12/06/2026
JOSEPH KABILA KABANGE AU PEUPLE CONGOLAIS
Mes chers compatriotes,
Il y a un peu plus d’un an, le 23 mai 2025, m’adressant à vous pour la première fois depuis la passation pacifique du pouvoir intervenue en janvier 2019, j’avais dressé un état des lieux de la Nation et de ses institutions.
Cet état était non seulement préoccupant, mais en constante dégradation.
Soucieux d’aider au rétablissement du fonctionnement harmonieux des institutions, de la cohésion nationale, et de la paix dans notre pays, j’avais, vu l’urgence et la complexité de la situation, proposé une thérapie de choc en douze points.
Plus récemment, j’ai de nouveau tiré la sonnette d’alarme, en mettant notre peuple en garde contre le risque de « soudanisation » de notre beau et cher pays, c’est-à-dire de son implosion, si rien n’est entrepris rapidement, pour mettre fin à la manière dont il est gouverné aujourd’hui.
Notre pays est en effet gouverné de manière arrogante, liberticide, prédatrice, et profondément discriminatoire à l’égard de plusieurs catégories de citoyens Congolais. Pire, il l’est en violation de toutes les règles établies.
Je n’ai pas toujours été entendu, moins encore compris, ceux pour qui l’intérêt personnel ou partisan prime sur l’intérêt général, s’évertuant à user de toutes les techniques de manipulation des masses, pour dénaturer mes propos, en détourner le sens, et ainsi dissimuler au peuple la vraie nature et les conséquences négatives de leurs politiques, cause première des maux dont souffre le pays.
Fort heureusement, et comme les Écritures nous enseignent, « il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu ».
Aujourd’hui, les faits parlent d’eux-mêmes.
Par sa voix la plus autorisée, puis à travers l’adoption de la loi référendaire à l’Assemblée nationale, le pouvoir vient de lever toute ambiguïté sur ses véritables intentions : il entend changer la Constitution, expression suprême du pacte républicain qui unit les diverses co