Bisa Recherche

Bisa Recherche

Partager

Moluki pe Motangisi

06/01/2026

Je vous partage cette publication de Benjamin BABUNGA, elle est très intéressante et instructive..

"Ben, les généraux congolais ne sont pas des traîtres. Ils sont simplement dépassés par la guerre du 21ème siècle!"

Ce que les réseaux sociaux m'ont apporté de plus précieux, ce sont ces échanges avec des personnes du monde politique comme du milieu académique, avec lesquelles les discussions se transforment parfois en véritables moments d'apprentissage.
Je viens d'ailleurs de passer près de trois quarts d'heure particulièrement enrichissants à échanger avec un expert en questions militaires, ancien membre des Forces Armées Congolaise (1998–2003) et aujourd’hui actif dans le secteur de l'armement en Occident.

Voici quelques enseignements clés que je retiens de cet échange avec cet expert :

=> Felix Tshisekedi pense qu'il est trahi, or ce n'est pas le cas. Les généraux congolais n'ont aucune idée de la guerre du 21ème Siècle, qui est une combinaison de plusieurs facteurs : les drones, les brouillages et les contre-mesures électroniques, les munitions guidées et intelligentes, les nouvelles tactiques de combat d'infanterie (où on privilégie l'usage d'unités légères et mobiles, à l'échelon de peloton, car cela facilite les infiltrations et les débordements). Malheureusement, dans cette guerre, tu as en face les FARDC qui utilisent toujours des unités lourdes, difficilement manœuvrables, à l'échelon bataillon, regiment, brigade. Nombreux sont devenus généraux sans avoir été formés, du coup ils ont du mal à comprendre ces choses qui font la guerre au 21è Siècle.

=> L'acquisition des matériels militaires est le talon d'Achille des FARDC. On confie ces tâches sensibles à des personnes sans aucune expérience ni connaissance militaires, généralement proches du Président de la République (Kao Mandungu, Jacques Tshibanda, Pasteur Shekinah, etc.). Ils ont créé des sociétés écrans, agrées par le Ministère de la Défense et l'Etat-major général des FARDC pour acheter des armes et matériels militaires. Dans leur travail, ils n'associent presque pas les experts de la Direction logistique des FARDC (G4), ni ceux de la Direction logistique du Ministère de la Défense. Conséquence : surfacturation, matériels inadaptés, matériels souvent vieux (comme les gilets pare-balles périmés d'origine serbe, qui ont causé de nombreux morts dans les rangs des FARDC lors de la bataille de Goma).

=> L'AFC/M23 avait pris tout son temps pour mener l'offensive de la pleine de la Ruzizi. Ils avaient d'abord besoin d'une masse critique en effectifs, ce qui allait leur permettre d'égaliser et dépasser les troupes de la coalition formée autour des FARDC. Ils avaient aussi besoin d'acquérir des drones kamikazes "Filoguider" à fibres optiques FPV (qui sont invulnérable face au brouilleur de drones que les FARDC ont acquis en Inde). Ces drones kamikazes ont détruit les différents convois logistiques qui quittaient Uvira pour ravitailler Luvungi en munitions, carburant et vivres. Une fois la logistique FARDC neutralisée, la bataille de Luvungi était perdue.

=> Autre chose : il était nécessaire d'avoir des pièces de rechange pour remettre en marche tous les chars T-55+T-59, véhicules blindés Batt UMG, M53/59 Praga, les véhicules blindés BMP-1, ainsi que les pièces d'artillerie de 105 mm, 122mm, 130 mm, 152 mm, les mortiers des différents calibres (60mm, 81mm, 82mm, 120mm), et surtout les redoutable lances roquettes multiples longue portée bastions 122mm (ukrainiens) et RM-70 (tchèques) récupérés essentiellement à Goma. Comme tu le sais, 40% des équipements lourds des FARDC étaient stationnés à Goma et à Bukavu. La rébellion qui a hérité de ce puissant arsenal devrait le remettre intégralement en marche, avec des pièces détachées et des experts. Selon mes informations, ce sont des ingénieurs éthiopiens qui ont discrètement remis en état cet arsenal. Honnêtement, avec toutes les armes lourdes et les munitions récupérées à Goma, Mubambiro et Bukavu, l'AFC/M23 peut continuer son combat pendant encore plusieurs années, même sans l'aide du Rwanda et de l'Ouganda.

