Campus scolaire PAPA KIBUS officiel

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Comps scolaire est une école de référence à kisenso

27/03/2026

🚨 URGENT : LA JAMAÏQUE JOUERA LA RDC EN FINALE DES BARRAGES

Sous les yeux de Sébastien Desabre et certains ses joueurs, la Jamaïque est arrivée à bout de la Nouvelle-Calédonie ce vendredi matin en demi-finale des barrages intercontinentaux de la coupe du monde. Une victoire (1-0) acquise grâce à un but inscrit en tout debut de match par l'attaquant de Sheffield Wednestday Cadamarteri Bailey-Tye dès la 18 ème minute.

En face, la faible opposition des Calédoniens n'a pas fait valser la défense des Jamaicains qui se sont d'ailleurs donné le luxe de commencer avec Léon Bailey et Decordova-Reid sur le banc. La preuve que le collectif est sacré chez Raggae Boys.

👉 RENDEZ-VOUS MARDI POUR LA VÉRITÉ ULTIME 🔥

Vos impressions

Photos from Campus  scolaire PAPA KIBUS officiel's post 25/03/2026

🔴🇨🇩BOOM A KALEHE💥, LES FARDC ✊ SURPRENNENT LES REBELLES DE L'AFC M23

Les FARDC ont réalisé une opération de ratissage la nuit du 23 au 24 mars 2026 aux côtés de Wazalendo, ils ont ciblé une base des rebelles dans le territoire de KALEHE au village de CUMUYAGA, quelques éléments ont été envoyés en enfer lors de cette opération visant asphyxier le régime du mal

L'AFC à travers son porte parole LAWRENCE KANYUKA crie au massacre de la population civile, une distraction qui énerve même le mémoire collectif.

✊FORCE A NOS FARDC ✌️✌️💪

✍️Le rénovateur

Profile pictures 01/01/2022

SECONDE CHANCE ✌️



L'alarme de mon téléphone n'arrête pas de sonner depuis une trentaine de minutes déjà ce bruit ne fait qu'accentuer le mal de tête qui me dérange depuis hier

Je dirige donc mon bras vers le chevet du lit pour essayer d'attraper mon téléphone afin d'éteindre cette satanée sonnerie

Dans ma tentative je roule du lit et tombe brutalement sur le sol je sens mes os se broyer je pousse un douloureux cri mélangé à de la fatigue

-Aïe mon dos

Je reste coucher sur le sol pendant un bon moment et le sommeil m'avait encore gagné

Je retourne dans ce rêve merveilleux où j'étais avant d'être réveillée par l'alarme de mon téléphone et je crois que cette fois ci rien ne pourra me déranger

Malheureusement j'avais encore été réveillée et cette fois ci ce n'était pas par l'alarme mais par les tapements qu'on donnait sur la porte de mon appartement

Je me lève brusquement en bâillant et en m'étirant pour aller ouvrir la porte

C'était mon propriétaire et au stade où j'en suis je crois que ma journée ne pouvait pas être plus pire qu'elle ne l'est déjà

-Bonjour monsieur le propriétaire

Il m'ignore complètement et me pousse violemment avant d'entrer à l'intérieur

-Je veux ma chambre

-S'il vous plaît je vous ai déjà demandé de me donner une semaine de plus pour vous donner l'argent que je vous dois

-Ça m'est égal je ne veux plus de l'argent je veux ma chambre un point c'est tout tu ne fais que chanter la même chanson depuis des mois déjà j'en ai marre

-S'il vous plaît monsieur donnez moi juste quelques jours de plus

-Je veux ma chambre c'est tout

Il ressort brusquement de la chambre et referme violemment la porte

Je m'asseois parterre adossée contre la porte et tout à coup quelqu'un se mit encore à frapper je me relève et cette fois je suis dans une colère noire je comptais dire le fond de ma pensée à ce vieux crouton de propriétaire

J'ouvre la porte et à ma grande surprise ce n'était pas le propriétaire mais ma meilleure amie Léa

Léa : Oh doucement qu'est ce qui te met dans cet état ? On dirait que tu voulais tuer la personne qui se trouvait derrière cette porte

-Puffff

Je laisse la porte et je vais m'asseoir sur le lit , Léa entre à l'intérieur tout en refermant la porte et vint s'asseoir près de moi

Léa : Raconte

-Comme d'habitude je n'arrive toujours pas à trouver du travail hier j'ai marché dans toute la ville mais sans succès partout où je vais on jette un coup d'œil à mon dossier me promettant de me rappeler mais je ne reçois aucun appel

Léa : Je suis désolée

-Je suis fatiguée Léa fatiguée de toute cette souffrance si j'ai quitté le village c'est pour trouver un emploi et améliorer les conditions de vie de ma mère et de mes frères mais depuis deux ans que je suis ici je ne vois aucun changement honnêtement je suis découragée et je pense que le mieux serait de retourner au village

Léa : Tu veux partir pour me laisser ? Que vais-je devenir ?

-C'est la seule solution Léa je n'ai pas de moyens pour faire face à la cherté de la vie qui règne ici en ville de plus mon propriétaire me mettra bientôt à la rue et je n'aurai nulle part où aller

Léa : J'aimerais bien t'aider en t'hébergeant mais tu sais que je vis chez mon petit copain de plus notre appartement fait à peine une entrée coucher

-Je sais ne t'inquiète pas Léa je sais que si tu pouvais tu allais m'aider sans hésiter

Léa : Merci ma chérie

Elle me serre dans ses bras j'adore Léa non seulement elle est une amie pour moi mais elle est aussi la sœur que j'ai toujours rêvé d'avoir

-Comment ça se passe au travail ?

