THOT Academie

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Thot Académie est une structure qui s'est donné pour misssion de redonner une nouvelle face au système éducatif adaptée aux nouvelles exigences existancielles.

06/10/2022

L’ origine de l’empire du Ghana

Le Ghana était un royaume d’Afrique qui a existé du 6ème au 13ème siècle de notre ère. Il se situe au sud du désert du Sahara et au nord-ouest du fleuve Niger, en Mauritanie et au Mali.

Grâce à l’introduction du chameau dans le Sahara , à sa disponibilité et à son utilisation croissantes à l’époque romaine, au cours des premiers siècles de notre ère, des routes commerciales transsahariennes (nord-sud) devinrent possibles, permettant aux sociétés africaines du Sahel d’accéder aux marchés de la Mer Méditerranée: à mesure que ces routes devenaient plus rentables, des villes telles que Djenné et Gao ont vu le jour et, avec le temps, des États territoriaux plus complexes et plus puissants, dont le Ghana, ont été les premiers.

Les personnes qui ont formé le royaume du Ghana étaient les Soninkés, un sous-groupe de la famille mandé. Ils ont appelé leur royaume Wagadu, mais nous l’appelons aujourd’hui ,Ghana, le nom que les Arabes lui ont donné. L’âge d’or du royaume a commencé vers l’an 800 et a duré près de trois siècles. La capitale du Ghana a changé plusieurs fois mais la dernière et la plus célèbre d’entre elles est Kumbi (ou Koumbi Saleh), une ville fondée au IVe siècle de notre ère. Elle devint la plus grande ville au sud du Sahara avec environ 15 000 habitants à son apogée.

Les activités commerciales qui constituaient l’épine dorsale de l’économie du Ghana étaient la vente d’or, de noix de cola (le dernier «ingrédient secret» du Coca-Cola) et d’ivoire aux villes de la Méditerranée, en échange de sel. Les Soninkés étaient des intermédiaires, car ils ne contrôlaient pas les sources de la plupart de ces produits, venus du sud, tandis que le transport proprement dit des marchandises au nord était assuré par des Berbères nomades chevauchant des chameaux.

LE SONINKE APPELAIT LEUR ROYAUME WAGADU, MAIS NOUS LE CONNAISONS EN TANT QUE GHANA, LE NOM QUE LES ARABES LUI DONNENT.


La prospérité du Ghana repose en grande partie sur les caravanes berbères, qui sont organisées indépendamment par des chefs et des marchands berbères: elles constituent le seul lien avec le monde extérieur.

Cependant, à mesure que le Ghana s’enrichissait et élargissait sa base territoriale, les tensions avec diverses tribus de marchands berbères s’intensifiaient également. Les Berbères voyaient d’un muvais oeil le pouvoir croissant des villes commerçantes, dominées par les Soninkés. Avec la conquête par le Ghana de l’importante ville-État d’Audaghost (Mauritanie actuelle), les relations sont devenues beaucoup plus hostiles. À l’aube du XIe siècle, les Berbères, qui étaient les maîtres du commerce d’Audaghost, ont tenté à plusieurs reprises de libérer la ville du contrôle du Ghana.


Vers le milieu du XIe siècle, la dynastie des Almoravides du Maroc (1040-1147) a commencé à attirer un grand nombre de Berbères, offrant ainsi une forme d’organisation et une unité plus solides aux clans berbères, par ailleurs en conflit. Les Almoravides sont devenus assez puissants pour lancer des campagnes de conquête à l’étranger. Au nord, ils envahirent l’Espagne (Al-Andalus) en battant le califat de Cordoue (r. 929-1031 de notre ère). Au sud, les Almoravides firent des ravages au Ghana, conquérant même la capitale, Kumbi, en 1076 de notre ère. Bien que le Ghana ait finalement réussi à expulser les envahisseurs, les dégâts étaient énormes. Les réseaux de commerce du Ghana ont été perturbés (Audaghost a rapidement perdu toute importance, par exemple), mais l’introduction des troupeaux de pâturages berbères sur ce qui était autrefois des terres agricoles a été à l’origine d’un terrible processus de désertification.

