31/12/2021
Haalpulaar
Traîtrise
Chapitre 27
Souadou avait passée une excellente soirée avec sa famille. En dehors de la voiture elle avait reçu beaucoup d'autres cadeaux venant de chaque membre de la famille. EN un moment elle en a oublié ses problèmes de cœur. Avec ce qui se passait chez elle elle avait oublié ce que pouvait être de vivre en famille et de se sentir spéciale et aimée.
Elle est rentrée chez elle très t**d les mains remplies de cadeaux.
- il fait t**d pour une femme mariée....lui dit Lamine qui était dans le séjour.
- je fêtais mon anniversaire avec ma famille.
- ton...
- ne fais pas genre. Tu n'es pas obligé de te rappeler de mon anniversaire.
- si j'étais obligé de me rappeler l'anniversaire de mon épouse.
- jusqu'au moment où tu vas accepter de divorcer.
- demande moi autre chose.
- fous moi la paix.
- je ne peux pas.
- essaye tu as ta femme qui t'attend alors tu devrais la retrouver dans votre chambre.
- je voulais pas me coucher avant que tu ne revienne.
- n'importe quoi.
- je peux te poser une question ?
- non.
- tu m'aimes plus ?
- je ne t'aime plus.
- tu n'es même pas convainquante. Si tu ne m'aimais plus tu n'allais pas rester dans cette maison avec moi.
- tu sais bien pourquoi j'y suis.
- entre nous ce n'est pas une maison qui te manque.
- tu n'as qu'à me vendre tes parts.
- non je t'aime trop pour te laisser vivre ici seule. Je sens qu'avec le temps tu vas me pardonner.
- je t'ai déjà pardonné juste que je n'oublierai jamais jamais ce que tu m'as fait. J'avais plus confiance à toi qu'a moi même mais sache que tu as tout gâché et ça....
Ses larmes menaçaient de sortir alors elle s'est précipité en haut. Lamine voulait en profiter pour se faire pardonner alors il l'a suivi. Souadou hatait le pas pour ne pas qu'il l'attrape et juste au moment où Lamine passait devant la porte de Aïda, cette dernière a ouvert la porte.
- c'est toi que je cherchais.... dit-elle en l'attirant à l'intérieur.
Souadou, dès qu'elle est entré dans sa chambre elle l'a fermé à clefs, a jeté les cadeaux sur le lit puis sans se retenir a éclaté en sanglots.
Elle avait mal au point de crier de se faire du mal elle même, de détruire tout ceux qui se trouvaient sur son chemin. Elle s'est jeté sur le lit et l'oreiller a étouffé ses pleures. Si elle savait que son mariage avec Lamine allait se passer ainsi jamais elle n'allait affronter sa mère jusqu'à être en froid avec elle. Elle avait fini par comprendre que sa mère voulait juste la protéger contre les secousses de la vie.
Elles s'est réveillé le lendemain avec les habits qu'elle portait la veille et les cadeaux étaient toujours sur le lit. Elle a pris une do**he, puis s'est mis à ouvrir ses cadeaux. Sa belle-sœur lui avait offert une robe accompagné de chaussures et d'un sac à main, sa mère une bague et un collier en or. Le paquet de son père contenait un papier qui disait que son salaire allait augmenter de 35%. Elle ne pouvait y croire c'était clair qu'elle n'était pas une employée ordinaire. Avec ce salaire en 5 mois elle pouvait être proprio de sa propre maison.
Les petits mots inclus dans les cadeaux l'avaient redonné le sourire et elle eut envie de prendre le petit-déjeuner.
Aïda et Codou qui étaient entrain de discuter se sont tu dès qu'elles ont vu souadou arrivé vers elles. Celle-ci sans un regard pour eux c'est dirigé vers la cuisine pour se préparer son petit-déjeuner.
- elle n'a pas de vergogne cette femme, dit Codou, avec tout ce qui s'est passé j'aurai cru qu'elle allait quitter la maison.
- Elle sait que si elle quitte la personne elle va mourir seule. Elle était v***e si elle en rajoute divorcée c'est clair qu'aucun homme ne va l'approcher.
- elle porte le malheur partout où elle est. Je la déteste tellement, j'ai juste envie qu'elle disparaisse ou qu'elle meurt.