Léa : Bien j'avoue que c'est épuisant mais j'aime beaucoup ce travail de sécretaire

-C'est bien je suis heureuse pour toi ma belle

Léa : J'ai quelque chose pour toi aussi

-Quoi ? Demandai-je intriguée

Elle fouille dans son sac et en ressort son portable qu'elle allume pour consulter quelque chose dans son WhatsApp

-Qu'est ce que tu fais ?

Après avoir farfouillé pendant un court moment elle me remit le téléphone pour que je jette un coup d'œil à cette chose qu'elle tenait tant à me montrer

Léa : Tiens regarde

Je pris le téléphone et tout ce que je voyais c'était la photo d'un monsieur je ne comprenais pas quel rapport ça avait avec moi

-Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?

Léa : Tu vois ce monsieur ?

-Oui

Léa : C'est l'ami de mon patron et il était dans le bureau de mon patron hier et par mégarde j'avais écouter ce qu'ils se disaient figure toi que ce monsieur est à la recherche d'une nounou pour sa fille de 14 ans

-Et alors ?

Léa : Alors je me suis proposée pour lui trouver une nounou

-Et alors ? Je ne vois toujours pas le rapport

Léa : Tu peux être cette nounou ma chérie

-Non hors de question tu connais mon point de vue sur ces genres de travail je n'aime pas cela je suis diplômée Léa et je ne me vois pas à exercer un métier autre que ceux pour quoi j'ai étudié

Léa : Réfléchis ma chérie je sais que tu n'aimes pas cela mais voilà que la vie t'impose cela tu n'as pas le choix de plus c'est juste temporaire tu feras ça le temps pour toi de trouver un travail convenable

J'avoue que Léa était très convaincante et ce travail était mieux que le chômage je ne savais pas vraiment quoi faire

Léa : Qu'est ce que tu en dis ?

-Je ne sais pas encore

Léa : J'oubliais de te dire que le salaire était d'un montant de 150.000 par mois

-150.000 ? Avais-je démandé ébahie

Léa : Oui c'est énorme n'est ce pas ?

-Tu es sûre que c'est juste pour être la nounou de sa fille ?

Léa : Je ne sais pas pour plus de détails tu dois t'entretenir avec lui alors qu'est ce que tu en penses ?

-J'avoue que c'est tentant je vais peut être essayer

Léa : Tu as fait le bon choix ma belle de plus regarde-le il est beau n'est ce pas ?

-Qu'est ce que tu essaies de faire Léa ?

Léa : Déstresse ma chérie dis la vérité il est trop beau

-Oui c'est vrai il est mignon est ce que je peux voir la photo de la petite en question ?

Léa : Oui je crois que c'est ici

Elle repris le téléphone de ma main et se mit à farfouiller de nouveau

Léa : Voilà je l'ai trouvé

Je m'approchai d'elle pour voir la photo et c'était une jolie princesse en question elle était si mignonne

-Waouh

Léa : Elle est très belle

-Oui elle a 14 ans c'est ça ?

Léa : Oui

-Et où se trouve sa mère pour qu'on lui cherche une nounou ?

Léa : La pauvre j'ai oublié de te dire.... elle est orpheline de mère ; sa mère est morte en voulant donner naissance à sa petite sœur

-Donc elle a une petite sœur ?

Léa : Non elle aussi est morte à la naissance

-Oh mon Dieu c'est tragique

Léa : Oui bon je dois te laisser ma chérie je t'enverrai les contacts du monsieur ainsi que son adresse

-Ok bye

Elle me donna une bise sur la joue et je l'avais raccompagné jusqu'à la porte et elle était repartie

Je meurs de faim je me dirige donc vers la cuisine pour me faire à manger il me restait de l'œuf et du pain j'avais donc fait de l'omelette au pain que je mangeais en jetant un coup d'œil à mon téléphone

Soudain je reçu une notification c'était Léa qui m'avait envoyé les coordonnées de ce monsieur comme convenu

Apparemment il s'appelait Jeff THOMPSON et c'était le PDG d'une des plus grandes entreprises ici au Ghana

Sa fille s'appelait Kiara et elle était élève en classe de cinquième

C'était toutes les informations que Léa m'avait envoyé les concernant il y avait aussi son numéro et son adresse

Ce travail était vraiment très alléchant alors j'avais décidé de mettre mes idéaux de côté et d'accepter après avoir mangé j'ai donc composé le numéro puis j'avais lancé

Ça sonnait et pendant quelques minutes quelqu'un décrocha c'était la voix d'une femme à l'appareil

-Résidence des THOMPSON je vous écoute

-Oui bonjour j'appelle parce que je suis intéressée par l'offre de recherche d'une nounou pouvez-vous me passer votre patron s'il vous plaît ?

-Oui tout de suite

Après un laps de temps elle avait finit par passer le téléphone au monsieur en question

-Allô

Oh mon Dieu sa voix j'hallucine ou quoi ? Cette voix pouvait me faire fondre c'est le genre de voix qui te demande quelque chose et tu executes sans broncher

-Allô il y a quelqu'un ?

