11/05/2026
J'ai un TDAH. Et c'est probablement en partie pour ça que j'ai créé et porté une entreprise de zéro, seule. Managé 23 personnes. Multiplié mon chiffre d'affaires par 4,8 en quatre ans.
Pas malgré. Grâce.
Le TDAH m'a donné quelque chose que je n'échangerais pour rien : le goût du challenge viscéral. Pas celui qu'on met sur un CV. Celui qui fait qu'une page blanche ne me paralyse pas elle m'allume.
Créer quelque chose de rien, trouver des solutions là où il n'y en a pas encore, tenir quand ça résiste, c'est mon moteur naturel.
L'esprit entrepreneurial n'est pas une compétence que j'ai développée. C'est une façon d'être que mon cerveau a fabriquée, souvent malgré les cases dans lesquelles on a essayé de me faire rentrer.
Ce que j'ai compris bien plus t**d : ce cerveau-là lit les dynamiques humaines avant que les autres les voient. Il va au fond des choses quand les autres s'arrêtent à la surface. Il s'adapte en permanence, tient dans l'incertitude, et ne lâche pas quand ça devient difficile.
Ce n'est pas un déficit. C'est une façon différente de traiter le monde.
Alors je m'adresse aux recruteurs, aux DRH, aux dirigeants qui lisent des CV :
Quand vous voyez un parcours non linéaire, des reconversions, une trajectoire qui zigzague.
Avant de passer au suivant, demandez-vous ce que ce parcours a fabriqué.
La résilience ne s'apprend pas dans un MBA. L'hyperfocus ne se recrute pas sur une fiche de poste. L'instinct entrepreneurial ne figure dans aucun référentiel de compétences.
Et pourtant, ce sont ces capacités-là qui font tenir une organisation quand tout vacille.
Les profils neuroatypiques ne sont pas des profils à risque. Ce sont souvent des profils qui ont appris à performer dans des conditions que les autres n'ont jamais eu à traverser.
Il est peut-être temps de changer ce qu'on appelle "le bon profil".
Et vous, avez-vous déjà recruté ou travaillé avec un profil neuroatypique qui vous a surpris ? Qu'est-ce que ça vous a appris ?
Selfie pris à 4h du matin 😆
10/05/2026
🤨 La qualité d'un accompagnement n'est pas qu'une histoire de label
Je vais probablement me faire fusiller pour dire ça, mais tant p*s.
Opposer “thérapeutes diplômés” et “thérapeutes alternatifs” est devenu un raccourci confortable. Et faux.
La réalité est simple, et plus dérangeante :
il y a de bons thérapeutes… et de mauvais thérapeutes.
Et ce n’est pas une histoire de diplôme uniquement.
Un diplôme ne garantit pas l’intelligence clinique.
Pas plus qu’il ne garantit la posture éthique.
Mais il pose un cadre : formation, supervision, responsabilités, limites.
À l’inverse, l’absence de diplôme ne dit pas non plus absence de compétence.
Certaines personnes ont une formation solide, une expérience clinique sérieuse, une supervision, et une capacité réelle à orienter quand il le faut.
Pour ma part, j’ai été formée dans une école affiliée à la FF2P.
Cadre éthique.
Déontologie.
Supervision.
Travail clinique.
Et surtout : obligation de reconnaître ses limites et d’orienter si nécessaire.
Et cela n’a jamais empêché l’ouverture à d’autres approches.
En France comme ailleurs, la psychothérapie n’est pas un bloc unique.
Gestalt, systémie, analyse transactionnelle, approches psycho-corporelles diverses sont aussi au RDV.
Il existe une pluralité de modèles, parfois reconnus, parfois intégrés dans des cadres réglementés selon les pays.
La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique ou le Canada encadrent certaines psychothérapies humanistes ou intégratives avec des formations reconnues et parfois une prise en charge par les assurances. Et oui;-)
Le point important n’est pas de hiérarchiser les approches.
C’est de reconnaître une chose simple :
la qualité d’un accompagnement ne s’arrête pas à un diplôme. Elle dépend aussi de la capacité du praticien à continuer à se former, à se remettre en question, à nourrir sa pratique dans le temps, à être supervisé et, quand c’est nécessaire, à travailler aussi sur sa propre posture personnelle.