=> Tout avait été bien calculé avant l'offensive d'Uvira :
(1) Les nouvelles troupes avaient terminé leur formation (7.500 hommes de Rumangabo, +9.700 hommes de Chanzu, 8.000 éléments de Mubambiro, +6.000 éléments formés à Rwindi, soit au total d'environ 30.000 hommes formés uniquement au cours de l'année 2025).
(2) Moyens aériens : offensive avec les drones FPV Filoguider et les drones bombardier baba yaga (qui peuvent balancer des obus de 82mm et 60mm) avaient été acquis en nombre suffisant.
(3) Les blindés, les chars lourds ainsi que l'artillerie lourde, devenue complètement opérationnelle pour maximiser la puissance de feu.
(4) Mise en place du dispositif anti-aerien pour neutraliser et affaiblir l'aviation des FARDC. Une fois que les 4 préalables avaient été réunis, la chute d'Uvira était inéluctable. Les USA ont des informations sur tout ça. Voilà pourquoi ils s'activent à stopper l'AFC/M23 dans son elan, car ils savent pertinemment que le mouvement peut aller trop loin si tout doit se jouer sur le terrain militaire.

=> Le M23 a aujourd'hui des unités de drones au sein de ses bataillons, comme c'est le cas au sein des RDF, ou encore de l'UPDF. Ils ont des obus intelligents et guidés, les fameux Soltam israéliens. Ils sont efficaces dans les tirs de contre-batterie. Grâce à ces obus guidés, ils ont réussi à neutraliser l'artillerie lourde des FARDC lors de la bataille de Kamanyola. Autre facteur de supériorité : les batteries anti-aériennes installées dans les hauteurs, ainsi que les appareils de brouillages et des contre-mesures électroniques qui neutralisent les communications haute, basse et moyenne fréquences de notre armée (FARDC), qui malheureusement a un nombre limité de radios cryptés. Ce système de brouillages réduit considérablement l'efficacité de nos forces aériennes.

05/01/2026

*4 janvier. Mémoire blessée. Conscience en exil. Silence lourd*

"Valeurs et symboles de la République"- Michel Bisa Kibul

Le 4 janvier revient chaque année depuis 1959 comme une plaie ancienne, jamais cicatrisée.
Il frappe à la porte de notre mémoire collective, mais trop souvent, personne n’ouvre.
Nous préférons regarder ailleurs. Pleurer des présidents Vénézuélien lointains. Trembler pour des drames importés des Amériques, mis en scène par d’autres continents, d’autres races, d’autres intérêts. Nous commentons, nous débattons, nous spéculons… pendant que nos morts à nous se taisent dans l’oubli.

Dites-moi, peuple congolais,
qui pleure encore vos propres martyrs ?
Qui s’arrête, ne serait-ce qu’un instant, pour écouter les gémissements de janvier ?

Janvier n’est pas un mois ordinaire.
Janvier est un cimetière sacré.
Janvier est le mois de nos morts utiles.
Martyrs de l’indépendance.
Assassinat de Patrice Emery Lumumba.
Meurtre de M’zee Laurent-Désiré Kabila.

Tous en janvier.
Hasard ?
Ou message cruel de l’histoire adressé à un peuple distrait ?

Ces noms ne sont pas des slogans.
Ils ne sont pas des instruments politiques.
Ils ne sont pas des drapeaux à agiter selon les saisons électorales.
Ce sont des valeurs. Des symboles. Des esprits. Des socles de notre humanité, notre "Ubuntu et résilience du peuple".