-Oui oui désolée euh j'etais un peu distraite

Je tape fortement sur mon front......où est ce que j'avais la tête ? Je laisse une simple voix me distraire comme ça ? Bête fille

-Ok je comprend tout à l'heure ma domestique m'a dit que vous appelez pour l'offre concernant la recherche d'une nounou pour ma fille

-Oui exactement

-Ok je vous donne rendez vous à 15h à la maison je suppose que vous avez déjà mon adresse

-Oui oui

-Ok comme aujourd'hui c'est samedi et je suis libre j'aimerais que vous passez à la maison si ça ne vous dérange pas

-Non ça ne me dérange pas ne vous inquiétez pas j'y serai

-D'accord bye

Il avait raccroché mais je tenais toujours le téléphone collé à mon oreille pour essayer d'écouter sa voix encore une fois

Bon je n'avais pas que ça à faire il sera bientôt l'heure du rendez-vous alors j'avais sauté sous la do**he pour prendre mon bain vite fait

Après une trentaine de minutes passée sous la do**he j'etais enfin ressortie et il restait l'étape la plus importante qui est de m'habiller j'avais opté pour une robe noire évasée pas trop longue ni trop courte

Au fait moi c'est Maëva (enfila la robe) j'ai 27ans (ferma la fermeture) je mesure 1m 60 (secoua ses cheveux) je suis brune de peau (passant du fond de teint) j'ai pas mal de rondeur (passant du rouge à lèvre) je suis venue en ville dans l'espoir d'améliorer les conditions de vie de ma famille (passant du mascara) alors je donne tout pour y arriver (en se regardant de dos dans le miroir) comme vous le savez je me prépare pour aller à un entretien d'embauche (enfila ses talons) j'espère juste que les chances seront de mon côté (prenant son sac) ce travail est peut-être l'opportunité tant rêvé (ajusta sa robe) souhaitez moi juste bonne chance (sortit de la chambre et referma la porte)......





Les histoires de Jessy ❤️🧸

31/12/2021

Haalpulaar

Traîtrise

Chapitre 33

Lamine ne pouvait rien faire à part rigoler. Ça lui faisait un effet rigolote de l'entendre prétendre le faire sortir de sa maison, celle qu'il avait acheté avec son propre argent.

Il l'a suivi du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champ de vision puis il est monté à son tour. Aïda était entrain de se déshabiller alors il s'est couché.

Le lendemain vu que c'était dimanche il a fait la grâce matinée mais à son réveil Aïda était pas dans la maison. Il s'est dit que peut-être qu'elle était au marché alors il s'est préparé son petit-déjeuner et s'est placé dans la cour. jusqu'à 13h il n'a pas vu l'ombre de Aïda. Il a alors essayé d'appeler mais ça a sonné juste une fois puis c'était la boîte vocal. Il avait réessayé une deuxième fois mais n'a pas recommencé. C'était clair dans son esprit que Aïda se foutait d'elle.

Jusqu'à 14h, 15h , 16h elle n'était toujours pas venu. Vers 18h il est allé chez les parents d'aïda pour parler avec sa mère.

- Aïda vient tout juste de partir... dit sa belle-mère après les salutations.

- ha bon elle était ici?

- tu n'y savais rien?

- non et c'est pour cela que je suis là je dois te parler d'elle.

- dis-moi.

Alors il lui a tout raconté du début jusqu'au jour où ils étaient.

- pourquoi tu ne m'a rien dit quand elle a commencé?

- je pensais pouvoir régler tout ça à ma manière sans vous importuner avec nos problèmes de couple mais je n'en peux plus. Si je l'ai giflé c'est parceque elle m'a parlé mal même si je sais que ça ne peut pas excuser ce que j'ai fait. Dimanche j'espérais passé la journée avec ma femme mais apparemment elle s'en foutait pas mal de moi et de ce que je suis pour elle.

- c'est une inconsciente si je savais qu'elle était là sans ton autorisation j'allais jamais la laisser ici.

- non pour moi ce n'est pas un problème qu'elle soit ici je veux juste qu'elle pense à rester chez elle comme la femme mariée qu'elle est.

- ne t'en fais pas pour ça je vais parler avec elle.

- j'ai tout fait pour elle. J'ai tout fait pour qu'elle soit heureuse mais si tout à coup elle change et se met à faire des choses de ce genre ça me déconcerte.

- elle va m'entendre et elle ne peut pas te chasser de ta maison.

- merci maman bon j'y vais je vais essayer de parler avec elle.

- d'accord bonne soirée.

- merci.

Il était un peu soulagé que la mère de Aïda soit si compréhensible. Il n'avait jamais eu à frapper une femme de sa vie mais s'il l'a fait c'est parceque ce que Aïda lui a dit ne lui avait pas plut.

Il l'a cherché en premier dans le salon puis dans la cuisine c'était dans la chambre qu'il l'avait trouvé entrain de s'habiller sortant probablement du bain.

- Aïda cava?

- très bien oui super bien.

- Aïda je suis quoi pourquoi?

- d'où vient la question?

- je veux savoir ce que je suis pour toi dis-moi. Aïda je suis ton mari tu me dois du respect. Quand tu quittes la maison tu dois me dire que tu sors. Je passe la semaine au travail et le dimanche je mérite d'avoir ma femme à côté de moi mais à mon réveil je trouve la maison vide comme si j'habitais seul.

- j'avais des choses à faire.

- plus important que d'être là à mon réveil?

- il est temps que que tu comprennes que le monde ne tourne pas autour de toi. Si j'ai des choses à faire je le fais c'est tout et tente encore de me frapper et tu le regrettera.

- dis-moi c'est quoi ton problème? Pourquoi tu te comportes ainsi avec moi? Je t'ai fait quelques choses? Tu m'aimes plus? Tu ne veux plus de ce mariage? Si c' est le cas dis le moi et on en finisse. De toutes façons je ne peux pas t'obliger à être avec moi. Rien ne peut te retenir si ce n'est pas de l'amour car on a pas d'enfants ensemble.

Aïda n'avait rien dit car elle savait pas vraiment ce qu'elle ressentait. Elle savait que c'était pas l'amour qui l'avait fait entrer dans ce mariage. elle y cherchait plutôt la stabilité financière pour préparer son futur. Elle n'était pas du genre à être amoureuse de qui que ce soit il suffisait que l'homme ait de l'argent pour qu'elle y voit son bonheur. Elle avait déjà la maison elle pouvait sauter sur cette occasion pour qu'il la répudie mais elle avait encore des projets.

