Les Chroniques de Tchonté

Les Chroniques de Tchonté Ivoirienne, Musulmane, Maman, passionnée de lecture, d’écriture et de partages de connaissances.

01/10/2026

Avant mon voyage à Londres, j’ai tenu à faire mes soins dentaires pour bien croquer la vie à pleines dents ici 😌

30/09/2026

J’ai oublié de mentionner le côté vêtements. Surtout pour une voilée… bref je veux faire beaucoup de vidéos mais j’ai la flemme 😩

Le jour où j’ai annoncé à la nounou de mon fils que je retournais à l’école, elle a crié : « On va à l’école encore ? » ...
30/09/2026

Le jour où j’ai annoncé à la nounou de mon fils que je retournais à l’école, elle a crié : « On va à l’école encore ? » Comme pour dire : « À ton âge, tu vas encore à l’école ? » 😂

Pour elle, l’école finissait bien avant qu’on ne devienne adulte.

Quand ma maman a appris que j’avais démissionné de l’UNICEF et que j’allais faire un deuxième Master, elle m’a dit : « Toi, ce que les gens vont à l’école pour avoir, toi tu laisses pour aller à l’école. »

Elle va me dire que je suis venue l’afficher ici ! Mais elle est sans doute habituée à mes décisions non-conventionnelles maintenant.

Je crois que, si je le pouvais, tous les cinq ans, je ferais une pause dans ma carrière professionnelle pour vivre autre chose.

Entre 2019 et 2020, j’ai fait une pause dans l’enseignement pour me consacrer à ma bibliothèque et à mes activités de blogging. En 2026, j’ai décidé de retourner à l’école. Seul Allah sait ce que me réserve 2031.

Lorsque je suis entrée à l’UNICEF, mon objectif n’était pas d’y faire carrière. Je voulais apprendre à être mieux structurée, faire des économies grâce à mon salaire, gagner en expérience professionnelle, avoir davantage d’impact, élargir mon réseau et, plus t**d, évoluer vers une carrière de consultante tout en me consacrant à mes projets personnels liés à l’éducation, notamment le Centre Eulis.

Mais il faut l’avouer : travailler aux Nations Unies vient avec énormément d’avantages : un salaire confortable, une assurance maladie, six mois de congé de maternité, des heures d’allaitement pour les nourrices, des missions à l’intérieur du pays et parfois à l’étranger, du prestige…

C’est très facile d’y rester et de chercher ensuite à s’expatrier. Mais pour moi, l’UNICEF était une étape, pas la destination finale. Et je n’ai jamais eu pour objectif de travailler à l’international. En tout cas, pas pour le moment. Parce que je veux vraiment avoir un impact en Côte d’Ivoire.

J’étais déjà installée dans un confort et la décision a été difficile à prendre. Je me demandais qui je serais sans mon titre de « Youth engagement officer ». On ne le dit pas assez mais notre fonction peut vite représenter une grande partie de notre identité.

Heureusement, je savais que j’étais beaucoup plus qu’un poste. Que je pouvais accomplir davantage par la grâce de Dieu. Et je savais également qu’il valait mieux que je parte avant que mes responsabilités ne deviennent un plus grand frein à la prise de risque.

Cinq ans, c’était déjà assez pour acquérir l’expérience dont j’avais besoin.

Aujourd’hui, je suis inscrite à King’s College London, l’une des meilleures universités d’Angleterre, pour un Master in Educational Leadership and Management.

Vous le savez, mon rêve est de contribuer à améliorer l’éducation en Côte d’Ivoire. Plusieurs personnes, au regard de mon expérience dans l’enseignement, de mon engagement avec le Centre Eulis, de mon travail de blogueuse et de mon expérience à l’UNICEF, estimaient que je n’avais pas besoin d’un deuxième Master pour devenir une experte de l’éducation.

Je pense différemment.

Il y a quelques années, j’échangeais avec un collègue de la section Éducation. Nous discutions de certaines décisions stratégiques prises par le gouvernement. Il me parlait de leurs implications financières et matérielles et je réalisais à quel point je connaissais finalement peu les enjeux et les défis du secteur de l’éducation.

Ce que je faisais était bien, mais c’était encore au niveau du quartier… 🤣 Moi, je veux contribuer à changer un pays. Et pour ça, il faut que j’apprenne. Il faut que je me forme.

Mon Master s’adresse notamment aux personnes qui souhaitent occuper des fonctions de leadership dans le domaine de l’éducation : gestion des établissements, transformation des politiques éducatives, etc.

Les modules qui m’intéressent particulièrement sont ceux consacrés aux nouvelles technologies dans l’éducation, à la comparaison des systèmes éducatifs à travers le monde et au lien entre l’éducation et le développement international.