Souadou qui était au pas de la porte avait tout entendu mais n'a pas fait attention à elles. Elle s'est juste contenté de s'asseoir à la table avec eux.
- je vais aller au marché pour toi...dit Codou à Aïda juste pour voir la réaction de souadou.
- mais non je peux le faire.
- hors de question je vais le faire. Ça me fait plaisir de t'aider tu sais. Depuis que tu es dans cette maison on est au paradis. Tu es tellement gentille.
- moi ? Non c'est vous les gentilles franchement. Vous faites tout pour que je me sentes bien dans cette maison.
- tu rends heureux mon frère et ça c'est beaucoup. Il t'aime beaucoup tu sais.
- et c'est réciproque.
- je sais bien. Bon j'y vais on continue la discussion après.
- avec plaisir belle-sœur.
Elle a dit le belle-sœur en épiant souadou qui avait les yeux rivés sur son téléphone et avait le sourire aux lèvres.
Codou a pris le panier dans la cuisine puis est parti. elle a stoppé net à la porte quand elle a vu la voiture. Rapidement elle a fait demi-tour pour demander à Aïda a qui appartenait la voiture.
- Aïda la voiture dehors elle appartient à Lamine ?
- qu'elle voiture ?
- viens voir.
Elle s'est levé et a suivi Codou dehors sous le regard amusant de Souadou. Cette dernière s'est précipité dans sa chambre pour prendre ses clefs puis est redescendu et s'est dirigé vers sa voiture.
Elle est passée devant les deux femmes qui s'imaginaient être à l'intérieur et a ouvert la porte.
Aïda a ouvert grandement sa bouche surprise. Souadou a fait la belle devant elles un moment avant de démarrer.
- où a-t-elle eu cette voiture ? Demande Aïda.
- son père peut-être.
- donc ils sont si riches que ça.
- pff ça m'intéresse pas. À plus.
Aïda ne pouvait plus se tenir tranquille. Pour elle c'était hors de question que sa coépouse possède une voiture elle non. Elle est donc allé réveiller son mari.
- c'est quoi le problème ? Pourquoi tu m'as réveillé.
- il Fait t**d.
- on est dimanche.
- c'est pas une raison pour dormir jusqu'à pareille heure.
- tu as besoin de moi?
- oui.
- dis-moi.
- je veux apprendre à conduire.
- tu vas acheter une voiture ?
- tu m'en achetera plus t**d mais pour le moment tu vas me prêter ta voiture.
- je ne peux pas attend que je trouve d'abord un travail.
- tu m'avais dit que tu avais des économies.
- Oui et c'est de ça qu'on vit là je ne peux pas me permettre des dépenses inutiles.
- c'est inutile ?
- oui. Quand j'avais un travail j'achetais tout ce que tu désirais.
- comment vas-tu en trouver alors que tu es toujours là.
- parce-que tu sous estime mes efforts ? Tu crois que ça me plaît de rester sans boulot ?
- je ne sais pas.
- tu devrais savoir. Je dois payer ta formation je dois gérer les frais de la maison je dois gérer ma sœur et ma mère. Tu penses que c'est facile ?
- pourquoi ta sœur ne chercherait-elle pas un travail.
- quoi ? Tu veux que Codou travaille ? Elle n'a jamais rien fait.
- c'est le moment de commencer. Tu peux trouver quelque-chose pour Elle et elle pourra t'aider avec les frais.
- et si elle travaille et toi tu vas en cours qui va cuisiner ?
- ta mère est là non ?
- tu laisserai ma mère cuisiner?
- où est le problème ?
- tu veux dire que tu ne trouves pas de problème à ce que ma mère cuisine ?
- où est le problème là dedans.
- laisserai tu ta mère cuisiner et te donne à manger ?
- ce n'est pas la même chose.
- où se trouve la différence ?
- laisse tomber Lamine personne ne peut discuter avec toi. Je disais ça juste parce-que ta mère est active rien d'autre.
- je comprends
- tu t'ennerve trop vite.
- désolé. Je prend un bain tu me prépare le petit déjeuner.
- aujourd'hui tu es de tour chez souadou tu as oublié ?
- non.
- c'est elle qui dois te préparer le petit déjeuner.
- tu sais déjà qu'elle ne va pas le faire.