- suis désolée je ne sais pas ce qui me prend. Je ne vais plus me comporter ainsi promis mon amour.

L'appellation à la fin a donné un peu d'espoir à Lamine. Surtout qu'elle l'avait dit avec un ton mielleux qui se voulait innocent.

- excuse-moi Lamine s'il te plaît je me ferai pardonner t'inquiète pas.

Il lui a juste souri et est parti dans la salle de bain. Il voulait lui parler mais il ne voulait pas qu'elle pense qu'il ne pouvait pas se fâcher contre elle.

Mais il n'a pas réussi très longtemps à l'ignorer ne pouvant pas vraiment supporter le fait de la voir sans la toucher. Comme toute femme qui savait bien s'y faire, elle avait réussi.

De Son côté Malick lui multipliait les appels. Il ne pouvait rester une journée sans parler avec souadou et du côté de cette dernière aussi ça pouvait se voir. Elle avait commencé à avoir l'habitude de parler avec lui. Par contre tout les nombreux appels qu'ils passaient la plupart du temps ils parlaient de leur travail, de la famille, de la vie. Ils parlaient rarement de ce qui pouvait les lier un jour. Malick ne voulait pas trop insister il se disait que si elle était prête elle allait le lui dire. Mais 4 mois après rien n'avait évolué. Il disait être patient mais c'était devenu trop pour lui tout ce qu'il voyait c'était le mariage. Il en avait reparlé à Matar et celui-ci lui a dit de lui poser un ultimatum et qu'il lui montre qu'il avait trop attendu. Et en surplus il lui a révélé quelque chose qu'il pourrait bien utiliser. Souadou avait un voyage d'affaire à faire et Matar lui a donné un plan.

Le lendemain de sa discussion avec Matar il a fait une surprise à souadou en venant à son bureau la matinée.

- je peux entrer...demande-t-il alors qu'il était déjà à l'intérieur.

- Malick viens entre. Assis toi.

- merci. bon je suis là pour te dire que j'ai un voyage d'affaire à Abidjan jeudi.

- tu rigoles.

- non sérieux.

- moi aussi. Je dois y aller jeudi.

- je te crois pas.

- je te jure.

- pourquoi tu ne m'as rien dit?

- je suppose que j'avais oublié. Mais c'est géniale on pourra voyager ensemble. Enfin si cela ne te dérange pas bien sûr.

- comment voyager avec toi peut me déranger. Je serai super content d'être à tes côtés je te jure. Tu as réservé ton billet et la chambre?

- ma secrétaire s'en est occupé déjà. Si tu veux elle peut essayer de te trouver une place à côté de moi dans l'avion et une chambre en face de moi à l'hôtel si tu n'a pas réservé bien-sûr.

- je vais lui passer ma carte bancaire pour qu'elle s'en occupe. Tu as combien de jours de travail là-bas?

- le jeudi je dois rencontrer le vice président de l'entreprise à mon hôtel puis le lendemain on sera dans leur locaux et le samedi il a programmé un déjeuner d'affaire. Normalement je devais rentrer dimanche.

- ça te dit de rester avec moi deux jours question de visiter Abidjan?

- ça me plaît déjà sérieux.

- l'idée de savoir qu'on sera ensemble là-bas me fait vraiment plaisir.

- ha ouais.

- j'aurai peut-être plus de chance de te convaincre. Nous deux dans une ville étrangère où tu ne connais que moi forcément ça va nous rapprocher.

- on est déjà assez proche.

- pas comme je l'aurai voulu.

- je suis désolé si...

- non ne sois pas désolé. J'espère que ce voyage changera quelque chose entre nous.

- j'espère aussi.

- ce qui veut dire que tu es prête à faire un effort pour nous? Ça fait déjà des mois tu sais. Tu n'es toujours pas convaincu de mes bonnes intentions?

- si sinon tu n'allais pas rester tout ce temps avec moi.

- alors pourquoi tu n'accepte pas? Si tu acceptes maintenant ce voyage pourrait se transformer en lune de miel.

- ha ouais tu veux qu'on se mari avant jeudi.

- si c'est possible on a assez attendu tu crois pas?

- si.

- alors?

- je préfère attendre qu'on revienne.

- alors tu acceptes?

- oui j'accepte de t'epouser Malick.

- répète un peu.

- abuse pas.

- s'il te plaît répète.

- je suis prête à être madame Ba.

- tu ne peux même pas savoir combien je suis ravi. Mais comme je t'avais promis la sincérité et la franchise je dois t'avouer quelque chose. Je n'ai pas vraiment un voyage d'affaire à Abidjan.

- quoi?

Alors il lui a raconté son plan et souadou n'a pas pu s'empêcher de rire.

- haha tu es sérieux.

- c'est ce que ça donne quand on est désespéré.

- tu étais prêt à me suivre vraiment?

- je ferais tout pour toi tout je te dis. J'espère que tu n'es pas fâché?

- non je suis très contente. Tu étais prêt à faire ça pour moi.

- heu en faite pour nous. Je l'ai fait pour nous.

- haha j'ai vu ça oui. Mais c'est quand-même une preuve d'amour.

Souadou elle-même ne savait pas pourquoi elle le faisait attendre. Il avait montré qu'il méritait son amour plus que personne. Elle avait certes accepté mais elle voulait que ça reste secrète en attendant.