Ils prolongent la lignée de Kimbangu et de Kimpa Vita.
Ils sont intemporels, au-dessus des querelles politiciennes, tribales, ethniques, partisanes.
Ils sont au-dessus de la mêlée.
Ils sont nos étoiles luminaires, gardiennes de la flamme du patriotisme ardent. Béquilles pour que nous devenions debout.

Le 4 janvier 1959, ce n’était pas un spectacle.
Ce n’était pas un débat.
Ce n’était pas une simple émeute.

C’était la goutte de trop.
Le vase du colonialisme esclavagiste avait débordé.
Ce jour-là, les nôtres ont dit non.
Non à l’humiliation.
Non à la domination.
Non à l’effacement.

Ils ont dit : "nous préférons mourir que continuer à subir".
Ils ont offert leurs corps pour réveiller une nation encore à naître.

Et aujourd’hui… que faisons-nous de cet héritage ?
Nous détournons le regard.
Nous nous passionnons pour Trump, Maduro, l’Ukraine, Taïwan, le pétrole du Venezuela.
Nous pleurons les crises des autres pendant que nos charniers réclament toujours justice et mémoire.

"Et si tout cela n’était qu’un jeu de dupes ?"
Un partage du monde qui recommence sous nos yeux fatigués ?
La Russie certaine de prendre sa part.
La Chine avançant ses pions.
Les États-Unis sécurisant leurs intérêts.
Et le monde entier, spectateur médusé, se demandant : à quand notre tour ?

Nous observons.
Nous patientons.
Nous commentons.
Pendant que les puissants passent à table, nous discutons du menu.
Quand ils mangent, nous débattons de l’assiette.
Et nous, peuples de la périphérie, pauvres du monde, restons à jeun. Impuissant.

Pendant ce temps, nos morts attendent.
Ils attendent une larme sincère. Une résilience citoyenne.
Un silence respectueux.
Une mémoire réveillée. Un véritable travail à "ne jamais trahir le Congo".

Le 4 janvier est déclaré jour férié.
Mais férié pour qui, quand la conscience est en vacances ?

Congolaises distraites, Congolais en fêtes, recevez mes condoléances.
Condoléances pour nos martyrs.
Condoléances pour notre amnésie collective.
Condoléances pour cette distraction qui nous rend vulnérables.

Souvenons-nous.
Un peuple qui oublie ses morts est un peuple qui se condamne à revivre ses chaînes.

*Michel Bisa Kibul*
*Moluki pe Motangisi*

20/12/2025

*Derrière le rideau de l'existence : quand les Professeurs s’éteignent dans la solitude*

Hommage et éloge funèbre de Michel Bisa Kibul à un aîné

Il est parti sans bruit.
Juste au seuil de 2025, à l'aube de 2026, quand l’année hésitait encore à respirer.
Il n’a pas frappé à la porte de la mort : il l’a trouvée entrouverte, comme s’il y était attendu depuis longtemps.

Je tairai son nom.
Non par oubli, mais par respect des équilibres fragiles de nos sociétés où les vérités trop nues blessent plus qu’elles ne réparent.
Qu’il me soit permis de dire seulement ceci : il était un aîné, il demeurera une référence incontournable. Un vrai. Un Yaya ya ba leki.
De ceux qui ouvrent la porte avant qu’on ne frappe.
De ceux qui accueillent les cadets sans demander d’où l’on vient, mais où l’on veut aller.

Nos chemins se sont croisés dans trois institutions. Trois lieux de savoir, trois lieux de lutte, pour parler comme Sylvain Shomba.
Là où nos carrières d’enseignants-chercheurs se sont reconnues, non comme rivales, mais comme compagnonnes.
Il m’a appris sans jamais faire la leçon.
Il m’a protégé sans jamais humilier.
Merci, Professeur, merci pour tout.

