Ecole Internationale Montessori Abidjan

Ecole Internationale Montessori Abidjan

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UNE ÉCOLE MONTESSORI, est pour un ensemble de conditions matérielles, psychologiques, culturelle

17/08/2025

J’ai voulu retirer ma retraite avec l’application de la banque.
J’ai tapé un IBAN. Pas le bon.
Le virement est parti.

Sauf qu’une heure plus t**d, mon solde affichait 12,40 €.
J’ai appelé la banque, expliqué, insisté. On m’a répondu :
— Virement SEPA exécuté, on ne peut pas l’annuler. Voyez avec le bénéficiaire.
Le pire, c’est que je ne le connaissais pas.

Le soir, j’ai tenté la boulangerie.
Le terminal a bipé. Carte refusée.
Je suis repartie les mains vides.

Je vis dans une résidence pour seniors à la sortie de la ville. Couloir long, télé trop forte, odeur de javel.
Dans ma chambre, un frigo presque vide. Une tasse de thé claire comme de l’eau chaude.
J’ai respiré, longtemps. Bref, ce mois-là, je ne voyais pas comment tenir.

Pour m’en sortir un peu, j’avais repris la couture.
Un voisin m’avait prêté une vieille Singer. Je faisais des ourlets, des retouches, des boutons recousus.
Ce jour-là, il ne restait plus de fil. La bobine tournait à vide. Et moi aussi.

J’ai regardé le plafond.
— Faites quelque chose.

Le lendemain matin, à 9 h 12, mon téléphone a sonné.
— Bonjour, madame Teresa ? Ici Nadia, votre conseillère. Le destinataire du virement nous a contactés. Pouvez-vous passer à 10 h à l’agence ?

J’ai mis mon manteau, pris le bus, serré mon sac contre moi.

À l’agence, Nadia m’attendait avec un homme d’une cinquantaine d’années. Badge posé, stylos alignés.
— Madame Teresa ? Je m’appelle Georges Alves. C’est mon compte qui a reçu votre virement par erreur.
— Je… je suis désolée. Je n’ai plus rien pour finir le mois.

Nadia a sorti un dossier.
— Monsieur Alves a signé un ordre de virement retour. L’argent repart aujourd’hui. Il arrivera sous 24 à 48 heures.
Georges a ajouté une petite enveloppe.
— C’est 50 €, pour vous dépanner d’ici là.

Puis il a remarqué la pochette que je tenais.
— C’est vous qui avez repris cette fermeture ?
— Oui. Depuis toujours, je couds.
— Ma mère aussi. J’ai un atelier de retouches, rue des Carmes. On manque de quelqu’un d’expérience. Venez essayer demain matin. C’est payé, évidemment.

En sortant, j’ai traversé la place. Le marché finissait.
J’ai acheté un pain et deux yaourts. Rien que ça, c’était énorme.

Le lendemain, à 8 h 55, j’ai poussé la porte de l’atelier.
Odeur de vapeur et de tissu neuf. Le sifflement d’un fer. Une surjeteuse qui avale un bord.
Fatou m’a saluée d’un signe de tête. Nora m’a montré la table libre.

Georges m’a confié un manteau en laine, doublure décousue, fermeture récalcitrante.
— On vous regarde faire.
J’ai retourné la pièce. J’ai ouvert proprement la doublure. J’ai changé la fermeture. Point par point, sans tirer, sans casser.
Le tissu a obéi. Le manteau est redevenu droit.
Nora a lâché :
— Propre.

À midi, Georges m’a tendu une fiche.
— Essai payé ce matin. Et si ça vous va, je propose un CDD de trois mois, 24 heures par semaine. Salaire au SMIC horaire, plus tickets resto. On vous fait une avance de 30 € pour racheter du fil et des aiguilles.
Il a ajouté, plus doucement :
— Pas besoin d’ordinateur. Pas besoin d’anglais. Juste vos mains et votre œil.

J’ai hoché la tête. Pas de grand discours.
J’ai simplement signé.

