En finance comme couramment utilisé, ça prête confusion
: c'est l'opération par laquelle des fonds sont remis par un prêteur à un bénéficiaire, moyennant en général le paiement par ce dernier d'un intérêt en plus de la somme.
: C'est un devoir d'une personne(le débiteur) envers une autre (créancier) sous forme d'exigibilité.
est le droit qu'a le créancier d'exiger l'exécution de la prestation due par le débiteur.
: C'est une mise à disposition d'argent sous forme de prêt, consentie par un créancier (prêteur) à un débiteur (emprunteur).
Pour le créancier, l'opération donne naissance à une créance sur l'emprunteur, sur laquelle il pourra obtenir remboursement des fonds et paiement des intérêt selon un échéancier prévu.
Pour l'emprunteur, qu'il s'agisse d'une entreprise ou d'un particulier, le crédit consacre l'existence d'une dette et ouvre la mise à disposition d'une ressource financière à caractère temporaire.
Le terme de prêt est synonyme d'emprunt pour celui qui fournit l'argent. Pour le prêteur, c'est une créance ou un crédit ; pour l'emprunteur, c'est une dette.
École d'économie
Page d'information et d'actualité
LA DEMANDE GLOBALE
Dans une économie ouverte, la demande de biens
nationaux est donnée par :
Z = C +I + G – £M + X
Où :
C Représente la consommation
I Représente l'investissement
G : représente les dépenses du gouvernement
£ : représente le taux de change réel
M : Importation
X: Exportation
• En économie fermée, on ne considère que C + I + G.
• En économie ouverte, deux corrections s’imposent :
✓ Il faut soustraire les importations, la partie de la demande
intérieure qui s’adresse à des biens étrangers. Pour les
exprimer en termes de biens nationaux, on multiplie M par £.
✓ Il faut ajouter les exportations X, la demande de biens
nationaux qui vient de l’étranger.
La quantité des importations dépend du revenu et du
taux de change réel :
M = M(Y, £)
(+, -)
Un revenu Y plus élevé conduit à des importations plus
élevées (lorsque Y augmente, la demande pour tous les
biens, à la fois nationaux et étrangers, augmente).
Un taux de change réel £ plus élevé rend les produits
étrangers plus chers relativement et conduit donc à une
baisse des importations.
Une exportation d’un pays est l’importation d’un autre.
Si on note Y* le produit du reste du monde (ou le produit
étranger), on a :
X = X(Y*, £)
(+, +)
Une augmentation du produit étranger, Y*, mène à une
augmentation des exportations nationales X.
Une augmentation de £ ( dépréciation réelle du taux de
change ) conduit à une augmentation des exportations.
La consommation C dépend de Y-T
et l'investissement dépend positivement du revenu et négativement du taux d'intérêt réel r.
G est une variable exogène, qui n'est influencer ni par le revenu, ni par le taux de change, ni moins par le taux d'intérêt.
La liberté économique est un terme économique et politique aux acceptions différentes selon les points de vue .
Une des approches principales de la liberté économique provient des traditions libérales classiques et libertariennes. Ces dernières prônent le libre marché, le libre-échange et la propriété privée.
Le point de vue libre-échangiste définit la liberté économique comme la liberté de produire, de commercer et de consommer des biens et services acquis sans usage de la force, de la contrainte ou du vol.
Cette notion est incarnée dans un État de droit par le respect de la propriété privée et la liberté contractuelle et caractérisée par une ouverture aux marchés.
L'indice de liberté économique, tente de mesurer la liberté économique des différents pays.
D'après des études empiriques s'appuyant sur ce même indice, le niveau de vie, la croissance économique, l'absence de violence, de corruption et d'inégalité de revenu sont positivement corrélées au niveau de liberté économique
L’indice de liberté économique est un indicateur fondé sur un ensemble de dix critères économiques.
Son objectif affiché est de mesurer la liberté économique dans les différents pays du Monde.