Le Ghana ne retrouvera pas son ancienne gloire et les décennies suivantes verront un déclin supplémentaire à mesure que les peuples sujets se libéreront du contrôle du royaume. En 1203 de notre ère, Kumbi a été prise par l’un de leurs anciens peuples sujets: les Susu. En 1240, le royaume s’effondra lorsque Kumbi fut à nouveau dévasté et le cœur du Ghana fut annexé par l’empire naissant du Mali (vers 1230-1600).

05/07/2022
27/06/2022

Éternel aimé Césaire ! Joyeux anniversaire grand homme . La thot de rend hommage

Aime Cesaire, 26 juin 1913 - 17 avril 2008.

A l’occasion de l’anniversaire de naissance de ce grand Homme, partageons cet extrait du Discours sur le colonialisme :

« J’entends la tempête. On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes.

Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, de cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.

Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan13. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. »

07/06/2022

J’adore la complexité de la langue française :

- Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.

· « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».

· L’anagramme de « guérison » est « soigneur » C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.

· « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.

· « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».

· « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

· Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

· « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle. Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.
C’est ainsi !

· « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .

« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles. Eh oui !

Demain je vous ferai découvrir d’autres bizarreries de la langue de Molière .
À demain peut-être...

Sophie Renouard
Mon âme

22/05/2022

Le 5 mars 2020, Le Figaro a publié un article de Luc Ferry sur le déterminisme de Spinoza (1). Il en fait la critique en prenant l’exemple d’un film. Le spectateur qui le verrait pour la première fois pourrait avoir l’illusion que les personnages sont libres, que leurs choix font bifurquer l’intrigue à chaque instant. Mais il ne faut pas être dupe : le scénariste et le metteur en scène ont tout prévu depuis le début et il n’est pas de bifurcation possible. Ainsi en serait-il du monde selon Spinoza : nous éprouvons des émotions de haine et de colère parce que nous croyons que les choses peuvent être autres qu’elles sont, mais en réalité, tout est inscrit dans le plan de Dieu, tout est déterminé sans la moindre liberté possible.

La liberté : une illusion ?

Le déterminisme de Spinoza est l’un des plus radicaux qui soit, c’est une évidence. Néanmoins, la critique qu’en fait Luc Ferry est tellement simpliste qu’elle ne permet pas de creuser la question. En finissant son article de cette façon : « Je n’ai jamais compris comment un adulte intelligent pouvait adhérer à ces fables plus de trois minutes », Luc Ferry cède à un penchant habituel chez lui : le désir de satisfaire un large public en vulgarisant à outrance une pensée complexe. Il y a quelques années, l’un de ses exposés sur Nietzsche avait provoqué chez moi la même réaction : il ridiculisait l’idée nietzschéenne d’amor fati – l’amour inconditionnel de son destin – en prenant l’exemple d’un déporté à Auschwitz… ce en quoi on serait tenté de dire : « mais oui bien sûr, c’est idiot ! » Le même sort est réservé à Spinoza avec son célèbre déterminisme.

Ne pas céder aux interprétations simplistes

Essayons maintenant de sortir des clichés. Qu’on soit ou non d’accord avec une idée philosophique n’empêche pas de la questionner honnêtement pour en tirer le meilleur enseignement possible. Cela est certainement possible, avec une idée en apparence aussi radicale que celle du déterminisme de Spinoza, quand on sait que ce dernier a fait preuve toute sa vie, à son propre péril, d’un incroyable militantisme politique. Si tout est écrit d’avance, si on ne peut rien changer à la trame des événements, comment se fait-il que Spinoza ait défendu avec passion les valeurs républicaines dans un siècle miné par l’intolérance et l’obscurantisme ? – Son déterminisme n’est certainement pas le déterminisme caricatural que semble pointer du doigt Luc Ferry.

Comprendre le sens profond de la liberté

Spinoza est souvent considéré comme le père de la modernité politique : il a défendu la démocratie, la laïcité, l’égalité devant la loi, la liberté de croyance et d’opinion. On comprend dès lors que le déterminisme sur lequel il insiste tant ne peut se résumer à une sorte de détachement passif devant une succession d’événements inéluctables. À mon sens, Spinoza est un philosophe qui permet de penser en profondeur la liberté. Comme il l’explique dans l’Éthique, l’homme vulgaire croit qu’il est libre dans la mesure où il lui est permis d’obéir à l’appétit sensuel. Spinoza rejoint en cela la longue tradition philosophique qui incite les hommes à se placer au-dessus de leurs passions au nom d’une plus haute finalité. Mais contrairement à un philosophe comme Descartes qui conçoit une liberté absolue de l’homme en son for intérieur, Spinoza, de façon beaucoup plus modeste, rappelle que l’homme n’est pas « un empire dans un empire ». La volonté ne peut être appelée « cause libre », mais seulement « cause contrainte ». En clair, la liberté véritable n’est pas le libre arbitre cartésien, tout-puissant en son royaume, mais une voie de l’autonomie, c’est-à-dire la capacité à suivre sa propre loi, sa propre nécessité intérieure.