Là-bas, tu as été pour moi une source intarissable à laquelle je me suis désaltérer lorsque j'avais soif. Ici, tu t'es réveilé l'ombre du baobab sous lequel je m'etais réfugié lorsque la chaleur des adversités professionnelles devenait insupportable, prête à brûler.... Merci Kulutu.

Aujourd’hui, tu traverses derrière les rideaux de l’existence humaine.
Va en paix. J'ai demandé à Dieu, notre Père céleste, d'ordonner Saint-Pierre de t'ouvrir immédiatement la porte de notre maison commune.

Mais voilà…
La paix des morts interroge parfois la conscience des vivants.

Osons donc, avec pudeur mais courage, aborder un sujet que l’on chuchote à voix basse, comme s’il brûlait les lèvres.
En 2025, j’ai vu partir quatre Professeurs.
Quatre que je connaissais bien et fréquentais.
Ils sont morts, pas dans le tumulte des honneurs, mais dans l’isolement feutré des chambres silencieuses.

Toujours la même phrase, murmurée : « Il a fait une crise la nuit… il était seul !!!! 😭😭😭»

Toujours la même précision, ajoutée presque en excuse : « Son épouse vit à l’extérieur du pays, auprès des enfants »😭😭😭

Occident !!
Orient !!!
Paradis !!!!
Des mots-boussoles qui éloignent plus qu’ils ne situent.

Parfois, l’épouse ne revient même pas.
Ni pour l’hospitalisation.
Ni pour la veillée mortuaire.
Ni même pour les funérailles.
Même pas pour la vieillante coutume traditionnelle devenue démodée !!!

On explique. On justifie. On interdit, on s'interdit d'en parler.

Les papiers ne sont pas encore prêts. Elle ne peut pas rentrer au risque de ne plus retourner !!! Y-a-t-il amour ? L'amour Existe-t-il après la mort? Avant la mort? Au moment de mourir ?

Alors on se tait.... On n'en parles pas... Pitié, pitié vraiment pitié chers...

Parce que c’est tabou.
Parce qu’on ne veut pas « créer des problèmes ».
Parce qu’on préfère pleurer un homme que questionner un système socio anthropologique.

Mais une question demeure, têtue, inconfortable : pourquoi nos Professeurs meurent-ils comme des loups solitaires ? Pourquoi à la fin de leur vie, ils sont seuls, loin abandonnés par tous? L'État ? La famille, y compris restreinte? L'église, d'ailleurs, bcq d'entre eux vont rarement aux cultes des jours ouvrables !!!

Ces hommes n’ont-ils pas donné leur vie au savoir ? À la jeunesse ? À la société ?
N’ont-ils pas travaillé pour que leurs enfants biologiques aillent plus loin qu’eux, parfois jusqu’à l’autre bout du monde ?
Comment se fait-il qu’au soir de leur existence, ils deviennent des absents de leurs propres foyers ? Comment comprendre qu'au soir de la vie, l'Homme est seul face au camp collectif de son épouse coalisés avec les enfants + les deux familles?

On ne le dit pas, mais cela ronge.
Cela inquiète.
Cela énerve.
En silence.

Des Professeurs respectés à la chaire,
mais usés à la maison.
Honorés dans les colloques,
mais délaissés dans les couloirs de l’hôpital.
Ils meurent seuls. S'enterrent seuls...seuls quelques disciples font encore couler les larmes !!!

Des Professeurs…
chardisés.
Clochardisés, clochards.
Pas dans la rue, non. Mais dans l’affection familliale. Dans la considération sociétale. L'État ou est-tu ? N'est tu pas aussi un État clochards ? Je te conaissais vampire, vampirisé !!!

Alors aujourd’hui, à toi qui pars,
Mukulumpa wani,
M’zee,
Kulutu,
Mbuta,
Yaya.

Dis aux ancêtres universitaires ce que nous n’osons pas dire aux vivants.
Dis-leur que certains Professeurs meurent fatigués d’avoir trop donné.
Dis-leur qu’ils sont parfois maltraités par tous
même par ceux pour qui ils ont tout sacrifié.
Dis à Mgr Tshibangu que nous avons, Peut-être, besoin d'un exorciste.