Cet indice a été créé en 1995, selon une approche inspirée d’Adam Smith.
Le principe majeur de l’indice de liberté économique est le suivant : « La forme la plus élevée de liberté économique assure un droit absolu à la propriété privée, permet une liberté totale de mouvement pour les salariés, capitaux et biens, et une absence totale de coercition ou de contraintes sur la liberté économique sauf en cas de protection ou maintien de la liberté elle-même. »
L’indice classe les nations sur dix critères généraux de liberté économique en se basant sur les statistiques de la Banque mondiale, du FMI, et de l’Economist Intelligence Unit :
✓ Liberté d'entreprise;
✓ Liberté des échanges;
✓ Poids des taxes et impôts;
✓ Dépenses du gouvernement;
✓ Stabilité monétaire;
✓ Liberté d’investissement;
✓ Dérégulation financière;
✓ Protection de la propriété privée;
✓ Lutte contre la corruption;
✓ Libéralisation du travail.
Le score total représente la moyenne arithmétique de ces dix indicateurs, chacun d'entre eux étant noté de 0 à 100, où 100 représente une liberté maximale.
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La finance de l'entreprise est un outil d'analyse et de décision pour chaque entité, peu importe sa taille, sa forme juridique ou son secteur d'activité.
Cette finance de l'entreprise repose sur trois principes :
✓ PRINCIPE D'INVESTISSEMENT : ce principe énonce que les entreprises investissent à l'actif seulement si elles espèrent une rentabilité des capitaux supérieure à leurs coûts, ave un minimum de marge de rentabilité acceptable.
✓ PRINCIPE DE FINANCEMENT : ce principe suppose que le dosage des dettes et capitaux propres choisis pour financer un investissement doit permettre de maximiser la valeur des investissements réalisés.
✓ PRINCIPE DE DIVIDENDE : Celui-ci suppose que les entreprises ne peuvent toujours pas réinvestir à des taux aussi élevés qu'elles souhaitaient, si le manque d'opportunité persiste, elles doivent verser les dividendes inemployées à leurs propriétaires.
Il convient de rappeler que l'objectif principal de chaque finance de l'entreprise est de maximiser la valeur de l'entreprise. ainsi, toute décision d'investissement, de financement ou de distribution des dividendes qui augmente la valeur de l'entreprise, est une et toute celle qui fait baisser la valeur de l'entreprise, est une .
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sur le marché des biens et services l'État intervient plus souvent comme protecteurs de deux façons
1.
l'État intervient sur le marché pour protéger le consommateur en cas de hausse excessive des prix
A cet effet, l'État fixe un prix maximum à ne pas dépassé .
Par définition, un prix maximum est un prix inférieur au prix d'équilibre librement déterminé par l'offre et la demande d'un bien.
En fixant le prix maximum, la première conséquence est que les offreurs vont immédiatement réduire leur offre du bien concerné, ainsi, la réduction d'offre aura aussi pour conséquence l'augmentation importante du prix que celle qui prévalait avant l'intervention de l'État.
La réduction de quantité offerte ainsi que l'augmentation de prix ouvrirons la voie au "marché noire" ou “marché parallèle”
Généralement, la détermination du prix maximum doit être accompagnée des mesures de contrôle qui, elles aussi supposent un personnel compétent, intègre et motivé.
2.
l'État peut intervenir sur le marché pour protéger le producteur lorsque le niveau de prix est considérait plus bas.
Plusieurs raisons expliquent l'intervention de l'État pour protéger le producteur, notamment :
✓ les producteurs fournissent de l'emploi à la population ;
✓ Ils distribuent des revenus;
✓ Ils Paient l'impôt à l'État.
Lorsque le prix est considéré comme trop bas, l'État fixe un prix minimum.
Un prix minimum est un prix supérieur au prix d'équilibre.