Souadou était entrain de ranger son bureau quand elle a reçu un appel de l'hôpital où on lui disait que Lamine avait fait un accident. Elle n'a même pas réfléchi elle a couru à sa voiture et s'est dirigé vers l'hôpital. À l'accueil on lui avait dit qu'il était dans la salle d'opération. Elle n'avait pas trouvé Aïda dans les lieux et ne savait pas comment l'hôpital a eu son numéro.

Elle a essayé d'appeler Codou mais ça sonnait dans le vide. Elle voulait prévenir Aïda mais n'avait pas son numéro. Elle a attendu encore deux heures pour pouvoir voir le médecin.

- dites moi monsieur il va comment ?

- bien. Il est en salle de réveil. Mais avant je dois vous dire quelque chose.

- oui.

- sa jambe droite était terriblement amoché. Amoché n'est pas le mot adéquat car les secouristes ont dû le tirer très rapidement avant que la voiture n'explose. On a pas réussi à sauver sa jambe on était obligé de l'amputer.

- quoi? Mais avant de faire ça vous devez attendre une autorisation de la famille non?

- on avait plus de temps et il perdait beaucoup de sang. il a juste eu le temps de donner ton numéro avant de s'évanouir. Vous pouvez le voir. excusez-moi.

Elle est resté dans le couloir un moment à hésiter avant d'aller dans la chambre. Lorsque ses yeux sont tombés dans le vide qu'à laissé la jambe de Lamine, elle n'a pas pu se retenir de pleurer. C'était horrible de le voir ainsi. Après s'être ressaisi elle s'est mise à chercher ses affaires personnelles pour pouvoir quand-même appeler sa femme. Elle ne voulait pas être celle qui devait lui annoncer la nouvelle à son réveil, c'était trop pour elle.

31/12/2021

Haalpulaar

Traîtrise

Chapitre 27

Souadou avait passée une excellente soirée avec sa famille. En dehors de la voiture elle avait reçu beaucoup d'autres cadeaux venant de chaque membre de la famille. EN un moment elle en a oublié ses problèmes de cœur. Avec ce qui se passait chez elle elle avait oublié ce que pouvait être de vivre en famille et de se sentir spéciale et aimée.

Elle est rentrée chez elle très t**d les mains remplies de cadeaux.

- il fait t**d pour une femme mariée....lui dit Lamine qui était dans le séjour.

- je fêtais mon anniversaire avec ma famille.

- ton...

- ne fais pas genre. Tu n'es pas obligé de te rappeler de mon anniversaire.

- si j'étais obligé de me rappeler l'anniversaire de mon épouse.

- jusqu'au moment où tu vas accepter de divorcer.

- demande moi autre chose.

- fous moi la paix.

- je ne peux pas.

- essaye tu as ta femme qui t'attend alors tu devrais la retrouver dans votre chambre.

- je voulais pas me coucher avant que tu ne revienne.

- n'importe quoi.

- je peux te poser une question ?

- non.

- tu m'aimes plus ?

- je ne t'aime plus.

- tu n'es même pas convainquante. Si tu ne m'aimais plus tu n'allais pas rester dans cette maison avec moi.

- tu sais bien pourquoi j'y suis.

- entre nous ce n'est pas une maison qui te manque.

- tu n'as qu'à me vendre tes parts.

- non je t'aime trop pour te laisser vivre ici seule. Je sens qu'avec le temps tu vas me pardonner.

- je t'ai déjà pardonné juste que je n'oublierai jamais jamais ce que tu m'as fait. J'avais plus confiance à toi qu'a moi même mais sache que tu as tout gâché et ça....

Ses larmes menaçaient de sortir alors elle s'est précipité en haut. Lamine voulait en profiter pour se faire pardonner alors il l'a suivi. Souadou hatait le pas pour ne pas qu'il l'attrape et juste au moment où Lamine passait devant la porte de Aïda, cette dernière a ouvert la porte.

- c'est toi que je cherchais.... dit-elle en l'attirant à l'intérieur.

Souadou, dès qu'elle est entré dans sa chambre elle l'a fermé à clefs, a jeté les cadeaux sur le lit puis sans se retenir a éclaté en sanglots.

Elle avait mal au point de crier de se faire du mal elle même, de détruire tout ceux qui se trouvaient sur son chemin. Elle s'est jeté sur le lit et l'oreiller a étouffé ses pleures. Si elle savait que son mariage avec Lamine allait se passer ainsi jamais elle n'allait affronter sa mère jusqu'à être en froid avec elle. Elle avait fini par comprendre que sa mère voulait juste la protéger contre les secousses de la vie.

Elles s'est réveillé le lendemain avec les habits qu'elle portait la veille et les cadeaux étaient toujours sur le lit. Elle a pris une do**he, puis s'est mis à ouvrir ses cadeaux. Sa belle-sœur lui avait offert une robe accompagné de chaussures et d'un sac à main, sa mère une bague et un collier en or. Le paquet de son père contenait un papier qui disait que son salaire allait augmenter de 35%. Elle ne pouvait y croire c'était clair qu'elle n'était pas une employée ordinaire. Avec ce salaire en 5 mois elle pouvait être proprio de sa propre maison.

Les petits mots inclus dans les cadeaux l'avaient redonné le sourire et elle eut envie de prendre le petit-déjeuner.

Aïda et Codou qui étaient entrain de discuter se sont tu dès qu'elles ont vu souadou arrivé vers elles. Celle-ci sans un regard pour eux c'est dirigé vers la cuisine pour se préparer son petit-déjeuner.

- elle n'a pas de vergogne cette femme, dit Codou, avec tout ce qui s'est passé j'aurai cru qu'elle allait quitter la maison.

- Elle sait que si elle quitte la personne elle va mourir seule. Elle était v***e si elle en rajoute divorcée c'est clair qu'aucun homme ne va l'approcher.