Va en paix, Professeur, cher Aîné, cher mentor.
Mais laisse-nous cette responsabilité : ne plus détourner le regard.

De là-haut, dans le demeure du Père où tu te retrouves entouré des meilleurs d'entre nous partis avant vous, priez pour nous pauvres pécheurs.

*Michel Bisa Kibul*
*Moluki pe Motangisi*

L’UNIKIN enclenche une nouvelle ère scientifique d’auto-évaluation 19/12/2025

*L'université de Kinshasa enclenche une nouvelle ère scientifique d'auto-évaluation des écoles doctorales et centres de recherche*

_Le lancement officiel des auto-évaluation des centres de recherche et écoles doctorales a eu lieu ce jeudi 18 décembre 2025 dans la salle du Sénat de l'unikin par le SGR, Prof. Paulin Mutwale Kapepula_

Abonnez-vous sur notre chaîne YouTube et activer la cloche

L’UNIKIN enclenche une nouvelle ère scientifique d’auto-évaluation Au nom du Recteur Jean-Marie KAYEMBE en mission sur l’autre Colline savante où se tient la Session du Conseil d’Administration, le Secrétaire Général à la Re...

17/12/2025

*Quand l’année 2025 s’agenouille devant le temps et la réalité*

Voyage dans la pensée de Michel Bisa
Moluki pe Motangisi

Autrefois dans notre enfance,
Noël avait l’odeur du feu de bois, des jouets,
le rire des cousins,
la chaleur des mains qui se retrouvent.
Autrefois, décembre était une fête,
une pause dans la fatigue du monde.
Mais en cette fin de 2025,
l’année ne s’achève pas,
elle me regarde.
Elle me questionne.
Elle m’accuse doucement.

Je ne ressens plus la joie de la clôture,
je ressens le poids du bilan.
Le Congo habite mes nuits, causant des insomnies,
son silence me parle, ses décombres m'inquiètent, les Chamailleries de ses enfants me rendent malades, les agressions de ses enemies me révoltent plus fort que les chants.
Je m’inquiète de l’état de notre État,
de l’âme de notre société,
de la fragilité de notre existence collective, de l'avenir des enfants de nos enfants.

D’où vient cette étrange culpabilité ?
Ce sentiment de dette envers un peuple
que je n’ai jamais gouverné,
des décisions que je n’ai jamais signées ?
Je n’ai jamais tenu le marteau du pouvoir,
et pourtant mes mains tremblent
comme si j’avais laissé tomber quelque chose.

Peut-être parce qu’être fils de cette terre,
c’est déjà être responsable.
Parce que naître Congolais,
c’est hériter d’un combat inachevé.

Pourtant,
dans la pénombre de cette fin d’année,
une lueur insiste.

Elle naît dans les paroles de Bienvenu Kambashi,
quand il parle de l’huile de palme
comme d’un outil de souveraineté.
Elle grandit dans la vision de notre aîné Biloso,
qui voit dans les arbres à chenilles
non seulement la nourriture,
mais la mémoire écologique et économique de nos forêts.
Elle s’affirme dans les chantiers du Professeur Antoine Tshimpi,
là où le génie scientifique congolais
cesse de rêver pour commencer à bâtir.

Oui, je salue aussi la vision,
le courage et le dynamisme
de l’actuelle patronne de l’ESURSI,
qui démontre qu’une institution congolaise
peut être pensée autrement,
dirigée avec rigueur,
et tournée vers l’impact réel.

Oui,
des souffrances collectives peuvent naître
la puissance transformatrice d’une société.
La douleur devient matrice
lorsqu’elle rencontre la conscience
et la connaissance.