La fixation du prix minimum crée un déséquilibre entre l'offre et la demande et fait apparaître un surplus d'offre.
L'excédent d'offre sur la demande va exercer une pression sur les niveaux des prix qui vont tomber plus bas qu'avant.
Pour rendre la mesure efficace, l'État peut adopter deux solutions :
✓ La première consiste pour l'état à acheter le “surplus” d'offre c'est-à-dire augmenter sa demande à celle du marché ;
✓ la deuxième consiste à laisser l'offre s'ajuster au niveau des quantités demandées et dans ce cas, l'État accorde une subvention.
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Les limites de la création monétaire sont les contraintes qui font que la masse monétaire ou la quantité de la monnaie soit limitée à un certain niveau de création.
Parmi ces limites nous avons :
1.
La demande de monnaie constitue une contrainte parce que la banque ne crée pas de
la monnaie pour le plaisir de la créer, mais une réponse à une demande. La création monétaire
est donc limitée par les besoins de liquidités des agents non financiers. Ces besoins sont
élevés durant les périodes de fortes activités économiques mais réduits durant les périodes de
ralentissement de l’activité économique. La contre partie créance sur l’étranger n’est qu’une
source de création monétaire que si l’économie connait un excédent de ses paiements
extérieurs.
Il existe des contraintes légales limitant les recours directs de la banque centrale au
trésor public.
2
Les clients des banques ordinaires font circuler une partie de la monnaie créée par
ces banques non pas sous sa forme initiale de monnaie scripturale mais sous sa forme de
billets. Cependant les banques ordinaires ne peuvent pas émettre de billets, elles doivent les
procurer sur leur compte à la banque centrale.
Les mécanismes pour une banque ordinaire d'alimenter son compte à la banque centrale sont :
✓ Elle peut virer sur son compte auprès de la banque centrale une partie des dépôts
effectués par ses clients.
✓ Elle peut recevoir sur son compte des virements d’autres banques qui lui doivent de
l’argent en règlement de chèques au profit de ses clients.
✓ Enfin, elle peut emprunter de la monnaie centrale (billets) sur le marché monétaire.
Les avoirs en monnaie centrale constituent la base monétaire indispensable à toute
création de monnaie en circulation.
: Quand une banque ordinaire ne dispose pas suffisamment de monnaie centrale
dans son compte courant auprès de la banque centrale, elle peut emprunter sur le marché
monétaire dans ce cas on dira qu’elle se refinance sur le marché monétaire.
3
La banque centrale contrôle indirectement la création monétaire des banques
ordinaires. En effet la banque centrale en tant que banque intervient sur le marché monétaire
pour prêter sa monnaie aux banques ordinaires, elle ne le fait pas gratuitement, elle le fait
moyennant taux d’intérêts, pour en contre partie d’une créance détenue par la banque (traite, bon de trésor)
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La politique monétaire est définie comme l'ensemble d'actions mises en œuvres par les autorités monétaires en vue de procurer à l'économie une certaine qualité de monnaie en circulation nécessaire à la réalisation du plein emploi, à la croissance économique, à la stabilité du taux de change c'est-à-dire la stabilité du niveau général des prix sur le marché.
La politique monétaire est menée par les autorités du pays.
Les 4 objectifs majeurs de la politique monétaire sont établis dans le carré Magic de KALDOR Nicolas, un économiste anglais. Il s'agit de :
✓ Stabilité interne (taux d'inflation)
✓ Stabilité externe (balance des paiements)
✓ La croissance économique (taux de croissance en % de PIB)
✓ Le plein emploi (taux de chômage)
Selon KALDOR, la réalisation simultanée de ces 4 objectifs majeurs serait un idéal à atteindre pour une nation.