- alors pourquoi tu dors avec elle si elle ne fait pas ses obligations d'épouses.
- laisse tomber ok. Je ne peux pas avoir de ma femme même pas un petit-déjeuner. Je me demande à quoi ça sert d'en épouser.
- tu dis quoi ?
Il ne lui répondit pas et entre dans la salle de bain.
La nouvelle de la voiture a fait le tour de la maison jusqu'aux oreilles de Lamine qui avait compris pourquoi Aïda voulait apprendre à conduire. Après avoir vu la voiture Lamine a fait le compte et a décidé de payer les cours pour sa femme.
Il a faire le tri des auto écoles jusqu'à trouver le moins cher. Quand il l'a raconté à Aïda, elle ne pouvait se retenir de crier. Comme si elle voulait narguer souadou elle a attendu qu'elle soit en bas pour le dire à sa belle famille. Souadou n'a pas pu s'empêcher de rigoler en voyant que Aïda voulait coûte que coûte avoir ce qu'elle avait. Souadou n'était pas du genre à rivaliser mais voir Aïda essayer de la ressembler la motivait encore plus.
Aïda se voyait déjà entrain de conduire la voiture de son mari et elle espérait même avoir sa propre voiture.
Après des semaines de recherche, Lamine a fini par trouver un travail. Ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait déjà fait mais c'était mieux que rien. Il faisait des sacrifices pour payer les études de Aïda. Des études qui paraissait louche pour souadou.
Un Matin en sortant de la maison Lamine aussi y sortait avec Aïda. Souadou les a laissé démarré avant d'y aller à son tour. Lamine a roulé maximum 15 minutes avant de déposer Aïda. Souadou qui était Loin derrière a vu Aïda descendre devant l'Université privée. Une chose retint son attention, au lieu que Aïda entre dans l'école, elle a pris un taxi. Souadou qui voulait vraiment découvrir là où elle allait l'avait suivi. Le taxi l'avait déposé devant un restaurant. Souadou a attendu qu'elle entre avant de descendre de sa voiture.
Le restaurant était vide à cette heure de la journée mais elle a aperçu un gars derrière le bar alors elle s'est dirigé vers lui.
- bonjour Monsieur.
- bonjour on est pas encore ouvert.
- heu je sais. Je viens de déposer mon ami Aïda et elle a oublié son téléphone dans ma voiture je voulais la lui donner.
- ha Aïda elle vient d'entrer elle travaille à la cuisine. Attendez je l'appelle.
Avant que le gars ne revienne avec Aïda, souadou était déjà partie. Elle n'arrivait pas à y croire, elle ne pouvait pas croire que Aïda arnaquait Lamine en prétendant faire une formation payante.
Elle se surprenait entrain de sourire, elle était plus que ravie que Aïda fasse cela à Lamine.
Toute la journée cette affaire n'avait pas quitté son esprit. Rien que le fait de savoir que Aïda n'était pas celle qu'elle prétendait la mettait de bonne humeur.
Quand elle est revenue, comme par hasard c'était sur Aïda qu'elle est tombé en bas de l'escalier.
- bonsoir Aïda comment tu VAS ?
- heu tu me salues?
- oui vu qu'on habite ensemble il le faut bien. C'est pas obligé qu'on soit des ennemis. Un bonjour ou un bonsoir n'a jamais écorché la bouche.
Sans attendre sa réponse, souadou est monté. Devant la porte de la chambre elle avait remarqué les chaussures de Lamine qui était sûrement à l'intérieur. Et effectivement il était couché sur le lit entrain de suivre la télé.
- bonsoir.
Lamine étant surpris s'est levé. C'était la première fois que souadou le saluait depuis qu'elle a appris pour Aïda.
- cava... comment était ta journée ? Finit-il par faire sortir.
- bien c'était trop bien.
Lamine était entrain de sourire bêtement et souadou avait remarqué et si elle comptait dire à Lamine ce que faisait Aïda elle a vite changé d'avis rien qu'en voyant son mari sourire et en repensant à tout les mots blessants qu'il lui avait dit.