Il nous faut des solutions congolaises
aux problèmes existentiels du Congo.
Mettre fin à la guerre
avec des armes forgées par notre intelligence.
Mettre fin à la faim
par nos systèmes de production,
de récolte, de transformation
et de commercialisation congolais.
Réparer nos routes, nos ponts, nos villes
par l’ingénierie locale.
Mettre fin à l’incompétence,
aux antivaleurs,
au détournement et à la mauvaise gouvernance...tout celà, nous y arriverons.

Alors,
ne me présentez plus des vœux vains pour 2026.
Les paroles ne nourrissent pas les champs,
les promesses ne bâtissent pas les usines.
Si vous croyez en l’avenir,
posez des actes.
Envoyez-moi l’argent pour investir, j'ai 1000 projets.
Transformez l’encouragement en capital,
la compassion en infrastructures,
les discours en emplois, la science en solutions concrètes aux réels problèmes existentiels.

Ce n’est pas un rêve naïf.
C’est une possibilité réelle.
Et j’y crois.
Une seule voie peut nous sauver durablement :
la science,
la voie exigeante de la connaissance,
adaptée à notre contexte,
enracinée dans nos réalités,
au service du peuple congolais.

Que cette fin d’année
ne soit ni un refuge de formules creuses,
ni un cimetière de bonnes intentions.
Qu’elle soit une interrogation fertile,
une invitation à agir.

Car l’histoire ne se construit pas
avec des vœux,
mais avec des choix et des actions concrètes.

*Michel Bisa Kibul*
*Moluki pe Motangisi*

14/12/2025

*Le pouvoir, l’ivresse et l’épreuve du lien sociale*

Réflexion de Michel Bisa sur le Pouvoir.

Le pouvoir, un des objets d'études dans la science politique de mes ancêtres maximalistes, agit rarement comme un simple rôle fonctionnel ; il est une expérience intérieure, souvent une épreuve morale.

Lorsqu’un individu, comme mon voisin de ce groupe bisarecherche (suivez mon regard virtuel) y accède, surtout sans y avoir été longuement préparé, il ne reçoit pas seulement des prérogatives. Il entre dans une nouvelle représentation de lui-même, des autres et même de Dieu.

Le pouvoir politique parce qu’il promet une élévation symbolique, être au-dessus, être séparé, être « autre".

Cette élévation, lorsqu’elle n’est pas adossée à une solide éthique intérieure (connaissance de soi-même), se transforme vite en mise à distance des autres.

Le phénomène que nous observons et décrivons ici porte sur la rupture des liens, le silence soudain de ceux qui sont élevés, l’invocation du « devoir de réserve » même dans des échanges scientifiques, méthodologiques, épistémologiques ou amicaux, révèle moins une obligation institutionnelle qu’une transformation identitaire.

Le pouvoir, surtout politique, produit une peur diffuse à multiples têtes : peur de mal dire, peur d’être jugé, peut d'etre confondu aux masses des pauvres et des plus pauvres, peur d'etre ami des gens sans pouvoir, peur de côtoyer ceux qui sont estampillés "opposants", peur surtout de redevenir semblable à la masse,...plusieues peur et représentations des riches. Alors on se protège en se retirant, on sacralise la fonction, on confond la dignité de la charge avec la froideur relationnelle... Dans mon cours, j'enseigne les quatre dimensions de l'Intelligence politique.

Le non-initié qui y parvient croit souvent que le pouvoir exige l’isolement, alors qu’en réalité il exige surtout la justesse.

Ce retrait n’est pas toujours mépris, il l'est en partie. Il est aussi parfois fragilité, orgueil, sentiment d l'immortalité, syndrome de toute puissance, de l'omnipresence, de l'hyper lucidité et de l'éternité au pouvoir.

Beaucoup, ayant monté jusque dans les vosinnages de Dieu dans ses hauteurs, coupent les ponts parce qu’ils ne savent plus sur quel registre parler : collègue ou supérieur ? ami ou représentant ? Divinité ou humain? Ils choisissent alors le silence, croyant y trouver une neutralité, alors qu’ils y sèment une dette relationnelle...que ce soit clair à tous ces chefs qui ne parlent jamais dans ce groupe : nous vous observons de là-haut où vous nous regardez avec dédain.