C’est notamment pour ces raisons que j’ai choisi cette université. Et c’est aussi ce que j’avais présenté lors de ma candidature pour obtenir la bourse Chevening.

Et puis, il y a mon fils.

Bon nombre d’internautes m’ont demandé où était Pépin Trois Pommes. Même si la question m’ennuie parfois parce qu’elle revient beaucoup, je comprends. Je parle souvent de lui dans mon contenu alors les gens ont des préoccupations le concernant.

Alors ne vous inquiétez pas. Al Hamdoulilah, il est entre de très bonnes mains, à Abidjan. Partir cette année a aussi été une décision que j’ai prise en pensant à lui. Il a deux ans. Mon Master ne dure qu’un an et je me dis qu’il ressentira probablement moins mon absence maintenant que dans quelques années, in shaa Allah.

Quand j’étais enceinte, j’écrivais dans mon journal que je voulais que mon fils me voie comme sa mère, certes, mais aussi comme une personne inspirante qui poursuit ses rêves et qui existe à part entière.

Je ne veux pas que, dans quelques années, je me retrouve à dire que je n’ai pas accompli X ou Y parce que j’étais mère. Des mamans accomplissent des choses extraordinaires tous les jours dans le monde.

Cela nécessite toujours de faire des compromis. Parfois, on renonce à une promotion pour être davantage auprès de ses enfants. D’autres fois, on rate une activité scolaire pour poursuivre une opportunité professionnelle.

Il n’existe probablement pas de choix parfait. J’ai simplement estimé que celui que je faisais à ce moment précis me coûterait moins cher que si je le faisais dans quelques années.

J’ai 32 ans. Et si Allah me donne une longue vie, j’ai encore au moins 32 autres années devant moi pour être et faire mille et une autres choses.

Cela dit, ne pensez pas que le choix a été facile. J’ai hésité. J’ai demandé l’avis de mes proches. J’ai reçu des encouragements et du scepticisme aussi. J’ai prié et j’ai essayé. Je me suis dit que si c’était la bonne chose à faire, Allah allait faciliter. Sinon, j’opterais pour un autre plan.

J’ai reçu la confirmation de la bourse dès que j’ai atterri à Abidjan, après mon pèlerinage à la Mecque. Si ça ce n’est pas un signe…

Allah me donne l’opportunité d’étudier gratuitement au Royaume Uni grâce à la bourse Chevening.

Alors si tu es une maman, une professionnelle ou simplement quelqu’un qui se demande s’il est trop t**d pour retourner à l’école ou changer de trajectoire après 5, 10 ou 15 ans… J’espère que mon expérience te donnera ce petit coup de boost dont tu avais besoin pour oser.

Je suis la seule noire de mon cours.Hier, une copine m’a demandé s’il y avait d’autres personnes noires dans mon premier...
29/09/2026

Je suis la seule noire de mon cours.

Hier, une copine m’a demandé s’il y avait d’autres personnes noires dans mon premier cours. Honnêtement, je n’y avais même pas prêté attention. Je n’avais pas regardé autour de moi pour voir s’il y avait d’autres personnes qui me ressemblaient.

Aujourd’hui, j’avais le cours principal de mon Master et j’ai décidé de vérifier.

Les étudiants ont été divisés en deux groupes et je participe à la première session de la journée. Sur les 28 étudiants de mon groupe, il y a 25 Chinois. Les trois autres nationalités sont américaine, anglaise… et ivoirienne.

L’une des étudiantes chinoises a d’ailleurs dit qu’elle était choquée parce qu’en entrant dans la salle, elle avait eu l’impression d’être retournée en Chine. 🤣

Ce cours porte sur les approches critiques du leadership et du management dans le domaine de l’éducation.

Et une chose qui est assez spécifique aux Masters ici, c’est qu’on a beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de lectures à faire. Je dis que j’aime lire, hein ! Mais là… ça me dépasse.

À tel point que, pour ce cours spécifiquement, nous avons la possibilité de participer à un atelier en ligne pour récapituler les différentes lectures obligatoires ou recommandées avant chaque session. En tout cas, il y a beaucoup de choses à apprendre.

Et puisque je vous parle de mon Master et de mon expérience d’étudiante au Royaume-Uni, petit rappel pour ceux qui rêvent eux aussi de venir étudier ici : vous pouvez encore vous inscrire pour la bourse Chevening 2027/2028. Le délai est fixé au 6 octobre.

Malheureusement, je ne peux plus accompagner personnellement les candidats au-delà des contenus que je partage ici. Regardez mes vidéos et cherchez d’autres témoignages sur YouTube.

