« Le temps, c’est de l’argent. »
Certains voient des boutons de manchette.
D’autres voient 48 heures perdues par an. ⌛
La différence est parfois dans la manière de calculer le temps.
PAKF Mindset
“Actualité, motivation, connaissance et inspiration pour apprendre, entreprendre et réussir.”
13/05/2026
On dirait que certains veulent transformer chaque train et chaque bâtiment en drapeau géant 😂🇨🇩
Calmons-nous un peu : les couleurs du drapeau sont très belles… mais aussi très agressives visuellement quand on les met partout. Même les grandes puissances ne peignent pas toutes leurs infrastructures aux couleurs nationales.
Le patriotisme ne se limite pas au bleu-rouge-jaune sur chaque mur.
Une belle infrastructure, moderne et propre, représente déjà dignement la RDC. 🚆✨
Sinon demain on va aussi peindre les avions, les hôpitaux et les toilettes publiques en mode drapeau national ? 😭
12/05/2026
Les prophètes de Baal👀🤣🫵
Lui, c’est Sédécias, fils de Kenaana, face à Moïse Mbiye, notre Michée, fils de Jimla 🤣
J’ai trouvé l’analyse de l'Honorable Thomas Luhaka très intéressante lorsqu’il rappelle que la RDC🇨🇩 n’est pas un pays exclusivement bantou.
Et il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître, même lorsqu’on est soi-même bantou (Je suis Bantou comme lui).
La RDC est composée de 4 groupes de peuplement :
▪️ Les Bantous (85%)
▪️ Les Nilotiques
▪️ Les Soudanais
▪️ Les Pygmées
C’est aussi cela, la richesse du Congo.
Si un jour il faut réviser la Constitution, alors le débat devrait peut-être porter sur une question fondamentale :
Comment construire un système où les citoyens votent davantage pour une vision, un programme et des compétences plutôt que pour une tribu, une ethnie, une famille ou un groupe de peuplement ?
Parce qu’une démocratie mature ne devrait pas fonctionner uniquement selon la logique du poids démographique.
Mon point de vue est simple : une élection ne devrait jamais devenir un mécanisme permettant à un groupe majoritaire d’imposer automatiquement son pouvoir simplement parce qu’il est le plus nombreux.
Même en Afrique du Sud, certains observateurs estiment que le débat sur la compétence, la gouvernance et le mérite est parfois étouffé par les réalités historiques et démographiques héritées de l’apartheid. Pourtant, une démocratie forte devrait permettre à chaque citoyen, quelle que soit son origine, d’être jugé avant tout sur sa vision et ses capacités.
Le Congo doit dépasser les réflexes identitaires pour construire une vraie culture du mérite, de l’unité nationale et de la citoyenneté.
Le débat mérite d’être posé calmement, sans haine, sans tribalisme et sans peur de réfléchir.
Quand même un homme de Dieu demande :
“Mais changer quoi exactement dans la Constitution ?”… c’est que le débat mérite enfin d’être sérieux.
Depuis des mois, on entend parler de changement ou de révision de la Constitution. Mais jusqu’à présent, les Congolais attendent toujours des explications concrètes :
👉 Quel article bloque la justice ?
👉 Quel article empêche la bonne gouvernance ?
👉 Quel article empêche le développement du pays ?
Parce qu’on ne peut pas modifier le texte fondamental d’une nation sur base des émotions, des slogans ou du fanatisme politique.
Le peuple a le droit de comprendre avant d’applaudir.
Et sur ce point, la question posée par le Pasteur Moïse Mbiye rejoint celle de beaucoup de Congolais :
“Nous allons changer… mais changer quoi exactement ?”
Dans une démocratie, demander des explications n’est pas un manque de patriotisme. C’est de la conscience citoyenne.
Donc maintenant, le débat devient encore plus confus…
Tantôt on nous parle de “révision de la Constitution”, tantôt de “changement de Constitution”. Pourtant, ce ne sont pas les mêmes choses.
Une révision, c’est modifier certains articles précis.
Un changement, c’est remplacer carrément la Constitution actuelle.
Alors les Congolais ont le droit de comprendre clairement ce qu’on veut réellement faire.
Lors de son point de presse du 06 mai 2026, le Président Félix Tshisekedi explique que certaines réformes exigées par les Américains, surtout dans la justice, nécessiteraient une révision constitutionnelle.