Ce qui, dans la réalité, est très variable selon les professionnels.
Kisses🤸♀️
08/05/2026
😱 La peur ne bloque pas ceux qui entreprennent. Elle choisit leurs décisions.
J’ai regardé le Film "Dune" lors de mon dernier séjour en Suisse (Ti clin d'oeil à Laurent au passage).
Et au-delà des images spectaculaires, de la puissance visuelle, du jeu des acteurs et des effets spéciaux impressionnants, du scénario, quelque chose d’autre s’est imposé : une multitude de messages presque prophétiques.
Non ce n’était pas juste un film pour moi,
C’était un miroir. 🪞
Ces histoires de mondes qui s’effondrent et de choix irréversibles, une phrase est revenue comme un écho intérieur :
“Fear is the mind-killer.”
La peur est ce qui paralyse la clarté.
Ce qui ret**de les décisions.
Ce qui maintient dans des zones de confort qui ne sont plus alignées.
Et en coaching, c’est exactement ce que je retrouve très souvent.
On parle de stratégie, de business, de vision…
Mais sur le terrain, le vrai sujet est ailleurs :
Ne pas choisir, c’est déjà un choix.
Et souvent, c’est celui qui coûte le plus cher en énergie, en clarté, en alignement.
Je vois des entrepreneurs brillants, conscients, engagés…
mais bloqués non pas par un manque de compétences,
plutôt par un excès de tolérance envers ce qui ne leur ressemble plus.
des projets qui stagnent alors que tout est “prêt”
des décisions repoussées au nom du bon timing
des intuitions fortes, mais mises en attente
Ce que Dune met en scène avec intensité, c’est exactement cela :
À un moment, la vie ne demande plus d’analyser.
Elle demande de traverser.
Et cette traversée ne se fait pas avec plus de contrôle.
Elle se fait avec plus de lucidité et de courage comme celui de Paul Atreides, qui choisit d’avancer même quand la voie n’est pas encore visible.
La Suisse m’offre à chaque fois un cadre particulier pour ressentir cela :
un environnement ordonné… dans lequel les véritables désordres intérieurs deviennent plus audibles.
Et ce mouvement vers cet espace de vie vient bousculer des repères, autant qu’il en ouvre de nouveaux.
Aujourd’hui, je retiens une chose simple :
La croissance personnelle ou entrepreneuriale ne commence pas quand on a toutes les réponses.
Elle commence quand on cesse de négocier avec ce que l’on sait déjà.
Et parfois, le vrai enjeu n’est pas de vaincre la peur.
C’est de ne plus la laisser décider à notre place.
Et toi qui me lis.
Tu n’es pas en train de découvrir quelque chose.
Tu es en train de vérifier si tu peux encore l’ignorer.
🇨🇭
07/05/2026
🎭 Combien de temps peut-on survivre derrière un masque avant de s’oublier complètement ?
On applaudit les gens capables de tout encaisser.
Ceux qui restent calmes.
Productifs.
Disponibles.
Souriants.
Même quand ils sont en train de s’éteindre intérieurement.
Le masque le plus dangereux n’est pas celui qu’on porte pour les autres.
C’est celui qu’on finit par prendre pour sa personnalité.
Alors on devient fonctionnel.
Mais absent à soi-même.
On répond vite.
On rassure.
On performe.
On tient debout.
Et un jour, le corps présente la facture.
Fatigue étrange.
Anxiété permanente.
Relations où l’on joue un rôle.
Impression de vivre à côté de sa propre vie.
Le pire ?
Beaucoup de gens ne veulent même plus enlever le masque.
Parce qu’après des années à jouer un personnage,
ils ne savent plus qui respire dessous.
L’authenticité ne rend pas la vie plus confortable.
Elle rend le mensonge intenable.
Et souvent, la deconstuction commence exactement là :
au moment où l’on cesse enfin d’être acceptable pour redevenir réel.
Et si ce texte t’a accroché jusqu’ici,
c’est peut-être parce que ton masque commence enfin à craquer.
07/05/2026
Deuxième édition:
Tu ne diriges pas ce que tu refuses de lâcher.😝
Question simple :
qu’est-ce qui, aujourd’hui, ne devrait plus exister dans ton business… mais continue d’exister quand même ?
04/05/2026
…….