En plus, ce vendredi, il y aura une permanence d’anciens boursiers Chevening ivoiriens, au British Corner de l’Université FHB, de 10h à 12h. Ils pourront relire vos essais et vous donner des conseils.

Pour vous postuler à la bourse, allez sur www.chevening.org

Bonne chance à tous ceux qui se lancent !

Aujourd’hui, c’était mon premier jour de cours.Vous ne me croirez peut-être pas, mais avant de décider de faire ce deuxi...
28/09/2026

Aujourd’hui, c’était mon premier jour de cours.

Vous ne me croirez peut-être pas, mais avant de décider de faire ce deuxième Master in Educational Leadership and Management, je ne savais pas que j’aimais autant l’école.

Oui, je suis une intello. Bonne élève, lectrice, j’aime apprendre… Mais j’ai découvert que j’aime aussi l’école. Mais pas l’école juste pour l’école.

Quand on postule à Chevening, on doit notamment présenter un plan de carrière à court, moyen et long terme, en expliquant comment on compte appliquer ce que l’on apprendra pendant son année de Master.

Cet exercice m’a beaucoup aidée à clarifier mes objectifs. Je n’ai donc pas choisi mon université au hasard. Je sais exactement ce que je veux tirer de chaque module et comment je compte l’appliquer dans ma vie professionnelle et dans mes projets. Et je pense que ça fait une grande différence.

Le cours d’aujourd’hui était plutôt léger. C’était une introduction au module de recherche et de dissertation qui nous accompagnera toute l’année. L’objectif sera notamment de rédiger une dissertation de 15 000 mots sur un sujet que nous aurons choisi, in shaa Allah.

Le cours regroupe plus d’une centaine d’étudiants issus des différents Masters du département d’éducation.

Il y a deux professeurs responsables du module, une assistante doctorante et, selon les sessions, différents professeurs intervenants. J’aime beaucoup le fait qu’il y ait principalement des femmes parmi nos professeures.

Pour ce module, il y a également des sessions optionnelles d’Academic Study Skills destinées à aider les étudiants à développer leurs compétences universitaires.

Et l’une des sessions est proposée en mandarin parce qu’il y a une forte proportion d’étudiants chinois ici. Certains rencontrent des difficultés avec l’anglais et suivent également des cours de langue à côté.

Et puis, à part tout ça, il y a un plaisir particulier à terminer son cours et à pouvoir aller faire sa prière dans une salle bien aménagée, avec un espace pour les ablutions très confortable.

J’ai déjà beaucoup à dire sur cette première journée hein ! Mais on va s’arrêter là.

Al Hamdoulilah pour cette aventure. ❤️

Ps : fun fact, j’ai porté la même robe sur mon fond d’écran 🤣

L’une des choses que j’aime dans les livres, c’est leur capacité à nous faire découvrir des réalités différentes des nôt...
27/09/2026

L’une des choses que j’aime dans les livres, c’est leur capacité à nous faire découvrir des réalités différentes des nôtres.

En lisant « Bara Te Sorola », j’ai mieux compris ce que peuvent traverser des milliers de jeunes en quête d’emploi parce qu’ils n’ont pas les bons diplômes et/ou les bonnes connexions.

Le livre raconte le parcours de Tee et, à ses côtés, celui de certains de ses amis du lycée. La majorité d’entre eux, après leurs études, ont eu du mal à trouver un emploi stable.

Tee fait partie de ceux qui ont obtenu un BTS. Après quelques stages non concluants, il enchaîne les demandes d’emploi sans succès.

Ce désert d’opportunités le rend progressivement aigri, même si cela ne l’empêche pas de décrocher une petite amie, à défaut d’un emploi. 😂

L’écriture est accessible et, au fil des pages, on se met à espérer pour TEE.

Mais le personnage est loin d’être un saint. Parfois vulgaire dans ses propos et pas toujours très loyal, il va peu à peu se laisser convaincre de faire des choix qui vont à l’encontre de ses aspirations initiales.

J’ai aimé cette évolution du récit, qui montre comment le désespoir et l’absence de perspectives peuvent conduire à prendre des décisions que l’on n’aurait jamais envisagées au départ.

Sans que l’intrigue soit clairement située en Côte d’Ivoire, le pays de Tee y ressemble fortement.

L’auteur Fauquin Coulibaly, fait notamment une satire du système de formation, de l’inadéquation entre les programmes scolaires et le marché de l’emploi, des concours de la fonction publique, etc.

On y parle également de droit de cuissage, aussi bien subi par des femmes que par des hommes, et ce volet m’a particulièrement intéressée.