Cependant, ces objectifs majeurs ne peuvent jamais être atteints simultanément, pour contourner à cette difficulté, les autorités monétaires doivent utiliser les objectifs intermédiaires qui constituent une sorte d'interface sur laquelle elles doivent agir pour atteindre “un” ou “plusieurs” objectifs finals “privilegés”
Il existe plusieurs objectifs intermédiaires sur lesquels les autorités monétaires peuvent agir pour atteindre les objectifs finals.
Parmi ces objectifs on peut citer par exemples :
✓ le rythme de la croissance économique de la quantité de la monnaie en circulation ;
✓ la surveillance et le contrôle des agrégats monétaires;
✓ le taux d'intérêt ;
✓ le taux de change;
✓ etc.
.B la politique monétaire est une composante de la politique économique, ce qui signifie que les objectifs de la politique monétaire sont finalement ceux de la politique économique.
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La société commerciale est une forme d'entreprise définie par la loi. Elle est instituée par un
contrat. Elle dispose d'une personnalité juridique distincte pour réaliser son activité, son objet
social.
« La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs
biens ou leur travail, ou tous les deux à la fois, en vue de partager le bénéfice qui pourra en
résulter. »
Le contrat de société se caractérise par :
- une pluralité d'associés (sauf cas particulier de la SARL à associé unique) ;
- des apports, en contrepartie desquels naissent des droits sociaux (capital) ;
- une participation des associés.
Le contrat de société est matérialisé par un document écrit, les statuts.
Les statuts doivent préciser la forme de la société, son nom, son adresse, son objet, sa durée,
le montant de son capital, les modalités de fonctionnement et, en particulier, les organes de
direction.
La vie des sociétés commerciales est réglementée de façon précise.
La société commerciale a une personnalité juridique indépendante de celle des associés
fondateurs.
Une société naît, vit et meurt.
L'immatriculation au registre du commerce (RC) confère une personnalité morale à la société.
Elle a :
- un nom : la dénomination sociale ou raison sociale ;
- un domicile : le lieu du principal établissement, le siège social ;
- une nationalité ;
- un patrimoine distinct de celui des associés ;
- une raison d'être, c'est-à-dire une activité, son objet social.
Ainsi, la société est capable d'accomplir les actes rentrant dans son objet
- SNC : société en nom collectif ;
- SARL : société à responsabilité limitée ;
- SA : société anonyme.
(à développer dans nos prochaines publications)
RÉGIME_FISCAL_DES_SOCIÉTÉS
II existe deux régimes d'imposition des bénéfices des sociétés commerciales.
- Le régime de l'impôt sur les sociétés (IS) : le résultat de la société est imposé
globalement avant de faire éventuellement l'objet d'une répartition entre les associés.
- Le régime de l'impôt général sur les revenus (IGR) : (cas des sociétés de personnes
n’ayant pas opté pour l’IS). Le résultat n'est pas imposé au nom de la société mais au
nom de chaque associé, même s'il ne fait pas l'objet d'une répartition
Les associés ont un droit sur la société, droit représenté par un titre, part sociale ou action,
contrepartie de leur apport. Ce titre représente une quote-part du capital de la société.
Les apports sont les biens apportés par les associés à la société. C'est en contre-partie des
apports que les titres sont attribués. Les apports sont soumis aux droits d'enregistrement.
En matière fiscale pour calculer les droits d'enregistrement, le législateur distingue :
- les apports purs et simples, ce sont les apports en contrepartie desquels l'apporteur
reçoit des droits sociaux représentatifs du capital ;
- les apports à titre onéreux, ce sont les apports en contrepartie desquels l'apporteur ne
reçoit pas de droits sociaux ; l’apporteur réalise une vente car la société achète un bien
ou prend en charge un passif incombant à l’apporteur ;
- les apports mixtes, ce sont des apports qui sont en partie à titre pur et simple et en partie
à titre onéreux.
.
« Le budget est une prévision annuelle des recettes et des dépenses en vue d’atteindre les objectifs
que s’est fixée une entreprise ».
?