- elle porte le malheur partout où elle est. Je la déteste tellement, j'ai juste envie qu'elle disparaisse ou qu'elle meurt.

Souadou qui était au pas de la porte avait tout entendu mais n'a pas fait attention à elles. Elle s'est juste contenté de s'asseoir à la table avec eux.

- je vais aller au marché pour toi...dit Codou à Aïda juste pour voir la réaction de souadou.

- mais non je peux le faire.

- hors de question je vais le faire. Ça me fait plaisir de t'aider tu sais. Depuis que tu es dans cette maison on est au paradis. Tu es tellement gentille.

- moi ? Non c'est vous les gentilles franchement. Vous faites tout pour que je me sentes bien dans cette maison.

- tu rends heureux mon frère et ça c'est beaucoup. Il t'aime beaucoup tu sais.

- et c'est réciproque.

- je sais bien. Bon j'y vais on continue la discussion après.

- avec plaisir belle-sœur.

Elle a dit le belle-sœur en épiant souadou qui avait les yeux rivés sur son téléphone et avait le sourire aux lèvres.

Codou a pris le panier dans la cuisine puis est parti. elle a stoppé net à la porte quand elle a vu la voiture. Rapidement elle a fait demi-tour pour demander à Aïda a qui appartenait la voiture.

- Aïda la voiture dehors elle appartient à Lamine ?

- qu'elle voiture ?

- viens voir.

Elle s'est levé et a suivi Codou dehors sous le regard amusant de Souadou. Cette dernière s'est précipité dans sa chambre pour prendre ses clefs puis est redescendu et s'est dirigé vers sa voiture.

Elle est passée devant les deux femmes qui s'imaginaient être à l'intérieur et a ouvert la porte.

Aïda a ouvert grandement sa bouche surprise. Souadou a fait la belle devant elles un moment avant de démarrer.

- où a-t-elle eu cette voiture ? Demande Aïda.

- son père peut-être.

- donc ils sont si riches que ça.

- pff ça m'intéresse pas. À plus.

Aïda ne pouvait plus se tenir tranquille. Pour elle c'était hors de question que sa coépouse possède une voiture elle non. Elle est donc allé réveiller son mari.

- c'est quoi le problème ? Pourquoi tu m'as réveillé.

- il Fait t**d.

- on est dimanche.

- c'est pas une raison pour dormir jusqu'à pareille heure.

- tu as besoin de moi?

- oui.

- dis-moi.

- je veux apprendre à conduire.

- tu vas acheter une voiture ?

- tu m'en achetera plus t**d mais pour le moment tu vas me prêter ta voiture.

- je ne peux pas attend que je trouve d'abord un travail.

- tu m'avais dit que tu avais des économies.

- Oui et c'est de ça qu'on vit là je ne peux pas me permettre des dépenses inutiles.

- c'est inutile ?

- oui. Quand j'avais un travail j'achetais tout ce que tu désirais.

- comment vas-tu en trouver alors que tu es toujours là.

- parce-que tu sous estime mes efforts ? Tu crois que ça me plaît de rester sans boulot ?

- je ne sais pas.

- tu devrais savoir. Je dois payer ta formation je dois gérer les frais de la maison je dois gérer ma sœur et ma mère. Tu penses que c'est facile ?

- pourquoi ta sœur ne chercherait-elle pas un travail.

- quoi ? Tu veux que Codou travaille ? Elle n'a jamais rien fait.

- c'est le moment de commencer. Tu peux trouver quelque-chose pour Elle et elle pourra t'aider avec les frais.

- et si elle travaille et toi tu vas en cours qui va cuisiner ?

- ta mère est là non ?

- tu laisserai ma mère cuisiner?

- où est le problème ?

- tu veux dire que tu ne trouves pas de problème à ce que ma mère cuisine ?

- où est le problème là dedans.

- laisserai tu ta mère cuisiner et te donne à manger ?

- ce n'est pas la même chose.

- où se trouve la différence ?

- laisse tomber Lamine personne ne peut discuter avec toi. Je disais ça juste parce-que ta mère est active rien d'autre.

- je comprends

- tu t'ennerve trop vite.

- désolé. Je prend un bain tu me prépare le petit déjeuner.

- aujourd'hui tu es de tour chez souadou tu as oublié ?

- non.

- c'est elle qui dois te préparer le petit déjeuner.

- tu sais déjà qu'elle ne va pas le faire.

- alors pourquoi tu dors avec elle si elle ne fait pas ses obligations d'épouses.

- laisse tomber ok. Je ne peux pas avoir de ma femme même pas un petit-déjeuner. Je me demande à quoi ça sert d'en épouser.

- tu dis quoi ?

Il ne lui répondit pas et entre dans la salle de bain.

La nouvelle de la voiture a fait le tour de la maison jusqu'aux oreilles de Lamine qui avait compris pourquoi Aïda voulait apprendre à conduire. Après avoir vu la voiture Lamine a fait le compte et a décidé de payer les cours pour sa femme.

Il a faire le tri des auto écoles jusqu'à trouver le moins cher. Quand il l'a raconté à Aïda, elle ne pouvait se retenir de crier. Comme si elle voulait narguer souadou elle a attendu qu'elle soit en bas pour le dire à sa belle famille. Souadou n'a pas pu s'empêcher de rigoler en voyant que Aïda voulait coûte que coûte avoir ce qu'elle avait. Souadou n'était pas du genre à rivaliser mais voir Aïda essayer de la ressembler la motivait encore plus.

Aïda se voyait déjà entrain de conduire la voiture de son mari et elle espérait même avoir sa propre voiture.