Le déterminisme ne nous prive pas de notre pouvoir

La liberté de Spinoza n’est pas une liberté « ex nihilo », mais un jeu subtil d’éclairages par lequel la conscience de l’homme fait la lumière sur telle ou telle impulsion interne pour en favoriser l’expression. Certaines impulsions sont de l’ordre de la « cause adéquate » et sont dites actives, car reposant sur une connaissance claire et distincte des choses, tandis que d’autres sont de l’ordre de la « cause inadéquate » et sont dites passives, car issues de perceptions incomplètes et confuses comme celles que déforment nos désirs. À aucun moment le philosophe ne dit qu’il n’y a rien à faire contre la succession inéluctable des événements. Dans l’Éthique, il affirme : « Aussi longtemps que nous ne sommes pas dominés par des affections qui sont contraires à notre nature, nous avons le pouvoir d’ordonner et d’enchaîner les affections du corps suivant un ordre valable pour l’entendement. » Ce mot qu’il utilise : « Nous avons le pouvoir », marque bien cette subtile contradiction – toujours féconde en philosophie – au sein de son déterminisme. Il dit en outre qu’il est « nécessaire de connaître la puissance et l’impuissance de notre nature, afin de déterminer ce que peut et ne peut pas la raison pour le gouvernement des affections. » Voilà, il me semble, l’enseignement le plus intéressant que l’on peut tirer du déterminisme de Spinoza.

Le pouvoir de la raison

La raison en l’homme n’est pas un souverain tout-puissant qui tiendrait lui-même les rênes de nos vies. « Le désir, nous dit Spinoza, est l’essence même de l’homme en tant qu’elle est conçue comme déterminée. » Notre seul « pouvoir », si l’on peut dire, c’est de braquer le projecteur de notre raison sur tel ou tel objet de nos sens internes ou externes pour favoriser l’expression de tel ou tel affect. Et c’est cet affect qui nous mettra en mouvement, qui changera le cours des choses. Ainsi, pour Spinoza, il ne s’agit jamais d’anéantir le désir, mais de l’orienter correctement. Il ajoute par ailleurs que « une affection ne peut être réduite ni ôtée sinon par une affection contraire, et plus forte que l’affection à réduire. » En clair, on ne réduit pas la tristesse en se raisonnant, mais en faisant naître en soi la joie, on ne réduit pas la haine par une suite d’arguments logiques, mais en faisant naître en soi l’amour.

Pratiquer la vertu

C’est parce qu’il a soumis l’homme, Dieu et l’univers tout entier à une stricte nécessité, que Spinoza nous aide, mieux qu’aucun autre philosophe, à voir précisément le « point pivot » à l’intérieur de nous-mêmes sur lequel joue notre liberté. La marche à suivre pour gagner en liberté n’est guère différente de celle préconisée par les philosophes depuis la plus haute Antiquité : il s’agit de pratiquer la vertu. Toutefois, la vertu, sous sa plume, n’apparaît plus comme un renoncement, une privation comme l’affectionnaient les religions de son temps, mais une véritable « puissance de l’esprit ». La tempérance, la sobriété et la chasteté, quand elles sont pratiquées avec discernement, ne nous entravent pas. Au contraire, elles nous révèlent à nous-mêmes pour ce qui, en nous, est véritablement actif et libre. Actif, libre – et éternel.

Ce qui est déterminé par avance ne saurait être difficile

Spinoza conclut ainsi son Éthique : « Cela doit être ardu qui est trouvé si rarement. […] Mais tout ce qui est beau est difficile autant que rare. » N’est-il pas étrange de considérer que certaines choses sont ardues quand tout, d’un bout à l’autre de la longue chaîne des êtres, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, obéit à un strict déterminisme ? Nous sommes face à un paradoxe, subtil, palpitant, qu’il nous appartient de laisser mûrir en nous pour ne pas céder aux opinions simplificatrices. Spinoza n’abolit pas la liberté. Bien au contraire, il la rend à son puissant mystère. Certes, son style rationaliste et sa méthode géométrique peuvent induire en erreur. Pour en tirer les meilleurs enseignements, il convient donc de lire son œuvre avec un esprit honnête, dépouillé de préjugés.