Très bien. Mais quelles réformes exactement ?
Et surtout… quels articles de la Constitution empêchent aujourd’hui de bien gouverner le pays ?
Jusque-là, personne n’a montré noir sur blanc les dispositions qui bloqueraient le développement, la justice, les transports ou la bonne gouvernance.
Le peuple demande juste des explications claires. Pas des slogans.
Et puis une autre question dérange :
Depuis quand les exigences des Américains deviennent-elles plus importantes que les préoccupations des citoyens congolais ?
Oui, les États-Unis sont souvent vus comme un modèle de démocratie. Mais la RDC reste un État souverain, pas une succursale politique étrangère.
Contrairement aux fanatiques de la 10ème Rue, beaucoup de Congolais ont gardé leur esprit critique. Ils veulent comprendre avant d’applaudir.
Parce qu’au final, le vrai problème du Congo est-il réellement la Constitution… ou simplement le manque de volonté politique pour appliquer les lois existantes ?
Le débat mérite des arguments. Pas seulement des émotions.
Dans cette vidéo, Emmanuel Macron reconnaît lui-même que l’épicentre mondial de la langue française se trouve aujourd’hui dans le bassin du Congo, devant l’actuelle secrétaire générale de la Francophonie, une Rwandaise.
Et quand on parle du bassin du Congo, on parle notamment de la RDC🇨🇩 , de la République du Congo, du Gabon , de la République Centre-africaine, du Cameroun , etc.
Malgré les tensions actuelles entre plusieurs pays africains et la France, il faut reconnaître une réalité : la langue française est aujourd’hui l’un des plus grands outils de communication, de transmission du savoir et d’unité entre nos peuples.
Nos langues locales sont magnifiques et irremplaçables. Elles portent nos traditions, nos émotions et nos identités. Mais le français a été développé, enrichi et structuré pendant des siècles pour transmettre les connaissances modernes, scientifiques, administratives et techniques.
En République Démocratique du Congo, nous avons 4 langues nationales et près de 450 dialectes. Pourtant, lorsqu’un Songye rencontre un Yombe, un Kasaïen, un Katangais, un Kinois ou d’autres communautés, il y a une langue qui nous permet immédiatement de nous comprendre : le français.
Personnellement, je parle swahili comme langue maternelle, lingala couramment, français couramment, ainsi qu’un anglais enrichi dans les domaines du génie civil et de la géologie. J’écoute un peu le kikongo, mais je ne parle pas tshiluba. Et malgré toute notre diversité linguistique, je suis toujours rassuré de savoir qu’il existe une langue qui peut nous réunir autour d’une même conversation.
Le français n’est plus seulement une langue européenne. Le cœur battant de la francophonie est désormais africain… et largement congolais.
Ce comédien est un prophète 😎
Le peuple lui a demandé d'être président à vie 🤣🤣
📹 « Je ne me souviens pas… » : quand une ancienne promesse ressurgit
Moment très fort du point de presse du 06 mai.
Le journaliste d’investigation Israël Mutombo rappelle au Président Félix Tshisekedi, en lingala, une promesse faite à l’époque où il était encore dans l’opposition : celle selon laquelle chaque policier congolais aurait son propre véhicule une fois qu’il deviendrait Président.
Question directe du journaliste :
« Combien de policiers ont déjà reçu leurs véhicules aujourd’hui ? »
Réponse du Président : « Je ne me souviens pas avoir fait cette promesse. »
Le plus marquant ?
La vidéo contient justement l’extrait d’archive où cette promesse avait été faite publiquement devant les policiers.
Une séquence qui montre encore une fois pourquoi les archives, les journalistes et les vidéos restent essentiels dans une démocratie.
Parce que les promesses politiques peuvent être oubliées…
mais Internet, lui, n’oublie jamais.
2028 : la démocratie ne peut pas être suspendue
Lors du point de presse du 06 mai, le Président Félix Tshisekedi a affirmé qu’il n’y aurait pas d’élections en 2028 sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Il a même cité le cas de Volodymyr Zelenskyy, dont les élections auraient dû être organisées il y a deux ans.
Le plus étonnant, c’est qu’il affirme aujourd’hui qu’il y a des ressources pour organiser les élections, mais que le problème serait l’occupation de certaines villes et villages. Pourtant, il y a à peine quelques jours, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante évoquait plutôt l’absence de moyens financiers suffisants pour préparer le scrutin.