Lamine en son intérieur pensait que ça y est qu'elle allait baisser la garde mais ne savait pas qu'une fille qui souriait et gardait le silence pensait toujours ou préparait quelque chose. Pour souadou, elle c'était la chute de Lamine qu'elle attendait. Tout à coup elle ressentit un bien fou de voir son mari souffrir, il allait savoir ce qu'on ressent quand on est trahi.
Après une do**he elle s'est installé devant la coiffeuse. Quand elle a enlevé la serviette, Lamine ne la quittait pas des yeux et elle l'avait remarqué à travers le miroir. Elle faisait exprès de prendre son temps pour le plus grand bonheur de Lamine. Après avoir fini de mettre de la crème sur son corps elle a repris la serviette et s'est dirigé vers son armoire. Quand elle a sorti ce qu'elle devait porter, elle a laissé tombé la serviette sous le regard émerveillé de Lamine.
- tu vas quelque part ? Lui demande Lamine.
- non.
- tu t'es fait belle.
- j'ai toujours été belle Lamine. Ce n'est pas une robe ou un peu de rouge à lèvres qui va me rendre belle.
- ha Oui c'est vrai tu as toujours été belle.
- donc je pouvais avoir tout les hommes que je voulais .
- oui je crois.
- alors quand tu dis que personne ne voulait de moi...
- j'étais en colère souadou tu le sais bien.
- tout ce que je sais c'est que le jour le plus beau de ma vie sera le jour que tu vas me libérer.
- souadou compte pas sur moi pour te libérer.
- Lamine ça te plaît la vie qu'on mène ? Lamine je ne te supporte pas je fais juste semblant. Je ne t'aime pas quand je te vois j'ai envie de vomir. Lamine je ne peux pas avoir d'enfants tu devrais me quitter et rester avec ta femme celle-ci qui peut te donner des enfants celle que ta famille aime celle que tu aime.
- tu crois que je ne t'aime pas?
- c'est pas important. Sache juste que je ne veux plus de toi dans ma vie. Tu peux me forcer à dormir avec toi sur ce lit mais tu je ne me forcera pas à t'aimer.
- mais je te force à rester avec moi.
- je sens qu'on risque de finir devant le juge.
- j'ai hâte de découvrir le Motif de divorce que tu donnera au juge.
- tu veux vraiment que je me mettes là à énumérer ?
- si tu avais confiance en toi tu allais rester et affronter Aïda.
- affronter ? Mais ce n'est pas un combat, Lamine tu ne mérites plus que je combattes quoi que ce soit pour toi. Tu ne mérites pas que je gâche mon énergie pour toi. Tu ne mérites pas que je fasse des efforts pour toi. Dans une autre situation je ne penserai même pas au divorce. Je resterai ici et je te prouverai qu'aucune femme ne peut être pour toi ce que j'étais, j'allais te prouver que des femmes tu en trouvera beaucoup mais une épouse tu en aura qu'une. Lamine tu n'as pas idée de tout ce que j'étais décidé à faire Pour toi. Aïda ne mérite même pas d'être ma coepouse et moi je mérite mieux qu'un mari qui ne connait pas ma valeur et d'une belle-famille de profiteuse.
- je ne te permet pas d'insulter ma famille.
- ta famille ? Cette mère qui t'a renié ouvertement ? Tu sais ce que ta sœur m'avait dit quand tu étais à l'hôpital et que je suis allé lui parler ? "Qu'il meurt j'en ai rien à fo**re". Elles sont revenu vers toi quand enfin tu as eu de l'argent et je mets ma main à couper que si tu redeviens pauvre tu ne verra plus personne. Tu auras l'impression de retourner en arrière sauf que cette fois-ci moi je ne serai plus avec toi. Le jour où tu tombera de haut en apprenant que ta charmante famille n'est que mensonge je serai au première loge pas pour te consoler non plutôt pour te montrer que tu as mal choisi ton clan.
Sur ce elle est sorti de la chambre laissant un Lamine perdu ne sachant quoi faire, ou penser. Il avait clairement décerné de la haine mais aussi de la souffrance dans les yeux de souadou. Il s'était rendu compte qu'il avait pris des décisions sans se soucier de l'impact que ça pouvait faire dans la vie de souadou.