(1) Articles parus dans Le Figaro
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/07/31003-20180307ARTFIG00244-luc-ferry-le-spinozisme-sagesse-ou-folie.php
https://www.lefigaro.fr/vox/culture/luc-ferry-folie-du-spinozisme-2020030

Les citations de l’Éthique de Spinoza sont tirées de l’édition G.F Flammarion, traduction de Charles Appuhn 1965

par Fabien AMOUROUX

https://www.revue-acropolis.fr/reponse-a-luc-ferry-la-folie-du-spinozisme/?fbclid=IwAR1mcskvcJ55JRQzI7T2_VcXzkJ_8IDkuCFsMnX4jFuwpjkeliza513mMFw

bit.ly/agora_spinoza

22/05/2022

DRUMMOLOGIE : AU COMMENCEMENT ETAIT LE SON...

Les cosmogonies ancestrales enseignent qu’une vibration inaugurale (Yêrê Yêrê, en bamana) ponctuée de son et lumière généra l’énergie primordiale (nya nya, en bamana ou Nounou en égyptien ancien), dont procède le plurivers avec ses multiples strates...

Ces cosmogonies ancestrales posent donc fermement que le son (et la lumière), plus précisément que le « verbe », était au commencement. On comprend alors que dans la civilisation ancestrale, la connaissance intime du son, notamment la maîtrise du verbe, soit une préoccupation sociétale majeure à l’origine de maintes instituions et pratiques civilisationnelles. Aussi, l’Attoungblan, encore dénommé Krin Kpli (ou « tambour parleur ») figure-t-il au nombre de ces vénérables institutions et pratiques ; tout comme évidemment le Djéliya.

Malheureusement, les agressons séculaires des Barbares contre de telles institutions et pratiques (ex. le vol par la France de Djidji Ayôkwé) réduisirent progressivement ces dernières au silence dans la société colonisée ; bâillonnant notre Ancestralité au profit de la suprématie blanche dénommée « modernité », « indépendance », « développement », « émergence », « mondialisation », etc.

Ainsi, le 7 décembre 1976, lors de la célébration de la fête de l’indépendance au Stade Houphouët Boigny, une démonstration d’Attoungblan sous la houlette du Professeur NIANGORAN-BOUAH fut scandaleusement huée par 50000 ignares et interrompue par le service de protocole des « évolués » (p.12) : « Jamais de mémoire de chroniqueur, on n’avait vu personne imposer silence à l’Attoungblan…et de manière aussi cavalière ! ».

Ce grave incident suscita un tollé dans l’intelligentsia ivoirienne, qui mesurait à quel point le triomphe du « soleil des indépendances » brûlait les fondements ancestraux des diverses nations formant la néocolonie française de « Côte d’Ivoire ».

Ce funeste sacrilège perpétré à la « fête de l’indépendance » de 1976 convainquit définitivement le Professeur NIANGORAN-BOUAH de poursuivre inlassablement les travaux qu’il avait entrepris sur la collecte et l’étude des textes tambourinés ancestraux comme archives inexpugnables de la connaissance de soi des Africains : le combat pour l’institutionnalisation de la drummologie venait ainsi de prendre un tournant historique ; un combat mené par l’un des plus brillants universitaires ivoiriens qui fût jamais.

Pp.24-37 : « La drummologie, c’est l’étude et l’utilisation des textes des tambours parleurs africains comme source de documentation pour approfondir les connaissances des sociétés africaines de tradition orale de la période préocoloniale.
[…] Cette discipline s’intéresse également aux textes du balafon, du cor d’appel, de la flûte, de l’arc musical, de la trompe traversière, du double gong dans la mesure où leurs textes demeurent anciens, officiels, conventionnels et connus des musiciens d’une région.
[…] Dans les contrées africaines où il se pratiquait, le langage tambouriné s’apprenait méthodiquement ; il avait ses écoles, ses pédagogues, ses érudits, ses historiens, ses virtuoses… et nécessitait de longues « lunes » d’études. »
[…] Les textes de l‘attoungblan se présentent comme des dialogues, dialogue entre le tambour mâle et le tambour femelle qui, pour la circonstance, jouent les rôles de différents personnages ou acteurs intéressés. »