Le budget sert à anticiper, déléguer, contrôler. Il traduit l’engagement pris par un responsable à
atteindre des objectifs avec les moyens mis à sa disposition.
pour savoir où on va et pour se préparer aux ruptures, anticiper pour prévoir l’évolution des
besoins futurs, saisir les opportunités et éviter que l’entreprise soit ballotée aux gré des nombreuses
contraintes du marchés ;
n’est pas un abandon, ni une fuite de responsabilités, plutôt un transfert de décision.
Déléguer c’est aussi responsabiliser et impliquer.
: Déléguer suppose, donner le pouvoir. La délégation implique un contrôle périodiquement
les tâches déléguées.
Bref, « toute entité, même celle dont la fonction première n’est pas la recherche de la rentabilité, doit
appliquer une démarche budgétaire, car l’efficacité et l’efficience ne se limitent pas au domaine du
mercantile », ou de l’avare.
D’où les quatre temps de la démarche prévisionnelle qui répond à la bonne orientation des efforts et
cadre avec la roue de E. Doming ; en langage courant PDCA, plan :
do, check, act :
1 Préparer (Plan) : prévoir, programmer ; l’établissement du budget
2. Agir (Do) : faire, former et appliquer ; la réalisation des objectifs,
3. Contrôler les résultats et trouver la cause (Check) : vérifier, relever des écarts par des
indicateurs et mettre en place, éventuellement des plans d’action correctifs.
4. Agir, Réagir (Act) : mettre en œuvre le changement, appliquer les plan d’action.
’annualité :
Un budget est voté pour un an (du 1er janvier au 31 décembre) et s’exécute au cours de l’année pour
laquelle il a été voté. C’est ainsi que les crédits ne peuvent être consommés que pendant cette
période, et il n’y a pas de report de crédits d’une année sur l’autre.
:
Ce principe veut que toutes les recettes et toutes les dépenses d’un budget figurent sur un même
document.
:
Ce principe implique que toutes les opérations de dépenses et de recettes soient indiquées dans leur
intégralité et sans modifications dans le budget. Ce principe interdit l’affectation des recettes
identifiées à des dépenses déterminées. Ce sont les recettes prises globalement qui doivent servir à
couvrir les charges dans leur globalité. Autrement dit, que les recettes financent indifféremment les
dépenses. C’est l’universalité des recettes.
Ce principe implique l’existence d’un équilibre entre les recettes et les dépenses. Il interdit la
présentation d’un budget déséquilibré. Les charges ne doivent jamais être supérieures aux produits
attendus. L’état ou l’entreprise publique ne devrait pas rechercher le profit car ce n’est pas une
maison de commerce.
L'inflation est la hausse généralisées et persistantes du niveau général des prix .
Il existe principalement quatre facteurs à l’origine de l’inflation :
Lorsque les prix des matières premières s’accroissent, cela pèse sur les coûts de production des entreprises. Il en va de même si en raison de la faiblesse du chômage, ces dernières doivent augmenter les salaires pour pouvoir attirer de nouveaux employés.
En réaction, et pour conserver leurs marges bénéficiaires, les entreprises sont incitées à augmenter leurs prix, ce qui provoque un premier saut inflationniste. Toutefois, si les salaires sont indexés sur l’inflation, la hausse des prix est répercutée automatiquement sur le niveau des salaires, qui s’accroissent à leur tour. Il s’en suit une nouvelle hausse des prix et un cercle vicieux inflationniste se met en place.
C’est ce processus qui était à l’œuvre dans les économies occidentales au milieu des années 1970 après le premier choc pétrolier et qui a conduit à l’apparition de taux d’inflation annuelle élevés, supérieurs à 10 %.
Lorsque la demande de produits ou de services s’accroît mais que l’offre de produits et services n’arrive pas à s’adapter à ce surcroît de demande, les prix sont poussés à la hausse.