Plusieurs facteurs l'ont poussé à créer un lien avec Aïda et le premier était que souadou ne s'entendait pas avec sa famille, un autre, sa mère n'arrêtait pas de lui mettre la pression, de lui dire qu'il devait trouver une autre femme. C'était vrai aussi que la maladie de souadou avait un rôle à jouer et enfin Aïda. Cette dernière lui faisait oublier ses problèmes, il n'avait pas d'engagement et tout était facile. Ensuite tout est allé très vite et il ressentait un bien fou d'être à côté de Aïda. Il ne pouvait dire qu'il s'agissait d'amour ou pas, il en était pas sur mais voir Aïda être appréciée par sa mère et sa sœur l'ont poussé à l'épouser.
Cette nuit là il avait hésité en un moment de caresser souadou. Ça faisait très longtemps qu'il ne s'était rien passé entre eux. Il a cogité un moment puis s'est recouché. Il s'était dit que c'était pas une bonne idée alors il s'est résigné.
Le lendemain c'était un soulagement pour lui de se retrouver dans la chambre de Aïda. Là-bas au moins il pouvait assouvir ses désirs.
- mon amour demain je voudrais aller chez ma mère après les cours à l'ucad.
- oui
- je voudrai emmener pour elle quelque chose.
- quelque chose?
- de l'argent.
- tu veux donner de l'argent à ta mère ?
- oui .
- pourquoi ?
- comment ça pourquoi ?
- pourquoi tu veux lui donner de l'argent ?
- ça c'est une question ? Pourquoi donne-tu de l'argent à ta mère.
- tu as dit ma mère c'est ma mère.
- donc moi aussi je dois donner à la mienne.
- je ne te l'ai jamais interdit .
- où est ce que je vais trouver l'argent ?
- tu veux que je te donne de l'argent pour que tu le donne à ta mère. C'est ça ?
- oui.
- j'ai pas de liquide là.
- pas de chèque ?
- si.
- j'ai besoin de 50000f.
- pardon ?
- quoi ?
- tu veux que je te donne 50000f? Tu crois que je suis milliardaire ou quoi ? Tu te rappelles que j'arrive à peine à tenir debout avec mon salaire.
- si c'était ta mère tu allais le faire. 50000 ce n'est rien
- mais arrêtes de comparer. Tu as dit ma mère, je suis capable de tout faire pour Elle.
- et la mienne?
- je ne peux pas t'assurer de donner à ta mère ce que je donne à la mienne. Je te donnerais 15000f pas plus.
- je vais acheter quoi avec ça ?
- débrouille toi.
Quand il a dit ça, Aïda s'est tourné de l'autre côté fâché. Lamine a haussé les bras et a pris sa main.
- tu aura tes 50000f.
- ça te plaît de me parler toujours comme ça.
- si tu me comprend pas qui va me comprendre ? J'étais venu ici pour essayer d'être tranquille et en même temps avec toi mais c'est mort je crois.
- mais non dis pas ça je suis désolée. Je voulais juste aider ma mère elle a quelques problèmes et m'en a parlé.
- d'accord je te ferai un transfert demain. Fais plus cette tête.
- qu'est-ce-qui t'es arrivé ?
- juste fatigué.
- je te laisse dormir alors.
- je ne veux pas dormir.
- tu veux quoi?
- approche.
Ayant compris ce qu'il voulait Aïda s'est mise à faire la belle un moment puis l'a retrouvé sur le lit.
- ça fait deux jours que tu m'as pas fait perdre la tête.
- parce-que ça fait deux jours que t'a pas dormi ici..
- suis là alors fais moi vite tourner la tête.
(...)
Dès qu'elle a retiré les 50000f que son mari lui avait envoyé elle est allé au marché. Elle avait menti en disant que c'était Pour sa mère, en effet elle avait vu souadou portait une robe très jolie et elle s'était dit que coûte que coûte elle allait en avoir.
Elle avait pris une photo d'elle en cachette quand elle était dans la cuisine. Elle a fait le tour de deux boutiques avant de voir la robe.
- le prix de la robe ?
- c'est à 60000f.
- quoi ? Une robe à 60000f? C'EST quoi cette arnaque ?
- y'a pas d'arnaque.
- vous pouvez baissez le prix ?
- c'est au prix fixe.
- pour 40000f?
- désolé mais non.
- 50000f?
- Mme j'ai d'autres clients qui attendent , la robe est à 60000f CFA pas de marchandages.