Alors, quelle est la véritable raison ?
Après deux mandats, si des villes restent perdues, si la sécurité n’est toujours pas rétablie et si les élections ne peuvent toujours pas être organisées normalement, la responsabilité politique incombe d’abord à ceux qui dirigent le pays.
Dans toute démocratie sérieuse, un dirigeant confronté à une telle situation devrait avoir l’humilité d’en tirer les conséquences, et non transformer cette crise en argument pour prolonger son maintien au pouvoir.
Parce qu’à ce rythme, n’importe quel dirigeant pourrait faire pareil : laisser durer une crise, puis expliquer qu’il faut rester encore au pouvoir “par nécessité”, tout en continuant à bénéficier des privilèges de l’État — jets privés, voyages officiels, cortèges et dépenses publiques — financés par les contribuables.
Ma position est simple : les élections doivent avoir lieu, même si certaines villes et certains villages restent malheureusement occupés. Suspendre toute la démocratie congolaise à cause des territoires perdus reviendrait à laisser les groupes armés influencer indirectement l’avenir politique de toute la République.
Au contraire, il faut permettre au peuple congolais de voter et de choisir celui qui viendra avec une vision claire et un plan concret de libération nationale, au lieu de continuer à attendre une hypothétique solution extérieure ou le retrait volontaire des rebelles de positions qu’ils ont conquises.
Car on ne peut pas demander à toute une nation d’attendre indéfiniment que des groupes armés décident eux-mêmes du moment où les Congolais auront enfin le droit de retourner aux urnes.
Une démocratie forte ne peut pas être suspendue à l’occupation de quelques territoires. C’est précisément dans les périodes difficiles que les institutions doivent continuer à fonctionner et que le peuple doit conserver son droit fondamental de choisir ses dirigeants.
📹 Vidéo : déclaration du Président Félix Tshisekedi lors du point de presse du 06 mai.
05/05/2026
🇨🇩 RDC — Révision constitutionnelle : quand l’autorité spirituelle entre dans la fabrique du pouvoir
Le débat actuel sur la révision de la Constitution en République Démocratique du Congo ne relève plus uniquement du champ juridique.
Il s’inscrit désormais dans une dynamique plus complexe, à l’intersection du politique, du religieux et du sociologique.
L’entrée explicite de certains leaders des églises de réveil dans ce débat constitue un signal fort.
Non pas en raison de leur droit à la parole — qui est incontestable — mais en raison de la nature et de la portée de leur positionnement.
🔎 Lecture systémique
Dans tout système politique, les prises de position publiques participent à la structuration des rapports de force.
Elles traduisent rarement des postures isolées ; elles révèlent, au contraire, des logiques d’alignement, conscientes ou non.
Dans ce contexte, le soutien de certains acteurs religieux à la révision constitutionnelle peut être interprété comme l’expression d’une convergence entre autorité spirituelle et pouvoir politique.
Cette convergence, qu’elle soit stratégique, culturelle ou contextuelle, mérite d’être interrogée avec rigueur.
⚖️ Problématique de légitimité
La Constitution, en tant que norme suprême, tire sa légitimité de son caractère inclusif et consensuel.
Toute perception d’influence — qu’elle soit politique, religieuse ou sociologique — affaiblit mécaniquement cette légitimité.
Dès lors, une question centrale s’impose :
👉 Le débat en cours est-il porté par une volonté collective…
👉 ou structuré par des centres d’influence spécifiques ?
🧠 Risque de capture du débat public
Lorsque des autorités disposant d’un capital symbolique élevé (religieux, moral, communautaire) s’alignent sur un projet politique,
il existe un risque de “capture” du débat public.
Ce phénomène peut produire un effet de légitimation indirecte, brouillant la frontière entre conviction, influence et stratégie.
📌 Impératif démocratique
Pour préserver l’intégrité du processus constitutionnel, trois conditions demeurent non négociables :
• Transparence des intentions
• Pluralité des voix
• Indépendance des positions
🧭 Conclusion
La révision d’une Constitution n’est jamais un acte technique.
C’est un moment de redéfinition du contrat social.
À ce titre, elle ne peut être crédible que si elle échappe à toute perception d’alignement ou de captation,
quelle qu’en soit la nature.
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