Les entreprises mettent en œuvre des programmes d’investissement pour accroître leur production et embauchent de nouveaux salariés, ce qui stimule davantage l’activité économique et la demande globale des ménages. Tant que les quantités produites ne parviennent pas à satisfaire la demande globale, le processus de hausse des prix se poursuit. Cette situation est typique d’une économie qui sort d’une phase prolongée de faible croissance ou même d’une récession).
Dans un contexte de sortie de conjoncture morose ou déprimée, les entreprises ne réagissent pas immédiatement à une hausse de la demande pour leurs produits car elles cherchent à écouler leurs stocks et préfèrent avoir la confirmation du caractère durable de la reprise avant d’investir.
Lorsque le taux de change d’une monnaie se déprécie par rapport au dollar et/ou aux autres principales devises de facturation du commerce mondial (essentiellement la livre sterling, le yen et l’euro), le coût des produits importés augmente.
Ce renchérissement des importations se répercute dans tous les secteurs de l’économie et touche les ménages autant que les entreprises. Ce phénomène peut aussi avoir pour origine une forte hausse des cours des produits énergétiques et agricoles sur les marchés mondiaux.
Certains économistes appelés « monétaristes » affirment que l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire. Ils considèrent en effet que l’inflation apparaît parce que le stock de monnaie circulant dans l’économie est trop important par rapport à la quantité de biens et services offerts.
C’est donc un excès de création monétaire par les banques commerciales ou par le financement du par la banque centrale (ce que l’on dénomme souvent par l’expression « faire fonctionner la planche à billets « ) qui est à l’origine de l’inflation. Dans ce contexte, celle-ci est alimentée par un excès de demande et par la hausse du taux de change.
21/09/2020
1
C’est un établissement public national doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. C’est l’institut d’émission, les billets émis par elle ont seuls cours légal. Elle a pour mission générale de défendre la valeur de la monnaie et de veiller à sa stabilité. Dans ce cadre elle contrôle la circulation monétaire et la distribution du crédit et veille sur le bon fonctionnement du système bancaire et financier.
elle est responsable de la conduite de la politique monétaire. Elle gère les avoirs en monnaie étrangère du pays, elle effectue des opérations sur Or et devises et chargée de l’application de la législation et de laréglementation des changes.
La banque centrale est la banque des banques, elle assure le refinancement des banques (par appel d’offre sur le marché monétaire), contrôle leur activité en édictant les règles de gestion comptable et les normes prudentielles (l’usage des fonds propres, les ratios entre les fonds propres et les engagements, les ratios de liquidité …etc.). c’est aussi la banque de l’Etat, elle gère le compte du trésor public, peut lui consentir des crédits sous forme de découverts en compte-courant.
Les opérations effectuées par la banque centrale et qui sont génératrice de l’émission monétaire sont :
✓ Les opérations sur Or et devises
✓ Le refinancement des banques
✓ Les concours accordés au trésor
2
Le trésor public n’est pas une entité juridique possédant une personnalité morale distincte de celle de l’Etat. C’est tout simplement l’Etat mais considéré du point de vue de ses activités financières.
C’est un ensemble de services sous la tutelle du ministère des finances.
D’un certain point de vue, le trésor public peut être considéré comme une banque :
Il assure la prestation des services de règlements pour le compte de l’Etat, en ce sens qu’il exécute les opérations d’encaissementdes recettes de l’Etat et procède aux décaissements nécessaires aux règlements de ses dépenses.
C’est une banque qui apporte son concours à l’économie en accordant des crédits aux entreprises, en participant au capital de certaines entreprises, en accordant des subventions…etc.
Le trésor dispose d’un centre de chèques postaux (CCP) et d’un organisme de collecte de l'épargne : le Centre d’épargne postale (CEP ).
Le trésor crée de la monnaie postale, subit des fuites de monnaie centrale de son circuit, il participe aux opérations de compensation. A ce titre, c’est une institution financière monétaire.
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