Après des semaines de recherche, Lamine a fini par trouver un travail. Ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait déjà fait mais c'était mieux que rien. Il faisait des sacrifices pour payer les études de Aïda. Des études qui paraissait louche pour souadou.

Un Matin en sortant de la maison Lamine aussi y sortait avec Aïda. Souadou les a laissé démarré avant d'y aller à son tour. Lamine a roulé maximum 15 minutes avant de déposer Aïda. Souadou qui était Loin derrière a vu Aïda descendre devant l'Université privée. Une chose retint son attention, au lieu que Aïda entre dans l'école, elle a pris un taxi. Souadou qui voulait vraiment découvrir là où elle allait l'avait suivi. Le taxi l'avait déposé devant un restaurant. Souadou a attendu qu'elle entre avant de descendre de sa voiture.

Le restaurant était vide à cette heure de la journée mais elle a aperçu un gars derrière le bar alors elle s'est dirigé vers lui.

- bonjour Monsieur.

- bonjour on est pas encore ouvert.

- heu je sais. Je viens de déposer mon ami Aïda et elle a oublié son téléphone dans ma voiture je voulais la lui donner.

- ha Aïda elle vient d'entrer elle travaille à la cuisine. Attendez je l'appelle.

Avant que le gars ne revienne avec Aïda, souadou était déjà partie. Elle n'arrivait pas à y croire, elle ne pouvait pas croire que Aïda arnaquait Lamine en prétendant faire une formation payante.

Elle se surprenait entrain de sourire, elle était plus que ravie que Aïda fasse cela à Lamine.

Toute la journée cette affaire n'avait pas quitté son esprit. Rien que le fait de savoir que Aïda n'était pas celle qu'elle prétendait la mettait de bonne humeur.

Quand elle est revenue, comme par hasard c'était sur Aïda qu'elle est tombé en bas de l'escalier.

- bonsoir Aïda comment tu VAS ?

- heu tu me salues?

- oui vu qu'on habite ensemble il le faut bien. C'est pas obligé qu'on soit des ennemis. Un bonjour ou un bonsoir n'a jamais écorché la bouche.

Sans attendre sa réponse, souadou est monté. Devant la porte de la chambre elle avait remarqué les chaussures de Lamine qui était sûrement à l'intérieur. Et effectivement il était couché sur le lit entrain de suivre la télé.

- bonsoir.

Lamine étant surpris s'est levé. C'était la première fois que souadou le saluait depuis qu'elle a appris pour Aïda.

- cava... comment était ta journée ? Finit-il par faire sortir.

- bien c'était trop bien.

Lamine était entrain de sourire bêtement et souadou avait remarqué et si elle comptait dire à Lamine ce que faisait Aïda elle a vite changé d'avis rien qu'en voyant son mari sourire et en repensant à tout les mots blessants qu'il lui avait dit.

Lamine en son intérieur pensait que ça y est qu'elle allait baisser la garde mais ne savait pas qu'une fille qui souriait et gardait le silence pensait toujours ou préparait quelque chose. Pour souadou, elle c'était la chute de Lamine qu'elle attendait. Tout à coup elle ressentit un bien fou de voir son mari souffrir, il allait savoir ce qu'on ressent quand on est trahi.

Après une do**he elle s'est installé devant la coiffeuse. Quand elle a enlevé la serviette, Lamine ne la quittait pas des yeux et elle l'avait remarqué à travers le miroir. Elle faisait exprès de prendre son temps pour le plus grand bonheur de Lamine. Après avoir fini de mettre de la crème sur son corps elle a repris la serviette et s'est dirigé vers son armoire. Quand elle a sorti ce qu'elle devait porter, elle a laissé tombé la serviette sous le regard émerveillé de Lamine.

- tu vas quelque part ? Lui demande Lamine.

- non.

- tu t'es fait belle.

- j'ai toujours été belle Lamine. Ce n'est pas une robe ou un peu de rouge à lèvres qui va me rendre belle.

- ha Oui c'est vrai tu as toujours été belle.

- donc je pouvais avoir tout les hommes que je voulais .

- oui je crois.

- alors quand tu dis que personne ne voulait de moi...

- j'étais en colère souadou tu le sais bien.

- tout ce que je sais c'est que le jour le plus beau de ma vie sera le jour que tu vas me libérer.

- souadou compte pas sur moi pour te libérer.

- Lamine ça te plaît la vie qu'on mène ? Lamine je ne te supporte pas je fais juste semblant. Je ne t'aime pas quand je te vois j'ai envie de vomir. Lamine je ne peux pas avoir d'enfants tu devrais me quitter et rester avec ta femme celle-ci qui peut te donner des enfants celle que ta famille aime celle que tu aime.

- tu crois que je ne t'aime pas?

- c'est pas important. Sache juste que je ne veux plus de toi dans ma vie. Tu peux me forcer à dormir avec toi sur ce lit mais tu je ne me forcera pas à t'aimer.

- mais je te force à rester avec moi.

- je sens qu'on risque de finir devant le juge.

- j'ai hâte de découvrir le Motif de divorce que tu donnera au juge.

- tu veux vraiment que je me mettes là à énumérer ?

- si tu avais confiance en toi tu allais rester et affronter Aïda.

- affronter ? Mais ce n'est pas un combat, Lamine tu ne mérites plus que je combattes quoi que ce soit pour toi. Tu ne mérites pas que je gâche mon énergie pour toi. Tu ne mérites pas que je fasse des efforts pour toi. Dans une autre situation je ne penserai même pas au divorce. Je resterai ici et je te prouverai qu'aucune femme ne peut être pour toi ce que j'étais, j'allais te prouver que des femmes tu en trouvera beaucoup mais une épouse tu en aura qu'une. Lamine tu n'as pas idée de tout ce que j'étais décidé à faire Pour toi. Aïda ne mérite même pas d'être ma coepouse et moi je mérite mieux qu'un mari qui ne connait pas ma valeur et d'une belle-famille de profiteuse.

