31/08/2026
| La Cathédrale Notre Dame Du Congo , notre deuxième cour.
Nous pensons que, pour beaucoup de collégiens et d’anciens collégiens catholiques ou non cette cathédrale représente bien plus qu’un simple lieu de culte. C’est aussi un véritable sanctuaire de souvenirs, quelque part en dehors des quatre murs du Collège.
Nous y allions notamment pour les fameuses messes de début d’année, avec plusieurs autres écoles conventionnées catholiques. Et, soyons honnêtes, il y avait quelque chose de particulier à nous retrouver là.
Pour nous, c’était un peu comme un Barcelonais au Camp Nou ou un Madrilène au Santiago Bernabéu : on était chez nous. Les autres étaient, d’une certaine manière, les visiteurs. 😄
D’ailleurs, nous avions notre propre entrée : la petite porte, juste derrière. On y entrait naturellement, presque comme quelqu’un qui quitte sa chambre pour rejoindre le salon. Aucun besoin de chercher le chemin : nous connaissions les lieux.
Mais pour les non-catholiques, ces messes pouvaient parfois sembler… interminables. 😂
Il fallait s’asseoir, se lever, se rasseoir, se relever… et parfois même s’agenouiller. Le problème, c’est que le timing n’était pas toujours évident.
Tu vois toute l’assemblée se lever.
Tu regardes ton ami catholique.
Il te souffle discrètement :
« Ici, on se met debout. »
Tu te lèves immédiatement.
Quelques secondes plus t**d, tout le monde se rassoit. Tu t’assois.
Puis certains se mettent à genoux.
Là, tu commences à réfléchir sérieusement : « Bon… je fais quoi maintenant ? »
Finalement, par prudence, tu restes debout. Au moins, tu es sûr de ne pas te tromper trois fois de suite.
Et puis il y avait cette autre curiosité, typiquement enfantine : la communion.
À plusieurs reprises, certains d’entre nous ont certainement eu cette petite pensée : « Et si j’allais goûter juste pour voir ? » 😅
La curiosité était là, mais les règles aussi. Alors, on observait simplement les autres passer.
Avec le recul, ces rassemblements nous auront appris quelque chose de bien plus important que les gestes à reproduire pendant une messe : le respect de l’autre.
Nous n’avions pas tous la même foi, ni les mêmes convictions, mais nous pouvions partager le même espace, les mêmes souvenirs et parfois les mêmes fous rires.
Et peut-être que c’est aussi cela, grandir au Collège : apprendre que nos différences ne doivent pas forcément nous séparer. Elles peuvent aussi nous apprendre à mieux nous comprendre.
Aujourd’hui encore, lorsque nous repensons à cette cathédrale, nous ne nous souvenons pas uniquement des messes.
Nous nous souvenons surtout d’une époque où, malgré nos différences, nous étions simplement des collégiens… réunis pour écrire les mêmes souvenirs. ❤️
Et vous, vous souvenez-vous de ces messes de début d’année ? Et surtout… qui vous soufflait à l’oreille : « Ici, on se met debout » ? 😂