First Step
Hans Zimmer · Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack) [Expanded Edition] · Song · 2014
25/04/2026
Petit rappel brutal :
Tu peux être très actif…
et complètement à côté de toi-même.
C’est exactement là où je refuse d’aller.
En ce moment, je ne construis rien.
Je démonte.
Et ça, ça ne se fait pas en “passant à l’action”.
Ça se fait en coupant le bruit.
Oui, même les opportunités.
Oui, même les “bons timings”.
Je ralentis.
Je me retire un peu.
Je laisse mourir ce qui doit mourir.
Parce que produire dans le désalignement,
c’est juste performer une version périmée de soi.
Parce que forcer une version “présentable” de soi
pendant une transformation,
c’est saboter le processus.
Donc non :
je ne suis pas visible.
je ne suis pas en mouvement extérieur.
Je suis en intégration profonde.
Et si ça dérange, c’est normal.
On a été conditionnés à confondre silence et stagnation.
Erreur.
Le vrai shift ne fait pas de bruit.
Il te refond.
Et quand tu reviens,
tu n’optimises pas ta trajectoire.
Tu changes de game
Photo prise à Grignan (Drôme) ~ Mars 2026
Et non ce n’était pas un BBQ d’avant saison😜
21/04/2026
Le jour où j’ai compris que je ne pouvais plus tout porter
Le téléphone a sonné.
Je l’ai regardé.
Et je n’ai pas réussi à répondre.
Je me souviens très clairement d’un moment.
J’étais en pleine journée de travail, comme tant d’autres.
Je jonglais entre les appels des familles, les ajustements de planning de dernière minute, et les imprévus qui s’enchaînaient sans pause.
Dans l’aide à la personne, rien ne peut vraiment attendre.
Quand une situation change, il faut réorganiser immédiatement.
Quand quelqu’un ne peut pas venir, il faut trouver une solution dans l’heure.
Et j’étais au centre de tout ça.
Tout passait par moi, absolument tout.
Et puis, ce moment-là.
Le téléphone qui sonne.
Mon regard posé dessus.
L’écran qui s’allume encore une fois.
Et cette impossibilité de répondre immédiatement.
Pas un refus.
Pas une décision.
Juste un blocage silencieux.
Comme si mon système n’avait plus l’espace pour absorber un appel de plus.
C’est là que j’ai compris que je ne pouvais plus continuer à tout faire passer par moi.
À partir de ce moment, quelque chose s’est déplacé.
Je n’ai pas tout arrêté.
Mais j’ai commencé à regarder autrement.
Ce que je portais.
Ce qui reposait sur moi.
Et ce qui aurait dû être réparti différemment depuis longtemps.
Puis progressivement j'ai repensé la stratégie pas dans l'urgence mais avec une forme de lucidité et des prises de décisions progressives.
Moins de centralisation.
Plus de relais.
Moins de réflexes automatiques.
Plus de respiration dans le système.
Aujourd’hui, je relis ce moment différemment.
Ce n’était pas un effondrement mais il aurait pu l’être.
En réalité, c’était un signal structurel très net.
Celui d’un système devenu trop dépendant d’un seul point de passage.
Et avec le recul, et dans ma pratique de coach, j'observe à quel point cette situation parle à beaucoup de dirigeants et de responsables d’équipe.
Ce moment où l’on ne “choisit” plus de porter… mais où tout repose naturellement sur soi, sans même s’en rendre compte.
Il y a une image qui me revient parfois quand je repense à cette période (ou même quand je sors de mon bunker🦚 🌲 🌳) :
Celle d’un système capable de vous absorber entièrement.
Aujourd’hui, j’en 🐭
À l’époque, j’avais parfois la sensation d’être au bord de ça.
Et aujourd’hui… je regarde autrement :
je te vois, système… et tu ne me mangeras plus.
Cette période a profondément influencé ma manière d’accompagner les dirigeants et les managers qui, chacun à leur niveau, portent la responsabilité du fonctionnement de leur organisation.
À quel moment avez-vous commencé à sentir que tout ne pouvait plus reposer uniquement sur vous ?
Prenez soin de vous car personne ne pourra le faire à votre place 💙
(Photo prise à l’aerochrome de Blagnac, lieu d’espace urbain porté par l’association CISART (incubateur) et la ville rose) exposition 2022.