Mais le pouvoir est par nature transitoire. Je le sais, j'étais dans ce village pendant 11 mois. Il finit toujours par se retirer, parfois brutalement, parfois silencieusement. Les plus chanceux en meurent, les mal'chanceux rejoignent les places dans les rangs.

Et lorsque la fonction se dissout, seuls les grand esprits qui étaient restés humain continuent l'humanité : Emile Bongeli, HMS, etc.

Pour les autres, l’individu se retrouve face à ce qu’il a laissé en friche : les liens humains. C’est souvent à ce moment que surgissent la fatigue morale, les troubles de santé, y compris de santé mentale, l’impression d’isolement, voire cette étrange « apparence de pauvreté physique », non pas seulement matérielle, mais surtout relationnelle et symbolique. On découvre alors que le pouvoir n’avait pas enrichi l’être, mais l’avait suspendu...j'ai failli citer les noms... Bako béta ngayi pamba.

Le retour vers les autres, « mon frère », « ma sœur », « cher collègue », n’est pas toujours hypocrisie. Il est parfois un appel tardif à la reconnaissance, une tentative de réintégration dans le monde ordinaire, celui où la valeur ne dépend plus d’un titre. Mais ces retrouvailles sont souvent asymétriques : le temps partagé n’a pas la même épaisseur que celui qui a été refusé.

Les exceptions que nous mentionnons sont précieuses car elles révèlent une autre manière d’habiter le pouvoir. Ces personnes-là comprennent que l’autorité n’est pas une rupture mais une responsabilité accrue du lien. Et lorsque nous t'envoyons un SMS, message WhatsApp,... Ne pense pas que nous cheeichesston argent, ta richesse, un poste dans ton équipe,...

Le véritable devoir de réserve n’est pas de se taire, mais de ne pas se corrompre ; non pas de s’isoler, mais de rester juste. Elles traversent le pouvoir sans s’y dissoudre, et en ressortent sans avoir besoin de se réinventer.

Je suis convaincu que le pouvoir agit comme un révélateur. Il n’invente pas les êtres, il les amplifie. Il agrandit les failles comme les vertus. Et peut-être que la sagesse consiste à se rappeler, dès l’entrée en fonction, que l’on en sortira un jour et que ce jour-là, il ne restera que la qualité des liens sociaux que l’on aura su préserver.

Et au final, la mort viendra pour chacun d'entre nous, chacun à son tour, jour et heure.

Cettte réflexion s'adresse à ces chefs qui n'ont pas accusé réception de mon message de ce matin.

Nzambe azo Mona bino.

*Michel Bisa Kibul*
*Moluki pe Motangisi*

Unilu : Quand la science dialogue avec la paix et ses sœurs ennemis 11/11/2025

*Unilu: Mot du Professeur Michel Bisa, Moluki pe Motangisi de l'université de Kinshasa à la cérémonie solennelle du vernissage du livre intitulé : "Réflexions africaines sur la construction de la paix"*

_Auteurs: Général Eddy Kapend Yrung et le Professeur Emmanuel M. Banywesize_

Unilu : Quand la science dialogue avec la paix et ses sœurs ennemis Ce lundi 10 novembre 2025, l’Université de Lubumbashi (UNILU) a vibré au rythme de la pensée scientifique et patriotique. Sous la présidence du Professeur Gi...