- je ne te permet pas d'insulter ma famille.

- ta famille ? Cette mère qui t'a renié ouvertement ? Tu sais ce que ta sœur m'avait dit quand tu étais à l'hôpital et que je suis allé lui parler ? "Qu'il meurt j'en ai rien à fo**re". Elles sont revenu vers toi quand enfin tu as eu de l'argent et je mets ma main à couper que si tu redeviens pauvre tu ne verra plus personne. Tu auras l'impression de retourner en arrière sauf que cette fois-ci moi je ne serai plus avec toi. Le jour où tu tombera de haut en apprenant que ta charmante famille n'est que mensonge je serai au première loge pas pour te consoler non plutôt pour te montrer que tu as mal choisi ton clan.

Sur ce elle est sorti de la chambre laissant un Lamine perdu ne sachant quoi faire, ou penser. Il avait clairement décerné de la haine mais aussi de la souffrance dans les yeux de souadou. Il s'était rendu compte qu'il avait pris des décisions sans se soucier de l'impact que ça pouvait faire dans la vie de souadou.

Plusieurs facteurs l'ont poussé à créer un lien avec Aïda et le premier était que souadou ne s'entendait pas avec sa famille, un autre, sa mère n'arrêtait pas de lui mettre la pression, de lui dire qu'il devait trouver une autre femme. C'était vrai aussi que la maladie de souadou avait un rôle à jouer et enfin Aïda. Cette dernière lui faisait oublier ses problèmes, il n'avait pas d'engagement et tout était facile. Ensuite tout est allé très vite et il ressentait un bien fou d'être à côté de Aïda. Il ne pouvait dire qu'il s'agissait d'amour ou pas, il en était pas sur mais voir Aïda être appréciée par sa mère et sa sœur l'ont poussé à l'épouser.

Cette nuit là il avait hésité en un moment de caresser souadou. Ça faisait très longtemps qu'il ne s'était rien passé entre eux. Il a cogité un moment puis s'est recouché. Il s'était dit que c'était pas une bonne idée alors il s'est résigné.

Le lendemain c'était un soulagement pour lui de se retrouver dans la chambre de Aïda. Là-bas au moins il pouvait assouvir ses désirs.

- mon amour demain je voudrais aller chez ma mère après les cours à l'ucad.

- oui

- je voudrai emmener pour elle quelque chose.

- quelque chose?

- de l'argent.

- tu veux donner de l'argent à ta mère ?

- oui .

- pourquoi ?

- comment ça pourquoi ?

- pourquoi tu veux lui donner de l'argent ?

- ça c'est une question ? Pourquoi donne-tu de l'argent à ta mère.

- tu as dit ma mère c'est ma mère.

- donc moi aussi je dois donner à la mienne.

- je ne te l'ai jamais interdit .

- où est ce que je vais trouver l'argent ?

- tu veux que je te donne de l'argent pour que tu le donne à ta mère. C'est ça ?

- oui.

- j'ai pas de liquide là.

- pas de chèque ?

- si.

- j'ai besoin de 50000f.

- pardon ?

- quoi ?

- tu veux que je te donne 50000f? Tu crois que je suis milliardaire ou quoi ? Tu te rappelles que j'arrive à peine à tenir debout avec mon salaire.

- si c'était ta mère tu allais le faire. 50000 ce n'est rien

- mais arrêtes de comparer. Tu as dit ma mère, je suis capable de tout faire pour Elle.

- et la mienne?

- je ne peux pas t'assurer de donner à ta mère ce que je donne à la mienne. Je te donnerais 15000f pas plus.

- je vais acheter quoi avec ça ?

- débrouille toi.

Quand il a dit ça, Aïda s'est tourné de l'autre côté fâché. Lamine a haussé les bras et a pris sa main.

- tu aura tes 50000f.

- ça te plaît de me parler toujours comme ça.

- si tu me comprend pas qui va me comprendre ? J'étais venu ici pour essayer d'être tranquille et en même temps avec toi mais c'est mort je crois.

- mais non dis pas ça je suis désolée. Je voulais juste aider ma mère elle a quelques problèmes et m'en a parlé.

- d'accord je te ferai un transfert demain. Fais plus cette tête.

- qu'est-ce-qui t'es arrivé ?

- juste fatigué.

- je te laisse dormir alors.

- je ne veux pas dormir.

- tu veux quoi?

- approche.

Ayant compris ce qu'il voulait Aïda s'est mise à faire la belle un moment puis l'a retrouvé sur le lit.

- ça fait deux jours que tu m'as pas fait perdre la tête.

- parce-que ça fait deux jours que t'a pas dormi ici..

- suis là alors fais moi vite tourner la tête.

(...)

Dès qu'elle a retiré les 50000f que son mari lui avait envoyé elle est allé au marché. Elle avait menti en disant que c'était Pour sa mère, en effet elle avait vu souadou portait une robe très jolie et elle s'était dit que coûte que coûte elle allait en avoir.

Elle avait pris une photo d'elle en cachette quand elle était dans la cuisine. Elle a fait le tour de deux boutiques avant de voir la robe.

- le prix de la robe ?

- c'est à 60000f.

- quoi ? Une robe à 60000f? C'EST quoi cette arnaque ?

- y'a pas d'arnaque.

- vous pouvez baissez le prix ?

- c'est au prix fixe.

- pour 40000f?

- désolé mais non.

- 50000f?

- Mme j'ai d'autres clients qui attendent , la robe est à 60000f CFA pas de marchandages.

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