Parce qu’au-delà de la recherche d’emploi, le livre montre aussi les rapports de pouvoir qui peuvent exister lorsqu’une personne est en position de vulnérabilité et dépend d’une autre pour accéder à une opportunité.

Côté édition, en revanche, il y a encore beaucoup à faire. Entre les marges mal délimitées, certains passages peu lisibles et les coquilles, je pense que ce livre a un beau potentiel qui aurait pu être mieux exploité sur le plan éditorial.

Je ne suis pas certaine qu’il soit disponible en librairie. Je l’ai reçu directement de l’auteur lors d’un événement et je suis contente de lui avoir donné une chance. Parce qu’au-delà de ses défauts, « Bara Te Sorola » m’a fait réfléchir.

Et je pense qu’il me rendra sans doute un peu plus empathique envers les personnes qui cherchent désespérément un emploi et auxquelles on demande parfois simplement de « patienter » ou de « persévérer », sans comprendre leurs défis.

Certes, certains doivent améliorer leur profil et développer eux-mêmes d’autres compétences, mais il faut aussi reconnaître que bien souvent, le système est le principal obstacle à l’atteinte de leurs objectifs.

Ps 1 : j’ai fini le livre dans l’avion avant d’arriver à Londres. Vous comprenez pourquoi je devais acheter un nouveau roman non? 🤣.

Ps 2 : Bara Te Sorola est disponible via WhatsApp au 07 78 09 42 02 ou au 01 02 65 65 82.

Le Tawaf, le rite qui consiste à tourner autour de la Kaaba sept fois, est un acte d’adoration similaire à la prière.Pen...
26/09/2026

Le Tawaf, le rite qui consiste à tourner autour de la Kaaba sept fois, est un acte d’adoration similaire à la prière.

Pendant le Hajj ou la Umra, beaucoup de personnes font des appels vidéos ou se filment pour garder un souvenir de ce moment.

Si je n’avais pas lu et écouter des enseignements, j’aurais pu aussi le faire… mais pouvez-vous imaginer tenir votre téléphone en live pendant que vous faites la salât ? Non ? Donc c’est pareil.

Le Tawaf est un moment spécial pendant lequel il faut demander tout ce que l’on veut à Allah, le remercier, l’implorer, exprimer sa gratitude. Pour moi, les Tawafs surérogatoires étaient parmi les meilleurs moments de mon expérience du Hajj.

Tu ressens une intimité particulière avec ton Créateur, bien qu’étant entouré.e par des centaines d’inconnus. Tu peux crier, pleurer, rire, sans te soucier des autres…. Sauf quand quelqu’un pointe une caméra sur ton visage de nulle part…

Si vous souhaitez garder un souvenir, vous pouvez faire vos photos ou vidéos avant de commencer le Tawaf ou après mais pendant, on perd sûrement des mérites sans même le réaliser et c’est dommage.

J’ai beaucoup aimé cet épisode de podcast sur le pèlerinage et si vous comptez le réaliser, je vous recommande vraiment de l’écouter.

Lien : https://youtu.be/GUl71UxViIE?is=hB1G7J7X2hU3Ebzo

25/09/2026

Pourquoi j’ai choisi Londres pour mon deuxième Master, au-delà de la qualité du programme de King’s College London ?

Les inscriptions pour le Hajj seront officiellement lancées le 1er octobre à 9h00, in shaa Allah.Si vous avez l’intentio...
25/09/2026

Les inscriptions pour le Hajj seront officiellement lancées le 1er octobre à 9h00, in shaa Allah.

Si vous avez l’intention de faire le Hajj cette année, préparez-vous avant l’ouverture des inscriptions.

Il vaut mieux avoir toutes les informations et tous les documents nécessaires à portée de main, être connecté quelques minutes avant 9h et être prêt à remplir le formulaire rapidement.

Les places peuvent partir très vite, particulièrement à Abidjan.

Certaines personnes demandent même à plusieurs proches d’essayer de les inscrire en même temps, notamment à ceux qui sont en Occident et peuvent parfois bénéficier d’une meilleure connexion Internet.

En cinq minutes seulement, toutes les places peuvent être prises. C’est comme ça que je me suis retrouvée à faire le Hajj avec le privé.

Donc, si vous avez prévu de faire le pèlerinage, préparez-vous dès maintenant !

Tous les détails et les informations officielles sont disponibles sur la page Facebook du Commissariat du Hajj⁠, et la plateforme d’inscription est monhadj.ci.

Qu’Allah facilite le pèlerinage à toutes les personnes qui désirent l’accomplir, leur ouvre les portes et leur permette de revenir avec un Hajj accepté.

24/09/2026

J’aimerais bien avoir votre avis sur la question. Désolée, ma camerawoman ne sait pas cadrer 😂😂😂

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