Quelle science ? Pour quelle paix et en vue de quel développement ? 08/11/2025

*Journée Mondiale de la science au service de la paix et du développement:*

_Le Conseil Scientifique National du MinESURS-I organise ce lundi 10 novembre 2025 à l'INA, une journée d'échanges et présentation au tour du thème : "Contribution des institutions de recherche à la paix et au développement en RDC"_

Quelle science ? Pour quelle paix et en vue de quel développement ? Le Conseil scientifique national organise en RDC la journée mondiale de la Science au service de la paix et du développement

Embouteillage à Kinshasa : Quelle thérapie ? 05/11/2025

*Les embouteillages monstres, les poubelles partout et les trous sur nos chaussées. Quelle thérapie ??*

_Nouvel ouvrage du Professeur Germain Mubenga, Colonel de la PNC_

👇👇👇👇👇

Embouteillage à Kinshasa : Quelle thérapie ? Le nouveau livre du Professeur Germain Mubenga, Colonel de la PNC

28/10/2025

*IGSC- Invitation spéciale à l'assurance vie*

Chers miens,

Nous venons simplement vous informer qu’aujourd’hui, *mardi 28 octobre 2025*, à partir de *9 heures*, le *Coordonnateur de l’Incubateur du Génie Scientifique Congolais (Prof. Antoine Tshimpi)* et le *Secrétaire scientifique de l’Observatoire de la Gouvernance (Prof. Michel Bisa Kibul)* seront *en direct sur Radio Okapi*, dans l’émission *Parole aux auditeurs*, pour parler du *processus, du bilan, des difficultés, des défis et des opportunités liés à l’accompagnement des prototypes, innovations, inventions et résultats de recherche du Génie scientifique congolais*.

Pour rappel, *l’IGSC* est une structure technique du *Ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Min. ESURSI)*.
Elle gère et accompagne les résultats des lauréats des trois éditions du *Forum du Génie Scientifique Congolais*. Nous donnons aux meilleurs idées les corps en créant les entreprises, en faisant avec eux les plans d'affaire, en œuvrant les opportunités sur les marchés locaux, nationaux et internationaux, en améliorant les avantages concurrentiels et la compétitivité des prototypes, en industrialisant... Conséquence, on crée les emplois, on résoud les problèmes socio existentiels, on connecté les nôtres aux grandes firmes d'ici et d'ailleurs....on donne aussi les fonds d'amorçage pour tout ceci tout en mettant l’accent sur :

*« Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons – Made in DRC. »*

Soyons branchés à la Radio Okapi et participons activement au débat avec vos suggestions, on devra améliorer....

En valorisant les resultats des recherches, innovations et inventions, y compris des pauvres et des non lettrés au sens occidental du concept, c'est l'assurance vie pour les générations actuelles et les générations futures - seule voie de la véritable indépendance et souveraineté des Peuples.

Par ailleurs, n’oublions pas que nous sommes actuellement dans le cadre de la *Semaine congolaise du climat*, au *Centre culturel*, en face du *Palais du Peuple*.
La *RDC* y construit son discours national en vue du rendez-vous de la *COP-30 au Brésil*.
Un clin d’œil au *Ministère de l’Environnement, Développement durable et de la Nouvelle économie du climat*, dirigé par *la Prof. Marie Nyange, Unikinoise et membre du réseau bisarecherche*.... La forêt c'est nous, les tourbières c'est nous, les minéraux et minerais rares et stratégiques,, c'est nous.... À nous donc d'assumer notre leadership transfofmationnel à partir d'ici, de nos intérêts et de nos visés.

Soyons nombreux et présents à ces rendez-vous avec notre *assurance-vie nationale : la valorisation du Génie congolais*, dans le respect des *enjeux climatiques*.

Bientôt, *AFMED* - ce rendez-vous des Médecins congolais d'ici et d'ailleurs.... En attendant, continuons de sucer les Gnognos de nos femmes pour.... Lettre contre les cancers... Pour une fois, vraiment une fois,... Ce traitement préventif fait l'unanimité... Mall heureusement, un de ces médecins là a osé dire que ce n'était pas efficace.... Tout le monde a douté de sa science. ... Riresssss

*Michel Bisa Kibul*
*Moluki pe Motangisi*

Vous voulez que votre école soit école la plus cotée à Kinshasa ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Téléphone

Adresse

Kinshasa/RDC
Kinshasa