus dans un « nous » que dans l’affirmation de son absolue singularité (…) » J.-F. PETIT, La personne au secours de l’humain, op. cit., p. 267.
4) «En fait les deux expériences ne sont pas séparées : j'existe subjectivement, j'existe corporellement sont une seule et même expérience. Je ne peux pas penser sans être, et être sans mon corps : je suis exposé par lui, à moi-même, au monde, à autrui, c'est par lui que j'échappe à la solitude d'une pensée qui ne serait que pensée de ma pensée. Refusant de me laisser entièrement transparent à moi-même, il me jette sans cesse hors de moi, dans la problématique du monde et des luttes de l'homme » Emmanuel MOUNIER, Le personnalisme, Paris, PUF, 1961, p. 28.
5) « La vie de la personne, on le voit, n'est pas une séparation, une évasion, une aliénation, elle est présence et engagement. La personne n'est pas une retraite intérieure, un domaine circonscrit, auquel viendrait s'accoter du dehors mon activité. Elle est une présence agissante dans le volume total de l'homme, toute son activité y est intéressée » Emmanuel MOUNIER, Manifeste au service du personnalisme, op cit., p. 41.
6) «Une philosophie pour qui existent des valeurs absolues est tentée d'attendre, pour agir, des causes parfaites et des moyens irréprochables. Autant renoncer à agir. L'Absolu n'est pas de ce monde et n'est pas commensurable à ce monde. Nous ne nous engageons jamais que dans des combats discutables sur des causes imparfaites. Refuser pour autant l'engagement c'est refuser la condition humaine. On aspire à la pureté : trop souvent on appelle pureté l'étalement de l'idée générale, du principe abstrait, de la situation rêvée, des bons sentiments, (…). Ce souci inquiet de pureté exprime souvent aussi un narcissisme supérieur, une préoccupation égocentrique d'intégrité individuelle, retranchée du drame collectif. » Emmanuel MOUNIER, Le personnalisme, op. cit., p. 97.

28/11/2023

LE DOUTE CARTESIEN

Le doute cartésien, élaboré par René Descartes au XVIIe siècle, est une démarche philosophique qui vise à établir des fondations solides pour la connaissance. Descartes entame son périple philosophique en remettant radicalement en question toutes les certitudes, rejetant même les informations provenant de ses sens. Son objectif ultime est d'arriver à une vérité indubitable et incontestable.

Méthode hyperbolique de Descartes :
-Doute des sens : Descartes commence par douter de la fiabilité des sens, soulignant que nos perceptions peuvent parfois être trompeuses. Il imagine l'existence d'un malin génie qui pourrait manipuler nos pensées et perceptions.

-Doute des rêves : Descartes se demande comment il peut être sûr de ne pas être en train de rêver. Il évoque la possibilité que tout ce qu'il perçoit ne soit qu'une illusion créée par son esprit endormi.

-Doute mathématique : Descartes trouve refuge dans les mathématiques, considérant que les vérités mathématiques sont indubitables. Ainsi, il établit une base solide à partir de laquelle il reconstruit son système de croyances.
Cogito, ergo sum :
Le point culminant du doute cartésien est le célèbre "Cogito, ergo sum" (Je pense, donc je suis). Descartes réalise que même dans le doute, il y a une certitude inébranlable : le fait qu'il doute prouve l'existence de son propre esprit.
Le doute sceptique :
Cependant, le doute cartésien n'échappe pas à la critique du doute sceptique. Les sceptiques remettent en question la possibilité même de parvenir à une certitude absolue. Ils soulignent les limites de la raison humaine et mettent en doute la capacité de connaître la vérité de manière définitive.
Illustration :
Imaginez un voyageur (Descartes) qui explore une contrée inconnue (le doute philosophique). Il commence par remettre en question la fiabilité de sa boussole (les sens), se demandant s'il peut réellement faire confiance à ses indications. En chemin, il traverse des mirages (les illusions sensorielles) et s'interroge sur la réalité du paysage qui l'entoure.
Finalement, au sommet d'une montagne (le "Cogito"), le voyageur trouve un point fixe qui lui offre une vue dégagée. Cependant, des nuages de doute persistent dans la vallée en contrebas (le doute sceptique), rappelant que même cette perspective claire peut être sujette à questionnement.

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