L’après-midi, j’ai enchaîné : un ourlet invisible sur un pantalon de costume, une poche refaite sur une doudoune, un zip de robe coincé qui s’est enfin laissé guider.
Fatou a posé une assiette sur la table du fond.
— On a toujours un plat chaud de côté pour celles et ceux qui oublient l’heure.
J’ai mangé lentement. Mes mains tremblaient un peu, mais ce n’était plus la peur. C’était autre chose. De la place qui se rouvre.

Le soir, Georges a relevé le rideau de fer.
— À demain, 8 h 30. On vous attend.
— À demain.

Je suis passée par la mercerie. Fil polyester 120, aiguilles 80, craie tailleur. Le bruit du petit grelot accroché à la porte m’a fait sourire. Ça m’a manqué, ce bruit-là.
Au Monoprix, j’ai pris du riz, des carottes, un morceau de beurre.
Dans le bus, un gamin a demandé à sa mère pourquoi j’avais une règle roulante dans mon sac. J’ai ri.
— C’est pour tracer droit.

En rentrant à la résidence, la télé du couloir débitait un jeu. Les aides-soignantes passaient avec le chariot du soir.
Dans ma chambre, j’ai étalé mes achats sur la table.
J’ai remis du fil sur la canette. J’ai rangé la fermeture éclair de secours dans la petite boîte en fer. J’ai collé sur le mur le planning : lundi, mardi, jeudi, vendredi. 24 heures. C’était écrit.

Le lendemain, l’argent était revenu sur mon compte. Crédit reçu. J’ai envoyé un message à Nadia : Merci. Elle a répondu par un pouce levé.

Les jours suivants, j’ai appris les habitudes de l’atelier.
Le lundi matin commence par les manteaux abandonnés du week-end.
Le mardi, c’est la cohue des ourlets “pour ce soir”.
Le jeudi, Nora écoute toujours la même émission, trop fort.
Le vendredi, Fatou glisse des dattes dans la boîte à couture. “Pour tenir.”
Moi, j’aligne les points. Je reprends des vies par les bords, sans bruit.

Un soir, une cliente a récupéré sa robe ajustée. Elle s’est regardée dans la glace, a soufflé :
— On dirait qu’elle a toujours été comme ça.
J’ai répondu :
— C’est le but.

Je ne sais pas si c’est de la chance, de la bonne volonté ou juste des gens qui ont fait ce qu’il fallait.
Je sais seulement ceci : un virement mal tapé m’a conduite à une porte que je n’aurais jamais osé pousser.

Ce soir, j’ai coché ma journée sur le planning.
J’ai glissé le ticket de caisse dans le tiroir avec les vieux boutons.
J’ai éteint la lampe, sauf la petite ampoule au-dessus de la machine.
J’ai rangé la peur dans le tiroir du bas.
Et demain… demain aura la couleur d’un fil neuf.

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16/08/2025

L'école se propose cette année de mettre sa bibliothèque à la disposition des enfants tous les mercredis pour des séances de lecture .

12/08/2025

Excellent début de semaine à tous et à toutes. Dieu nous garde

« Ils disaient que j’étais trop laide pour représenter l’école — vingt ans plus t**d, ils ont accroché mon portrait sur le mur de l’auditorium. »

Je m’appelle Modupe.

Quand j’étais en CP, on m’insultait :

« Tête de gorille. »
« Nez de coco. »
« Clown de village. »

Je ne me défendais pas.

Je restais simplement assise au fond de la classe, à écrire de la poésie.

Un jour, le directeur annonça :

« Nous avons besoin d’une fille pour représenter l’école au Concours d’éloquence de l’État. »

J’ai levé la main.

La professeure d’anglais a ri.

« Modupe ? Avec ce visage-là ? »

Ils ont choisi Uchechi à ma place, parce qu’elle était blonde et avait les cheveux lisses.

Mais son poème ? C’est moi qui l’avais écrit.

Ce soir-là, j’ai pleuré derrière le bâtiment des classes.

J’ai levé les yeux vers le ciel et murmuré :

« Mon Dieu, si un jour tu me donnes une chance… je deviendrai la voix de chaque fille à qui l’on a dit “tu n’es pas assez bien”. »

J’ai continué à lire.