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Les travaux du professeur NIANGORAN-BOUAH n’ont porté que sur les textes du « royaume des Abron-Gyaman de Bondoukou » ; voire seulement sur les textes fournis par (p.155) « un seul attoungblan sur deux cents environ que compte le royaume, cinq tchunissini sur une cinquantaine, cinq Aboma sur une douzaine et un seul Bindini. »

Où en est la drummologie depuis 40 ans ? A quand une chaire universitaire de cette discipline en l’honneur de son illustre inventeur ?

19/05/2022

Chronologie de l'histoire africaine BCE
5000 - Les gens commencent à cultiver le long du Nil en Égypte.
2950 - L'Égypte est unie pour la première fois sous Ménès, le premier pharaon d'Égypte.
2600 - La première pyramide d'Egypte, la pyramide de Djoser, est construite.
2500 - La Grande Pyramide de Gizeh est construite.
2000 - Les peuples bantous commencent à migrer vers le sud en Afrique centrale et australe.
1279 - Ramsès II devient pharaon d'Egypte.
1070 - Le royaume de Koush obtient son indépendance de l'Egypte.
814 - La ville de Carthage est établie par l'empire phénicien.
715 - Les Koush*tes conquièrent l'Égypte et régneront jusqu'en 662 avant notre ère.
650 - Carthage devient indépendante. Elle devient l'une des villes les plus puissantes de la mer Méditerranée.
590 - La capitale de Koush se déplace de Napata à Méroé.
550 - Les peuples Nok commencent à forger des outils et des armes en fer.
525 - Les Perses conquièrent l'Égypte.
332 - Les Grecs dirigés par Alexandre le Grand conquièrent l'Égypte.
264 - Carthage mène la première guerre punique contre Rome. 146 - Carthage est vaincue par Rome. Les forces romaines détruisent la ville.
30 - Cléopâtre VII, le dernier pharaon d'Egypte, meurt. L'Egypte devient une partie de Rome.
CE 100 - Le royaume d'Axoum prend le pouvoir en Éthiopie.
300 - L'Empire du Ghana commence à monter en puissance en Afrique de l'Ouest. Il régnera sur la région jusqu'à environ 1100 CE.
325 - Ezana devient roi d'Axoum. L'empire d'Axoum atteindra son apogée sous son règne.
709 - L'Afrique du Nord rejoint le royaume arabo-musulman.
711 - Les Maures d'Afrique du Nord envahissent et conquièrent la péninsule ibérique d'Europe.
1100 - La ville du Grand Zimbabwe est fondée en Afrique centrale.
1235 - L'Empire du Mali est établi par Soundjata Keita.
1300 - Le royaume des Kongo prend le pouvoir en Afrique centrale. Elle régnera jusqu'aux années
1900 lorsqu'elle sera colonisée par le Portugal.
1324 - Mansa Musa, empereur du Mali, effectue son célèbre pèlerinage à La Mecque en Arabie Saoudite.
1464 - L'Empire Songhaï arrive au pouvoir en Afrique de l'Ouest sous la direction de Sunni Ali.
1493 - Askia Muhammad devient empereur des Songhaï. Il apporte l'islam à l'empire.
1492 - La domination nord-africaine de 800 ans sur l'Espagne et le Portugal prend fin.
1497 - L'explorateur portugais Vasco da Gama navigue autour de la pointe sud de l'Afrique en route vers l'Inde.
1500 - La traite atlantique des esclaves commence à expédier des esclaves vers les Amériques. Environ 12 millions d'esclaves seront expédiés vers les Amériques au cours des 400 prochaines années.
1585 - Le royaume de Luba est établi en Afrique centrale.
1610 - Fin de l'empire du Mali.
1652 - Les Néerlandais établissent une colonie au Cap en Afrique du Sud.
1869 - La construction du canal de Suez est terminée.
1889 - La Seconde Guerre des Boers commence en Afrique du Sud entre les Boers et les Britanniques.
1962 - Nelson Mandela est arrêté et emprisonné en Afrique du Sud.
1994 - L'apartheid prend fin en Afrique du Sud.
AK

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