Je me levais à 4 heures du matin pour emprunter la lampe torche de maman.

J’écrivais sous le manguier quand la maison devenait trop bruyante.

En CE2, j’avais déjà mémorisé plus de 50 poèmes, dont aucun ne m’avait été permis de réciter.

J’ai été admise à l’Université d’Ibadan.

J’ai étudié l’anglais.

Les moqueries continuaient.

« Tu es brillante… mais tu serais plus jolie avec du maquillage. »

Mais je ne cherchais pas la beauté.

Je cherchais à avoir un impact.

Je suis sortie major de ma promotion.

J’ai ouvert une chaîne YouTube appelée Lignes sans filtre.

Parole parlée. Vérité. Douleur. Objectif.

Une nuit, l’un de mes poèmes, La fille derrière le rideau, est devenu viral.

Des millions de personnes l’ont vu.

Et soudain, la voix qu’on ignorait est devenue celle qu’on ne pouvait plus ignorer.

Un lundi, j’ai reçu un e-mail.

De mon ancienne école.

Objet : Cérémonie d’accueil.

Ils fêtaient leurs 50 ans d’existence.

Ils voulaient que moi, Modupe Olaitan, je sois l’oratrice principale.

Je suis restée devant l’écran pendant trente minutes.

Puis j’ai murmuré :

« Dieu, tu as tenu ta promesse. »

À mon arrivée, les élèves d’aujourd’hui ont crié :

« C’est la poète de YouTube ! »
Même les professeurs m’ont serrée dans leurs bras.

Le directeur — un nouveau — m’a conduite jusqu’à l’auditorium.

Je me suis arrêtée.

Car sur le mur, à côté des photos des anciens directeurs et fondateurs…
Il y avait un cadre tout neuf.
Mon visage. En dessous : « Modupe Olaitan — La Voix d’une Génération ».

Aujourd’hui, je dirige une fondation qui offre des bourses à des filles issues de communautés marginalisées.
Je leur enseigne la poésie, l’art du débat et l’estime de soi.
Parce que je sais…

Le monde peut te traiter de laide.
Mais le destin t’appelle nécessaire.

Et parfois…
La petite fille qu’on jugeait trop laide pour être sous les projecteurs…
devient la femme avec laquelle on illumine des bâtiments entiers.

22/07/2025

Un centre de loisirs éducatifs se tient en ce moment au sein de l'école. Venez inscrire vos enfants pour 3 semaines d'activités encadrées par des professionnels (théâtre, mime, marionnettes, danse, et autres)

30/01/2025

*Ces enseignants qui changent la vie pour toute la vie...
*La rentrée scolaire nous permet de reconnaître l’importance de l’éducation et de rendre hommage a tous les enseignants du monde ...
*Je n'exagère pas si je dis qu’un enseignant peut changer la vie d’un enfant.

*Il leur transmet des savoirs . Mais , surtout, quand il a une bonne relation avec eux , les regarde progresser , leur apprend à s’interroger, à interagir, à réussir… et les accompagne au quotidien.
*Changer la vie d’un enfant , OUI un enseignant peut le faire , et celui là, on l'appelle , "enseignant de cœur ".
*Quand on sait que certains enfants ont juste besoin d'un petit coup de pouce .
*Il y a ceux qui vivent des moments "difficiles " dans leur vie de famille , d'autres atteints de troubles d'apprentissage et qui ont besoin qu'on les écoute , qu'on soit la pour eux ....
*Notre objectif premier est de jamais laisser un enfant sur le ''bord du chemin ''.
*Les années passeront et le plus gratifiant c'est qu'un jour chacun aura fait son bout de chemin , que vous les rencontrerez et qu'ils vous disent : ''Merci ''.
* Je n'oublierai jamais mes collègues qui m'ont tendu la main et m'ont mise sur les rails d'un métier qu'apparemment j'étais faite ''pour'' .
*Alors ,mes ami(e)s ceux qui sont actifs et ceux qui sont à la retraite, soyons fiers , oui , nous changeons des vies , et je n'exagère pas !
*Enseigner ...un métier extraordinaire.
* école ma passion

23/08/2024
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